OT Vichy est la station touristique phare de l’Allier et de l’Auvergne! Architecture foisonnante marquée par l’empreinte de Napoléon III, centres thermaux, parcs et jardins… autant de raisons pour la découvrir en groupe. Comme en témoigne l’offre conçue (clé en main ou sur mesure) par la structure institutionnelle, une offre combinée avec des étapes situées aux alentours de la ville.
Madame de Sévigné, épistolière française, n’avait pas tari d’éloges sur les fameuses eaux de Vichy qui avaient miraculeusement dissipé les rhumatismes grippant sa plume… Adelaïde et Victoire de France, filles de Louis XV et Laetitia Bonaparte, la mère de Napoléon, y sont venues faire des cures. Mais, ce n’est qu’avec Napoléon III que l’ancienne Aquis Calidis prend son véritable essor. L’empereur découvre la ville en 1861, y revient chaque année. L’argent coule à flots, se change en pierre et en parcs, fait de Vichy la « reine des villes d’eaux ». « Avant la Seconde Guerre mondiale, les 500 hôtels aux équipements surdimensionnés voient passer 100 000 curistes par an, raconte Philippe Gendre, responsable des services touristiques et animations à l’office de tourisme et de thermalisme. Les temps ont changé depuis, mais le patrimoine du thermalisme constitue aujourd’hui une porte d’entrée pour la découverte de la ville ».
Au XIXe siècle, Vichy est une station à la mode, fréquentée par les célébrités de l’époque, que Napoléon III va s’attacher à transformer: une gare surgit, on élève une digue sur la rive droite de l’Allier, des parcs à l’anglaise de 13 hectares viennent remplacer les anciens marécages, le long des axes urbains nouvellement tracés sont édifiés des chalets rappelant les maisons alpestres et les demeures coloniales, et ce pour loger l’empereur et la suite impériale. Chalets Marie-Louise, Eugénie, de l’Empereur, de Clermont-Tonnerre, des Roses, des Suppliques, Saint-Sauveur…. Et les distractions ne sont pas oubliées avec notamment la construction d’un casino dans la perspective du parc des sources, qui en 1900 sera ceinturé d’une galerie couverte métallique. Trois ans plus tard seront inaugurés l’opéra, le hall des sources et le grand établissement thermal de style oriental. Parallèlement, hôtels particuliers et palaces aux architectures variées sortent de terre. La Première Guerre mondiale mettra un coup d’arrêt brutal à ce développement, l’entre-deux guerres voit une reprise du thermalisme, mais c’est la Seconde Guerre mondiale qui fait revenir la ville sur le devant de la scène. C’est là que choisit de s’installer le gouvernement français, après avoir signé l’armistice le 22 juin 1940, « en accueillant une centaine de milliers de personnes! Les clients des hôtels sont mis à la porte, les établissements sont réquisitionnés », glisse Philippe Gendre. Et la ville sera oubliée, jusqu’en dans les années 50 à 60 durant lesquelles défileront de nombreuses têtes couronnées couplée à une arrivée massive de Français d’Afrique du Nord. En 1963, la création du lac d’Allier et du parc omnisport donnent à la ville son profil actuel. La guerre d’Algérie marquera une nouvelle fois un coup d’arrêt brutal pour Vichy. Il faudra attendre les années 80 pour réamorcer un important programme de rénovation et de modernisation: création d’un vaste cœur de ville piétonnier, reconstruction et rénovation des thermes, réalisation d’un centre de balnéothérapie dédié à la remise en forme et au bien-être, mise en valeur du patrimoine architectural, réalisation d’un centre de congrès au sein de l’ancien casino ou encore restauration de l’opéra. « Aujourd’hui, Vichy est un paradoxe qui tient en un maximum de dépaysement dans un minimum de proximité, résume Philippe Gendre. Elle dispose de 140 hectares de parcs, offre un patrimoine architectural mêlant des styles riches et contrastés dont nombre d’entre eux datent d’avant l’arrivée de Napoléon III (comme les vestiges du couvent des Célestins, le pavillon Sévigné ou encore l’église Saint Blaise, ndlr), des infrastructures thermales parmi les plus modernes d’Europe, un hippodrome, un golf 18 trous… ».
Autant de centres d’intérêt qui permettent au service groupes de l’office de tourisme et du thermalisme de décliner nombre d’angles de découvertes à travers la ville. Et ce, du tour panoramique en autocar à la visite de Vichy sous l’angle Art Déco, en passant par Napoléon III, les coulisses de l’opéra, le Second Empire, la capitale de l’État français, les villas côté architecture, les palaces et les grands hôtels, les sources, les artistes en cure, les jardins… « Nous avons en projet la mise en place d’une visite guidée sur le thème des Années Folles », ajoute Philippe Gendre. Une offre qui ne s’arrête pas là, puisque l’office de tourisme et de thermalisme combine depuis plusieurs années maintenant Vichy à d’autres étapes départementales. Poussant ainsi – par exemple – jusqu’à Moulins, St Nectaire, Vulcania, Thiers, St Flour, St Pourçain-sur-Sioule… « Avec un hébergement sur Vichy », précise Brigitte Renzo, responsable du pôle groupes, un pôle créé en 2007 et animé aujourd’hui par trois personnes. « L’objectif était de pouvoir proposer des offres packagées à cette clientèle, à qui nous proposions déjà une offre de visites guidées ou en répondant à des demandes ponctuelles, poursuit-elle. Avec la mise en place d’une centrale de réservations en 1989, cela nous a permis de développer une offre packagée. À cette époque, nous avions fait des comités d’entreprise notre cible prioritaire avant de nous tourner dès 1994 vers les autocaristes en participant notamment au Mitcar, puis au MITInternational avec nos partenaires hôteliers ». L’office de tourisme et de thermalisme a, depuis, été exposant au MAP Pro en 2010, 2011 et 2012. Avec dans ses cartons, non pas une brochure, mais plusieurs fiches-produits regroupées dans une chemise, un format toujours d’actualité aujourd’hui. Ainsi, l’offre 2014 se décline en formules visites guidées, excursions à la journée et en demi-journée, complétées par une liste de 20 hôtels de catégories deux à quatre étoiles, situés à Vichy et à proximité à l’exemple de Bellerive-sur-Allier. Une offre qui n’est pas exhaustive mais donnée à titre d’exemple. « Nous sommes, bien sûr, en mesure de concevoir des formules séjours, mais force est de constater qu’aujourd’hui, nous vendons surtout des journées », relève Brigitte Renzo. Autocaristes et comités d’entreprise constituent toujours les cibles prioritaires, alors « que pour les associations et les clubs, nous répondons à des demandes ponctuelles », poursuit-elle.
