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Seine-et-Marne: Mickey et what else?

Région | publié le : 01.10.2014 | Dernière Mise à jour : 01.10.2014

Auteur

  • Catherine Mautalent

Tourisme 77 Grâce à Disneyland Paris, la Seine-et-Marne peut se prévaloir d’être la deuxième destination touristique d’Île-de-France. Mais, le département ne se résume pas à un parc d’attractions, bien au contraire. Fontainebleau, Vaux-le-Vicomte, Provins, Barbizon, Meaux…, pour ne citer qu’eux, viennent ainsi constituer les bases d’une production groupes, en journées et en courts séjours, que s’attache à promouvoir (et vendre) la structure institutionnelle, via son service réceptif, Tourisme 77.

Il tire son nom de la Seine et de la Marne… Le département de Seine-et-Marne, dont Melun est la ville préfecture, constitue la moitié orientale de l’Île-de-France. Sa superficie représente à elle seule 49 % de celle de la région, et s’étend sur plusieurs territoires naturels, notamment la Brie et le Gâtinais. Sur le plan touristique, châteaux, musées, villages de caractère et d’artistes témoignent de son passé culturel et artistique. Ce patrimoine est connu et reconnu mondialement grâce à des sites comme Fontainebleau, Vaux-le-Vicomte et plus récemment Champs-sur-Marne dont le château, au cœur d’un parc de 85 hectares, a rouvert ses portes en juin 2013 après sept années de travaux. Construit au XVIIIe siècle sur une boucle de la Marne, l’édifice ressucite à lui seul le cadre raffiné des « maisons de plaisance » de l’époque. Décors et collections ont été restaurés, des salles inédites ouvertes, l’accueil du public réaménagé… Un patrimoine royal auquel il faut ajouter Blandy-les-Tours, un des derniers témoins de l’architecture militaire médiévale d’Île-de-France.

La Seine-et-Marne compte cinq musées départementaux consacrés aux Pays de Seine-et-Marne, au poète Stéphane Mallarmé, à la Préhistoire d’Île-de-France, aux peintres de Barbizon auxquels s’ajoutent le musée Jardin Bourdelle, qui accueille un ensemble de 57 sculptures en bronze retraçant l’évolution de l’œuvre de l’artiste. Et, bien sûr, beaucoup d’autres parsèment le territoire, comme le musée archéologique de Chelles, celui dédié à la vie quotidienne et au terroir à Crouy-sur-Ourcq, de la Grande Guerre à Meaux, de l’Ajecta à Longueville retraçant l’histoire du chemin de fer, de la rose à Grisy-Suisnes qui a ouvert ses portes l’an passé, pour ne citer qu’eux.

Côté patrimoine religieux, l’offre est également vaste, entre Chelles (la plus grande commune du département), Champeaux, Dammarie-les-Lys, Jouarre, Donnemarie-Dontilly (un des ensembles paroissiaux les mieux conservés d’Île-de-France), Doue, Larchant, Cercanceaux, Meaux… Une offre que viennent compléter les villes et villages médiévaux à l’exemple de Brie-Comte-Robert, Coulommiers, Crouy-sur-Ourcq, Blandy, Château-Landon, Crécy-la-Chapelle, Lizy-sur-Ourcq, Moret-sur-Loing, Montereau-Fault-Yonne (théâtre en février 1814 de l’une des dernières grandes victoires de Napoléon 1er), Nemours ou encore Provins et ses 58 monuments historiques, tous inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.

Et puis, l’installation de Disneyland Paris, parc aux cinq univers thématiques et qui, le 10 juillet dernier a accueilli la nouvelle attraction « Ratatouille: l’aventure totalement toquée de Rémy », ou encore du Parc des Félins (au nombre de 140 sur 71 hectares) qui a quitté l’Eure-et-Loir pour venir en Seine-et-Marne sont venus renforcer la place du tourisme dans le département francilien.

