Circuit. Pour découvrir le meilleur et le plus grand nombre de facettes de l’île de beauté, il faut suivre un itinéraire nord-sud en autocar. Avec l’aide du réceptif Destination Corse, Tourisme de Groupe s’est lancé dans l’aventure, et dévoile les étapes à ne pas manquer.
À la fois si proche du continent, et si lointaine, la Corse, avec ses montagnes de maquis barbotant dans la mer azurée et ses traditionnels villages à flanc de collines, est sans doute l’une des régions de France aux paysages les plus contrastés et les plus préservés. Pour en découvrir ses multiples facettes, rien de mieux qu’un circuit en autocar traversant la région du nord au sud. Ce choix peut s’avérer judicieux lorsqu’on sait que, le paysage de l’île de beauté, si différent d’un endroit à l’autre, ne peut se dévoiler entièrement si on le regarde que d’un seul point de vue. Car plusieurs paramètres sont à prendre en compte pour cerner les particularités de la collectivité territoriale française. Le premier est que la Corse est une île, avec ses côtes, ses plages, et son climat méditerranéen si doux en bord de mer. Mais elle est aussi une montagne – plus de 120 sommets répertoriés à plus de 2 000 m d’altitude – avec son maquis luxuriant, ses pistes de ski en hiver, et sa gastronomie copieuse (voir encadré), etc. Et même quelques rares plaines comme celle de Marana ou encore la Plaine Orientale.
À cette diversité de paysages s’ajoute une histoire riche en bouleversements, qui ont eux aussi marqué différemment chacune des microrégions que compte la Corse. Occupée selon certains historiens depuis 10 000 av J-C, la région, au cœur de la méditerranée, a subi très tôt les invasions de ses voisins, qu’ils soient Etrusques, Carthaginois, Musulmans d’Espagne, Italiens, Vandales…, et qui ont chacun apporté leur part au capital culturel riche présent sur l’île aujourd’hui. Parmi les influences les plus marquantes, on trouve bien entendu la présence Génoise dès le Xe siècle, et son occupation de près de quatre siècles et demi au total à différentes périodes du Moyen-Âge, jusqu’à l’époque moderne. Cette longue influence a laissé des traces plus ou moins marquées en fonction des villes, tant dans l’architecture, les arts, la religion, que dans la langue. Deux autres périodes plus récentes ont également forgé les caractéristiques actuelles de la Corse. La première est celle de son indépendance, intervenue entre 1735 et 1755, grâce au célèbre Pascal Paoli (1725 – 1807), homme politique dont l’hommage est rendu de manière quasi-égale dans presque toutes les communes de l’île. Enfin, la conquête militaire française en 1769 et qui a fait de la Corse une collectivité territoriale de l’Hexagone.
Une fois ce cadre historique posé, reste à déterminer les étapes du voyage qui permettront d’avoir un large panel de ce que l’île de beauté à offrir à ses visiteurs. Dans le cas d’un circuit nord-sud, de multiples combinaisons sont possibles pour parvenir à cet objectif. Mais une chose est sûre, il ne faut pas passer à côté de certains incontournables. À commencer par Bastia.
