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En Alentejo, tout l’éventail du Portugal et du tourisme

Destination | publié le : 01.10.2013 | Dernière Mise à jour : 01.10.2013

Auteur

  • Stéphane Jarre

Circuit Si le Portugal ne se résume pas à l’Alentejo, l’Alentejo résume bien le Portugal: hospitalier comme pas deux, à la fois cultivé et rocailleux, maritime et montagneux. Il est lui aussi riche d’un passé glorieux et d’une culture bien vivante, empreint de simplicité et le tout agrémenté de plats copieux, de mets savoureux à apprécier accompagnés de vins généreux. L’Alentejo offre à la fois un large éventail du Portugal et une belle diversité de découvertes et d’activités. Un itinéraire hors des sentiers battus avec toujours une part d’inattendu.

Il faut s’imaginer un pays rural, des terres vallonnées puis montagneuses, au fur et à mesure qu’on s’éloigne des rivages de l’Atlantique pour s’approcher des confins de l’Espagne. Le paysage de l’Alentejo est tantôt verdoyant, tantôt aride, selon les sols et les saisons, parsemé de maisons blanches recroquevillées les unes contre les autres, de villages perchés faisant le guet sur toute la contrée, de terres cultivées, de vergers d’oliviers, de chênes liège et d’arbres isolés. Limitée au nord par le Tage, fleuve auquel elle doit de s’appeler « Au-delà du Tage », et au sud par l’Algarve, cette région un peu plus vaste que la Belgique représente à elle seule le tiers de la superficie du Portugal. Autant dire qu’il faut prendre le temps de la découvrir, selon un rythme qui lui correspond bien, calme et posé. La vie ici n’est pas aussi trépidante qu’à Lisbonne ou à Porto. Elle colle aux saisons et aux traditions, suivant un tempo plus naturel qui veut que l’on dorme la nuit et vive pleinement le jour. Enfin peut-être pas non plus en plein été quand la température dépasse les 40 oC!

L’Alentejo est la région la moins densément peuplée du pays, ce qui explique aussi sa tranquillité. Peu peuplé mais chargé d’émotions, encore tout imprégné de son passé, souvent austère, parfois glorieux, remarquable par les monuments qu’il a légué.

En se baladant dans les rues pentues d’Evora, pimpante cité dont le centre-ville historique a été classé par l’Unesco, on se laisse aller à imaginer les yeux équarquillés des populations rurales de l’Alentejo quand sont arrivés les ors et les pierres précieuses, les esclaves et les épices des mondes lointains que découvraient les navigateurs portugais. Il y avait de quoi impressionner le paysan de l’Alentejo qui se pensait voué à sa terre pour l’éternité.

On peut imaginer aussi la perplexité des envahisseurs, quand ils se heurtaient à ces places fortes perchées en haut des collines, à l’image de Monsaraz, au sud d’Evora, qui domine toute la contrée, ses vignobles, et ses champs de blé, ses ruines préhistoriques et le lac artificiel le plus grand d’Europe qu’a formé le barrage d’Alqueva.

Dans cette région longtemps sèche, il y a de quoi être étonné en voyant qu’aujourd’hui naviguent de petits navires, loués aux groupes ou aux particuliers. Ils s’aventurent de crique en crique comme butinant au milieu des pré et des champs. Le paysan d’antan n’y retrouverait pas ses moutons, d’autres pas leur maison, désormais sous l’eau.

En s’approchant de la frontière, vers le nord, en revanche, le temps semble s’être arrêté. À l’heure où l’Europe a levé bien des frontières, Elvas, ville enfermée derrière ses murailles et ses remparts d’époques différentes, semble bien esseulée à veiller, comme si rien n’avait changé, sur ces terres aux confins du royaume d’Espagne. Parfaitement conservée, gardée par des forts aux plans géométriques, cette place forte demeure figée dans son prestigieux passé. L’Unesco l’a ajoutée l’an dernier au Patrimoine mondial de l’Humanité. Sauvegardée dans son état de ville de garnison, elle n’attend plus d’armées, juste des autocars remplis de touristes. L’imagination aidant, il n’y a pas à fournir trop d’efforts pour reconstituer sa vie passée.

