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Simplicité, convivialité, modernité

Destination | publié le : 01.09.2014 | Dernière Mise à jour : 01.09.2014

Auteur

  • Stéphane Jarre

Copenhague City break et plus si l’on a du temps devant soi. La capitale du Danemark se présente comme l’heureux mélange entre un passé glorieux et un avenir audacieux. Créativité, inventivité, urbanisme contrôlé, environnement respecté font de la capitale du Danemark un haut lieu de la modernité.

De châteaux en musées, de boutiques en restaurants, il y a beaucoup à voir du passé et à savourer de l’instant présent dans cette ville comme posée sur l’eau. Difficile d’embrasser tout Copenhague en 72 heures, mais la capitale danoise se prête aussi à des visites à thème. Les amateurs d’architecture moderne y trouvent de quoi nourrir leur propre réflexion, les passionnés de design et de styles contemporains y sont comblés, les jeunes qui cherchent une ambiance y sont à la fête, les gastronomes eux-mêmes ont l’embarras du choix. Quant à ceux qui n’ont pas de centres d’intérêt particuliers, ils sauront goûter aux délices de la qualité de vie danoise.

À croire que les Danois ont fait leur l’adage selon lequel « pour vivre heureux il faut vivre caché ». Eux qui vivent dans le pays où l’indice du « bonheur national brut » est régulièrement le plus élevé au monde cultivent aussi l’art de la discrétion. Pas besoin d’esbrouffe quand on est une valeur sûre. Seul bémol cependant: les horaires d’ouverture des musées (de 10 h à 16 h très souvent) et des magasins (de 9 h à 18 h en général), qui sont relativement courts pour des touristes qui ont à la fois tout leur temps et pas le temps de tout, Copenhague se présente comme une ville ouverte.

Les autorités touristiques ne manquent ni de cartes ni de brochures ni d’idées pour faire découvrir au mieux la capitale du royaume. Les déplacements y sont très aisés. Le centre-ville, se parcourt à pied (certaines rues sont pavées), mais aussi à vélo ou en transports en commun. Quant à la promenade en bateau, elle s’impose. Car la ville est avant tout ouverte sur l’eau, avec ses canaux et ses quais réaménagés, ses promenades et ses parcs disposés tout au long des rivages. C’est aussi un bon moyen d’embrasser les très nombreuses réalisations architecturales contemporaines qui marquent la reconquête par la ville de ses espaces autrefois industriels ou portuaires. Ces nouveaux édifices ne se distinguent pas tant par leur hauteur, très réglementée, que par leur multiplication.

La ville de demain, soucieuse de l’environnement et de la qualité de vie, s’étale ainsi au fil de l’eau, déroulant sa géométrie, ses formes et ses concepts en intégrant l’humain plutôt qu’en l’agressant.

Gravité et Jovialité

Aussi moderne et futuriste soit-elle, Copenhague a aussi conservé ses vieux bâtiments, ses palais, ses édifices religieux et culturels qui lui donnent une harmonie à mi-chemin entre les influences germaniques et ses origines scandinaves. La gravité du style n’exclut pas la jovialité. C’est par exemple le cas au bord du canal de Nyhavn où circulent les bateaux plats emmenant les touristes à la découverte de la ville. Des maisons pimpantes, plus colorées les unes que les autres bordent les quais. Cafés et restaurants offrent au chaland l’occasion de profiter du soleil à leurs terrasses ou de se protéger de la fraîcheur saisonnière en se couvrant d’un plaid. D’autres lieux éparpillés dans la ville connaissent aussi en soirée une animation toute fêtarde.

Copenhague compte en outre plusieurs restaurants étoilés, et l’engouement suscité par l’élection de Noma comme meilleur restaurant du monde a des retombées stimulantes sur nombre de chefs en ville. Une sorte d’émulation semble pousser les uns et les autres vers le mieux. S’inscrivant dans la tradition culinaire du pays, ils ont pris goût à développer une cuisine faisant la part belle aux produits locaux, notamment les produits de la mer, en les associant à de nouvelles saveurs.

