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Le succès n’a pas épuisé le potentiel

Croatie | publié le : 01.05.2014 | Dernière Mise à jour : 01.05.2014

Marché La Croatie est en progression constante sur le marché émetteur français. Cependant, celui-ci reste encore très saisonnier et limité à la côte adriatique. Il existe donc un fort potentiel de développement, en orientant le tourisme davantage vers l’avant et l’après-saison, en favorisant l’émergence de nouvelles destinations dans l’arrière-pays et en séduisant, de ce fait, une clientèle tournée vers une meilleure connaissance du pays et de ses habitants plutôt que vers le tout balnéaire.

En 2013, un nombre record de Français s’est rendu en Croatie, soit 455 000 selon les données de l’office de tourisme, en hausse de 7,4 % par rapport à 2012. Cet engouement s’est traduit par plus de 1,7 million de nuitées, en augmentation de 5,7 % par rapport à l’année précédente. Globalement, 13 millions de touristes sont allés en Croatie l’an passé, dont 11,5 millions venant de l’étranger, assurant 73 millions de nuitées, dont 66 millions effectuées par les touristes internationaux.

La satisfaction des autorités croates est d’autant plus grande que les progressions de la part du marché français ont été particulièrement fortes en avant-saison: + 11 % en mai, + 9 % en juin 2013. « La désaisonnalisation du tourisme reste l’objectif premier de la Croatie », rappelle Marina Tomas-Billet, directrice de l’office national croate de tourisme à Paris. C’est un enjeu majeur en effet. Car le pays est riche d’un potentiel qui lui permettrait de sortir du pic estival. Encore faut-il qu’il soit connu et que les touristes aient le goût de s’y rendre hors vacances d’été.

Le second objectif que s’est fixé le tourisme croate vise justement à diversifier les destinations à l’intérieur du pays. Dubrovnik et Split connaissent un succès constant auprès des Français. Et Split, par exemple, a enregistré une hausse de 19 % de la fréquentation française en 2013. Mais c’est la région de Zadar, dans le nord de la Dalmatie, qui a suscité un nouvel intérêt de la part des Français, un quart plus nombreux à s’y rendre l’an dernier par rapport à 2012.

La Dalmatie plébiscitée

L’attrait de la Dalmatie demeure sur le marché français, même si les touristes se déplacent progressivement vers le nord de la côte adriatique. Du même coup, ils laissent encore relativement inexploré le reste du pays, celui de l’intérieur, que ce soit la Slavonie qui s’étire le long de la Save (Sava) jusqu’au Danube qui marque la frontière avec la Serbie, ou encore la Croatie septentrionale aux confins de la Slovénie.

Zagreb, toutefois, commence à tirer son épingle du jeu. Les Français ont été 27 000 l’an dernier à visiter la capitale, soit 7 % d’arrivées en plus par rapport à 2012 et 12 % de nuitées supplémentaires. La durée moyenne du séjour est de l’ordre de 1,8 nuit. Les autorités croates du tourisme entendent grignoter quelques dixièmes de points en promouvant les city-breaks à Zagreb. L’adhésion de la Croatie à l’Union européenne, effective depuis le 1er juillet dernier, doit faciliter la mise en œuvre de cet objectif. Les liaisons aériennes aussi (voir page 28). Croatia Airlines a, par exemple, adapté ses horaires du jeudi et du dimanche à cette ambition.

« Slow tourisme »

Pour l’instant l’offre des tour-opérateurs en ce sens ne se bouscule pas au portillon. Zagreb est plus souvent une étape sur un circuit qu’une destination à elle-seule. Pourtant la ville a de quoi séduire (voir page 30) une clientèle européenne en mal de détente dans un cadre urbain. Ce potentiel là est encore à développer. De la même manière, le tourisme dans la campagne de la Croatie centrale et septentrionale (voir page 32) pourrait bien se développer sous l’effet du « slow tourisme », qui prend son temps et s’accorde des moments pour rencontrer les habitants des pays visités. C’est d’autant plus envisageable en Croatie que les mets, mariant terre et mer, produits du potager et poissons, et les vins sont l’occasion de partager avec les habitants recettes et découvertes. L’agrotourisme est aussi en plein essor, notamment en Istrie (voir page 34), donnant aux visiteurs le sentiment de revenir au pays en bénéficiant de l’accueil chaleureux et convivial des paysans qui ont pris le virage du tourisme, y compris dans les coins les plus isolés. Si le réseau autooutier est de bon niveau, les routes secondaires, qui serpentent par les collines et les vallons, sont parfois assez étroites, surtout pour un autocar. Mais si les touristes prennent leur temps, alors tout est possible. Il est certain que ce n’est pas la même clientèle qui est attendue à l’intérieur du pays que celle qui a l’habitude de fréquenter la côte en plein été. Sur le marché français aussi, le tourisme en Croatie dispose encore d’un gisement potentiel significatif.

