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Le Languedoc-Roussillon prend position

Rendez-vous | publié le : 01.12.2013 | Dernière Mise à jour : 01.12.2013

Auteur

  • Catherine Mautalent

Initiative Du 14 au 16 novembre derniers, Sud de France Développement organisait dans le département du Gard sa seconde Convention Groupes. Au programme: workshop et eductour. Tourisme de Groupe était au rendez-vous.

Sud de France Développement, marque unique créée par la région Languedoc-Roussillon*, organisait du 14 au 16 novembre derniers, sa seconde Convention Groupes (la première avait eu lieu en 2011) dans le département du Gard. Objectif: permettre à une soixantaine de prestataires spécialisés dans le voyage de groupes de rencontrer une trentaine de professionnels régionaux dans le cadre d’un workshop, avant de participer à un eductour. Cette seconde édition conviait des autocaristes, mais aussi des agences de voyages, des tour-opérateurs, des associations, des comités d’entreprise ou encore des clubs, selon un principe de rendez-vous pré-programmés avec des prestataires touristiques régionaux. « Les autocaristes ont été sélectionnés parmi les principaux bassins émetteurs de clientèle pour le Languedoc-Roussillon, soit la région parisienne, Rhône-Alpes ou encore la Provence, détaille Frédéric Ledent, responsable de la filière tourisme à Sud de France Développement. D’autres provenaient de l’étranger comme la Grande-Bretagne, l’Espagne, la Belgique, la Suisse ou encore l’Allemagne, dont six grossistes représentant 80 % du marché ».

En organisant cette seconde Convention Groupes, la région Languedoc-Roussillon venait ainsi confirmer sa volonté de se positionner comme une destination adaptée à accueillir cette clientèle spécifique. « Nous avons inscrit cet événement dans un plan marketing où les groupes représentent un potentiel important de développement sur les périodes d’avant et d’après saison, c’est-à-dire avril/mai et septembre/octobre », poursuit-il. Pour marquer davantage cette volonté de se positionner comme une destination groupes, Sud de France Développement (qui n’édite pas de brochure) a, fin novembre, décidé de s’installer sur le web sous le nom de « Destination Groupes Languedoc-Roussillon ». « Il s’agit d’un mini-site dédié sous la forme d’un « book numérique » répertoriant l’ensemble des prestataires régionaux spécialisés sur ce marché groupes, complété par des produits packagés conçus et vendus par des réceptifs, explique Frédéric Ledent. Il présente une offre diversifiée et adaptée, axée avant tout sur la thématique et l’insolite ». Cette initiative sera suivie, dès 2014, par des actions de démarchage terrain auprès des autocaristes français. En attendant la prochaine Convention Groupes, qui passe désormais à un rythme annuel, sans changer la formule combinant un workshop et un eductour. Elle se tiendra donc dès l’an prochain, cette fois à Narbonne, dans le département de l’Aude.

Coups de projecteur touristiques

Le workshop se tenait sur le site du Pont du Gard. Il accueillait exactement 33 prestataires: résidences de tourisme, villages vacances, caveaux de dégustations, points de vente de produits du terroir, institutionnels, hôtels de catégories trois à cinq étoiles, sites touristiques, prestataires d’activités et réceptifs. Le site du Pont du Gard (1,3 million de visiteurs en moyenne par an dont 30 % de groupes) n’était pas choisi au hasard puisqu’il concentre la majeure partie des visites réalisées en groupe dans la région. Le Pont du Gard, plus haut pont-aqueduc romain du monde et site de 165 hectares de garrigues inscrit au Patrimoine mondial de l’Humanité, offre plusieurs espaces de découverte en intérieur et en extérieur. Un musée, tout d’abord, qui permet sur 2 500 m2 de surface de se familiariser avec la civilisation romaine, les techniques de construction, l’agriculture et les paysages méditerranéens. La visite se fait en trois temps: la ville romaine dont la muséographie fait la part belle aux reconstitutions, l’histoire de l’aqueduc d’Uzès à Nîmes (il fonctionna du Ier au VIe siècles) et enfin celle du Pont du Gard. Les visiteurs poursuivent en extérieur (400 m environ à parcourir à pied) pour rejoindre le pont, avec notamment le passage dans une ancienne canalisation longue de 275 m… Comptez une heure trente de visite minimum pour avoir un bon aperçu du lieu. À savoir aussi: le site est animé pendant l’année par des manifestations thématiques, ainsi que par un son et lumière les soirs d’été et les « fééries du pont » (6, 7, 13 et 14 juin 2014). Dès le printemps prochain, trois nouvelles façons de découvrir le Pont du Gard seront proposées: en images grand écran, en haute technologie avec les visioguides et à l’ancienne à travers une chasse au trésor.