Bien entendu, le cadre ne fait pas l’impasse sur le design et l’architecture d’intérieur, en harmonie avec l’esprit de la gastronomie qui y est servie. Une forme de simplicité, mais savamment pensée, règne sur la cité. Les passionnés de mobilier et de style scandinave ont tout loisir de se laisser porter par les galeries et institutions dédiées au design. Ils pourront s’apercevoir, dans les hôtels comme dans les restaurants, qu’il ne s’agit pas d’une passion réservée aux musées mais bel et bien d’un art de vivre qui imprègne la vie quotidienne et, semble-t-il depuis toujours.

Courbes luisantes

Les familles, mais aussi les fous de plongée et les amoureux de la mer rendront visite au tout nouvel aquarium de la ville, dont l’architecture et la conception ont été récompensées. La Planète bleue (Den Blå Planet) surgit comme un coquillage nacré de l’océan. Les courbes luisantes de cet édifice abritent tout un monde sous-marin facile à observer derrière d’imposantes baies vitrées ou en passant par des tunnels de verre où la splendeur des raies le dispute à la grâce des méduses. Les unes et les autres semblent se livrer à des ballets sans fin.

Le Danemark, terre très plate posée entre deux mers, celle du Nord et la Baltique, pays de vikings conquérants autrefois, de marchands et d’armateurs aujourd’hui, doit beaucoup au monde de la mer. Un tout nouveau musée Maritime a été inauguré en octobre 2013 à une quarantaine de kilomètres au nord de Copenhague, au pied de la forteresse de Kronborg rendue mondialement célèbre par le Hamlet de Shakespeare et classée au patrimoine mondial par l’Unesco.

Là aussi, l’inventivité des architectes a été couronnée par plusieurs prix internationaux. Le musée est installé dans une ancienne cale sèche, et cet aménagement ultra-moderne sait se faire remarquablement discret tout en étant extrêmement pratique à visiter. Ce quartier d’Elseneur (Helsingør en danois) a bénéficié de transformations qui permettent le développement d’institutions culturelles et lieux de promenades.

Riviera danoise

Toute la côte du Sjælland invite d’ailleurs à la découverte, ou aux haltes nature ou culture. Par exemple à la maison où vécut Karen Blixen (http://blixen.dk), auteure du succès littéraire La Ferme africaine, transposé au cinéma sous le titre Out of Africa, au musée d’art moderne Louisiana (www.louisiana.dk), ou dans l’un des nombreux châteaux royaux du Nord Sjaelland. Considérée par les Danois comme leur « riviera », cette région invite à savourer une vie saine et tranquille. Par la route côtière, des villages plus mignons les uns que les autres, des criques et des plages, des forêts et des prés bien verts face à une mer aux teintes acier donnent à voir une campagne riante et paisible où la qualité de vie n’est pas une vue de l’esprit.

Ce n’est pas non plus une vue de l’esprit si l’on vous dit que Copenhague est bel et bien une destination passionnante et stimulante à souhait.

www.visitcopenhagen.com

www.visitnordsjaelland.dk

www.visitdenmark.fr

Métamorphoses architecturales

En quelques années, Copenhague s’est transformée en musée à ciel ouvert de l’architecture contemporaine et de l’urbanisme d’aujourd’hui. Un guide dédié à cette thématique recense ainsi une bonne centaine de bâtiments et plusieurs dizaines de parcs, voies, ponts et autres aménagements urbains à découvrir et à visiter. Plusieurs institutions ont ainsi bénéficié de relocalisation dans des bâtiments ultra-modernes.

C’est le cas du Théâtre royal du Danemark construit à proximité du centre de la vieille ville dans la zone portuaire. La Skuespilhuset, également connue en anglais comme The Royal Playhouse, marie avec une simplicité géométrique remarquable le verre et la brique, tout en offrant une vue splendide sur le bras de mer.