La deuxième ville de Corse après Ajaccio est située au nord-est de l’île et à seulement 61 km des côtes italiennes. Bastia, dont le nom vient de l’italien Bastiglia, qui signifie bastille, citadelle ou place forte, est née en 1378 grâce à l’arrivée du gouverneur génois Leonello Lomellini qui fit construire le palais des Gouverneurs en 1380, et dont la tour donna son nom à la ville. La commune s’est progressivement transformée entre les XVIe et XVIIe siècles pour ressembler de plus en plus aux villes génoises, avec un urbanisme en damier et des rues droites. À cette période, plusieurs confréries religieuses s’installèrent dans la cité. Et nombre d’églises et autres lieux de culte, à l’architecture baroque italienne pour la plupart, fleurirent un peu partout. Mais le Bastia tel que nous le connaissons résulte aussi de transformations qu’a subies la ville au XIXe siècle, notamment avec la construction de plusieurs monuments tels que le palais de justice, d’immeubles bourgeois et de la place Saint Nicolas. Cette dernière, située en plein centre de la ville, et qui est reconnaissable par sa statue de Napoléon regardant la mer et les flâneurs, est souvent la première étape incontournable à la visite de la ville. Construite à la fin du XIXe siècle, elle avait pour principale fonction d’accueillir les touristes anglais, nombreux à l’époque, qui venaient séjourner en Corse durant les longs mois d’hiver. À cette occasion, elle fut décorée de palmiers et de platanes, pour lui donner un air plus exotique. Son nom provient de la chapelle d’un hospice médiéval autrefois situé à cet emplacement. La légende raconte que les habitants du village d’Urtaca qui s’étaient placés sous la protection de Saint Nicolas décidèrent d’acheter une de ses statues en Italie. Quand elle arriva à Bastia, la population la trouva si belle qu’elle s’en empara et empêcha les villageois de l’emporter. Elle fut déposée pour la nuit dans la chapelle de l’hospice qui fut ravagée par un terrible incendie. Au matin, à la surprise générale, on vit la statue qui émergeait d’un tas de cendres. Les Urtacais l’emportèrent triomphalement et les Bastiais dédièrent la chapelle à Saint Nicolas en mémoire de ce prodige. Sur cette place aérée et très populaire, on trouve aussi la boutique d’origine de Louis Napoléon Mattei, ayant inventé le célèbre Cap Corse en 1872, un apéritif composé de vin, de quinquina et d’herbes du maquis, et dont la recette est restée un secret bien gardé jusqu’à aujourd’hui.
À partir de là, les groupes peuvent alors s’aventurer dans le vieux Bastia avec son architecture en touche de piano, ses maisons hautes, imposantes et austères, le vieux Bastia avec ces couleurs, ocres, orangées
La visite de Bastia peut ensuite être couplée à celle du Cap Corse, par exemple à Erbalunga, un de ses plus beaux villages de pêche. Avec sa tour génoise, son petit port de pêche datant du Moyen-Âge, ses maisons en toit de lauze, et ses plages de galets, l’endroit est un lieu de villégiature privilégié de certaines personnalités à la recherche de calme. Un parking pour autocars est même prévu pour un stationnement facile, ce qui n’est évidement pas le cas de tous les villages de la région, malheureusement. Les visiteurs peuvent alors se promener sur la petite place du village et acheter quelques souvenirs. Tout cela avant le départ, en fin de journée, vers l’Île Rousse, située dans l’une des microrégions de l’île les plus pittoresques: la Balagne.
Cette petite ville côtière du nord-ouest de la Corse, dont le nom a été donné en raison d’îlots de porphyre rouge présents sur une partie de sa côte, a été fondée 1758 par Pascal Paoli pour concurrencer Calvi, sa puissante voisine, qui était à l’époque génoise. Cette petite « escale » permettra aux groupes de dormir une première nuit avant de reprendre, le lendemain matin, le périple par une visite du marché couvert classé monument historique, et pourquoi pas prendre un café sur la place Pascal Paoli, au centre de la ville. Bien entendu, la visite de ville calvaise s’impose également. La capitale économique et touristique de la Balagne est l’un des deux pôles majeurs de tourisme de l’île avec Porto Vecchio au sud. La ville est très tôt occupée par les Génois, dès 1161, et cette influence, comme ailleurs dans la région, y est très visible. Ce sont ces mêmes Génois qui sont à l’origine de sa citadelle, construite au XIIIe siècle et qui domine toujours fièrement le golfe de la ville. Cette ancienne partie de la cité, au sol pavé d’une mosaïque de pierres colorées et inégales, et aux maisons hautes, mais dont l’austérité est atténuée par les portes et fenêtres colorées, abrite quelques monuments religieux. C’est le cas de la cathédrale Saint Jean-Baptiste, aux façades intérieures blanches et nues rendant le bâtiment très lumineux malgré la petite dimension de ses vitraux. Incontournable également aux yeux des Calvais, les restes d’une maison dans laquelle aurait vécu, selon la ville et ses habitants, Christophe Colomb, le célèbre navigateur. Cependant, cette hypothèse, n’a toujours pas été prouvée et à même souvent été contestée. Cela n’empêche pas la municipalité de réaliser des panneaux d’information en présentant Calvi comme « la ville de Christophe Colomb ».