À une vingtaine de kilomètres plus au nord, Campo Maior constitue un curieux mélange en abritant côte à côte un domaine viticole réputé et l’une des plus importantes usines de torréfaction de café d’Europe. Les deux ont été créées par le même homme, toujours adulé par les habitants de sa ville de naissance pour l’immensité de sa bienfaisance, la simplicité de son mode de vie et sa courtoisie raffinée. C’est à la frontière qu’il doit le début de sa fortune, quand la contrebande battait son plein dans les montagnes entre Alentejo portugais et Estrémadure espagnole, notamment pour du café. Et l’on imagine sans peine les sentiers muletiers qui permettaient de jouer à saute-frontière, pourtant la plus ancienne d’Europe.

Toujours plus au nord de l’Alentejo, plus au bord du Portugal encore, Portalegre a hérité de beaux bâtiments anciens mais ne dédaigne pas le contemporain. Le musée de la Tapisserie et la Manufacture sur lequel il s’appuie marient l’ancien et le moderne pour créer des œuvres d’une grande finesse.

À Castelo de Vide, c’est l’art sacré qui fait son apparition et, grâce au musée historique récemment rouvert, un aperçu de la vie des Juifs dans la Péninsule ibérique est proposé. Les maisonnettes basses du vieux quartier ne semblent avoir guère connu que de nouveaux passages à la chaux, sans que le dédale des rues ne s’en trouve changé.

Marvao reste la mieux conservée de ces improbables forteresses veillant sur les frontières d’antan. Le passé mauresque surgit du haut de cet éperon rocher qui domine une forêt de châtaigniers et jusqu’à l’Espagne si proche, emportant l’imagination.

www.visitalentejo.pt

info@turismodoalentejo.pt

Evora, carrefour des civilisations

Il faut s’imaginer une ville à la campagne, où tout à coup l’or coule à flot, la cour qui s’y installe et les demeures plus élégantes et somptueuses qui l’accompagnent. Evora est aujourd’hui classée au Patrimoine de l’Humanité. Aucun tour du Portugal ne fait l’impasse sur la capitale de l’Alentejo. Centre culturel, comme le montre encore le théâtre Garcia de Resende avec ses balustrades à l’italienne, centre commercial où les hommes palabrent encore sur la place du Giraldo, centre artisanal où le liège est prétexte à toutes sortes de créations et la poterie fleurie, Evora est une halte obligée, où le Portugal a rendez-vous avec l’histoire et les touristes avec l’émerveillement. Devant le temple romain, mis en valeur la nuit par son éclairage, la chapelles des ossements, édifiante, ses églises de marbre ou encore la maison où vécut Vasco de Gama qui soulève à lui seul l’imagination. Evora ne se visite pas. Elle se vit.

www.cm-evora.pt

http://whc.unesco.org/fr/list/361

Monsaraz, village perché, vin et marina lacustre

À une cinquantaine de kilomètres au sud-est d’Evora, en direction de l’Espagne, il faut s’imaginer un village perché qui domine la plaine alentour. Un village fortifié avec château, fortifications médiévales et remparts à la Vauban où le mordoré des pierres se mélange aux façades peintes à la chaux. Voilà Monsaraz et ses étroites rues pavées, ses quatre portes d’accès, sa citerne collectant les eaux de pluie de manière intelligente, ses églises et chapelles, son musée d’art sacré, ses ruines aussi où l’on donne régulièrement des concerts sous les étoiles, de vedettes portugaises, de chanteuses de fado célèbres ou encore de ce chœur d’hommes ravivant les chants de Monsaraz. Restaurants, petits hébergements et artisanat local (poterie, tissage de la laine surtout) trouvent également leur place dans l’entrelacs des ruelles. Ah oui, la vue, de là haut, vaut plus qu’un détour, sur la campagne et le lac alentours.

