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Associations/clubs: des voyages sous conditions

Enquête | publié le : 01.11.2014 | Dernière Mise à jour : 01.11.2014

Auteur

  • Catherine Mautalent

Marché Les associations et les clubs du troisième âge contribuent à lutter contre l’isolement en créant des moments de partage et de détente. Diverses activités sont ainsi proposées, et parmi elles, les sorties à la journée en France, les voyages en Europe, mais aussi en moyen et en long-courriers. Des déplacements « mûrement réfléchis ». Coup de projecteur sur cette clientèle à travers différents témoignages dévoilant ses attentes, ses façons de faire, ses choix… afin de mieux la cerner.

Les retraités ont largement contribué au développement de la vie associative à partir des années 70. Sous l’impulsion des pouvoirs publics et notamment des municipalités, avant d’être renforcée par de nombreuses initiatives individuelles. Cette pratique était révélatrice de l’émergence, dans ces années-là, de nouvelles aspirations chez les personnes qui, atteignant alors l’âge de la retraite en bonne santé et non dépourvues de ressources financières, souhaitaient pratiquer des loisirs. Lieu de rencontres, d’échanges variés entre les anciens d’une même commune, d’un même quartier, cadre de loisirs partagés de manière quotidienne parfois (mais plus généralement hebdomadaire), support de rites nouveaux qui rythment le temps (tels que les voyages), les associations ou clubs de retraités constitue un élément de sociabilité locale, doté d’une identité et d’une visibilité nette, notamment en milieu rural. « L’idée de susciter des réunions, d’ouvrir des lieux d’activité destinés aux anciens est apparue au sein de la Mutualisation Sociale Agricole, avec la mise en place de la première mutuelle agricole pour la retraite », raconte Brigitte Bidaud, chargée de communication au sein de Générations Mouvement, nom donné en 2013 à la Fédération nationale des aînés ruraux. L’objectif « était de favoriser les relations entre les anciens, favoriser aussi les activités et les voyages ». Des associations ouvertes à tous.

Des effectifs à géométrie variable

Il est difficile aujourd’hui de donner un nombre précis de toutes ces associations (ou clubs) réparties sur le territoire national. Leur durée de vie peut s’étendre sur plusieurs années, elle peut aussi être éphémère. Il faut savoir également qu’elles n’ont pas obligation à déclarer toute cessation d’activité. Une fin d’activité qui, souvent, est due à un nombre d’adhérents décroissant ou encore « des voyages trop chers pesant trop lourds dans le budget de l’association », comme l’expliquait Jeanne Néhomme, présidente de l’association « Fleurs d’automne » en Haute-Vienne, quelque temps avant de mettre la clé sous la porte en fin d’année dernière. Elle ajoutait également « qu’il faut bien se rendre à l’évidence, ce n’est plus comme avant. À l’époque, il y avait des gens qui n’étaient jamais sortis, mais aujourd’hui, tout le monde a sa voiture et se déplace comme il veut. Et, puis à 60, 65 ou 70 ans, les gens sont encore jeunes, ils n’ont pas trop envie d’entrer dans une association pour personnes âgées ».

Un dernier point de vue partagé par Brigitte Bidaud (« quant il s’agit de voyager, les jeunes retraités se débrouillent seuls », dit-elle), et pourtant, elle constate cependant que « les effectifs se stabilisent », ajoutant que « chaque association ou club peut rassembler en moyenne de 20 à 600 adhérents ». Une géométrie fort logiquement variable selon la zone géographique considérée. Par exemple: huit clubs et associations totalisant 2100 membres pour la ville de Cherbourg dans la Manche, huit clubs également au sein de l’association des clubs de retraités de Caluire dans le Rhône (et près de 300 adhérents… après en avoir totalisé 1800!), dix clubs communaux pour le canton de Château-du-Loir 131 associations (soit 11 000 retraités adhérents) pour le département du Maine-et-Loire, 151 clubs totalisant 16 300 adhérents en Côte d’Armor, 160 clubs en Haute-Loire… Quant le Vaucluse annonce pas moins de 8 000 associations! « La ressource principale de nos associations provient des cotisations, elles sont variables, mais en moyenne, on peut évoquer un montant de 20 euros, ajoute Brigitte Bidaud. Les associations locales peuvent percevoir des dons, ou dans la plupart des cas une subvention de la commune, généralement en nature comme, par exemple, la mise à disposition d’un local. Pour équilibrer leur budget, les associations organisent des manifestations ». Quant à l’adhésion, si elle progresse avec l’âge, elle culmine – sans surprise – entre 60 et 75 ans.

