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Faire de l’Islande le hub entre l’Amérique et l’Europe

Aérien | publié le : 01.03.2015 | Dernière Mise à jour : 01.03.2015

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Faire de l’Islande le hub entre l’Amérique et l’Europe

Crédit photo Jean-François Bélanger

Auteur

  • Jean-François Bélanger

IcelandairLa 23e édition de l’Icelandair Mid-Atlantic, qui s’est tenue du 5 au 8 février derniers en Islande, a fermé ses portes dans une certaine euphorie. Les marqueurs du tourisme islandais sont en effet dans le vert foncé. Et ce salon professionnel du tourisme illustre bien la stratégie de la compagnie aérienne Icelandair: faire de l’aéroport de Reykjavik-Keflavik et de l’Islande un hub entre l’Amérique du Nord et l’Europe.

Icelandair fait partie d’Icelandair Group, une société qui est propriété de fonds de pension, de banques et d’investisseurs privés, et qui est cotée à la bourse de Reykjavik. Ce groupe est composé de plusieurs filiales indépendantes. Outre Icelandair, il comprend la compagnie aérienne domestique Air Iceland, une chaîne hôtelière Icelandair Hotels, une société de voyages Iceland Travel… Et c’est lui qui organise, depuis vingt-trois ans à Reykjavik, l’Icelandair Mid-Atlantic. Ce salon professionnel s’adresse à l’ensemble des acteurs du tourisme de part et d’autres de l’océan Atlantique, ceux qui sont concernés par les dessertes de la compagnie aérienne, autant les acteurs émetteurs que les acteurs réceptifs. Et la formule marche plutôt bien, parallèlement à l’essor que connaît le tourisme islandais ces derniers temps.

Objectif: trois millions de passagers en 2015

Selon les chiffres fournis par Airports Council International (ACI), le ciel aérien islandais a enregistré au cours de l’année 2014 une hausse de son trafic passagers de 20,5 % par rapport à 2013. Certes, il reste relativement modeste. Avec un peu moins de quatre millions de passagers, l’aéroport de Reykjavik-Keflavik pointe à la 92e position dans la hiérarchie européenne. Mais cela en fait l’une des croissances parmi les plus dynamiques du continent. A titre de comparaison, pour l’ensemble de l’Europe géographique, l’augmentation des passagers s’est limitée, durant cette période à 5,4 % et à 1,6 %, pour le seul trafic français. Et cette performance islandaise, en 2014, poursuit une tendance déjà haussière puisque sur l’année 2013, elle était déjà en progression de 10,8 % par rapport à l’année 2012. Une évolution à laquelle la compagnie Icelandair prend toute sa part et qui devrait encore se confirmer cette année, selon Birkir Holm Gudnason, Ceo d’Icelandair: « après nos 2,6 millions de passagers transportés en 2014, nous tablons sur un trafic de troismillions de passagers pour cette année. En fait, sur les cinq derniers exercices, la croissance du trafic de notre compagnie, en matière de passagers, s’est située sur une moyenne de 15 % par an », détaille Birkir Holm Gudnason. « D’une douzaine de destinations desservies en 1990, nous allons passer à partir de cet été, au nombre de 39, de part et d’autre de l’océan Atlantique, soit 25 en Europe et 14 aux États-Unis et Canada, proposant 85 vols par semaine pour 347 possibilités de correspondances à Keflavik », précise, de son côté, Gudmunur Oskarsson, directeur marketing d’Icelandair. Car la compagnie joue à fond la carte de hub de l’Islande, entre Europe et Amérique du Nord.

Un trafic à 50 % transatlantique

Pour justifier ce choix, Birkir Holm Gudnason relève que « sur l’ensemble du trafic transatlantique, la moitié des passagers fait une escale entre son aéroport de départ et son aéroport d’arrivée ». Or, sur le trafic d’Icelandair, la moitié est Transatlantique, c’est-à-dire constituée soit d’américains qui se rendent en Europe, soit d’Européens qui rejoignent l’Amérique du nord, en transitant par Reykjavik. Le reste est pour 15 % un trafic outgoing d’Islandais se rendant, soit en Amérique du nord, soit en Europe, et pour 35 % d’Américains ou d’Européens se rendant en Islande. La stratégie de la compagnie aérienne est de conforter ce trafic transatlantique, en s’appuyant sur le remarquable positionnement géographique de cette île, qui ne fait pas partie de l’Union européenne, mais de l’espace Schengen, entre Europe et Amérique du nord. « Dans le cadre de notre développement, le choix des nouvelles escales se fera en fonction de leur capacité à alimenter ce marché transatlantique », confirme Birkir Holm Gudnason. Plusieurs initiatives commerciales accompagnent cette stratégie. Ainsi, les titulaires d’un billet transatlantique des classes « Economy » et « Economy Comfort » bénéficient d’un stop de sept jours en Islande. Ceux détenteurs d’un billet de la classe « Saga », d’un stop d’une durée illimitée. De plus, ils peuvent enregistrer deux bagages de 23 kg (classes « Economy » ou « Economy Comfort ») ou deux bagages de 32 kg (classe « Saga) ».