À ces deux visites précédentes s’ajoute celle de ce qu’on nomme communément les vieux villages de Balagne. Ces petites communes, regroupées sur des pythons rocheux avaient pour objectif, au Moyen-Âge, à la fois de garder des terrains pour la culture mais aussi et surtout de pouvoir se défendre en cas d’attaque, ce qui rappelons-le, arrivait fréquemment. Elles sont aujourd’hui entourées d’un maquis épais composé de mille et une plantes telles que les griffes de sorcière, l’immortelle, le romarin et le laurier rose, parfumant agréablement l’air ambiant. Au-delà de leur côté pittoresque, ces petits villages regorgent de trésors de l’architecture religieuse baroque et romane. L’un des villages incontournables, et l’un des plus vieux aussi, est celui de Corbara. Il a été fondé en 816, lorsque des princes romains se sont rebellés contre le pape à la fin du VIIIe siècle et ont été envoyés en exil dans les armées de Charlemagne. Autorisés par la suite à rentrer chez eux s’ils débarrassaient la Corse des Sarrazins, ce qu’ils ont fait, ces derniers ont ainsi obtenu des terrains en récompense. Et c’est un dénommé Guido Savelli qui a eu Corbara. Le village compte aujourd’hui environ 1 000 habitants. Parmi les monuments à visiter sur place, on trouve la chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs, datant de l’époque baroque, et un couvent franciscain construit en 1430, dont certaines fresques de la vie quotidienne des moines de l’époque sont particulièrement intéressantes pour comprendre la vie menée au sein de l’imposante bâtisse à la fin du Moyen-Âge. Un peu plus loin, on trouve Pigna dont le nom signifie meule de foin. Le village, qui contemple la vallée de la Nervia a été fondé en 1725. Il abrite aujourd’hui nombre d’artisans et de musiciens. Enfin, un passage par la commune d’Aregno s’impose, pour admirer l’église pisane de la Trinité San Giovani, datant de la fin du XIe siècle. Avec sa façade en patchwork de pierres noires grises et ocres, sa porte bleue azur et ses étranges statues humaines et animales primitives, cette dernière a obtenu le privilège d’être classée au patrimoine des monuments historiques.
Après une nuit de sommeil bien méritée dans un des hôtels groupes de la région (voir encadré), l’aventure suit son cours vers le centre de l’île avec la visite de Corte. La cité montagneuse, cachée de la mer, fut la capitale de la Corse indépendante grâce à Pascal Paoli. À peine arrivés dans la ville, les visiteurs resteront impressionnés par son imposante citadelle, la seule qui ait été construite au cœur du pays en 1419 par le vice-roi de Corse de l’époque Vicentello d’Istria, et surtout par le nid d’aigle qui domine, solitaire, la ville et sa vallée son sur python rocheux. Aujourd’hui, l’imposante muraille et ses bâtiments abritent le musée anthropologique de la commune, retraçant en détail différents aspects de la culture et les traditions corses. L’accent est notamment mis sur l’importance de la religion, des processions et des confréries, de la musique, notamment la polyphonie corse, et de l’artisanat. Un retour sur le développement du tourisme, débuté au XIXe siècle est également proposé. La visite de ce musée est une bonne occasion pour les groupes de faire le point sur les connaissances acquises depuis le début du séjour, mais aussi d’apprendre de nouvelles facettes de l’histoire de l’île. Au-delà de son musée et de sa citadelle, Corte possède aussi par une nature avoisinante, montagneuse et sauvage, ou il fait bon flâner sur les chemins de balade à proximité de rivières limpides et rafraîchissantes. Balades au cours desquelles il n’est pas rare de croiser quelques vaches gambadant librement et profitant elles aussi du paysage. Le grand départ vers le sud peut ensuite se faire par la vallée du Tavignano, avec un arrêt à Solenzara, dont le port a la forme romantique d’un cœur vu du ciel.