Une nouvelle marque pour une nouvelle identité

Le conseil général a mis en œuvre, pour la période 2009-2013 son second schéma départemental du tourisme, avec pour « ambition d’asseoir et de renforcer la place du tourisme comme élément structurant du développement seine-et-marnais, en termes d’économie, d’aménagement et enfin d’identité en s’appuyant sur l’ensemble des atouts du territoire départemental » (82 % des visiteurs sont Français, 68 % Franciliens). Provins, les châteaux de Fontainebleau, Vaux-le-Vicomte et Blandy-les-Tours sont les locomotives touristiques départementales. La mise en place progressive depuis 2001 avec la région Île-de-France, de trois pôles touristiques régionaux (Sud-Seine et Loing, Marne-Ourcq et Morins, Provinois-Bassée Montois) a renforcé le rôle du comité départemental du tourisme en matière d’accompagnement en ingénierie aux porteurs de projets touristiques. Parallèlement, celui-ci est l’acteur majeur de la promotion et de la commercialisation de l’offre touristique seine-et-marnaise, auprès des clientèles nationales et internationales. À ce titre, le comité départemental du tourisme, via son service réceptif Tourisme 77, est l’un des premiers services territoriaux en France (60 réseaux départementaux) de par son chiffre d’affaires. L’an passé, Seine-et-Marne Tourisme a poursuivi des partenariats btob, et en a également développé de nouveaux, notamment avec le site leader en achat groupé, Groupon, avec le tour-opérateur spécialiste des parcs d’attractions Nouvelles Destinations ou encore avec AS Voyages au sein duquel Tourisme 77 est référencé dans le TOP 14 du réseau pour les ventes groupes et individuels. Le service réceptif « a une expérience et une expertise de plus de vingt ans dans le domaine de l’organisation des circuits, séjours, événements, séminaires…, souligne Laurence Trasbot, attachée commerciale senior, en charge notamment de l’offre courts séjours à destination de la clientèle groupes. Tourisme 77 est l’interlocuteur privilégié des prestataires seine-et-marnais pour la mise en marché de l’offre ». Fin 2013 a marqué une nouvelle étape pour Seine-et-Marne Tourisme lorsque la structure a procédé à la refonte de son site internet pour les individuels. « Le nom du domaine resa77.fr avait une faible notoriété et ne se basait pas sur la valeur ajoutée qu’est Paris, la capitale toute proche du département, poursuit Laurence Trasbot. Il était donc essentiel de trouver un nom plus percutant, qui donnerait des pistes sur le contenu même du site, et dont les gens se souviendraient facilement ». C’est ainsi qu’est née la marque « Paris What Else », estampillée désormais sur tous les documents touristiques (individuels, groupes et Mice) comme le site internet. « Pour développer la notoriété départementale, affirmer une différence sur le marché, pour parler à l’international, fédérer… », ajoute-t-elle.

