Emploi Le « Baromètre de l’emploi tourisme » présenté à IFTM Top Resa relève un léger frémissement des recrutements depuis le mois de mai. Mais l’analyse montre aussi une certaine inadéquation entre l’offre et la demande, des attentes insatisfaites du côté des employeurs comme chez les jeunes nouvellement arrivés sur le marché de l’emploi qui pénalisent le secteur. Le secteur groupes est plutôt porteur.
Les données de l’Insee et de Pôle emploi, le sondage en ligne de notre confrère
Depuis neuf mois, les recrutements sont repartis à la hausse, chaque trimestre enregistrant un nombre supérieur d’offres par rapport au précédent. Dans le même temps, les demandeurs d’emploi dans le tourisme sont en légère diminution. Il faut toutefois rester prudent car la reprise est fragile et les postes proposés sont plus souvent des CDD que des CDI, « sauf ceux offerts par les autocaristes et transféristes, les réceptifs France, les TO et les loueurs de voitures », indique Valérie Dufour. Les principaux secteurs qui recrutent sont l’hôtellerie-restauration, déjà plus gros pourvoyeur d’emplois du secteur, puis les institutionnels, les agences de voyages et les TO, un peu moins que d’habitude toutefois pour ces derniers. La nature des postes à pourvoir montre que les conseillers polyvalents et expérimentés sont les plus recherchés, et que les employeurs sont moins intéressés par des forfaitistes purs ou des billettistes purs, relève Valérie Dufour. Les conseillers voyages, les commerciaux groupes (notamment parmi les organismes institutionnels) et commerciaux affaires sont manifestement très recherchés par les employeurs. L’analyse de Valérie Dufour, notamment sur la base d’un sondage en ligne auprès des professionnels du tourisme, montre surtout une forme d’inadéquation entre l’offre et la demande. Les employeurs ont tendance à chercher le mouton à cinq pattes et les futurs salariés la poule aux œufs d’or. Les uns et les autres semblent vite déchanter. Plusieurs choses ne vont pas sur le marché de l’emploi du secteur tourisme, observe Valérie Dufour. Pour les demandeurs d’emploi, « les salaires sont trop bas, les condtions de travail pas à la hauteur de ce qui est espéré », et les formations continues bien trop rares. « Ceux qui galèrent, résume Valérie Dufour, ce sont les seniors et les étudiants à la sortie de l’école. On ne laisse pas de chance aux jeunes de faire leurs preuves, et on ne prend pas le temps de les former sur le terrain. Les recruteurs ne veulent pas prendre de risques », résume-t-elle. De leur côté, les employeurs déplorent le manque de culture générale, de savoir-être, de formation adéquate des étudiants tout juste diplômés. Ils ont une préférence pour les Bac+3 ou Bac+4 plutôt que pour les BTS. Les relations sont de loin le meilleur moyen pour entrer dans une entreprise, avant internet ou Pôle emploi, selon le sondage en ligne de