Des voyages « boostés » par une fédération nationale

En cinquante ans, la fédération nationale Générations Mouvement « est devenue le plus grand réseau associatif de personnes âgées et de retraités de France », souligne Brigitte Bidaud. Il rassemble 700 000 adhérents regroupés dans 9 000 clubs, 85 fédérations départementales et 18 unions régionales ». Ces clubs sont constitués de deux façons: « géographique » (regroupement d’habitants d’une même commune ou de plusieurs, d’un même canton), et « thématique » (regroupements d’adhérents intéressés par une activité spécifique). « Ce fonctionnement par thématique est de plus en plus fréquent car il attire autant de nouveaux retraités que de jeunes, désireux de s’investir à travers des affinités communes », relève Brigitte Bidaud. Si Générations Mouvement s’investit pour revaloriser la place des retraités et des personnes âgées dans la société et les représenter dans les instances où sont prises les décisions les concernant, la fédération intervient également dans le secteur du tourisme. « D’une certaine façon, on est en quelque-sorte un « tour-opérateur », à même de concevoir et proposer des voyages en groupe », dit ainsi Brigitte Bidaud, révélant par ailleurs travailler avec une quarantaine de prestataires touristiques. Ces derniers sont liés par une « charte de partenariat » avec la fédération, et liste les différents engagements auxquels souscrivent les deux parties. C’est ainsi que « 300 000 adhérents à Générations Mouvement voyagent chaque année, principalement à l’étranger, poursuit-elle. On peut assurer quelques voyages sur l’Hexagone, mais ce n’est pas notre priorité. D’autant que les fédérations nationales, ainsi que les clubs et les associations travaillent généralement en direct avec les autocaristes locaux ». Parallèlement, Générations Mouvement développe les séjours « Seniors en vacances » avec l’Agence nationale des chèques-vacances (ANCV). « La fédération nationale dispose d’une immatriculation au registre des opérateurs de voyages (elle avait un agrément depuis 2008, ndlr), valable pour l’ensemble de ses associations adhérentes, ce qui leur permet de voyager en toute légalité, précise Brigitte Bidaud. De plus, le contrat d’assurance que souscrivent nos associations leur permette de voyager en toute sécurité et assurance ». Cette dernière comprend un volet spécifique « Voyages » pour les adhérents (annulation, rapatriement et assistance).

Mise en concurrence entre voyagistes

Liliane Meignan est référente tourisme à la fédération départementale de Dordogne, regroupant une soixantaine de clubs et qui adhère à Générations Mouvement. « Au-delà des voyages que les clubs et associations locaux peuvent eux-mêmes organiser, mon rôle est de leur apporter des idées, être force de proposition, tout en leur facilitant le travail pour préparer tous voyages », explique-t-elle. Des voyages qui, dans la majorité des cas, s’effectuent à l’étranger. Avec une prédilection pour la formule circuit, qui selon Liliane Meignan, est la mieux adaptée à de multiples découvertes, à une meilleure approche de la destination. « Mon objectif est de proposer des offres suffisamment larges sur des budgets différents afin de susciter le plus de motivations possibles auprès de nos adhérents », poursuit-elle. Des budgets qu’elle fixe entre 1 000 et 2 200 euros, pour un voyage d’une semaine maximum , « car les membres des clubs ne veulent pas s’éloigner trop longtemps de chez eux », glisse Liliane Meignan. Ainsi, en juin 2015, ils devraient partir en Norvège à 2 000 euros/pers, avec une croisière incluse (« un produit très apprécié en raison du confort apporté »), avant d’enchaîner en septembre avec Séville à 1 000 euros/pers. Des montants qui « seront réglés par petites mensualités par chacun des participants », précise-t-elle. Pour obtenir le meilleur tarif, Liliane Meignan ne cache pas faire appel à plusieurs voyagistes « pour les mettre en concurrence », tout en indiquant qu’elle « peut demander quatre à cinq devis, dont les montants passent parfois du simple ou double (!), sur une même destination, à prestations à peu de chose près équivalentes ».

