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Vibrante Thessalonique

Destination | publié le : 01.10.2014 | Dernière Mise à jour : 01.10.2014

D’une personne, on dirait qu’elle ne fait pas son âge. Mais d’une ville, fondée il y a plus de vingt trois siècles, que dire? Qu’elle est plus vivante que jamais! Thessalonique le montre en tout cas, après s’être offert un énième lifting qui a transformé son front de mer en une longue promenade agrémentée de parcs, de scupltures et d’espaces de détente. Sans rien renier de son riche passé, dont les nombreux vestiges semblent encore pousser comme des champignons, elle est d’abord bien vivante. Vibrante même à la nuit tombée, dans les restaurants où les spécialités locales s’offrent comme des gourmandises aux convives mis en appétit par quelque apéritif anisé, dans les cabarets où la chanson populaire répand ses mélodies, dans ses bars animés le long des quais de l’avenue Nikis, où les conversations vont bon train et les divertissements musicaux bon rythme.

On s’amuse vraiment à Thessalonique, crise ou pas. D’ailleurs la tragédie économique qui frappe la Grèce, et d’une manière plus générale toute l’Europe du sud, ne semble pas programmée ici. Pas de rideaux fermés dans les rues commerçantes du centre-ville, pas de misère abandonnée sur quelque trottoir. Comme si, avec les siècles, la ville, qui en a vu d’autres, se faisait un devoir, coûte que coûte, de ne jamais renoncer. Elle a pour elle sa jeunesse, attirée par la réputation de ses universités, et son instinct inné de survie. D’ailleurs, ne porte-t-elle par le nom d’une victoire (niki en grec)?

Succession de civilisations

L’histoire de la ville n’est que succession de conquêtes et d’occupations, de constructions et de démolitions, de mutations et de transformations, mais toujours pour aller de l’avant, portée par la grandeur des civilisations auxquelles elle a pris sa part et le cosmopolitisme de sa population. La cité a ainsi vu cohabiter plusieurs cultures: les Ottomans dans la ville haute quand ils contrôlaient la région, les chrétiens (orthodoxes, grecs, bulgares) autour de la rotonde, les juifs sépharades plus bas jusqu’au port. Chaque communauté avait ses métiers, ses traditions et ses lieux de culte, ses cimetières hors la ville. Mais Thessalonique n’a pas échappé aux soubresauts de l’histoire et à son lot dramatique, particulièrement au XXe siècle, notamment la guerre gréco-turque qui aboutit à des échanges de population, les Grecs d’Asie mineure contre les Turcs installés dans le nord de la Grèce (Kemal Atatürk, fondateur de la Turquie moderne, est ainsi né à Thessalonique). Environ 300 000 immigrants ont choisi alors de s’établir en Macédoine et à Thessalonique. À l’inverse, la population juive de Thessalonique a été quasiment exterminée durant l’occupation allemande, essentiellement par la déportation de plus de 54 000 personnes.

Sites archéologiques

Néanmoins, la deuxième ville du pays, puissance économique du nord de la Grèce, garde la trace de tous ceux qui s’y sont installés. Conçue pour fédérer plusieurs cités bâties autour du golfe Thermaïque, à proximité de terres fertiles et ouverte sur la mer pour mener commerce, Thessalonique est toujours la clé de voûte de la Macédoine. Et pour le tourisme(1), elle constitue un centre idéal pour visiter les nombreux sites archéologiques de la région, de Pella, où est né Alexandre le Grand, de Vergina, d’Aigaï, d’Olynthe, même de Dion sur les contreforts du mont Olympe. Un séjour en étoile ou un city break trouvent aussi à Thessalonique un ancrage idéal.

Le trapèze initial que dessinait la ville reste perceptible depuis les remparts de la forteresse byzantine solidement arrimée sur les hauteurs. Depuis ce bastion, le panorama sur tout le golfe et la cité, qui a largement débordé des premiers murs d’enceinte, permet de comprendre la situation stratégique de la ville. En glissant jusqu’à la mer et à la Tour blanche, construite par les Ottomans il y a cinq cents ans et devenue le symbole de la ville, les visiteurs traversent les siècles au gré des vestiges laissés par les civilisations successives. Grecs, romains, byzantins, ottomans, les monuments, églises, temples, ne manquent pas. De l’empereur romain Galère, il reste entre autres des vestiges de son palais, un arc de triomphe richement sculpté, une rotonde, le tout en enfilade pour les embrasser d’un seul regard.

