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Salaün: l’aventure continuera pour le « voyage du siècle »

Destination | publié le : 01.10.2014 | Dernière Mise à jour : 01.10.2014

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Salaün: l’aventure continuera pour le « voyage du siècle »

Crédit photo Jean-François Bélanger

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  • Jean-François Bélanger

Initiative L’Astronef Van Hool de Salaün Holidays est finalement arrivé à bon port, le 3 juillet dernier, pointant son museau noir à 10 h précises, devant l’hôtel Hyundai de Vladivostok. Il émargeait ainsi, de manière remarquablement ponctuelle pour un périple d’une telle distance (près de 16 000 km), la dernière étape du « voyage du siècle ».Cette aventure aura des suites.

Salaün Holidays a tenu parole, concrétisant son projet de « voyage du siècle », cinq ans après un premier repérage du parcours effectué grâce aux véhicules 4X4 de la société. Avec une régularité quasi métronomique pour un périple qui représente la plus longue route terrestre possible du monde. L’Astronef Van Hool avait en effet quitté Brest le 17 mai dernier, traversant la Russie, plus vaste pays du monde, dans sa grande largeur, avec à la clé neuf heures de décalage avec la France, sept heures avec Moscou. Un voyage qui, finalement, n’aura rencontré aucun phénomène fâcheux et notoire: « pas de panne mécanique, pas de problème avec la police en dépit de contrôles fréquents, surtout dans les entrées des villes, ni de questions administratives; seules quelques attentions supplémentaires ont été rendues nécessaires, par l’état des routes du côté de Tomsk ou de Novossibirsk », constataient de concert Jean-Yves Marchandour et Jean-Pierre Labat, les deux conducteurs de l’entreprise finistérienne, qui se sont relayés au volant. Une réussite technique d’abord, commerciale ensuite. Dans le contexte géopolitique agité que traverse la Russie, le voyage a finalement conquis plus d’une vingtaine de participants depuis Brest, qui se sont acquittés d’un tarif de base de 13 500 euros, pour une prestation tout compris (transport, excursions, visites en pension complète, hors boissons). Et enfin, une réussite humaine car, en dépit de quelques tensions fort compréhensibles en fin de parcours, tout ce petit monde issu d’origines différentes et réuni dans un espace certes confortable mais cependant réduit à l’habitacle d’un autocar, a réussi à coexister durant une cinquantaine de jours. Une performance en soi à mettre au crédit de l’encadrement de ce voyage organisé par la filiale de Salaün Holidays, Pouchkine Tours, et son équipe avec Narguiza Fayzieva, Elena Kourokhtina et Youri Liachenko.

Des clients grands voyageurs

Une performance qui s’explique aussi par le statut de grands voyageurs qu’affichait la plupart des participants à ce voyage. Avec en tête, championne toutes catégories, Josianne*. Avant de partir de Brest, en mai dernier, cette septuagénaire avait déjà au compteur cinq voyages effectués depuis le mois de janvier avec Salaün Holidays. Rencontrée à l’hôtel Hyundai de Vladivostok, le jour de l’arrivée, elle nous confiait cependant: « il est vraiment temps que cela se termine. Je me demande si j’aurai pu tenir un jour de plus! ». Mais le lendemain, au moment de sabrer le champagne au belvédère de Vladivostok, ce petit coup de blues était déjà derrière elle. Josianne préférait déjà se projeter sur ses prochains voyages: la Crète dès cette rentrée, un autre en octobre et pourquoi pas un ultime pour cette année 2014, en décembre! Bernard* et Solange*, en couple, ont été parmi les premiers à s’inscrire, en octobre 2013: « nous sommes clients de Salaün Holidays, et lorsque nous avons pris connaissance de ce projet lors d’une conférence, çà a fait tilt. Bien sûr, cela a un prix, il faut pouvoir se l’offrir, mais on aime la route, et nous sommes partant pour un autre voyage de ce type ». Robert* est, quant à lui, un ancien routier, il a parcouru durant vingt cinq ans l’Europe au volant d’un camion. Aujourd’hui, à la retraite, il confie être: « un itinérant. Je ne tiens pas en place. Je n’ai jamais fait un seul voyage organisé de ma vie. Être déposé dans un centre de vacances et rapatrié au bout d’une semaine, ce n’est pas pour moi. Lorsque j’ai appris par la presse régionale l’existence de ce voyage, je me suis aussitôt dis celui-là, il est pour moi! ». Germain* est un ancien dirigeant d’une société franco-russe. Il parle le russe et a fait toute sa carrière entre les deux pays, sans toutefois aller au-delà de l’Oural: « C’est l’aboutissement d’un vieux rêve: découvrir ce que je n’ai pas pu réaliser durant ma vie professionnelle », se réjouit-il. Un long parcours qui, s’il n’a connu aucun pépin mécanique, pas même une crevaison, a cependant conduit Patrice* à l’hôpital pour des problèmes intestinaux: « j’ai été emmené à l’hôpital de Blagovechtchensk, et surpris de l’accueil qui m’a été réservé: rapidité de la prise en charge, efficacité des examens, disponibilité du personnel soignant… le tout sans avoir à débourser le moindre rouble. J’ai pu continuer mon voyage ».