Il faut s’imaginer un paysage tout en courbes douces, où la vigne et l’olivier marient leurs teintes de vert pour apprécier le charme de la vie rurale de l’Alentejo et savourer ses productions. Au domaine viticole et oléicole d’Esporao, c’est l’histoire aussi qu’on épouse. Ses limites dans ce pays de latifundias ont été fixées en 1267. Certains de ses bâtiments remontent à plus de 500 ans… Le temps semble s’être arrêté à la Herdade do Esporao. Et c’est tant mieux parce qu’on resterait vraiment longtemps à table, sur la terrasse aux beaux jours, à l’intérieur d’un élégant bâtiment sinon, à savourer une cuisine délicate à base de produits du jardin – un potager de deux hectares tout de même – le tout cuisiné à l’huile d’olive produite sur place et arrosé d’un des 23 vins élaborés sur ce domaine proche de Reguengos de Monsaraz ou ses vignobles du nord de l’Alentejo ou sur les bords du Douro, au nord du Portugal. Et comme les choses sont bien faites, les groupes peuvent disposer d’une salle de restaurant privatisée, visiter les immenses caves de la propriété (par groupes de 20 pax à 11 h, 15 h et 17 h), et admirer les étiquettes réalisées par un ou une artiste en résidence, différent chaque année. Ah oui, ceux qui voudraient travailler en admirant les treilles fuir vers les rives du lac qui jouxte le domaine ont aussi la possibilité d’y venir pour un incentive ou un séminaire.

Non loin de là, il faut aussi s’imaginer un paysage de plateaux vallonnés, autrefois typique de l’Alentejo, avec ses champs de cultures sèches et ses forêts méditerranéennes. Il faut vraiment se l’imaginer car aujourd’hui, plusieurs vallées, trois principales et des dizaines d’autres qui forment des recoins, sont noyées, avec quelques hameaux et moulins, sous les eaux du plus grand lac artificiel d’Europe, aux confins du Portugal et de l’Espagne. L’idée avait germé en 1968, mais ce n’est qu’en 2004 que l’ensemble hydro-électrique a été achevé. L’agriculture locale en a été transformée, l’élevage bovin permis, les prés reverdis et ce vaste plan d’eau déchiqueté est devenu un haut lieu du tourisme fluvial.

La marina d’Amieira sur les rives du rio Degebe propose ainsi plusieurs formules, qui vont de la petite croisière d’une heure (jusqu’à 25 pax) à un séjour aussi long que le plaisir d’observer les oiseaux, de naviguer en toute tranquillité ou de faire escale dans l’un ou l’autre des villages aujourd’hui au bord de l’eau peut durer. Les bateaux, à l’image de ceux que l’on rencontre sur le canal du Midi, peuvent se piloter sans permis. Des groupes jusqu’à 12 personnes peuvent ainsi louer une « pénichette » et embarquer pour la tranquillité sur le lac, y dormir, y faire la fête, y pêcher ou se livrer à tous les plaisirs aquatiques voulus. Tout est prévu, tout est facilité. Depuis la terrasse du restaurant panoramique de la marina qui donne sur les bateaux sagement amarrés, on peut savourer aussi les multiples reflets de l’eau tout en goûtant au repos que procurent l’eau et l’Alentejo.

www.cm-reguengos-monsaraz.pt

http://www.esporao.com/

www.amieiramarina.com/fr

Elvas, une ville de garnison à l’ancienne

Il faut s’imaginer la contrée par une chaleur écrasante comme l’été dans l’Alentejo sait en produire, jaunissant les prés des collines avoisinantes d’Elvas. Il faut s’imaginer une sorte de bout du monde, mais un bout du monde en pleine terre, à 12 km de la frontière espagnole. Il faut s’imaginer une ville de garnison, toute entière tournée vers la frontière… et l’on se croirait presque dans le fameux « Désert des Tartares » écrit par Dino Buzzati. Enfin en imagination seulement, parce qu’il n’y a pas de désert et que cette porte du royaume du Portugal a bien vu les guerres de près à plusieurs reprises, jusqu’aux troupes de Napoléon en 1811 qu’il a bien fallu chasser avec l’appui des Anglais.

