Le parc national des lacs de Plitvice, dans l’Est du Kvarner, à la frontière avec la Bosnie, a accueilli l’an dernier à lui seul 1,2 million de visiteurs. Ce n’est pas sans raison: il offre un des paysages naturels les plus emblématiques de la Croatie. L’Unesco non plus ne s’y est pas trompée en l’inscrivant à la liste du Patrimoine mondial de l’Humanité en 1979, en même temps que Dubrovnik et Split.
Particularité géologique, propre aux roches karstiques d’où l’eau semble parfois sortir, l’endroit est tout simplement magique. En un collier de perles turquoise et émeraude, 16 lacs se succèdent en cascades à travers un canyon où pousse une forêt de hêtres, de sapins, de châtaigniers et d’érables rougeoyant à l’automne.
Près d’une centaine de chutes d’eau sont ainsi recensées sur les 296 km2 du parc national. La plus haute atteint 78 m de haut, moitié plus qu’au Niagara. Les eaux sont si claires qu’on y aperçoit les poissons, tandis que les canards sauvages volent à l’horizon.
Grâce aux dons d’une diva de l’opéra de Zagreb, ce site a commencé à être aménagé au tournant du XXe siècle. Passerelles en bois faisant le tour des lacs, chemins protégés, permettent de s’approcher au plus près de ces splendeurs naturelles qui courent sur une quinzaine de kilomètres. Un petit train et un bateau électriques, basés à proximité de l’hôtel Jezero, rendent le site accessible à tous.
Le reste du parc est à son état naturel, livré aux randonneurs et aux animaux sauvages: chevreuils, cerfs, renards, lièvres, libellules, lynx, loups et ours bruns.