Des conducteurs motivés

Sans oublier l’effet de motivation qu’une telle opération procure au sein des équipes de l’entreprise Salaün. Celle-ci compte une cinquantaine de conducteurs Grand Tourisme, dont une vingtaine susceptible de réaliser de tels grands parcours. Jean-Yves Marchadour, conducteur Grand Tourisme raconte: « je suis depuis 1994 chez Salaün où j’ai gravi tous les échelons. J’ai démarré avec des services d’usine, à Brest, puis ensuite dans le tourisme, avec des séjours linguistiques en Angleterre. Depuis une quinzaine d’années, je suis passé au Grand Tourisme, avec des voyages aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, principalement. Lorsque la proposition pour ce « voyage du siècle » m’est parvenue, je n’ai pas hésité ». Un parcours similaire pour Jean-Pierre Labat, également conducteur Grand Tourisme depuis trente cinq ans: il est passé par Verney, puis Terrien avant d’entrer chez Salaün, avec en bagage environ près d’une trentaine de voyages à la clé par an. « Lorsque l’on m’a proposé ce voyage, je n’ai eu aucune hésitation, d’autant qu’il allait être l’un de mes derniers grands voyages de ma carrière ».

Un pari réussi

Après ce pari réussi et alors que l’autocar est revenu sans encombre, quel peut être est l’avenir de ce type de voyage-événement pour Salaün? Dès cette rentrée, la vidéo réalisée par Yann Rivallain et Serge Vincenti à l’occasion de ce Brest-Vladivostok, va être diffusée à bord de l’ensemble de la flotte d’autocars Grand Tourisme (soit 250 véhicules) que compte l’entreprise, aux moments les plus opportuns. Elle rejoindra celles déjà réalisées à partir des raids Salaün: le Cap Nord, Samarcande, l’Anneau d’Or, Tsingtao… qui viendront en appui de la tournée de conférences que le voyagiste breton organise tout au long de l’année dans l‘ensemble des villes de l’Hexagone. « Ces voyages sont des opérations de prestige qui tirent vers le haut l’image de notre entreprise. À proprement parlé, nous ne comptons pas sur elles pour dégager des marges, car nous engageons des dépenses spécifiques, en matière d’accompagnement, de communication… Mais nous allons les continuer, car nous avons des clients qui nous le demandent et nous comptons bien développer cette clientèle », déclare Michel Salaün, président du groupe, même s’il reste discret sur l’aspect comptable de ce Brest-Vladivostok.

Dans cette optique seront lancées, d’autres opérations du même type. Ainsi, du 1er au 24 juin 2015 débutera la Grande Traversée de l’Europe, de la Baltique à la mer Egée, avec 14 pays traversés et 13 capitales visitées. Puis, sur 43 jours, et plus précisément du 1er septembre au 15 octobre 2015, une croisière routière, à destination de Samarcande, sur la route des grandes caravanes, à la découverte de la route de la Soie sera proposée. Ensuite, un nouveau « voyage du siècle » devrait être organisé entre Brest et Vladivostok, en 2016. Autant d’initiatives originales et uniques.

Par respect pour la vie privée des clients du « voyage du siècle », la rédaction a choisi de ne pas divulguer leur identité. Aussi, les prénoms cités dans ce texte ne sont pas les leurs.

Le coup de fouet de l’Apec

C’est la tenue en septembre 2012 de l’Asian and Pasific Economic Conference (Apec) qui a donné un coup de fouet à l’image de Vladivostok au moment où le pouvoir central russe injectait des milliards de roubles. Une décision parfois contestée par d’autres provinces, mais qui a doté cette ville extrême du territoire, de nouvelles infrastructures: un nouvel aéroport, de nouveaux ponts, un opéra, un aquarium, une université… et de nouveaux équipements hôteliers. Un Hyatt Regency a ouvert, et un autre est en cours de construction. De ce fait, Vladivostok qui présente au niveau climatique des caractéristiques sibériennes atténuées par l’Océan Pacifique, est désormais accessible sur le marché touristique. La municipalité s’est engagée sur cette voie et aujourd’hui, ce secteur économique se développe. Les Chinois, les Japonais et les Coréens forment le trio de tête des marchés internationaux de Vladivostok. Les Européens ne sont pas légion mais, avec le « voyage du siècle », Salaün Holidays fait figure de précurseur sur cette destination.

Brest et Vladivostok, les ports extrêmes

Relier Brest à Vladivostok, c’est réaliser un trait d’union routier, le plus long pont de macadam du monde, entre Atlantique et Pacifique, les deux plus grands océans du globe. C’est aussi relier deux villes qui finalement se ressemblent. Car Vladivostok, comme Brest, est un port de bout du monde. Vladivostok a été créé en 1860 par des populations biélorusses et ukrainiennes. Sa position stratégique à l’Extrême-Orient de la Sibérie a conduit l’URSS à y installer des bases à la fois marines et sous-marines, et à restreindre son accès à toute population étrangère, y compris soviétique. Il a donc fallu attendre 1992 pour que Vladivostok soit de nouveau ouverte à la visite… La ville est surtout connue comme le terminus du Transsibérien. Ce train mythique relie, deux fois par semaine, Moscou à Vladivostok distant de 10 000 km de doubles voies, en une semaine, desservant une cinquantaine de gares sur les près de 1 000 qui jalonnent le parcours. C’est le train des superlatifs. En dehors de son intérêt touristique, c’est aussi un relais entre les gares intermédiaires. L’offre tarifaire est très large en fonction du standing du voyage retenu et de la qualité du confort choisi, les programmes touristiques optant la plupart du temps pour les voitures les plus confortables et donc les plus chères.

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