Une destination qu’elle choisit soit à son initiative personnelle (« un coup de cœur », « un reportage à la télévision », « à l’improvisation »…), soit après avoir entendu les souhaits des adhérents des clubs. « Mais, poursuit Liliane Meignan, je cherche d’abord du tout compris, pré et post-acheminement inclus par exemple, pour des groupes à taille humaine, soit entre 35 et 40 personnes, pas plus, ce qui permet de créer plus facilement des liens entre elles ». L’avion est privilégié sur du moyen-courrier (et fort logiquement sur du long-courrier), l’autocar, lui, est utilisé uniquement dans le cadre des pré ou post-acheminements (… et évidemment sur place!). « Localement, les associations et les clubs font appel à des autocaristes sur de courtes distances, et dans le cadre d’excursions journées en France. Au niveau départemental, nous privilégions l’agence de voyages classique pour les déplacements à l’étranger, une agence qui, plus est, doit disposer d’une garantie financière, nous y veillons tout particulièrement », indique Liliane Meignan. Reconnaissant au passage que l’image qu’elle se fait d’un autocariste est plutôt liée à celle d’un transporteur qu’à un vendeur de produits aériens… La référente tourisme à la fédération départementale insiste sur l’importance du relationnel avec le professionnel: « on ne traite pas un gros client CE comme un club et une association issus du monde rural », dit-elle. Et de poursuivre son propos en listant plusieurs attentes: tenir compte de l’âge des participants dans la conception des programmes, des packages tout compris avec une prise en charge des clients de A à Z, une hôtellerie correcte (propreté, bonne literie…), une restauration de qualité, un guide efficace et compétent… « Se sentir coucouner! », résume-t-elle. Pour Liliane Meignan, « même s’il y a des clubs ou des associations moins dynamiques que d’autres en matière de voyages, leurs membres aiment partir en groupe car c’est l’occasion pour eux de se retrouver, de passer du temps ensemble, de découvrir une destination, d’apprendre ». Du moins jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus pour des questions physiques, précise Liliane Meignan.