Entourée de forts construits à différentes époques sur les collines voisines, enfermée dans plusieurs enceintes de fortifications, les plus anciennes remontant à la colonisation mauresque, la ville d’Elvas semble toute entière dédiée à l’art de la guerre. L’Unesco ne s’y est pas trompée, qui l’a classée l’an dernier sur sa liste du patrimoine mondial de l’Humanité. « Ici, plusieurs siècles de vie militaire vous contemplent », aurait pu lancer Napoléon. De fait, cette place forte n’a jamais cessé de se protéger, de se mettre à l’abri de l’ennemi, jusqu’à ce que l’ennemi renonce et qu’elle puisse, depuis, se consacrer à la protection de ce patrimoine militaire parmi les plus impressionnants au monde.

« Le site, fortifié de manière extensive entre le XVIIe et le XIXe siècle, représente le plus grand système défensif de remparts à douves sèches du monde », affirme l’Unesco. L’organisme des Nations-Unies lui reconnaît encore une autre singularité: « Les fortifications, conçues par le père jésuite Cosmander, représentent le meilleur exemple conservé au monde de fortifications de l’école hollandaise. » École hollandaise peut-être, mais aussi ingénieurs et concepteurs français, enfin à quelque reprises quand il s’est agi de construire ces forts sur les points les plus élevés entourant la vieille cité: le fort de Nostra Senhora de Graça érigé à la fin du XVIIIe siècle pour veiller sur le Nord et celui de Santa Luiza, terminé en 1648, pour se protéger des incursions qui viendraient du Sud. En tout plus de dix kilomètres de périmètre, des bastions, fortins, douves, pont-levis et tout ce qu’il faut de galeries souterraines pour veiller sur la frontière et protéger le royaume du Portugal. Les murailles, remparts et autres bâtiments de garnison se fondent dans le paysage mordoré de la campagne environnante. Mais les lignes géométriques strictes qu’ils dessinent confirment qu’il s’agit bien de créations savamment pensées et d’une grande ingéniosité. Hôpital militaire, musée militaire tout en arches rappelant les grandes batailles menées par les Portugais aux quatre coins du monde, la cathédrale même, qui ressemble à une tour fortifiée, et l’on pourrait s’imaginer stratège en herbe ou condamné à la vie de soldat. C’est d’ailleurs de là qu’est parti un contingent portugais de 6 000 soldats pour se battre et périr dans le Nord de la France et sur le front belge durant la Première guerre mondiale (cf. Tourisme de groupe no 26).

Mais la ville, aujourd’hui peuplée de 15 000 habitants, révèle un autre charme en se promenant à travers ses ruelles en pente (où les talons sont à proscrire), à la découverte de son château médiéval de style mauresque, de son ancien quartier musulmen de la Mouraria, de son aqueduc à trois niveaux qui court depuis le début du XVIIe siècle sur 9 kilomètres, également classé par l’Unesco, de ses multiples églises, dont une (celle des Dominicains) de forme octogonale, d’autres de style manuélin et de tant d’autres trésors blottis les uns contre les autres, aux murs peints à la chaux ou en pierres brutes, millénaires pour certains. Elvas compte en outre plusieurs musées, l’un est dédié à la photographie et renferme une belle collection d’appareils, un autre à l’art contemporain et à l’avant-garde portugaise hébergé dans l’hôpital militaire du XVIIIe siècle. Il y a de quoi faire, y compris un tour en petit train et une dégustation de prunes confites, spécialité locale dont Agatha Christie, dit-on, se régalait. La vie militaire n’interdit pas un peu de douceur.

