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Une vraie guerre de course pour conquérir un marché à fort potentiel

Zoom | publié le : 01.04.2014 | Dernière Mise à jour : 01.04.2014

Auteur

  • Stéphane Jarre

Maritime En hausse de 9 %, le marché français de la croisière poursuit son développement. Il a terminé l’année en passant le cap du demi-million de passagers. De quoi donner des ailes aux compagnies de croisières qui diversifient leurs offres, lancent de nouveaux navires tout en se livrant à une concurrence acharnée.

Avec le lancement de l’opération « Trouvez votre marin et gagnez une croisière par jour » à l’occasion du Salon mondial du Tourisme qui s’est tenu à Paris fin mars, les compagnies de croisières ont fait l’événement. Elles semblent aussi avoir touché le pompon porte-bonheur en battant année après année de nouveaux records. Elles ont franchi en 2013 le cap symbolique du demi-million de passagers français, en hausse de 9 % par rapport à l’année terne de 2012. Il n’empêche, la croisière semble défier l’atonie de l’activité économique. La Clia, qui réunit les principales compagnies à travers le monde, relève même que « le marché européen de la croisière a augmenté de 43 % depuis le début de la crise économique ». Même l’Italie, pourtant très affectée par l’impact du naufrage du Concordia a retrouvé le chemin de la croissance l’an dernier. Rien ne semble donc devoir arrêter cette évolution remarquable. Rien sinon peut-être la concurrence acharnée que se livrent les compagnies sur la qualité, la diversité, l’étendue ou l’originalité de leur offre, mais aussi sur les prix. Certaines promotions défient presque l’entendement. Mais cela ne vaut que pour le marché des individuels.

C’est donc avec confiance que les compagnies de croisières poursuivent leur développement, comme en témoignent celles qui sont présentées ci-après.

Costa Croisières: conjuguer maturité et innovation

Costa Croisières revendique en 2013 le quart de million de passagers français à bord de ses navires. « Nous détenons quasiment la moitié du marché », affirme Patrick Pourbaix, directeur général adjoint de la filiale française du groupe italien Costa Crociere, lui même dans le giron de l’américain Carnival. Si « le marché français est encore faible », il est devenu essentiel pour le groupe italien. « Costa France est le deuxième marché le plus important pour le groupe, après l’Italie », explique le directeur général adjoint. Néanmoins, la fréquence de renouvellement de la flotte de Costa est appelée à ralentir pour s’en tenir à un lancement de navire tous les deux ans plutôt que chaque année. Le Costa Diadema sera ainsi inauguré en octobre prochain. Ce navire, dernier fleuron d’une flotte qui en comptera alors 15 totalisant 40 000 lits, sera positionné à Savone, mais il embarquera aussi ses passagers de Marseille. Le premier départ depuis la cité phocéenne est annoncé pour le 9 novembre prochain à destination de la Méditerranée occidentale. Ce navire à même d’emporter au maximum 4 975 passagers est le premier d’une nouvelle série, indique Patrick Pourbaix.

Autre façon de se renouveler: repenser l’offre. C’est ce qui a été fait cet hiver avec la « neo Collection ».

« Nous en sommes à une première étape de maturité, considère Patrick Pourbaix. La neo Collection est un peu l’antithèse de ce que nous avons développé jusqu’ici ». Après la démesure, le moment est venu de prendre son temps, de savourer plus longuement les escales, d’accoster dans des ports moins courus, de profiter plus librement des offres de restauration. Avec la neo Collection, les croisières sont plus longues, environ 11 ou 12 jours, voire 63 jours pour le tour de l’Afrique, une nouveauté au départ de Dubaï, avec quelques escales en Inde et dans l’océan Indien. C’est aussi le Costa NeoRiviera qui inaugurera le 12 avril prochain au départ de Toulon ses croisères « Douceur Méditerranée », où la gastronomie des pays méditerranéens sera à l’honneur avec un « festival culinaire ».