Non loin du Pont du Gard: Nîmes. La découverte de la ville est rythmée par son amphithéâtre (133 m de large et 101 m de large), ses nombreux hôtels particuliers des XVIe au XVIIIe siècles, sa Maison Carrée (ancien temple impérial), qui présentera un nouveau film à partir du printemps 2014, ses Jardins « à la Française » de la Fontaine, sa Tour Magne offrant un panorama sur la ville, son Castellum (point d’arrivée de l’aqueduc)… « En attendant l’arrivée annoncée pour 2017 d’un musée consacré à la Romanité, qui s’installera face aux arênes », ajoute Irène Fanton, chargée de promotion – service réceptif à l’office de tourisme et des congrès. Elle annonce par ailleurs « l’édition d’une toute nouvelle brochure groupes en septembre 2014 (celle déjà existante n’avait pas été rééditée depuis quelques années, ndlr), qui mettra l’accent sur une offre thématique et rassemblera des idées de circuits à Nîmes et alentour dans un périmètre de 50 km avec hébergement en ville, d’une demi-journée à plusieurs jours mais sans prix ». Sur le site web de la structure institutionnelle, dans une nouvelle version depuis septembre dernier, est accessible un onglet « groupes », plus visible, « et plus riche en terme d’offres », souligne t-elle. À ce jour, Nîmes accueille environ 30 à 50 groupes par an, hors visites guidées.

Outre le Pont de Gard, l’autre site majeur qui accueille nombre de visiteurs en groupe: la cité médiévale de Carcassonne, que l’agence départementale du tourisme Aude Pays Cathare (ADT) était venue mettre en avant lors du workshop. Avec pour autres atouts départementaux: le canal du Midi et Narbonne, là où se visite notamment la maison natale de Charles Trénet. En attendant là encore, comme à Nîmes, « d’accueillir un musée de la Romanité à l’horizon 2016 », souligne Géraldine Alquier, chargée de promotion à l’ADT. L’offre groupes de l’agence départementale touristique est accessible en ligne (« et envoyée en version papier sur demande », glisse t-elle) et commercialisée par les prestataires départementaux. Une offre conséquente entre châteaux, abbayes, domaines viticoles, sites naturels… Sur des formules journées ou plusieurs jours. En 2012, l’Aude Pays Cathare a totalisé plus de 17 millions de nuitées dont 30 % à mettre au compte de la clientèle étrangère. À savoir: dans l’offre groupes 2014 de Carcassonne est proposée une nouvelle formule combinant une visite guidée de la cité médiévale (fortifications extérieures et basilique Saint-Nazaire) et un repas (cassoulet maison, repas vigneron, pique-nique dans les vignes ou déjeuner médiéval).

Une « journée à Villeneuve-lez-Avignon »