C’est au mois de janvier qu’est adressée par courrier la nouvelle production groupe de la structure institutionnelle. Le document est tiré à 1 000 exemplaires environ, mais fait l’objet de deux éditions distinctes, l’une sera envoyée aux autocaristes avec des prix hors transport, tandis que l’autre sera adressée aux comités d’entreprises incluant le transport. « D’une année sur l’autre, nous nous attachons à renouveler notre production, souligne Brigitte Renzo. Cela passe par des remaniements de programmes, l’intégration de nouvelles étapes et de nouvelles idées de visites thématiques de Vichy ». Des visites thématiques, généralement d’environ une heure trente, dont les prix sont définis sur une base de 20 personnes, contrairement à ceux mentionnés pour les journées ou demi-journées calculés, eux, sur une base de 30 pax. Ils sont mentionnés « à partir de… et sont nets, précise Brigitte Renzo. Par ailleurs, nous n’avons pas mis en place un système de commissionnement pour les professionnels ». La gratuité est appliquée pour le conducteur, s’ajoute une supplémentaire pour 20 ou 30 payants. « Je crois au positionnement de Vichy en tant que destination de court-séjour, et nous travaillons aujourd’hui dans ce sens à travers la mise en marché d’une offre packagée adaptée, qui inclurait notamment des prestations plus inédites, comme par exemple une soirée à l’opéra » , conclut Philippe Gendre. Un moyen pour l’office de tourisme et de thermalisme de faire sortir des sentiers battus une clientèle groupes, qui selon le responsable des services touristiques et animations, « tend à rester sur des produits classiques ». Et par là-même de l’inciter à (re) venir sur Vichy.
En 2012, l’office de tourisme et de thermalisme de Vichy a vendu 346 forfaits groupes, totalisant 9 020 pax (ces chiffres étaient respectivement de 388 et 8 966 l’année précédente) et enregistré un chiffre d’affaires de 54 120 euros (53 796 euros en 2011). Les « apporteurs » de groupes sont « très disparates, entre les clubs sportifs, les associations, les agents de voyages ou encore les autocaristes », indique Philippe Gendre, responsable des services touristiques et animations. Ces groupes constitués sont principalement issus d’Auvergne, d’Île-de-France et du Rhône. Quant au Top3 des prestations privilégiées par les groupes viennent, par ordre d’importance, la balade commentée de Vichy en petit train touristique, la découverte de la cité sous l’angle du Second Empire et enfin la pastille de Vichy, à travers la confiserie Moinet située à 3 km de la ville. « La confiserie devrait d’ailleurs ouvrir un musée dédié à la célèbre pastille au printemps 2015, qui sera installé dans le centre de Vichy », annonce Brigitte Renzo, responsable du pôle groupes.
Du 25 au 27 avril prochains, la ville de Vichy organisera – comme chaque année – les Grandes Fêtes Napoléon III. L’occasion de plonger dans la vie et les fastes du Second Empire. Pas moins de 300 figurants et danseurs sont mobilisés pour un défilé en costumes et musiques d’époque, tandis que zouaves et artilleurs bivouaquent à côté des chalets impériaux. De nombreuses animations sont proposées: visites guidées théâtralisées sur les pas de l’empereur, balades en calèches… Sans oublier le dîner musical dans le cadre du Palais des Congrès-opéra où musiciens, danseurs et serveurs en costumes d’époque agrémentent un menu Second Empire.
En 1900, refusant d’entrer au noviciat, celle qui s’appelle encore Gabrielle Chanel est recueillie dans une institution de Moulins tenue par des dames chanoinesses, qui l’instruisent et la placent en qualité de commise dans une bonneterie de la ville. Moulins est à cette époque ville de garnison où le régiment du 10e chasseurs à cheval tient le haut du pavé. Devenue la coqueluche des lieutenants, la cousette de la rue de l’Horloge fait parallèlement ses débuts à La Rotonde, une sorte de caf’conc’ où l’on pratique le « concert à quêtes ». Gabrielle Chanel y chante Ko-Ko-Ri-Ko et Qui qu’a vu Coco, devenant pour son public « la petite Coco ». En 1906, rêvant de rivaliser avec Yvette Guilbert, elle tente même sa chance à Vichy, en travaillant comme donneuse d’eau à la buvette de la Grande Grille pour se payer des cours de chant. En vain…