Des budgets à ne pas dépasser

Qu’en est-il sur le terrain? En Sarthe, par exemple, Pierrette Guison-Smet a en charge la partie tourisme pour le club des Aînés Ruraux du canton de la Chartre-sur-Le-Loir (neuf communes et, entre 850 et 900 adhérents).Elle organise aussi bien des sorties à la journée que des voyages de plusieurs jours. « Quelle que soit la durée de nos déplacements, nous privilégions la France, car il y a tellement à voir, dit-elle. Si nous partons à l’étranger, nous restons en Europe et sur une durée de huit à dix jours maximums ». Justifiant son propos en raison « d’une population vieillissante qui n’aime pas s’éloigner trop longtemps de chez elle ». Hors du territoire hexagonal, les voyages se font au rythme de deux par an, le premier en mai ou juin, le second en septembre. Les sorties à la journée, elles, et à condition qu’elles ne fassent pas plus de trois heures en autocar, sont un peu plus nombreuses: quatre à cinq par an, à l’occasion notamment de spectacles ou autres événements particuliers. « Pour inciter nos adhérents à sortir de chez eux, nous avons mis en place des « journées-surprises », donc sans leur dévoiler la destination et le contenu des programmes, indique Pierrette Guison-Smet. Hélas, elles n’ont pas le succès escompté. Nos adhérents ne veulent pas sortir sans savoir où ils vont aller, en raison notamment de leur état physique ». Des adhérents « qui ne veulent pas aller trop loin, ne pas avoir trop à marcher », ajoute-t-elle. Une population vieillissante qui constitue évidemment un frein au développement des activités touristiques. Pourtant, Pierrette Guison-Smet ne cesse de répéter à qui veut l’entendre que « les clubs sont ouverts à tous, même aux plus jeunes! ». Une population vieillissante qui n’est pas remplacée. Un paradoxe lorsque l’on constate une baisse progressive du nombre des membres des clubs du troisième âge, alors que le nombre de seniors dans nos sociétés augmente. « On a de plus en plus de mal à réunir suffisamment de participants sur nos voyages, poursuit Pierrette Guison-Smet, et encore plus lorsque lorsqu’on dépasse un certain budget. Une croisière sur le Rhin en six jours à 1 300 euros par personne, c’est un prix élevé pour un milieu rural ». Mais, la formule croisière séduit, et le voyage, prévu au printemps 2015, aura bien lieu. « Mais, nous compenserons sur le voyage de septembre, avec un budget moindre que nous avons fixé à 550 euros/pers., et en France », indique Pierrette Guison-Smet. Pour choisir une destination, chaque club communal a un représentant voyage qui fait remonter les souhaits de chacun, avant de passer au vote! Mais avant de s’adresser à plusieurs voyagistes, Pierrette Guison-Smet reconnaît préparer elle-même le contenu du voyage à l’aide de guides, de cartes…, voire en s’inspirant des programmes présentés en brochure par les professionnels. Une sélection en amont des prestations souhaitées (que ce soit sur la France ou dans les pays limitrophes). Des prestations variées, « qui ne se déclinent surtout pas sur un même thème », dit-elle. Parce qu’un groupe est une somme d’individualités, aux attentes différentes, et qu’il faut savoir combiner pour plaire à tout le monde. « Mais, s’empresse-t-elle d’ajouter, à partir du moment où nous n’avons pas été déçu par un voyagiste, nous lui restons fidèle ». Sous-entendu: parce que le contact a été bon; qu’il y a eu une véritable écoute; que le programme a pu être aménagé selon les demandes exprimées (voire établi sur mesure) et qui, par exemple, « n’inclut pas du temps libre, sans intérêt pour nous! Lorsqu’on ne connaît pas la destination, il faut du concret, découvrir le maximum, et donc ne pas passer du temps à ne rien faire », souligne Pierrette Guison-Smet. Ou encore que le guide mis à disposition soit efficace et affable, « il ne doit pas agir en majordome », glisse-t-elle,… Quant à l’hébergement, il peut faire partie d’une chaîne ou être indépendant, « l’important, ce sont les conditions dans lesquelles le groupe est accueilli », dit-elle. Et de signaler un détail qui a son importance: s’assurer de la présence d’un ascenseur pour peu qu’il y ait plusieurs étages.

Regrouper différents clubs pour remplir l’autocar

Thérèse Futeul est à la tête du Club des « Ailes Blanches », créé il y a quatre ans à Nantes, en Loire-atlantique. « Nous faisons un grand voyage par an, à la période du printemps », lance-t-elle d’emblée. Au programme de cette année, une croisière dans les pays nordiques en 12 jours. Une durée qu’elle juge maximum pour un voyage. « En 2015, Madagascar nous tenterait bien, on y réfléchit », poursuit Thérèse Futeul. Côté budget, il faudra compter environ 2 400 euros par personne, selon elle, mais un montant qui ne semble pas impressionner les potentiels candidats. « On ne se fixe pas de fourchette particulière en terme de tarifs, ni de réelle limite, explique-t-elle, c’est notre seul grand voyage de l’année, nous sommes prêts à y mettre le prix ». Révélant cependant qu’en moyenne, les adhérents déboursent entre 1 500 et 2 000 euros. Ces voyages, Thérèse Futeul met un point d’honneur à « les préparer » avec soin, et « notamment en écartant tous éventuels problèmes avant de partir », dit-elle. En d’autres termes: éviter les mauvaises surprises. Un objectif qu’elle fera savoir auprès du voyagiste sélectionné (agence de voyages ou autocariste), après en avoir mis deux ou trois en concurrence. Quant au choix de la destination, où les formules circuit et tout compris seront privilégiés, elle est discutée en commun, avec l’ensemble des adhérents. « Et les idées peuvent surgir à la suite d’un reportage à la télévision, de conseils de la famille ou d’amis, ou encore de « ciné-conférences » données par l’organisme Connaissance du Monde », indique Thérèse Futeul. Des idées qui, également, peuvent être liées à la tenue d’un événement ou d’une manifestation majeurs, exceptionnels. En complément du grand voyage annuel, des sorties à la journée (à condition – là encore – de ne pas dépasser un maximum de trois heures dans l’autocar) et des déplacements d’une semaine maximum sont mis en place sur la France. À un rythme très variable d’une année sur l’autre, reconnaît Thérèse Futeul. En raison de la difficulté à remplir les autocars? « C’est en effet le problème depuis quelques années maintenant, confirme-t-elle. La population est vieillissante, tandis que les jeunes retraités privilégient bien souvent le camping-car. Ils rejoindront peut-être une association ou un club après 70 ans, lorsqu’ils auront besoin d’être encadrés pour voyager ». En attendant, pour faire face à cette situation, Thérèse Futeul « essaye de mobiliser des adhérents de différents clubs locaux de manière à atteindre un nombre suffisant de participants pour assurer soit la sortie en journée, soit un déplacement sur plusieurs jours dans le cadre de programmes réalisés sur le territoire national », dit-elle, tout en soulignant par ailleurs « qu’il n’est pas toujours facile de motiver les adhérents à sortir de chez eux ». Des adhérents, aussi, qui ne sont pas à égalité sur le plan financier. « Mais, notre objectif est avant tout de les satisfaire, estime Thérèse Futeul, en veillant sur les prestations avec notamment des visites qui ne soient pas trop longues, ou encore une restauration qui soit de qualité, mais aussi en s’assurant du meilleur accueil réservé à l’hôtel, de la compétence du guide… ». Et au retour de chaque voyage, un « tour de table » est systématiquement organisé. « De quoi motiver aussi l’envie de repartir en voyage, surtout si l’organisation n’a fait l’objet d’aucune faille, que les programmes conçus en amont aient été respectés, que les prestations aient été conformes aux attentes… », conclut Thérèse Futeul.