www.cm-elvas.pt

http://whc.unesco.org/fr/list/1367

turismo@cm-elvas.pt

Campo Maior, café, vin et contrebande

Il faut s’imaginer un pays bien pauvre où pourtant il est possible de faire fortune. Loin des ports mais à la frontière espagnole, Campo Maior est aujourd’hui connue pour son usine de torréfaction du café, l’une des plus grandes d’Europe, associée à son vignoble considérablement développé depuis 1997. Derrière ces deux moteurs de l’économie locale, un self-made-man, Rui Nabeiro. Personnage respecté et reconnu pour son implication sociale dans la vie locale, il est aujourd’hui l’un des plus grands entrepreneurs du pays. Il n’en reste pas moins accessible à tout un chacun et salué par tout le monde à Campo Maior. S’il a commencé à 13 ans sa carrière dans la torréfaction du café, il est arrivé tout en haut en créant, avec deux associés, la marque Delta en 1961. L’usine se visite aujourd’hui par groupes de 20 pax maximum. Des sacs en toile de jute aux capsules prêtes à être vendues au consommateur, tout un processus est mis en œuvre qui trie, sélectionne, chauffe les précieux grains. En complément de la visite de l’usine, un musée scientifique du café vient d’ouvrir (sur réservation).

Du fumet du café aux vapeurs d’alcool il n’y a qu’un pas ou presque, puisque l’Adega Mayor se situe sur une colline qui surplombe l’usine Delta. Ce n’est pas la moindre des fiertés de Rui Nabeiro que d’avoir développé à nouveau la vigne dans ce coin du Portugal, faisant passer son vignoble de 10 à 67 hectares en quelques années. C’est aussi le premier chais à avoir bénéficié de l’attention d’un architecte au Portugal. Alvaro Siza Vieira, architecte de Porto avait su séduire le patron de Delta en dessinant une tasse de café. Depuis il lui a confié la réalisation de cette cave aux lignes géométriques tendues et simples. À l’image du pays. Les groupes sont considérés à partir de 15 pax, mais des dégustations et incentives peuvent y être organisés pour 150 personnes aussi. Entre café et vins de qualité, le voyage à Campo Maior est enivrant.

www.delta-cafes.com/fr

www.adegamayor.pt

www.cm-campo-maior.pt

Portalegre, tapisserie et gastronomie

Il faut s’imaginer une petite cité prospère depuis plusieurs siècles,qui a conservé son importance au fil du temps, depuis que la Manufacture royale de Lainages s’y est insatllée au XVIIIe siècle, suivie par la Manufacture Robinson, qui a travaillé le liège pendant un siècle et demi avant de fermer en 2009 et employé jusqu’à 2000 personnes. De son riche passé industriel, de sa puissance locale, il reste à Portalegre de splendides bâtisses, à commencer par le monastère San Bernardo, où est aujourd’hui installée l’école de la police, avec son cloître élégant et ses azulejos nostalgiques. Les religieuses ont aussi créé une pâtisserie typique, les rebuçados de ovos qui sont notamment prétexte à fête fin avril. La cathédrale en impose aussi entre sobriété et baroque.

Mais à Portalegre, il faut surtout rendre visite au musée de la Tapisserie qui rend hommage au talent de deux amis du pays qui ont à la fin des années 1940 porté très haut la réputation de la manufacture locale en développant un nouveau point d’une grande finesse de précision, à tel point que les tapisseries flamandes ou françaises traditionnelles ont semblé tout à coup moins précises. Le musée expose nombre de tapisseries représentant les grandes œuvres de la peinture contemporaine et explique toute la portée de cette innovation. L’art de tisser des œuvres d’art en somme.

www.portalportalegre.com

Castelo de Vide, confluent des religions

Poussant toujours plus en longeant la frontière espagnole, voici Castelo de Vide, dominée par son château et forte de ses 33 églises ou chapelles. Il faut écouter ses vieux murs parler, ses remparts raconter la vie sous l’emprise de diverses religions. Dans son joli dédale de rues pavées et de ruelles en pente, il est passionnant de visiter ce carrefour religieux où la communauté juive a retrouvé un musée et exhumé le passé de la communauté et le catholicisme ouvert son musée d’art sacré.