Deux brochures: journées et courts séjours

Pour faire connaître et vendre la destination auprès de la clientèle groupes, des professionnels et en direct, Tourisme 77 (adhérent au club Destination Groupes de la Rn2d) s’appuie, tout d’abord, sur sa brochure Escapades éditée fin septembre, début octobre, dont Valérie Puenté, chef de bureau ventes/service groupes a la charge. « Dans sa version 2014, elle renferme une quarantaine de produits uniquement à la journée, en Seine-et-Marne, mais aussi sur Paris, Reims et Troyes, en raison de la proximité géographique, indique-t-elle. Mais, dans sa version 2015, elle sera allégée avec une trentaine de produits, tandis que la programmation sur Troyes disparaîtra, faute de rencontrer le succès escompté ». De plus, la présentation des journées sera différente. En effet, pour répondre à des demandes de plus en plus personnalisées, chaque programme incluera une visite le matin, un déjeuner et quatre à cinq options possibles pour l’après-midi. « Cela permettra aussi de proposer un choix plus important en matière de prestations touristiques », ajoute Valérie Puenté. Sur cette offre seine-et-marnaise, dont environ 10 % est renouvelée chaque année, les professionnels du tourisme sont commissionnés entre 5 et 8 % selon le nombre de personnes, au côté de l’application de gratuités pour le conducteur et l’accompagnateur. Des professionnels que « nous ciblons à moins de deux heures de Paris », précise Valérie Puenté, relevant par ailleurs « un marché groupes en baisse régulière depuis cinq ans ». L’an passé, 188 groupes ont été accueillis pour un chiffre d’affaires de 300 000 euros. « Il y a encore cinq ans, nous faisions le double!, ajoute-t-elle. Plusieurs raisons peuvent expliquer cette diminution: la crise économique, des demandes axées sur des visites guidées seules, et la tendance à s’adresser en direct auprès des prestataires, sans passer par le service réceptif. Ou privilégier internet. Il faut aussi ajouter la baisse des budgets des mairies et la réduction du pouvoir d’achat des seniors ». Afin de redynamiser son offre, Tourisme 77 avait enrichi sa production 2014 avec notamment la réouverture du Château de Champs-de-Mars (« qui a eu un fort impact sur nos ventes groupes », glisse Valérie Puenté), et en mettant plus particulièrement l’accent sur la célébration du Centenaire de la Première Guerre mondiale, en partenariat avec l’office de tourisme du Pays de Meaux, à travers deux forfaits journées et deux séjours, de deux et de trois jours.

Une seconde brochure est éditée à destination de la clientèle groupes. Elle est axée sur l’offre courts séjours, détaillés sur CD Rom depuis deux ans maintenant. Des séjours avec entrée à Disneyland Paris, une immersion dans les cités médiévales, des séjours thématiques (artistiques, gastronomiques, nature…) « et inédits à Paris à l’exemple de visites de coulisses de l’opéra avec notre partenaire Cultival ou encore de circuits en 2CV », souligne Laurence Trasbot, mais aussi des échappées gourmandes et des dégustations, des expériences shopping « à prix réduits », ajoute-t-elle, des découvertes du patrimoine royal… Soit un total d’une quarantaine de produits adressés en majorité aux autocaristes ainsi qu’aux comités d’entreprise. « Comme pour la brochure Escapades, l’offre en 2015 sera allégée, et mettra plutôt l’accent sur des prestations à combiner selon les besoins », annonce Laurence Trasbot. Et sur cette offre, comme pour les produits journées, les professionnels sont commissionnés entre 5 et 8 %. En 2013, le chiffre d’affaires dégagé dans le cadre de cette commercialisation de séjours groupes s’est élevé à plus de 3,8 millions d’euros, en baisse par rapport à l’année précédente, correspondant à 603 dossiers contre 860 en 2012.

Disneyland Paris fait bande à part

Par ailleurs, depuis 2005, une convention lie le parc Disneyland Paris et Seine-et-Marne Tourisme « permettant la valorisation mutuelle du territoire et du Resort », indique Audrey Lorca, assistante commerciale, en charge notamment de la commercialisation du parc. Disneyland Paris est mis en avant tant sur le plan promotionnel (via les sites internet, l’envoi de newsletters ou encore les éditions de Seine-et-Marne Tourisme) que sur le plan commercial à travers la vente de packages avec entrées pour les groupes et les individuels, complétés par des actions marketing dédiées. « Le parc de Marne-la-Vallée constitue une locomotive, un fer de lance touristique, pour le département », poursuit-elle. Pour l’hébergement, Tourisme 77 travaille uniquement via les hôtels partenaires du parc (donc, ceux dont Disneyland Paris n’est pas propriétaire). « Ce qui nous permet de proposer des tarifs hôteliers 30 % moins cher, promet Audrey Lorca. De plus, face à la grosse machine administrative que représente Disneyland Paris, nous nous positionnons comme l’interlocuteur unique pour les professionnels pour prendre en charge leurs dossiers de A à Z ». L’an passé, la vente de forfaits groupes Disney et Seine-et-Marne a représenté 44 % de l’activité commerciale, en baisse de 11 points par rapport à 2012. « L’année 2013 a, pour la première fois, marquée une baisse significative, indique Audrey Lorca. La fréquentation du parc a été moindre entraînant des répercussions sur les ventes de Tourisme 77 ». Cependant, sur ce marché concurrentiel, les « partenariats solides » avec le réseau SNCF, des agences de voyages et certains tour-opérateurs permettent au service commercial « de maintenir les ventes groupes, tout en confirmant le développement vers le btob ». De plus, le référencement au sein du réseau AS Voyages a, de son côté, « permis de faire reconnaître Tourisme 77 comme l’un des tour-opérateurs officiels du territoire, notamment pour les ventes de package Disney aux groupes », conclut Audrey Lorca.