Patrimoine mondial

Visuellement, les églises byzantines sont aussi fascinantes. L’embarras du choix est grand, mais on peut faire étape près de l’ancienne agora, à l’église Saint Dimitri (Agos Dimitrios), dont les fresques du VIIe siècle et les mosaïques du Ve au IXe siècles sont classées au patrimoine mondial de l’Unesco. La crypte, en dessous, où Saint Dimitri a sa tombe, révèle aussi d’anciens bains romains.

La promenade à travers la vieille ville se poursuit ainsi jusqu’à la mer, où l’on se doit de visiter au moins deux des principaux musées: le musée d’Archéologie(2) et le musée de la Culture byzantine(3), à proximité du palais de la foire et des expositions, une institution dans cette ville qui doit beaucoup à son dynamisme économique.

De véritables trésors sont présentés là, chacun racontant une histoire, celle de Thessalonique, de la Macédoine et de l’Europe toute entière. Chemin faisant, les légendes, les anecdotes, les croyances propres à chaque civilisation défilent devant des pièces d’une splendeur exceptionnelle par leurs lignes et leurs matériaux. Et ce sont quelques siècles qui se trouvent mis en scène, avec les commentaires d’un guide, donnant sens et vie à tout ce que Thessalonique expose de son riche passé.

www.thessaloniki.travel

www.amth.gr

http://mbp.gr

Reposante Chalcidique

Au sud-est de Thessalonique, la Chalcidique est répérable à ses trois doigts pointés vers la mer Egée, comme si elle était prête à prendre le large et à se détacher de la Macédoine. Campagnarde, nature et balnéaire, cette partie de la Grèce est aussi célèbre pour le mont Athos et son chapelet de monastères, véritable État dans l’État, interdit aux femmes et accessible sous conditions aux hommes. Mais cette destination est surtout un terrain de jeu idéal pour savourer tous les plaisirs de la plage et de la mer. En prime des villages traditionnels, des petits ports de pèche typiques, des vestiges et toujours une histoire riche et pétrie de légendes. La patrie d’Aristote est un agréable composé de la Grèce, parfait pour des séjours de vacances reposants ou actifs.

Où dormir?

À l’hôtel Eagles Palace Halkidiki d’Ouranoupolis, les clients sont choyés et bénéficient de tout le confort d’un hôtel familial parfaitement tenu. Ses 164 chambres, suites ou bungalows, sont aménagées avec goût et équipées de manière fonctionnelle. La restauration de très bon niveau complète l’offre de cet établissement très plaisant.

www.eaglespalace.gr

Y aller

Plusieurs options sont possibles via Athènes depuis Paris ou Lyon, mais des vols directs sont préférables pour profiter directement et pleinement de tout ce que la Macédoine a à offrir aux touristes. Pour un long week-end, pour un séjour en étoile, pour des Mice et autres incentives, Thessalonique constitue une option sérieuse. D’autant plus qu’Aegean Air relie trois fois par semaine Roissy-Charles de Gaulle à l’aéroport de Thessalonique de début juin à début septembre, les lundis, jeudis et samedis soirs, avec des retours en fin d’après-midi les mêmes jours. La liaison directe est bi-hebdomadaire, le jeudi et le samedi jusqu’au 25 octobre 2014, de même que de la mi-avril à début juin. Avec un meilleur choix que le samedi, Thessalonique pourrait exploiter tout son potentiel de courts séjours.

http://fr.aegeanair.com

Où dormir?

L’hôtel Porto Palace, situé dans une zone d’activités et de facture moderne, peut accueillir congrès et événements. Les chambres, bien équipées, et le buffet valent le séjour dans ce bâtiment de 1913 reconverti en centre de conférences et doté de 176 chambres ou suites.

www.portopalace.gr

Dans un quartier commerçant de l’ouest de la ville, l’hôtel Holiday Inn dispose de 176 chambres ou suites au décor élégant et parfaitement équipées. Plusieurs salles de conférences et de réunion complètent l’offre de ce cinq étoiles très bien tenu.

www.hithessaloniki.gr

Les Lazaristes Art Hotel est un cinq étoiles parmi les meilleurs du pays. Bien situé en centre-ville, cet établissement de la chaîne Domotel est aménagé dans un style design sobre et clair, tenant parfaitement compte des exigences de la clientèle d’aujourd’hui, Spa privé compris. Les 74 chambres et suites, avec parquet au sol plutôt que moquette, disposent de toutes les facilités. L’hôtel sert des repas délicieux à savourer au bord de la piscine qui agrémente le patio. Ses salles de conférence accueillent entre 60 et 400 personnes.

www.domotel-hotels.com/leslazaristes-thessaloniki/

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