Une découverte de la Corse ne saurait être complète sans la visite de la troisième ville de la région, Porto-Vecchio, ou Portivechju en corse qui signifie « vieux port ». La célèbre station balnéaire entre mer et montagne était autrefois connue pour son exploitation du sel, du liège et de certains bois. Aujourd’hui, ce sont ses plages de sable fin à proximité qui en font sa renommée. Elle est l’une des six villes corses à avoir sa propre citadelle. Cette forteresse spectaculaire a été construite en 1539 sur un rocher de porphyre rose par une banque génoise appelée l’Office de San Giorgio. La ville de Porto Vecchio peut aussi être le point de départ de randonnées pédestres vers le massif de l’Ospedale offrant une vue panoramique du golfe de Porto-Vecchio.
L’arrivée à la nuit tombée à Bonifacio ménage le suspense d’une découverte des plus surprenantes… Celle d’une perle du Sud qui révélera ses mystères dès l’aube. Pour peu que les groupes optent pour une croisière en mer, proposée notamment par la Société des promenades en mer de Bonifacio (SPMB). À mesure que les passagers s’éloignent du port, les falaises de calcaire de la citadelle se révèlent blanches immaculées si le soleil est au rendez-vous. Le bruit de l’eau s’abandonnant sur les parois du bateau et le mouvement des vagues à la couleur changeante, tantôt turquoises tantôt grises renforcent encore un peu plus cette sensation de mirage, ainsi que la vue lointaine des montagnes sardes encore couvertes dans leur brouillard matinal. La croisière est aussi l’occasion de découvrir le lieu du naufrage du bateau baptisé La Sémillante en 1850, qui a fait 750 victimes, et qui fut si bien décrit par Alphonse Daudet dans Les lettres de mon moulin. Des 750 passagers du bateau, pris en pleine tempête au large des côtes bonifaciennes, aucun n’a survécu. La légende raconte qu’un berger, qui aurait assisté au drame, en aurait perdu la raison.
Une fois remis de leurs émotions maritimes, et après une petite visite de la vieille ville, direction Sartène, à l’architecture entremêlée, bien loin des droites rue bastiaises. Cette dernière a beaucoup marqué les écrivains français du XIXe siècle, friands de la région. En effet, Prosper Mérimée l’aurait qualifiée un jour comme étant « la plus corse des villes corses ». Et Alexandre Dumas, dans Les frères Corses considérait Sartène comme « la terre classique des vendettas ». Aujourd’hui, si certaines choses ont évolué, force est de constater que nombre de traditions ancestrales perdurent dans la ville, notamment le fort sentiment religieux et la célèbre cérémonie baptisée « le Catenacciu » (le porteur de chaînes), qui est pratiquée tous les ans lors du vendredi saint. À cette occasion, un homme cagoulé de rouge et dont l’identité n’est connue que du curé, doit réaliser un parcours de près de deux kilomètres pieds nus, en portant une croix d’une trentaine de kilos et en traînant une chaîne d’une quinzaine de kilos. S’il réussit l’épreuve, il pourra soit réaliser un vœu, soit se faire pardonner une faute grave. L’Église Santa Maria, d’où débute le parcours, expose ainsi une galerie de photos retraçant ce moment suivi par des fidèles venant de toute la Corse. Cette découverte plus profonde de certaines des traditions de l’île, peut-être suivie par l’ultime étape du circuit nord-sud: la visite d’Ajaccio, dont le nom pourrait signifier « lieu ou l’on se repose », et qui a été fondée en 1492 par les Génois.