Enfin, sous la marque « Paris What Else Business », Tourisme 77 affiche son positionnement sur le segment tourisme d’affaires. Une brochure est venue matérialiser l’offre proposée dans ce domaine en s’appuyant – là encore – sur les sites incontournables du département, mais aussi sur des lieux moins connus, à l’exemple de l’Aérosphalte, le premier site européen de loisirs mécaniques.

Sur toutes ces activités, Tourisme 77 a engrangé l’an passé un chiffre d’affaires global de plus de 8,5 millions d’euros, soit une hausse de 4,5 %, « due notamment au segment tourisme d’affaires », indique Laurence Trasbot. Et le service réceptif compte bien poursuivre sur cette lancée, avec cependant une incertitude: que pourrait devenir la Seine-et-Marne, touristiquement parlant, face à la mise en place du Grand Paris?

MELUN: un «nouveau» musée de la Gendarmerie nationale

Face à une collection grandissante et un besoin d’espace de plus en plus important, le musée de la Gendarmerie nationale à Melun (créé en 1946, mais fermé depuis 2007) devait s’agrandir et se moderniser. Sa réouverture est prévue au printemps 2015. Il sera installé dans un ancien bâtiment de caserne, toujours à Melun. Une collection riche de 2 000 objets (uniformes, armes, objets du quotidien, véhicules, photographies, pièces d’archives…) répartie sur 3 000 m2, retracera les grandes évolutions de la gendarmerie nationale, du Moyen-âge à nos jours. Affaires judiciaires, investigations criminelles…, le musée présentera aussi les différentes fonctions de la gendarmerie nationale. Plusieurs pièces phares et objets ayant appartenu aux noms célèbres de l’histoire judiciaire seront exposés, à l’exemple de la carabine de l’affaire Dominici, le revolver et les menottes du lieutenant Fontan qu’il utilisa lors de la capture de Bonnot…

Un futur parc Napoléonland?

Annoncé en grande pompe début 2012, le projet du parc Napoléonland, dédié aux épopées de Napoléon 1er, a avancé. Un projet cher au député maire de Montereau-Fault-Yonne, Yves Jego. Un comité de pilotage , qui regroupe les différents acteurs du projet, s’est réuni début octobre 2013 et a validé le concept dans son ensemble. Sur 230 hectares, une centaine serait consacrée à une zone d’activités économiques, et 50 autres au parc à thème. Le reste serait réparti en zone hôtelière, en un site de reconstitution de la bataille de Montereau du 18 février 1814, en un lieu muséal plus culturel autour de Napoléon et enfin en un espace réservé à des sites de formation. Le Napoleonland est un projet dont les investissements sont estimés entre 200 et 250 millions d’euros. Il devrait sortir de terre sur la commune de Marolles-sur-Seine, près de Montereau. Mais, le plus dur reste à faire puisqu’il faut trouver des investisseurs qui croient suffisamment en la rentabilité économique du parc pour mettre la main au portefeuille. Une fois cet aspect financier réglé, Napoléoland pourrait ouvrir ses portes… à l’horizon 2018/2020!

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