En termes d’itinéraires, Costa Croisières a lancé des croisières de huit jours/ sept nuits à travers les îles grecques au départ de Rhodes, en proposant dans son offre le pré et le post-acheminements par voie aérienne. Le principe est le même pour le tout nouvel itinéraire entre la mer des Caraïbes et l’Atlantique au départ de la Guadeloupe vers une succession d’îles paradisiaques.

Costa Croisières vient tout juste aussi de réorganiser son service commercial en l’étoffant. Le service groupes en a aussi profité: « Nous voulons être plus pro-actifs », explique le directeur général adjoint de Costa, qui a engagé deux commerciaux sédentaires en « front office ».

MSC, made in France

Manifestement, le marché français et le made in France donnent pleine satisfaction à MSC. La compagnie de croisières italo-suisse se félicite d’avoir passé le cap des 150 000 passagers français l’an passé, 20 000 de plus que l’année précédente. « C’est une très bonne performance », commente Marco Pilato, directeur commercial France, Belgique et Luxembourg. Et pour cause, elle est même depuis plusieurs années plus rapide pour la compagnie que celle du marché français de la croisière. Le panier moyen s’est lui aussi amélioré, en augmentation de 8 % l’année dernière. Et 2014 aussi semble bien partie.

Le marché groupe représente environ 23 % du total des passagers et avoisine les 35 000 pax en 2013. « C’est un marché qui compte beaucoup pour nous, qui réagit vite à l’ouverture des ventes », remarque Marco Pilato. Les offres 2015 et même 2016 de MSC sont déjà en vente.

La moitié de la clientèle française de MSC navigue en Méditerranée occidentale. Marseille reste son port d’attache le plus important avec trois navires qui y sont basés, mais Le Havre tire aussi son épingle du jeu. En 2015, la compagnie a prévu de lancer des croisières méditerranéennes au départ de Monte Carlo.

La mise en place de vols charters pour les acheminements vers Venise depuis Paris et Toulouse ou, en hiver, pour Las Palmas au Canaries et La Romana en République dominicaine, contribue à renforcer les produits proposés par MSC. Plus d’un tiers des passagers des croisières au départ des Émirats achètent aussi un pré et post-acheminement auprès de la compagnie de croisières, qui s’occupe également des transferts.

Le succès des croisières à thème ne faiblit pas. La dernière, Âge tendre et tête de bois, avec les vedettes de la chanson des années 70 a encore attiré 3 400 personnes cette année. De nouvelles thématiques apparaissent comme les croisières « Bella Italia » qui mettent le pays à l’honneur dans ce qu’il a de meilleur, ou encore comme les croisières « Passion football » en préparation pour cet automne avec des stars de l’équipe des Bleus de 1998 à bord.

Côté destinations, le succès des croisières dans le golfe arabo-persique, le dispute à celui des Antilles. Dans les Caraïbes françaises, la demande, en forte hausse, tourne autour de 25 000 pax, confirmant le succès que remporte le navire basé à Fort-de-France et Pointe-à-Pitre. Marco Pilato indique d’ailleurs qu’un second navire pourrait y être positionné pour répondre à la demande.

En ce qui concerne les capacités, MSC ne manque pas d’ambition ni de confiance dans le développement du marché de la croisière, elle qui vient de commander deux navires aux Chantiers navals STX de Saint-Nazaire, et de poser une option pour deux autres prototypes supplémentaires. À 750 millions d’euros l’unité, c’est la commande la plus importante de son histoire que vient de passer MSC Croisières, qui dispose déjà d’une flotte de 12 navires, tous sortis des chantiers de Saint-Nazaire.

