Menu

Unesco, un label gagnant

Zoom | publié le : 01.06.2014 | Dernière Mise à jour : 01.06.2014

Auteur

  • Catherine Mautalent

Analyse La France compte 38 sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Un label qui leur a permis de gagner en notoriété, et pour certains de sortir d’un relatif anonymat à un statut d’incontournable. L’enjeu n’est donc pas anodin. S’il est difficile cependant d’en mesurer précisément les retombées économiques, force est de constater qu’en terme d’affluence touristique, l’impact est réel.

Figurer sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, c’est l’assurance d’une « renommée universelle »… Mais, c’est aussi la promesse d’une fréquentation touristique décuplée. Un « formidable » coup de projecteur sur une région. Un précieux atout relayé à chaque fois par les médias et à estampiller sur toute offre commerciale. Le site ou le lieu devient alors The place to be… Rappelons que l’attribution du label « Patrimoine mondial de l’Unesco » vise « à encourager à travers le monde l’identification, la protection et la préservation du patrimoine culturel et naturel considéré comme ayant une valeur exceptionnelle pour l’Humanité et une application universelle », indique l’Unesco. Avec pour objectif de permettre aux générations futures (… et touristes potentiels actuels et à venir!) de pouvoir encore les apprécier à leur tour.

Dès 1954, la Convention de La Haye protège les biens culturels en cas de conflit armé… Mais, il faudra attendre 1972 et voir adopter par l’Unesco la Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel. Trois ans plus tard, c’est la ratification de la France à cette convention (ils sont aujourd’hui 160 états à l’avoir ratifiée). En 1976 est créé le Comité du patrimoine mondial, qui désigne les sites « ayant une valeur universelle exceptionnelle », en s’appuyant sur dix critères de sélection. Ce comité, qui se réunit une fois par an, est composé de 21 états(1) liés à la Convention du patrimoine mondial. Les premiers sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial datent de 1978. Ils étaient exactement au nombre de 12, tous situés à l’étranger. Ce n’est que l’année suivante que cinq sites français intègrent la liste: la Basilique et la colline de Vézelay, la cathédrale de Chartres, le Mont Saint-Michel et sa baie, le palais et parc de Versailles ainsi que les sites préhistoriques et les grottes ornées de la vallée de la Vézère. Quant au dernier «bien» français inscrit, il s’agit du bassin minier du Nord/Pas-de-Calais. C’était en 2012.

En moyenne, d’une année sur l’autre, ils sont une vingtaine de nouveaux sites à venir allonger la liste (chaque pays ne peut déposer que deux dossiers de classement par an à l’Unesco), même s’ils n’ont été que 13 à être inscrits l’an passé. Aujourd’hui, la liste rassemble pas moins de 981 sites. Parmi eux, 38 sont basés en France, plaçant le pays en quatrième position en nombre de labellisés après l’Italie (49), la Chine (45) et l’Espagne (44). Les édifices religieux en constituent une large part avec notamment quatre cathédrales classées (Amiens, Bourges, Chartres et Notre-Dame à Paris) et quelques abbayes romanes. Des villes chargées d’histoire ont également été distinguées. Trente-quatre sont considérés comme « patrimoine culturel » (voir encadré), quatre « patrimoine naturel » avec le Golfe de Porto (calanche de Piana, golfe de Girolata et réserve de Scandola (depuis 1983), les lagons de Nouvelle-Calédonie pour leur diversité récifale et écosystèmes associés (2008), les pitons, criques et remparts de l’île de La Réunion (2010), et un « mixte » (soit deux pays partageant un même territoire) avec les Pyrénées-Mont-Perdu (depuis 1997), vaste ensemble montagneux transfrontalier(2) entre la France et l’Espagne.