Sur la rive d’en face, le nouvel opéra s’inscrit dans la perspective du château d’Amalienborg, résidence d’hiver de la famille royale, et de l’église Frederik, connue sous le nom d’église de marbre, repérable à son imposant dôme, le plus grand de Scandinavie. Le nouvel opéra a aussi intégré le marbre, mais à l’intérieur, tandis que la pierre calcaire, le verre et l’acier, lui dessinent rondeurs et arrêtes. Les deux bâtiments ont été construits par des architectes danois. En revanche, c’est le Français Jean Nouvel qui a imaginé la salle de concert (Koncerthuset) inaugurée il y a cinq ans. Son grand auditorium déstructuré force l’admiration, y compris par son acoustique. Car ces nouveaux édifices, aussi remarquables soient-ils à regarder, valent aussi pour les représentations qui s’y déroulent! Et la vie culturelle de Copenhague est particulièrement riche.

Pour la piscine, demander l’atelier!

Il est impossible de tous les citer, ces bâtiments qui donnent à voir toutes les complexités de l’architecture contemporaine. Ici des pointes, plus loin des rondeurs, là des arrêtes, ailleurs des dissymétries, toujours de l’eau et de la verdure, des reflets et des clins d’œil, à l’image de cette piscine d’Islands Brygge installée dans un ancien atelier de réparation navale dont le plongeoir rappelle la proue d’un navire.

Avec 21 km de docks rénovés ou en cours de réaménagement, les architectes sont à la fête. Et le reste de la ville n’est pas oublié non plus, Leurs créations s’éparpillent en banlieue aussi, à l’instar de l’hôtel Bella Sky, situé entre l’aéroport et le centre-ville, qui consiste en deux tours qui semblent vrillées, penchant chacune de leur côté en se tenant l’une à l’autre.

Tout en se métamorphosant, la ville sait aussi conserver les richesses de son passé, ces clochers vert de gris rehaussés d’or, torsadés ou acérés, ces châteaux et palais, qui se visitent et renferment des trésors comme Amalienborg ou Christiansborg, ces relèves de la garde, qui rappellent que le pays est une monarchie, ses espaces de loisirs de toujours comme Tivoli et son parc d’attractions ou encore son quartier post-hippie comme Christiania, autoproclamé ville libre où les idéaux libertaires ont survécu jusqu’à aujourd’hui. L’air de rien, Copenhague pose des questions à ses visiteurs et les invite à examiner ses propres réponses.

Un univers maritime à portée de tous

Coup double avec les deux dernières réalisations d’importance à Copenhague et à Elseneur, à 45 km au nord de la capitale danoise. Qu’il s’agisse de l’aquarium, La Planète bleue, située au sud-est du centre-ville, ou du musée Maritime, au pied de la forteresse de Kronborg, à Elseneur, la visite vaut autant pour l’architecture de ces constructions extrêmement réussies que pour ce qu’elles renferment.

La Planète bleue, inaugurée en mars 2013, héberge pas moins de 20 000 animaux de 450 espèces différentes. Dès la première année de son activité, 1,3 million de visiteurs s’y sont pressés alors que l’aquarium national n’en attendait que 700 000. Mais le bâtiment est si bien conçu que les points d’observation permettent de découvrir le monde des océans, de la barrière de corail, des grands lacs africains, des rivières amazoniales ainsi que les eaux des îles Féroé. Une bonne cinquantaine d’aquariums en tout, qui mettent la vie marine à portée d’yeux, de mains même s’agissant des otaries par exemple.