CroisiEurope, acteur sur le Mékong et en expansion de par le monde

En 2013, CroisiEurope a fait voyager près de 209 000 passagers et réalisé un chiffre d’affaires de 135 millions d’euros. Une majorité en France, mais beaucoup aussi sur les grands fleuves du monde. Plus de 13 000 touristes sont partis naviguer sur le Douro, au Portugal, 6 500 sur le Guadalquivir entre Séville et l’Atlantique, 7 400 pax ont choisi la croisière sur le Pô, tandis que plus de 7 000 ont navigué sur la Volga et les fleuves d’Asie. Les croisières maritimes et côtières, que ce soit au large de la Croatie, de la Grèce, de la Turquie, autour de Chypre et de la Terre Sainte ou encore des Canaries, ont attiré 8 300 pax.

Grande nouveauté de 2014, le rachat de la Compagnie du Mékong annoncé fin février témoigne de la volonté de CroisiEurope d’aller de l’avant et de poursuivre son développement, affirme Eric Collange, directeur commercial. Alors qu’elle affrétait jusque-là le RV Indochine pour ses croisières fluviales sur le fleuve indochinois, entre Vietnam et Cambodge, CroisiEurope se retrouve aujourd’hui propriétaire de quatre navires. « Le concept était très bon, donc nous n’allons pas apporter de changements majeurs à ces croisières sur le Mékong, indique Eric Collange. Nous allons juste y insuffler l’esprit et le savoir-faire de CroisiEurope ». Le nom de la compagnie ne sera pas pour autant changé, tout juste est-il rajouté la mention « by CroisiEurope ».

La part du marché français sur cette croisière est de 40 %, Allemands et Anglais représentant une bonne partie des 60 % de la clientèle étrangère. Les groupes fournissent un quart des passagers des croisières de la compagnie sur le Mékong. La plupart choisit l’offre proposant également le post et le pré-acheminements aériens.

Outre ce développement sur l’Extrême-Orient, « opportunité et challenge » tout à la fois, selon Eric Collange, CroisiEurope continue d’affréter un navire en Birmanie, sur l’Irrawady, à des dates précises en fin d’année. Également lancées l’an dernier, les croisières de quatre jours sur la rivière Chobé, en Afrique australe, associées à un safari sont toujours proposées à des minigroupes.

Sur les fleuves d’Europe, pas vraiment de changements non plus, sinon l’ajout d’une offre qui permet aux croisiéristes de redescendre tout le Danube de Budapest jusqu’à son embouchure sur à la mer Noire.

Côté maritime, CroisiEurope continue de proposer une croisière « entièrement francophone » sur la côte de Croatie, et apporte quelques modifications à son offre lancée en 2013 qui emmène les touristes de Chypre jusqu’en Terre sainte. Pour tenir compte de la volonté des clients, au lieu de cinq jours à Chypre et deux jours à Jérusalem, comme c’est le cas cette année, cette croisière sera rééquilibrée pour la saison 2014-2015 pour passer un jour de plus en Terre sainte et quatre jours sur Chypre.

Montée en gamme pour Rivages du Monde

Rivages du Monde a fait voyager 15 000 pax en 2013 sur les fleuves du monde (14 000 pax) et quelques mers 1 000 pax répartis entre mer Noire et Spitzberg, indique Alain Souleille, Pdg de la compagnie de croisières. La Russie, plutôt stable par la fréquentation d’une année à l’autre, représente à elle seule la moitié des passagers, pour des Moscou-Saint Petersbourg et sur la partie sud de la Volga. L’Asie, avec les offres sur le Mékong, le Yang Tsé, le Gange et un peu le Laos, a attiré de son côté 3 000 pax et enregistré une hausse significative de 10 % l’an dernier. Le Danube, où les croisières à thème sont nombreuses, l’Écosse, les États-Unis et le Canada ont complété en 2013 l’éventail des destinations à succès proposé. Les groupes représentent grosso modo 2 000 pax, Leur taille est plus importante pour les croisières en Russie (jusqu’à 80 pax), plus réduite, autour de 15 à 20 pax, pour les navigations en Asie.