Marvão, nid d’aigle au dessus des châtaigniers

Il faut s’imaginer un éperon rocheux entre 803 et 860 m d’altitude, une forteresse aux épais murs de pierres qui s’étire sur la crète et se fond dans le rocher. À l’intérieur des remparts, les maisons blanchies à la chaud s’étirent côte à côte le long d’une poignée de rues pavées, longeant la crète. Autrefois, les animaux domestiques y vivaient au rez-de-chaussée, les habitants à l’étage, où l’on trouve encore aujourd’hui les chambres, la cuisine et, à présent, la salle de bain. De là-haut, la vue est imprenable, qui va des sommets enneigés de la Serra de Estrela portugaise au Nord jusqu’à l’Estremadure espagnole vers l’Est et le Sud et domine vers l’Ouest le Haut-Alentejo. Il y a à Marvão un côté bout du monde, mais un bout du monde au beau milieu des terres, entre ciel et terre exactement. Ce bourg magnifiquement préservé, qui ne compte plus guère que 185 habitants à l’année, est un lieu d’excursion enchanteur.

Pour les paysages qu’il embrasse à 360o, les forêts de châtaigniers qui verdissent à ses pieds et ses constructions remontant, pour la plupart, au Moyen-Âge, ainsi qu’aux XVe et XVIe siècles, le château lui-même, à l’extrémité nord du bourg, au delà d’un joli jardin d’altitude.

D’en bas, Marvão semble à peine exister tant la cité-forteresse épouse le relief. Mais sur place, c’est fou tout ce qu’on peut y trouver. Le site avait déjà intérressé les Romains, les Maures s’en sont ensuite emparé au Xe siècle, un de leurs chefs, Ibn Marwan, vizir de Coïmbra lui laissa son nom, transformé de Marwan en Marvão, des fortifications renforcées et des tuiles mauresques pour couvrir les maisons blanches. Le premier weekend d’octobre, le festival Al Mossassa rend hommage à cet héritage islamique, avec son marché artisanal, sa gastronomie typique et des animations de rue.

La conquête portugaise est arrivée après, au XIIe siècle, perfectionnant encore la cité, largement militaire pour longtemps. Le château, dont on visite surtout le chemin de ronde ou la place d’armes a été alors étendu au delà de son donjon. Il s’est doté d’un réservoir d’eau de pluie au XVIe siècle, tandis que des églises, un couvent, des balcons de fer forgé, des porches gothiques, des références d’architecture manuéline, style typiquement portugais, sont progressivement apparus, sans que l’harmonie d’ensemble n’en soit dégradée. Aujourd’hui, Marvão compte aussi un centre culturel et un musée municipal, où l’on apprend tout de l’histoire et de la vie de cité millénaire, notamment sur les broderies aux pelures de châtaignes, une étonnante specificité locale.

La châtaigne de la région, de trois sortes différentes, a reçu son appellation d’origine protégée. Elle est aussi prétexte à une grande fête annuelle « do castanheiro », le deuxième weekend de novembre, où le bourg retrouve des airs d’autrefois, en costumes médiévaux et en animations artisanales, folkloriques et gastronomiques.