Le meilleur moment pour y arriver est sans doute un peu avant la nuit tombée, afin de ne pas manquer le spectacle des îles sanguinaires se colorant de rouge au coucher du soleil. Ces îles encore sauvages ont d’ailleurs été longuement décrites par Alphonse Daudet, toujours dans Les lettres de mon Moulin. La visite de la ville est à réserver pour le lendemain. Avec comme première étape la Citadelle, construite sur un promontoire rocheux dès la naissance de la ville, suivi d’une balade à pieds dans les quartiers anciens avec leurs rues étroites et leurs maisons aux volets colorés. Contrairement à ses sœurs corses, la ville met à l’honneur, non pas Pascal Paoli, mais Napoléon Bonaparte (1769-1821) qui y a grandi. Ainsi, nombreux sont les monuments, statues et autres bâtiments qui font référence à l’illustre personnage. Parmi eux, on trouve la maison Bonaparte qui fit écrire à Gustave Flaubert dans Le Voyage en Corse: « Il y a à Ajaccio une maison que les hommes qui naîtront viendront voir en pèlerinage; on sera heureux d’en toucher les pierres, on en gravira dans dix siècles les marches en ruine, et on cueillera dans des cassolettes le bois pourri des tilleuls qui fleurissent encore devant la porte, et, émus de sa grande ombre, comme si nous voyons la maison d’Alexandre, on se dira: c’est pourtant là que l’Empereur est né! ». Construite à la fin du XVIIe siècle, celle-ci a subi de nombreuses transformations réalisées par Letizia Bonaparte, la mère de Napoléon lorsque son fils commença à acquérir une certaine notoriété. À l’intérieur de l’imposante bâtisse, les visiteurs, qui entreront par groupe de 30 personnes, pourront entre autres découvrir le mobilier de la mère de l’Empereur, ainsi que divers portraits de ce dernier et de sa famille. Également, rue Forcioli-Conti, la Cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption, terminée en 1593 à l’architecture typique de la Contre-réforme, fait partie des lieux à ne pas manquer. C’est à cet endroit que l’empereur fut baptisé, et l’on peut admirer un tableau de Delacroix intitulé Vierge au Sacré-Cœur daté de 1822. De même, le plus célèbre des musées corses, le Palais Fesch, ou l’on trouve la plus grande collection de peintre italiens en France, après le Louvre parisien, a un lien indirect avec l’illustre personnage. En effet le bâtiment de couleur sable, encerclant une cour arborée, a été construit à l’initiative du cardinal Joseph Fesch qui n’était autre que l’oncle de Napoléon. Ce grand collectionneur a accumulé au cours de sa vie pas moins de 17 767 objets d’art de toutes sortes! À sa mort, il a fait don de près de mille tableaux et autres pièces de valeur à Ajaccio, sa ville natale. Le musée est notamment reconnu pour ses pièces de primitifs italiens. Parmi les chef-d’œuvres offerts à la vue des visiteurs, on trouve le tableau de La Vierge et l’Enfant soutenu par un ange, réalisé par Botticelli durant sa jeunesse. Le salon napoléonien, de la mairie d’Ajaccio, est aussi emblématique de la capitale corse. Composé de deux pièces, celui-ci regorge de portraits et sculptures de la famille de Napoléon, ainsi que de monnaies et de médailles évoquant la période impériale. Le plafond, réalisé par l’artiste corse Dominique Frassiti est l’une des rares œuvres du XXe siècle représentant l’empereur. De même au 17 rue Bonaparte, il est possible d’admirer en passant la façade de l’hôtel Pozzo di Borgo, ayant appartenu à la famille du même nom, et dont l’un des membres, prénommé Charles-André devint l’ennemi juré de Napoléon lors de lutte pour l’indépendance corse. La visite d’Ajaccio clôture notre itinéraire, combinant étapes classiques et quelques trésors cachés. Autant d’attraits qui font aujourd’hui de la Corse une destination incontournable.