Un atout touristique

Un site ou un lieu inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco apporte plusieurs avantages. Par exemple: un prestige qui joue souvent un rôle catalyseur dans la sensibilisation à la préservation du patrimoine, l’accès au Fonds du patrimoine mondial, l’assistance d’urgence pour réparer les dommages causés par les catastrophes naturelles ou par l’activité humaine, la possibilité de bénéficier de plans de gestion qui définissent des mesures de préservation et des mécanismes de suivi adéquats, et bien sûr « une plus grande sensibilisation du public au site pour ses valeurs exceptionnelles », indique l’Unesco, venant de fait renforcer son attraction touristique. La cité épiscopale d’Albi, par exemple, a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial en 2010. En un an, la fréquentation de ses sites a progressé entre 30 et 50 %. Le Havre, ville reconstruite par Auguste Perret de 1946 à 1964 lui a valu en 2005 d’être inscrite au patrimoine mondial. « Avec cette inscription, nous disposions d’un argument touristique non négligeable pour passer à l’offensive en terme de commercialisation , et ce notamment à destination de la clientèle groupes, relève Aloïs Hoch, responsable de la promotion et de la commercialisation au sein de l’office de tourisme. L’effet médiatique aidant, cela a été positif pour la destination. Les clients étaient intrigués par le fait qu’une ville comme Le Havre soit inscrite au patrimoine mondial, ce qui venait en contradiction avec les a priori de son image, plutôt liée à une ville portuaire et industrielle ». En devenant ville Unesco du design, « Saint-Etienne a accédé à un nouveau réseau d’expertise, indique t-on en région Rhône-Alpes, par voie de communiqué. Cette reconnaissance internationale majeure pour Saint-Etienne constitue un facteur déterminant dans le changement d’image de la ville, à la fois pour son développement culturel, social qu’économique ».

Des avantages, mais aussi des contraintes. L’inscription sur la liste du patrimoine mondial induit un suivi de l’Unesco, qui peut déclasser un lieu. Cette menace a, par exemple, joué en faveur du centre historique de Vienne en Autriche dont la municipalité a dû abandonner un projet de construction de quatre tours ou encore du plateau des pyramides en Égypte, dont le projet autoroutier a été dévié. Mais, Dresde en Allemagne, a maintenu la construction d’un pont à quatre voies, avec pour conséquence de faire disparaître la ville de la liste du patrimoine mondial. Et puis, une fois la reconnaissance du patrimoine exceptionnel acquise, charge aux labellisés de veiller à la maintenir. Prenons l’exemple des Causses et des Cévennes, paysage culturel de l’agro-pastoralisme inscrit sur la liste, qui a ainsi mis en place une organisation spécifique en trois structures. À commencer par la Conférence territoriale, pilotée par le Préfet de Lozère, mandaté par le Premier ministre pour garantir la bonne conservation et la gestion du « bien ». Elle rassemble les principaux gestionnaires du « bien » et décide des orientations de gestion. À cette première « structure » s’ajoute l’Entente départementale des Causses et des Cévennes, créée en 2012 par les quatre départements concernés par l’inscription. Cellule technique, elle veille à la bonne coordination des actions mises en œuvre par chacun et s’assure de la bonne utilisation de l’emblème Unesco. Enfin, le Comité d’orientation réunit, quant à lui, toutes les personnes ou structures qui souhaitent être force de propositions et qui s’appuie sur un Comité scientifique. On pourrait citer également la Citadelle de Besançon, dont l’ensemble des activités proposées au sein du site suit « le fil rouge de l’Unesco »: conservation et valorisation du patrimoine, construction de la paix, préservation de la biodiversité, et éducation pour un développement durable, dialogue des cultures.