Prestations variées et tout compris

Le club « les amis de notre temps » est basé à Tiranges en Haute-Loire. À sa tête: Jean Gerphagnon, un ancien autocariste… Il n’y avait donc qu’un pas pour qu’il prenne en charge l’activité tourisme du club, qui rassemble aujourd’hui 52 adhérents, dont les plus jeunes ont une soixantaine d’années. Tous voyagent, « mais lorsqu’il s’agit de partir à l’étranger, nous nous appuyons sur notre fédération départementale, qui est force de propositions auprès de l’ensemble des clubs de la Haute-Loire, explique Jean Gerphagnon. Cela permet de toucher une plus large population, et donc d’atteindre le nombre de participants nécessaires sur les départs ». Avec pour résultat de n’avoir jusqu’alors jamais annulé un voyage. Les destinations sélectionnées sont variables d’une année sur l’autre, « mais toutes doivent être sécurisantes pour nos adhérents, pas de voyages à risque! », dit-il. Les pays européens sont néanmoins largement plébiscités (Andalousie, Italie, Belgique, Angleterre…), avec entre deux parfois une incursion plus lointaine, comme aux Caraïbes, « dans le cadre d’une croisière maritime, une formule « croisière » très appréciée, que nous proposons chaque année en France comme à l’étranger », souligne Jean Gerphagnon. Côté budget, les adhérents – « qui n’ont pas tous les mêmes moyens », glisse-t-il – sont prêts à mettre au moins 350 euros s’ils voyagent dans un pays européen, et 1 250 euros pour un voyage plus lointain. « Mais, le prix n’est pas notre premier critère de choix dans les voyages, poursuit-il. Les adhérents sont prêts à débourser plus dès lors qu’ils sont assurés de la qualité du programme, des prestations proposées, des services apportés… S’ils sont bien encadrés du début à la fin du voyage ». En tout compris et avec pour leitmotiv d’éviter toute fatigue inutile. Des lignes conductrices qui s’appliquent également sur des sorties à la journée, cette fois organisées à l’initiative du club. Ces sorties s’effectuent généralement en septembre, puis en février et enfin en mai ou juin. « Les prestations doivent jouer sur la mixité, et pas sur un thème particulier, relève Jean Gerphagnon. Le programme idéal, qui ne doit pas être trop chargé, peut combiner une ou deux visites le matin, un « bon » déjeuner, avec boissons incluses, et une dernière visite dans l’après-midi. Nous sommes également très attentifs lorsqu’un nouveau site, par exemple, vient d’ouvrir ses portes, ou lorsqu’un événement majeur a lieu, comme en cette année 2014 avec le centenaire de la Première Guerre mondiale ». Et d’ajouter: « avec un départ qui s’effectue tôt, et un retour qui doit aussi se faire le moins tard possible ». Sans surprise, comme la majorité des autres clubs, des autocaristes locaux sont mis en concurrence pour assurer ces sorties à la journée (trois à quatre devis sont demandés) pour lesquelles les adhérents sont prêts à payer en moyenne une centaine d’euros. « Mais, nous n’hésitons pas à négocier », avoue Jean Gerphagnon, qui reconnaît par ailleurs être parfois sollicité par les institutionnels (offices de tourisme en particulier), « généralement sur des prix à peu près équivalents que les autocaristes, lorsque nous y ajoutons à notre charge le transport », constate-t-il. Un transport sur lequel l’ancien professionnel ne manque pas de jeter un coup d’œil avisé, en vérifiant si les sièges sont inclinables, disposent d’une têtière, si la climatisation marche, etc. « Nos adhérents apprécient souvent de partir avec le même conducteur avec qui ils ont noué des liens particuliers, en qui ils ont confiance, c’est sécurisant pour eux et en même temps cela ajoute au déplacement un côté plus convivial ». Pour les sorties à la journée, Jean Gerphagnon, arrive en général à réunir à chaque fois une trentaine de participants. « Les effectifs sont en baisse et ne se renouvellent pas, relève-t-il avec regret. On a du mal à recruter de nouveaux adhérents, peu enclins à venir rejoindre un club ou une association d’aînés, parce-qu’ils sont encore très autonomes ». Avec la crainte, par ailleurs, de voir disparaître certains clubs et associations, faute de rentrées d’argent suffisantes, pour assurer leur pérennité. Mais, là c’est un autre débat.