http://croatia.hr

Des eaux de baignade d’excellente qualité

Bien avant son entrée dans l’Union européenne, qui remonte au 1er juillet 2013, la Croatie était intégrée dans le classement annuel des eaux de baignade par l’Agence européenne de l’environnement. Destination balnéaire de premier plan, elle arrive année après année en tête du classement, aux côtés de Malte, de Chypre et de la Grèce, pour la qualité de ses eaux de baignade. À plus de 96 %, ses sites de baignade côtiers sont jugés « conformes ou d’excellente qualité », selon le dernier rapport portant sur l’année 2012 (la compilation statistique de 2013 sera publiée à la fin mai), bien au-delà de la moyenne établie à 82 % pour les zones côtières européennes. En y intégrant les eaux de baignades intérieures, dans les lacs et les rivières, la Croatie reste parmi les pays les mieux classés, avec un total, toutes eaux confondues, de 95,3 % de zones de baignade « conformes ou d’excellente qualité » au-delà donc de la moyenne européenne de 78 %.

Par ailleurs, une bonne centaine de plages de Croatie ont obtenu le fameux « pavillon bleu » qui récompense les efforts en matière d’environnement, de même que 18 marinas croates.

Autrement dit, on peut se baigner à peu près partout en Croatie, selon les différents relevés effectués en Europe. Et la limpidité de l’eau ne peux qu’y inciter!

www.eea.europa.eu/fr

www.blueflag.org

Soutien tous azimuts de l’office de tourisme

Ouvert au public l’après-midi, l’office national croate de tourisme est particulièrement actif auprès des professionnels. Avant tout comme soutien à leurs projets, mais pas seulement.

La structure institutionnelle participe à de nombeux, salons organisés tout au long de l’année, à Paris comme en province, à Rennes et à Nantes, par exemple. L’office de tourisme est également présent sur des salons à thème, destinés aux élus de comités d’entreprise ou aux randonneurs notamment, la destination se prêtant aussi bien au tourisme de groupe qu’aux découvertes de la nature avec 400 chemins de randonnée et de nombreux parcs nationaux ou régionaux, des sites de plongée ou encore des circuits à vélo. Un workshop est annoncé pour le 20 novembre prochain (date précise à confirmer) à l’ambassade de Croatie à Paris.

La promotion de la destination est également assurée par la présentation sur le site internet de l’office d’un panorama complet des organisateurs et vendeurs de voyages en Croatie. Les autocaristes y figurent ainsi en bonne place.

L’office apporte son soutien aux éductours envisagés par les tour-opérateurs, la Dalmatie avec Top of Travel, l’Istrie avec Promovacances par exemple.

Pour promouvoir de nouvelles découvertes en Croatie, l’office de tourisme a mis en place le programme « Buy Croatia » qui cible particulièrement les chefs de produits et les autocaristes. L’objectif est de leur faire connaître des régions moins ou peu fréquentées jusque-là. C’est le cas de la Slavonie, autour d’Osijek, ou de Karlovac, dans le Kvarner, autour d’activités sportives. Sur place des rencontres sont alors organisées entre un petit groupe de chefs de produits et des hôteliers ou d’autres prestataires locaux. Trois déplacements sont envisagés cette année, en avant-saison ou à l’automne.

En France même, l’office de tourisme assure aussi des formations dédiées aux professionnels, sur place quand le nombre d’agents de voyages est suffisant, ou sinon par d’autres biais. Des conseils peuvent ainsi être apportés par téléphone, des aides proposées pour monter des circuits ou pour informer les professionnels sur les nouveaux produits disponibles.

Enfin, l’office de tourisme ne manque pas non plus de documents et de visuels, d’affiches et de brochures, la plupart en français, à même d’intéresser les agents de voyages. Il y a là tout pour décorer une agence aux couleurs croates. Il suffit de demander!

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