Un enjeu économique

Si 38 sites français sont à ce jour inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, presque autant (37 pour être précis) était encore l’an passé en attente de sélection (soit des « biens » soumis à la liste indicative). La procédure est longue, voire très longue et varie en fonction de chaque demande. De plus, la concurrence est sévère. Mieux vaut donc s’armer de patience! Ainsi, sept sites sont en attente depuis 1996! Parmi eux: les sites mégalithiques de Carnac, mais qui sont actuellement en train de redevenir l’épicentre d’un futur dossier porté par l’association Paysages de Mégalithes constituée en 2012, en vue de l’inscription sur la fameuse liste. « Un comité scientifique, présidé par le paléontologue Yves Coppens, a lancé le 14 avril dernier les travaux en vue d’une inscription des sites mégalithiques du Sud Morbihan au patrimoine de l’Unesco, confirme ainsi Jean-Baptiste Goulard, délégué général de l’association. Ce comité réunit des scientifiques à même de témoigner du caractère privilégié du périmètre retenu – de la rivière d’Etel à la Presqu’île de Rhuys, soit 26 communes, 550 sites – quant à la densité du caractère exceptionnel des monuments ». Un travail de longue haleine mené depuis maintenant près de deux ans, et un dossier qui ne devrait pas être bouclé avant 2017. Il sera ensuite présenté au comité d’experts des biens français (dépendant du ministère de la Culture) par la France, qui à son tour choisira (ou non) de le soumettre à l’Unesco. Ce serait, évidemment, un enjeu important pour Carnac, par exemple, car les mégalithes sont le premier site fréquenté du Morbihan avec 600 000 visiteurs par an pour les alignements et 34 000 au musée. En cas de classement, leur nombre pourrait passer à un million, soit 40 % de plus.

Trois autres sites sont toujours soumis à la liste indicative depuis 2000, 16 depuis 2002. Un seul s’est positionné en 2006 (l’œuvre architecturale et urbaine de Le Corbusier); idem en 2007 (la grotte Chauvet, que l’État français a décidé fin janvier 2013 de retenir pour expertise auprès de l’Unesco et dont le verdict est attendu pour juillet); et en 2011 (la chaîne des Puys et faille de Limagne dont le comité du patrimoine mondial statuera sur le dossier d’inscription entre le 15 et 25 juin prochains), ou encore en 2012 (Nîmes, l’Antiquité au présent). Deux attendent depuis 2010: les îles Marquises et le site sacré de Taputapatea en Polynésie française).

Deux autres encore depuis 2013: l’espace transfrontalier maritime-Mercantour et les Climats du vignoble de Bourgogne dont le verdict est attendu pour juin ou juillet 2015. « C’est la première fois qu’un vignoble serait reconnu, protégé et valorisé, non pas pour son « esthétique » originelle, mais pour sa complexité , son atypicité, ses valeurs culturelles mais aussi sa capacité à fédérer des communes rurales et des grandes agglomérations », souligne François Rebsamen, qui était encore maire de Dijon avant de devenir ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social dans le nouveau gouvernement de Manuel Valls.

En cette année 2014, quatre autres « biens » sont venus allonger cette liste d’attente: les aires volcaniques et forestières de la Martinique, Metz royale et impériale, les plages du Débarquement en Normandie, ainsi que les paysages et sites de mémoire de la guerre 14/18. Deux dernières inscriptions sur la liste indicative venant à point nommé en cette année de célébration du 70e anniversaire du Débarquement et du centenaire de la Première Guerre mondiale…. « C’est une première étape importante, a commenté Laurent Beauvais, le président de la région Basse-Normandie, qui œuvre de longue date pour cette reconnaissance, motivée par la volonté de faire perdurer leur fréquentation touristique, alors que les vétérans sont de moins en moins nombreux. L’inscription des plages du Débarquement sur cette liste indicative est d’abord un hommage rendu aux vétérans des pays ayant participé à cette opération historique. Les cérémonies qui s’annoncent seront une excellente occasion de mettre en lumière ce bien inestimable. Nous continuons à nous mobiliser pour la suite de ce processus de classement ». Les objectifs de la candidature bas-normande sont au nombre de quatre. À la fois faire reconnaître les valeurs portées par ce lieu de mémoire (liberté, démocratie, paix, réconciliation), conforter la préservation de cet espace particulier dont la protection a commencé dès 1945, donner une impulsion au territoire et « fédérer les acteurs du tourisme de mémoire autour d’un projet ambitieux au service de l’attractivité régionale », et enfin renforcer l’ouverture internationale de cet espace mémoriel. Rappelons que les plages du Débarquement s’étendent sur près de 100 km et concernent une quarantaine de communes littorales, de Rabenoville (Manche) à Ouistreham (Calvados).