Pour compléter sa découverte et enrichir ses connaissances du monde maritime, il faut dorénavant pousser jusqu’à Elseneur. C’est dans une ancienne cale sèche du port que le musée Maritime national a ouvert ses portes. Grande puissance maritime depuis les Vikings, des drakkars jusqu’aux porte-conteneurs géants de Maersk aujourd’hui, le Danemark propose donc de faire le tour de cet univers dans son nouveau musée ultra-moderne, associant expositions et multimédia pour faire vivre au plus près l’aventure sur les mers, du port aux tempêtes, de la cale aux voilures.

www.denblaaplanet.dk

www.mfs.dk

Du design comme art de vivre

Le design est partout à Copenhague, mais comme cet attachement aux objets pratiques, originaux, aux lignes épurées et inventives est une vraie tradition culturelle, des institutions et galeries offrent, en plus des tendances du moment, un voyage dans le temps à travers les créations. C’est le cas au musée danois des Arts et du Design, qui retrace l’histoire du design et s’intéresse aussi au travail des designers et à leur méthodes de création. Graphisme, mode, textiles, objets de la vie quotidienne, rien ne lui échappe. Quant au Centre danois du Design, il présente aussi des expositions passionnantes mettant en scène le quotidien à travers ses objets emblématiques. Plus aucune chaise ne semble banale après une visite à Copenhague!

Le design est aussi partie prenante du mois de la culture organisé chaque année en septembre durant lequel toute la scène culturelle danoise rend compte de ses créations.

http://designmuseum.dk

http://ddc.dk/

Trois questions à… – Dominique Friedman, Directeur général de Sept et Demi, Nortours.

Quels sont les atouts touristiques de Copenhague et du Danemark à même d’intéresser les voyageurs français?

– C’est la destination scandinave la plus proche de la France, très bien desservie qui plus est. Les raisons de s’y rendre sont multiples. Elle est intéressante par son histoire, qui a laissé de nombreux châteaux dans tout le pays. Sur un si petit territoire, c’est très rare. Il y a également de très bons musées à Copenhague et dans ses environs, notamment pour l’art contemporain mais pas seulement. Le pays est aussi très engagé dans la modernité: design, architecture et écologie sont chez eux au Danemark. La gastronomie est aussi une autre bonne raison de s’y rendre. Le pays a une vraie tradition culinaire, particulièrement autour des poissons et fruits de mer, des fromages et de la pâtisserie. Enfin, c’est une destination sûre, un pays de tolérance et de convivialité où l’on cultive le savoir-vivre ensemble.

La destination vous semble-t-elle accessible aux groupes?

– La proximité de la France permet de s’y rendre en autocar facilement. Copenhague est une très belle destination de court séjour. Il est possible bien sûr de le compléter en visitant le reste du Danemark qui est aussi très intéressant, ou de le combiner avec le sud-ouest de la Suède à laquelle le Danemark est aujourd’hui relié par un pont. Mais c’est un pays de marins et il faut le découvrir aussi par bateau. La meilleure période pour s’y rendre reste le printemps et l’été ou, dans un esprit festif, un peu avant Noël.

Est-ce une destination abordable?

– Le coût est le seul point négatif, mais il n’est pas insurmontable. Il est possible d’obtenir des tarifs raisonnables qui rendent la destination abordable, en jouant par exemple sur le moment du voyage ou certaines de ses composantes.

Pratique

Où dormir?

Installé dans un ancien entrepôt du XVIIIe siècle, admirablement aménagé et meublé, l’Admiral Hotel est, avec ses 815 lits, un pied à terre idéal. Situé à mi-chemin entre le charmant Nyhavn et l’austère palais d’Amalienborg, il permet en outre de rayonner par la mer, à ses pieds, et sur terre dans tous les lieux essentiels de la capitale danoise et ses environs. L’établissement est également parfait pour le Mice et dispose à la belle saison de trois bateaux à quai, prêts à recevoir sa clientèle pour des apéritifs ou des tours du front de mer.

www.admiralhotel.dk

Où manger?

Les restaurants bien cotés ou moins connus ne manquent pas à Copenhague. Parmi plein d’autres, il est possible de s’attarder au Kanalen ou de déguster poissons et produits de la mer au bien nommé Fiskebaren.

http://restaurant-kanalen.dk

http://fiskebaren.dk

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