Alain Souleille relève que bon nombre de groupes sont déjà confirmés pour 2014 et se déclare même « plutôt surpris car la montée en gamme se traduit par une augmentation des prix ». Mais cela ne décourage manifestement pas la clientèle groupes. Ce relèvement du standing se vérifie en Russie et sur la Birmanie. À partir de novembre 2014, Rivages du Monde va en effet affréter un nouveau bateau, l’Ananda, pour une croisière « Au cœur de la Birmanie » de 12 jours / 11 nuits. Cinq départs sont programmés et intéresseront, en marge des individuels, des petits groupes disposant d’un budget conséquent.

Rivages du Monde propose au moins une nouveauté par an, selon la volonté de son Pdg. Pour l’hiver 2015-2016, ce sera notamment la partie thaïlandaise du Mékong. Un autre nouveau produit est en cours de finalisation pour l’été.

Sur la Russie, c’est le lancement des croisières sur le Kandinsky, navire rénové de la gamme Prestige, qui est annoncé pour l’été prochain entre Moscou et Saint Petersbourg.

Rivages du Monde n’entend donc pas changer les caractéristiques de ses offres, entièrement francophones et sur des navires toujours plus exclusifs. De même, les croisières thématiques, accompagnées par des spécialistes des sujets abordés restent prisées, que ce soit autour du culturel, de la gastronomie, de la géopolitique ou encore de la musique. Elles seront donc régulièrement proposées au catalogue tout au long de l’année.

Hurtigruten intéresse de plus en plus les Français, et réciproquement

La compagnie norvégienne Hurtigruten ne peut que se féliciter d’être présente sur le marché français. Depuis ces dernières années, elle enregistre une croissance significative de sa clientèle française et francophone, au point de lui proposer de plus en plus d’offres dédiées. La compagnie a réalisé en 2013 un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros sur la France, en forte progression par rapport aux 10,5 millions de 2012. Le nombre de passagers français est aussi en hausse: 8 300 l’an dernier alors qu’il avoisinait les 7 500 précédemment. Et le marché des groupes reste une cible privilégiée de la compagnie norvégienne.

Devant ce succès, la compagnie a décidé d’aller de l’avant et de programmer davantage de départs avec acheminement direct de Paris au port d’embarquement de Bergen pour les croisières à bord de l’Express côtier. Quatre départs sur des vols spécialement affrétés sont prévus en 2014, six en 2015 (en mai, juin et juillet). « La tendance est très positive, indique Christine Bois, directrice générale France. Le challenge de vente lancé pour le départ du 17 mai fonctionne très bien ».

La compagnie norvégienne a décidé aussi d’enrichir son offre d’excursions pour les croisiéristes empruntant l’Express côtier qui va de port en port de Bergen à Kirkenes et retour. « Nous souhaitons décliner sur ces croisières ce que nous faisons déjà pour les croisières d’exploration », précise Christine Bois. Randonnées nature, cheval dans les îles Lofoten, traîneau à chiens quand la saison s’y prête, quad, sont quelques unes de ces nouvelles propositions. De même, les animations à bord sont enrichies, avec la présence de spécialistes, à même d’expliquer leur métier, comme les pêcheurs par exemple, ou de faire découvrir la gastronomie et les produits locaux. Cette évolution va de pair avec la volonté d’accompagner les croisières par des experts français des destinations proposées par Hurtigruten. C’est particulièrement le cas pour les croisières d’exploration, par exemple celle autour de l’Islande.

Pour 2015, Hurtigruten veut aussi proposer une croisière d’exploration sur ses propres côtes, en suivant trois itinéraires dans le sud du pays. Il sera ainsi possible de faire du kayak lors des escales, voire de passer une nuit ou plusieurs nuits à terre pour vivre la Norvège plus complètement encore.