Profitant également du centenaire de la Première Guerre mondiale, la France a aussi proposé les paysages et sites de mémoire de la guerre 14/18, que l’organisation mondiale a inscrit sur sa liste indicative sous l’intitulé « sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale ». À ce jour, seuls deux sites entrant dans cette catégorie font partie du patrimoine mondial de l’Unesco. Il s’agit d’Auschwitz et de Hiroshima. Mais, le centenaire de la Grande Guerre a incité l’organisation mondiale à « faire quelque chose de particulier, en choisissant le thème du culte des morts », commente Jean-Luc Lanouilh, conseiller général de l’Aisne, département qui totalise 11 nécropoles retenues dans cette présélection. Au total, entre Belgique et France, ce sont 105 sites qui ont été recensés pour une candidature à l’inscription sur la liste du patrimoine mondial (nécropoles, mémoriaux, monuments aux morts…). Une initiative lancée il y a plusieurs années et que les deux pays ont décidé de mener en commun. Au niveau national, 14 départements sont concernés, soit 80 sites (donc 25 pour la Belgique). La réponse est attendue pour 2018 (!). Si ce calendrier est respecté, ce serait une double aubaine pour les lieux concernés. L’occasion de mettre en avant un label mondial en s’inscrivant toujours dans la célébration du centenaire de la Première Guerre mondiale. Et au-delà, il y a évidemment l’enjeu économique. Cette reconnaissance admise par l’Unesco serait un appui pour ces régions concernées pour « en faire des lieux de développement touristique », reconnaît Jean-Luc Lanouilh.

Des projets dans les cartons

Et d’autres lieux, sites ou villes comptent bien conquérir pour l’obtention de ce précieux label. On peut citer Nice, par exemple, qui souhaiterait inscrire sa promenade des Anglais au patrimoine mondial de l’Unesco (commencée en 1822, elle constitue le premier aménagement urbain destiné à favoriser les loisirs balnéaires, devant un des symboles de la cité niçoise). Dans cet objectif, l’ancien ministre de la Culture, Jean-Jacques Aillagon a été embauché au cabinet du député-maire UMP de Nice Christian Estrosi pour préparer le dossier de candidature porté par une commission dont Jean-Jacques Aillagon prendra la tête . Un projet qui est dans les cartons de la mairie depuis 2012. Après l’obtention en 2013 de la labellisation de la Réserve internationale de ciel étoilé du Pic du Midi, ce dernier lance aussi une démarche visant à être classé. Un classement à la fois culturel et naturel. « Au Pic du Midi, il y a une création humaine et la découverte des paysages, nous estimons judicieux de marier les deux », expliquait en avril dernier à nos confrères de La Dépêche, François Fortassin, président du syndicat mixte du Pic du Midi. Daniel Soucaze, directeur du site, indique par ailleurs, qu’outre l’afflux des visiteurs que générerait le classement du Pic du Midi au patrimoine mondial, celui-ci « assurerait la pérennité du site pour des siècles ». Le comité syndical a voté en avril dernier une somme de 70 000 euros pour lancer le dossier de demande d’inscription du Pic du Midi au patrimoine mondial, avec pour objectif de le présenter d’ici la fin 2015. De son côté, la ville du Mans (Sarthe), qui n’a pas été retenue par le comité d’experts des biens français après avoir présenté son dossier en 2013, « va reprendre les choses en main, retravailler et affiner les arguments pour renouveler sa candidature, indique t-on au cabinet du maire. Des arguments qui s’appuieront sur le caractère unique de son quartier ancien, avec ses 20 hectares de ruelles pavées, habités de maisons en pan de bois et d’hôtels Renaissance, sertis d’une muraille romaine et surplombés d’une cathédrale ». Ce quartier ancien porte le nom de Cité Plantagenêt, en référence à la dynastie anglaise éponyme dont le fondateur, le futur Henri II, a vu le jour au Mans dans le palais des comtes du Maine, actuel hôtel de ville. De multiples traces de pierre subsistent de cette épopée royale des XIIe et XIIIe siècles.