Dans les environs de Marvão, les amateurs de randonnée trouvent des itinéraires rafraîchissant le long de la rivière de la Madelena et du fleuve Sever, dans le parc naturel de São Mamede. Les passionnés d’archéologie se délectent des ruines romaines d’Ammaia, qui ont fait pendant longtemps le bonheur des constructions des environs et sont aujourd’hui protégées. Des colonnes, le parvis d’un temple, les restes de quelques demeures, d’un théâtre, de bains publics suffiront à leur bonheur.

www.cm-Marvão.pt

Pour une vue imprenable encore depuis son restaurant, sa terrasse ou certaines de ses habitations, la pousada Santa Maria de Marvão, à l’intérieur des remparts, est une étape mémorable. Cet établissement de charme dispose de 31 chambres élégantes, dont trois suites.

www.pousadas.pt

Au pied de la forteresse de Marvão, à 5 km, le « boutique-hotel » O Poejo de Santo Antonio de Areias propose 13 chambres, toutes décorées de manière différente, combinant luxe et modernité. Une artiste et décoratrice est à la tête de ce quatre étoiles de charme, qui jouxte son atelier. L’accueil est prévenant et sympathique. Originalité, authenticité, sens du service sont de la partie. Pour mini-groupes en quête de raffinement et de tranquillité. Cette auberge dispose aussi d’un restaurant.

www.a-opoejo.com

Où dormir?

À l’hôtel Santa Clara, en plein centre de la vieille ville. Ce trois étoiles familial de 41 chambres est un pied à terre idéal. Les autocars devront toutefois s’arrêter plus loin pour déposer leurs passagers.

www.bestwesternhotelsantaclara.com

Où manger?

Au restaurant Mr Pickwick, les groupes ont coutume de s’y régaler dans un décor à l’ancienne et d’une cuisine traditionnelle portugaise.

mrpickwick-mrsnob@mail.evora.net

Le restaurant Dom Joaquim est aussi une adresse très recommandée avec une cuisine typique savoureuse.

restaurantedomjoaquim@gmail.com

Où manger?

Au restaurant Adega Regional sont servies d’excellentes spécialités locales, à base de fruits de mer ou de viandes braisées ou grillées.

http://adegaregional-elvas.com/

Où dormir et manger?

À l’hôtel Santa Beatriz, en plein centre-ville, avec parking en face, les chambres sont simples et confortables tandis que la cuisine servie à son restaurant est tout bonnement succulente et copieuse.

http://hotelsantabeatrizcampomaior.bookwhizz.com

Où dormir et manger?

À quelques kilomètres du centre de Portalegre, voici un hôtel tranquille construit dans les ruines d’un ancien couvent avec 7 chambres et 2 suites décorées avec goût. De vielles armures de chevaliers côtoient une piscine lumineuse. La cuisine servie au restaurant est à la hauteur de son décor.

www.provenca.pt

Où dormir?

Dans Marvão même, les tout petits groupes peuvent descendre à l’hôtel El-Rei Dom Manuel, un trois étoiles de 15 chambres au cœur du bourg, avec restaurant adjacent. Propreté, raffinement et succulence sont au rendez-vous.

www.turismarvao.pt

TAP Portugal propose 21 vols quotidiens de la France vers le Portugal

Du 27 octobre 2013 au 29 mars 2014, TAP Portugal dessert en direct Lisbonne et Porto depuis Paris et la province. Entre Paris-Orly Ouest et Lisbonne, la compagnie nationale assure six départs quotidiens dans chaque sens. Elle opère également quatre vols quotidiens entre Orly-ouest et Porto.

Au départ de Lyon, elle assure trois vols quotidiens vers Lisbonne. Bordeaux, Marseille, Nice et Toulouse sont reliées deux fois par jour à la capitale portugaise.

Les groupes sont pris en compte en tant que tels à partir de 10 pax, y compris s’ils sont de plusieurs origines différentes ou si, d’un aéroport donné les membres d’un même groupe partant de plusieurs endroits sont moins de dix. Un service commercial est dédié à l’activité « groupes » au sein de la compagnie.

www.flytap.fr

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