Royal Caribbean, lancements de navires et redéploiement

La compagnie américaine Royal Caribbean a fait voyager l’an dernier 26 000 Français, dont 21 % sont venus en groupe. Grosso modo, le groupe représente un cinquième du chiffre d’affaires de la compagnie réalisé en France. Les nouveautés à venir concernent surtout les lancements de navires et leur redéploiement. Ainsi, le Quantum of the Seas sera inauguré à l’automne prochain. En 2015, ce sera le tour de son sistership, l’Anthem of the Seas, d’être lancé. Ce navire sera positionné à Southampton pour des croisières en Europe.

Côté redéploiement, l’Oasis of the Seas fera cette année des mini-croisières en Europe, au départ de Barcelone. Il naviguera en Méditerranée occidentale en quittant le port catalan les 13 et 18 septembre. Il filera vers Rotterdam le 23 septembre en contournant la péninsule ibérique où quelques escales sont prévues. En 2015, c’est son sistership, l’Allure of the Seas, qui sera positionné en Europe pour des croisières de huit jours/sept nuits au départ de Barcelone et avec, cette fois, des escales à Marseille. En ligne de mire donc, du 24 mai au 18 octobre, la Méditerranée occidentale.

Les offres de Royal Carribean sont aussi axées sur les Caraïbes et l’Amérique, avec des possibilités packagées combinant vols, croisière et séjour en Floride pour les croisières aux Antilles. Des excursions durant le séjour peuvent aussi être intégrées pour une offre clé en main. Outre la Floride, l’Alaska, le canal de Panama, l’Amérique du Sud figurent aussi au catalogue de Royal Caribbean. Les groupes reçoivent un traitement spécifique, y compris à bord où ils peuvent compter sur un interlocuteur de référence et disposer d’espaces privatisés ou de personnalisations sur demande.

De nouveaux horizons pour les croisières à voile de Star Clippers

Tout en restant fidèle à l’esprit de ses croisières à voile, où les passagers sont au plus près de la mer, et les activités marient détente et exercice physique, Star Clippers continue d’innover en proposant de nouvelles thématiques et de nouvelles destinations.

Côté thématiques, la compagnie monégasque qui exploite deux quatre-mâts et un cinq-mâts a ainsi ajouté à sa palette une croisière yoga encadrée par des professionnels renommés. Pour l’esprit et la relaxation, le Royal Clipper embarque ses 227 passagers pour une traversée de l’Atlantique très zen ce printemps, des Caraïbes vers la Méditerranée et dans le sens inverse à l’automne prochain. Pour la culture, des croisières méditerranéennes intègrent aussi des conférences sur l’archéologie, l’histoire ou le patrimoine des escales emblématiques sur le pourtour de la Grande bleue. Pour les plaisirs de la chère, des chefs réputés participent à certaines dates à des croisières « gastronomie ». Enfin, pour passer Noël au balcon, dans un décor non moins enchanteur, les croisières de Noël, déjà programmées l’an dernier, sont de nouveau prévues à la fin de cette année.

Côté destinations, Star Clippers lance une nouvelle programmation à Cuba pour des croisières de sept nuits, au départ de Cienfuegos entre novembre 2014 et mars 2015. La compagnie s’aventurera aussi le long des côtes du Venezuela, aux îles du Vent, aux Grenadines au départ de La Barbade en mars 2015. Elle propose aussi pour cet été un tout nouveau tour des îles Baléares en sept jours au départ de Palma de Majorque à bord du Star Flyer. À cette offre s’ajoutent des mini-croisières de « découverte » ou d’« initiation » en Méditerranée, pour les îles grecques de Mykonos et Hydra au départ d’Athènes, sur la côte septentrionale de l’Adriatique au départ de Venise, la Corse et la Sardaigne au départ de Rome, ou une traversée Malaga-Rome en passant par les Baléares. Enfin avant de partir de Cannes ou de Monte Carlo pour la réserve de Scandola en Corse, les passagers partagés entre nature et compétition automobile pourront vivre le grand prix de Monaco à bord du Star Flyer amarré dans le port.

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