On l’aura compris, le label Unesco est un moteur de développement économique pour les régions bénéficiaires. Le classement des lieux, historiques ou écologiques, ainsi mis sous les feux des projecteurs leur apporte un réel supplément d’attractivité décuplé par la médiatisation à la fois sur les plans national et international. Sans aucun doute, le label permet de gagner en notoriété , et pour certains lieux ou sites de sortir d’un relatif anonymat à un statut d’incontournable. Tout en venant parallèlement enrichir les productions touristiques des voyagistes.

Actuellement siègent, et pour une durée de quatre ans environ, les pays suivants: Algérie, Allemagne, Colombie, Croatie, Finlande, Inde, Jamaïque, Japon, Kazakhstan, Liban, Malaisie, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, Qatar, République de Corée, Sénégal, Serbie, Turquie et Viet Nam.

L’ensemble englobe une partie du parc national des Pyrénées (les cirques de Gavarnie, Estaubé, Troumouse et barroude et quelques territoires situés en zone périphérique du parc sur les communes d’Aragnouet, Gavarnie et Gèdre ) et le parc National Ordesa y Monte Perdido (Aragon) et quelques zones adjacentes sur les territoires de Bielsa, Fanlo, Puértolas, Tella-Sin et Torla.

Une inscription en deux temps

La candidature au patrimoine mondial de l’Unesco se fait en deux temps.

1 Seuls les États (États signataires de la convention) peuvent proposer à l’Unesco des biens pour inscription sur la liste du Patrimoine mondial. À cet effet, le Comité du Patrimoine mondial demande à chaque État de lui transmettre une liste indicative des biens qu’il souhaite proposer pour inscription dans les années à venir; l’inscription sur la liste indicative nationale est donc une étape préalable obligatoire. La liste indicative française est élaborée par le Comité national des biens français inscrits sur la liste du patrimoine mondial.

2 Le dossier de candidature est présenté au Comité national qui juge de sa recevabilité et le dépose auprès de l’Unesco qui rend sa décision au plus tôt dix huit mois plus tard, après expertise. Cette évaluation technique est assurée par l’Icomos (Conseil international des monuments et des sites) pour les biens culturels ou par l’UICN (Union mondiale pour la conservation de la nature) pour les biens naturels.

Toutefois, c’est le Comité du patrimoine mondial qui prend la décision finale concernant l’acceptation ou le refus d’inscription. Il peut aussi différer sa décision et demander à l’État partie de plus amples informations sur le site.

Patrimoine culturel et naturel, définitions

La Convention concernant la protection du patrimoine mondial considère que le « patrimoine culturel » regroupe les monuments (œuvres architecturales, de sculpture ou de peinture monumentales, éléments ou structures de caractère archéologique, inscriptions, grottes et groupes d’éléments, qui ont une « valeur universelle exceptionnelle » du point de vue de l’histoire, de l’art ou de la science,); les ensembles (groupes de constructions isolées ou réunies, qui, en raison de leur architecture, de leur unité, ou de leur intégration dans le paysage, ont une « valeur universelle exceptionnelle » du point de vue de l’histoire, de l’art ou de la science; et enfin les sites (œuvres de l’homme ou œuvres conjuguées de l’homme et de la nature, ainsi que les zones y compris les sites archéologiques qui ont une « valeur universelle exceptionnelle » du point de vue historique, esthétique, ethnologique ou anthropologique. Par ailleurs sont considérés comme « patrimoine naturel », les monuments naturels constitués par des formations physiques et biologiques ou par des groupes de telles formations qui ont une « valeur universelle exceptionnelle » du point de vue esthétique ou scientifique; les formations géologiques et physiographiques et les zones strictement délimitées constituant l’habitat d’espèces animale et végétale menacées, qui ont une « valeur universelle exceptionnelle » du point de vue de la science ou de la conservation; et enfin les sites naturels ou les zones naturelles strictement délimitées, qui ont une « valeur universelle exceptionnelle » du point de vue de la science, de la conservation ou de la beauté naturelle.

Div qui contient le message d'alerte

Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire

Mot de passe oublié

Déjà abonné ? Créez vos identifiants

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ? Remplissez les informations et un courriel vous sera envoyé.

Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format