Un service spécifique pour les groupes

Quant aux groupes, quelle que soit leur destination, un service spécifique leur est dédié*, à Paris: « à partir de dix personnes et jusqu’à 130, nous proposons des conditions spécifiques, avec des tarifs attractifs. Nous pouvons aussi organiser des pré-paiements pour des prestations de snackings personnalisés à bord de nos avions », explique Arnaldur H. Olafsson, nouveau directeur des ventes France d’Icelandair, dont les bureaux sont basés rue Vignon dans le IXe arrondissement de la capitale (des bureaux fermés au public). Sur son site, la compagnie met à disposition un formulaire pour toute demande de cotation. De plus, il est possible de pré-commander en ligne des repas à bord en classe « Economy », tout en bénéficiant « d’une remise immédiate de 10 % ». Icelandair déploie également ses services sur le terrain des groupes Mice auprès desquels est mise en avant la nature hors nombre de l’Islande, terre propice à de nombreuses activités (virée en 4X4, motoneige, descente au coeur d’un volcan, randonnée, kayak…

Une offre en progression étudiée

Au départ du Terminal 1 de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, Icelandair relie toute l’année Reykjavik, ainsi que les États-Unis et le Canada, via l’Islande, par un vol quotidien.

Les transits à l’aéroport de Keflavik sont d’une durée moyenne d’une heure environ. A cette offre, il convient d’ajouter des vols saisonniers. Cette année, ces derniers seront quotidiens du 15 mai au 28 septembre, ainsi que de nombreux vols supplémentaires opérés, à certaines dates. Pour le marché français, Icelandair propose aussi, de mai à septembre, ses deux vols hebdomadaires depuis Genève, ainsi que depuis Bruxelles, de mai à octobre, jusqu’à cinq vols hebdomadaires. Mais cette offre devrait évoluer à moyen terme. Aujourd’hui, la flotte d’Icelandair est composée de 24 appareils, soit 23 Boeing 757-200 de 183 sièges, et un Boeing 757-300 de 220 sièges. À compter de cet été, ce seront de nouveaux Boeing 757-200 qui viendra la renforcer. Mais, s’appuyant sur la vague porteuse du tourisme islandais, Icelandair va acquérir 16 Boeing 737 Max 8 (153 sièges) et Max 9 (172 sièges), entre 2018 et 2022. De nouveaux moyens qui ne vont pas manquer de susciter des arbitrages entre les différentes escales potentielles. Alors que la France progresse dans la hiérarchie des arrivées en Islande, on peut envisager un renforcement de l’offre, par rapport par exemple à l’Allemagne, qui profite de trois escales que sont Munich, Francfort et Hambourg: « La France fait partie de notre champ d’études », conclut, sans en dire plus, Birkir Holm Gudnason.

(*) pargroupes@icelandair.is

Tél.: 01 44 51 60 51

Les groupistes jouent la carte de l’Islande

Avec un marché français qui a bondi de plus de 20 % en 2014 par rapport à l’année précédente, les groupistes français ont participé à l’élan de l’Islande et profitent de l’aubaine.

MOCHÉ HASSID, directeur de Vivatours Villeneuve-la-Garenne (92)

Nous étions essentiellement groupistes à l’origine, mais nous avons commencé à nous diversifier vers la clientèle individuelle il y a quelques temps. On peut aussi considérer que nous sommes des spécialistes de l’Europe du Nord, puisque nous programmons depuis plusieurs années, en hiver, des vols charter sur la Laponie finlandaise, de décembre à mars. Nous pouvons compter sur des groupes qui nous sont fidèles. Compte tenu du fait que les destinations moyen-orientales (Egypte, Syrie, Jordanie…) ne représentent plus grand chose, l’Islande est une véritable alternative. Mais nous ressentons une certaine retenue lorsque les cotations arrivent. Nous allons inviter une dizaine de décideurs pendant quatre jours, pour un voyage de découverte, en partenariat avec la compagnie aérienne et les prestataires locaux.

CLAIRE GOUJON, directrice d’Athabasca, Trappes (78)

Nous traitons annuellement une vingtaine de groupes, principalement des comités d’entreprise d’une taille comprise entre 20 et 40 personnes, jusqu’à présent, vers des destinations classiques comme la France, Londres, mais aussi la Laponie. Nous connaissons bien nos clients et nous savons que l’Islande va leur plaire, avec ses paysages uniques et sa nature authentique comme les icebergs, les glaciers, les fumerolles, les bouillonnements, les geysers… C’est pour cette raison que nous programmons la destination à travers des formules d’une semaine pour l’été ou des séjours plus courts de trois ou quatre jours en hiver. Et question prix, s’il fallait comparer avec des programmes dans les Alpes, ce n’est par forcément plus cher.

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