Les nouvelles constructions de la ville, sont souvent grises, ce qui est plus rare pour les anciens bâtiments. La raison à cela est qu’à la libération de la Corse en 1943, lors de la deuxième guerre mondiale, la marine allemande en partant, a laissé une grande quantité de pots de peinture grise en abandonnant l’île.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la gastronomie corse est bien plus montagnarde que méditerranéenne. En effet, la cuisine, provenant principalement des villages situés loin des plages et en hauteur, est très riche et très copieuse. Si l’on trouve quelques poissons tels que l’Aziminu, qui est une sorte de bouillabaisse, ce sont plutôt des plats de viande qui sont le plus souvent proposés dans les restaurants. Ainsi, en tête des classiques, on a le civet de sanglier ou l’agneau de lait. Également, la charcuterie de la région a vu sa renommée dépasser les frontières de l’île. Mais il faut savoir cependant que 80 % de la production n’est pas issue de Corse. Au niveau des fromages, le Brocciu, qui est fabriqué avec du petit lait, fait partie des incontournables. On peut le déguster avec de la Pulenda qui est un pain à la farine de châtaigne. Pour les initiés, le Casgiù merzu, un fromage avec des vers vivants à l’intérieur est aussi un classique. Du côté des boissons, le Cap Corse, un apéritif à base de vin et d’herbes du maquis, a gagné ses lettres de noblesses au fil des ans. À goûter également, la Pietra, une bière à la châtaigne déclinée en plusieurs saveurs. Enfin pour le sucré, les Canistrelli, sont des biscuits secs, particulièrement appréciés avec un café.
Il existe encore relativement peu d’hôtels et restaurants pouvant accueillir des groupes. En voici une sélection non exhaustive.
Hôtels du nord au Sud de l’île
– Cap Corse: l’hôtel Thalassa *** à Pietranera. L’établissement dispose de 32 chambres, et d’une salle de séminaire pouvant accueillir 30 personnes.
– Île Rousse: la Résidence Benista ***. Ouverte d’avril à octobre, elle propose 118 chambres et appartements de 27 à 85 m2. Elle dispose en outre d’une piscine, de salles de jeux, d’un parking pour les autocars et d’un restaurant.
– Bonifacio: l’hôtel A Madonetta***. Outre ses 24 chambres confortables, il est notamment équipé d’un Spa et d’un jacuzzi.
– Sartène: l’hôtel des Roches**. L’établissement familial propose toute l’année 60 chambres, ainsi qu’un restaurant axé sur les spécialités corses.
– Ajaccio: l’hôtel Best Western Amirauté***. D’une capacité de 72 chambres, équipé de salles de séminaire, et d’un restaurant, il est situé non loin de l’aéroport et du centre-ville.
Restaurants proposant des plats traditionnels ou à base de produits locaux
– Cap Corse: Helios à l’hôtel Thalassa à Pietranera. Dans un décor raffiné, il propose des plats de saison préparés avec des produits locaux.
– Île Rousse: L’escale côté Sud, à quelques mètres de la mer, propose un large choix de viandes et de poissons et quelques plats traditionnels revisités. Sa large terrasse vaut également le détour.
– Cateri (Balagne): Chez Léon. Ce restaurant traditionnel et familial offre une grande capacité pour les groupes, et dispose d’une grande terrasse avec vue sur la baie d’Algajola. Il est ouvert toute l’année.
– Corte: Le BIP’S. Ce restaurant familial sert une cuisine traditionnelle, très copieuse, dans une ambiance chaleureuse. À goûter absolument: les beignets d’aubergine, particulièrement délicieux.