La Convention Groupes fut, donc, également l’occasion d’un eductour. D’un côté, les visiteurs conviés à ce rendez-vous découvraient différentes étapes dans le Gard sur une journée. Un autre programme était proposé aux journalistes, programme extrait de la brochure Groupes 2013/2014 de l’agence de développement et de réservation touristiques du Gard: « une journée à Villeneuve-lez-Avignon ». Ainsi, après une visite du site du Pont de Gard, puis nombre de rencontres au workshop, direction la cité royale fondée par Philippe le Bel où papes et cardinaux ont construit leurs villégiatures pour échapper à l’effervescence d’Avignon. Première arrêt: le Moulin à Huile de la Chartreuse. Ici, la famille Bronzini et son équipe produisent de fin octobre à début décembre des huiles d’olive, extraites à froid et non filtrées. Durant trente minutes sont expliquées toutes les étapes de fabrication suivies d’une dégustation. Le moulin se visite aussi. Il a été réé en 1358 par l’ordre des Chartreux, l’un des plus vieux de Provence en activité. Enfin, une boutique installée dans les salles voutées des anciennes écuries, aura de quoi ravir les amateurs d’huile d’olive, de produits du terroir et de cosmétiques. Du Moulin à Huile, quelques pas suffisent pour se rendre juste à côté, dans une pièce qui fut autrefois une grange, pour déjeuner. Le Bistrot du Moulin, ouvert il y a moins de deux ans et d’une capacité de 120 couverts répartis en rez-de-chaussée et en mezzanine, sert une cuisine traditionnelle française à base de produits frais. Le lieu aux murs de pierre et poutres de bois est chaleureux, et les tables aux chaises rouges vif sont disposées autour d’un buffet de desserts… dont on ne se lasse pas de faire le tour! Au menu (« qui est aussi proposé aux groupes », tient à souligner Carole Bedou, chargée du marketing à l’ADRT du Gard): kir à la liqueur d’olive accompagné de feuilletage maison, crespeau provençal, poitrine de volaille farcie au chorizo et barigoule de légumes, dôme au fromage blanc et pain d’épice, accompagné d’un Cellier des Chartreux. Délicieux! Une petite marche ensuite, mais seulement sur quelques mètres pour se rendre à La Chartreuse, véritable havre de paix entre espaces clos et à ciel ouvert. Un site de près de deux hectares. Vers le milieu du XIVe siècle, le cardinal Etienne Aubert, qui deviendra le pape Innocent VI, y établit sa résidence. Du palais pontifical qu’il y fit construire, il y ajoutera une chapelle, puis achetant plusieurs terres adjacentes, il y créera une communauté de chartreux. Au XVIIe siècle, elle abrite près de 100 personnes et la richesse de la communauté se lira dans l’or et les marbres, dans les sculptures et les tableaux qui ornent ses murs. Jusqu’à la Révolution française. L’État mettra près de quatre-vingts pour acquérir le lieu avant d’en faire dans les années 70 un centre culturel. Aujourd’hui, son église abritant le mausolée du Pape Innocent VI, ses cellules de moine (avec la pièce dédiée à la prière, la chambre, l’atelier pour travailler le bois et le jardin de simple), sa chapelle des fresques datant du XIVe siècle et ses trois cloîtres constituent le parcours de découverte proposé aux visiteurs (comptez plus d’une heure). Ils sont 40 000 chaque année dont 12 % de groupes. De la Chartreuse, on rejoint – toujours à pied – le Fort Saint-André, symbole du pouvoir royal, qui en 2014 proposera de nouvelles conditions d’accueil, tant pour les autocars que pour le public, et ouvrira à la visite le vieux village situé juste à côté. L’enceinte fortifiée, longue de 750 m, présente un double système défensif du XIVe siècle. Mais, le confort n’est pas oublié: latrines, cheminées dans le châtelet… La découverte du lieu conduit à la tour des Masques, aux terrasses (superbes points de vue, notamment sur la Cité des Papes d’Avignon ), au préau des prisonniers où protégés par des vitrines, on peut y observer au sol des noms, dessins ou signes d’appartenance à une corporation (le plus ancien date du XIVe siècle), à la salle du four à pain aménagée en 1629 lors d’une quarantaine imposée par la peste ou encore à la salle du viguier aux voûtes d’ogives, siège de la cour de justice. À savoir: le parcours de visite du Fort Saint-André peut présenter un obstacle pour des personnes ayant des difficultés à marcher (quelques montées et hautes marches, allées parsemées de pierres de tailles différentes, des escaliers raides et étroits d’une cinquantaine de marches pour rejoindre les terrasses). Enfin, dans l’imposante enceinte du Fort Saint-André se trouvent également des jardins en terrasses de style Renaissance toscane et méditerranéen. Une dernière découverte à privilégier aux beaux jours.

La marque recouvre les secteurs du tourisme, du vin et des produits agroalimentaires. Fédérant 1984 entreprises et 6 900 produits, elle favorise la mise en marché locale, nationale et internationale des produits et des vins, tout en renforçant les destinations touristiques Sud de France Languedoc-Roussillon.

Le saviez-vous?

La région Languedoc-Roussillon compte six sites inscrits au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco: le Pont du Gard, le Canal du Midi, la cité de Carcassonne, les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, les forteresses Vauban de Mont-Louis et de Villefranche-de-Confluent, les Causses et les Cévennes.

Vite dit…

Sud de France Développement est également à l’initiative d’une convention dédiée aux groupes affaires, qui se tient tous les ans. La prochaine édition, baptisée désormais « Sud incentive », se tiendra les 30 septembre et 1er octobre 2014 au sein du Parc des Expositions de Montpellier dans le département de l’Hérault. « Nous souhaitons y rassembler 200 prestataires nationaux, convier 300 professionnels et accueillir nombre de visiteurs libres », indique Frédéric Ledent, responsable de la filière tourisme à Sud de France Développement.

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