Le professionnalisme, gage de fidélisation

On l’aura compris. La sécurité, la qualité de service, la sérénité dans l’organisation et le déroulement d’un voyage constituent les principales attentes des associations et les clubs. Et si le contrat est rempli, « pourquoi irions-nous chercher ailleurs si on se sent bien avec un voyagiste? », révélaient d’autres témoignages. En d’autres termes: le professionnalisme est gage de fidélisation. « Savoir que nous pouvons compter et nous appuyer sur un voyagiste, qui est à notre écoute et qui saura être réactif au moindre problème, c’est rassurant pour nos adhérents », confiaient plusieurs présidents et présidentes d’associations ou de clubs. D’où l’intérêt pour le professionnel de bien connaître ces clients, en leur dédiant – pourquoi pas? – une personne au sein de l’entreprise qui ne s’occuperait que d’eux… Rappelez-vous, « on ne traite pas un gros CE comme un club et une association issus du milieu rural », soulignait précédemment Liliane Meignan. Cela veut tout dire. Une différence qui se traduit en premier lieu dans le contenu des programmes, le choix des prestations (hôtels et restaurants inclus), et bien sûr, la manière dont les unes et les autres s’imbriquent entre elles. Des programmes que les représentants d’association et de club aiment à découvrir notamment dans le cadre de journées – workshops que les autocaristes et voyagistes organisent spécialement pour eux. Au-delà de la rencontre, de l’échange et de la convivialité apportés par ce type d’opération, ils apprécient « ces moments particuliers, partagés »,parce qu’ils ont le sentiment « d’être considérés ».

Ce qu’ils apprécient…

– la formule circuits à l’étranger

– les croisières fluviales et maritimes

– les visites de villes en petit train touristique

– des excursions à la journée avec un maximum de trois heures à passer dans l’autocar

– des prestations variées, mais évitant toute fatigue inutile (ne pas avoir trop à marcher)

– la nouveauté et les événements

– des programmes tout compris

– une organisation sans faille

– des voyages d’une dizaine de jours à l’étranger, d’une semaine en France

– Des voyages en avril, mai, juin, septembre et octobre

– la mise à disposition de guides

– l’accueil réservé (hôtel, restaurant et sites)

– l’écoute apportée par les professionnels.

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