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Le tourisme en France cherche son rythme de croisière

À la Une | publié le : 01.10.2013 | Dernière Mise à jour : 01.10.2013

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Le tourisme en France cherche son rythme de croisière

Crédit photo Catherine Mautalent

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  • Catherine Mautalent

Marché La France est riche de la diversité de ses territoires, mais elle subit une concurrence féroce et tend à perdre en attractivité. Quant aux Français, ils partent moins, réduisent la durée de leur séjour, resserrent leur budget, réservent de plus en plus tardivement, privilégient les promotions… Crise oblige. Comment s’est comportée l’activité touristique sur le territoire hexagonal en 2013? Premiers chiffres et premières tendances auprès des opérateurs touristiques.

Le 9 juillet 2013, Sylvia Pinel, ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme, annonçait « la France est la première destination touristique sur le plan international avec la venue record de 83 millions de touristes étrangers ». Côté balance touristique, le solde avait « nettement » progressé pour atteindre près de 13 milliards d’euros l’an passé, alors qu’il n’était que de 7,5 milliards en 2011. Et « des Français qui en 2012 ont continué à faire autant de voyages, même s’ils partent moins à l’étranger et que leurs séjours sont plus courts ».

9 juillet toujours, mais cette fois concernant la saison hivernale 2012/2013. Sylvia Pinel: « les professionnels du secteur peuvent se prévaloir d’un bilan très positif pour la saison hivernale » (+ 7 % de fréquentation du domaine siable français), et anticipant sur les mois à venir « ils peuvent compter sur les nombreux atouts de l’offre française pour l’été, malgré une météo peu favorable au printemps ».

Second acte: le 30 août. Les premières estimations estivales 2013 tombent: la saison est sauvée par les touristes étrangers. Les Français ont boudé les vacances d’été. Selon le bilan présenté par le ministère du Tourisme, ils ont diminué leurs séjours dans les hôtels (− 5,1 %) et dans les campings (− 0,7 %), contrairement à la clientèle internationale (respectivement + 5,6 % et + 5,9 %). Les Britanniques ont confirmé leur retour, les Allemands et les Russes progressent. Idem pour les clients asiatiques (avec une forte progression de la clientèle chinoise) et américains. Cette hausse de la fréquentation étrangère a profité à tous les territoires, et en particulier aux campings situés sur le littoral et aux hôtels en milieu urbain. Par ailleurs, les touristes étrangers ont augmenté le nombre de leurs séjours en France (+ 8,8 % en hôtel et + 3,1 % en camping). La durée de leurs séjours s’est allongée dans les campings (+ 2,8 %) et a diminué dans les hôtels (− 2,9 %). Du côté de la clientèle française, le ministère relève une diminution de la durée des séjours en hôtels (− 1,4 %) et en campings (− 0,9 %). Idem pour leur nombre: − 3,7 % en hôtels par exemple. Globalement, la fréquentation est jugée meilleure en août après une légère baisse en juillet. « Le mois d’août devrait compenser le mois de juillet » a estimé Sylvia Pinel. Une ministre qui, par la voie d’un communiqué de son ministère, annonçait « des perspectives touristiques encourageantes, comme par exemple en Île-de-France où l’état des réservations est souvent très bon, en lien avec la reprise du tourisme d’affaires, en région Provence Alpes Côte d’Azur ou encore en Aquitaine ». Et de poursuivre: « pour les six prochaines mois, les professionnels affichent des taux de satisfaction supérieurs à ceux de l’an passé ».

Bataille de chiffres

De son côté, le cabinet spécialisé Protourisme n’y croit pas. Son directeur, Didier Arino, évoque « un bilan estival médiocre », et n’hésite pas à dénoncer « la méthode Coué de la ministre ». Protourisme dresse un constat nettement plus sombre, jugeant un bilan de la fréquentation touristique « maussade » pour juillet/août, avec une baisse de 3,5 % des nuitées marchandes. Toujours selon le cabinet Protourisme, l’ensemble des hébergements touristiques finissent en baisse de − 2 % pour les villages de vacances, − 3 % pour les campings et les résidences de tourisme, − 5 % pour l’hôtellerie saisonnière et en station et − 6 % pour les hébergements ruraux. Les nuitées ont chuté d’au moins 2 % dans 13 régions sur 22, Midi-Pyrénées en tête, six sont relativement stables (entre − 2 % et + 1 %) dont l’Ile-de-France et la région Provence Alpes Côte d’Azur, et trois sont en hausse de plus de 2 %, comme la Bretagne, la Normandie et la Corse. Au total, 54 % des professionnels interrogés par Protourisme constatent une baisse de leur fréquentation, 31 % la jugent stable et 15 % affichent une hausse. « Un bilan aussi médiocre avec une situation météorologique aussi favorable est unique dans l’histoire du tourisme français », commente Didier Arino. Protourisme a interrogé 840 hébergeurs représentant deux millions de lits en campings, résidences de tourisme, hôtels, gîtes, villages de vacances, etc.

La reprise s’amorce pour les autocaristes

Avec la crise, comment se porte la profession autocariste? La crise est longue. L’année 2012 n’a pas été facile (avec notamment une saison printemps/été affectée par les élections législatives et présidentielles), mais 2013 semble s’installer sous de meilleurs auspices. Sans pour autant, cependant, se diriger vers des chiffres records. « La crise dure, mais elle s’essouffle, et on constate un regain d’activité », estime Thierry Schidler, président de la commission tourisme à la Fédération nationale des Transports de Voyageurs (FNTV). Sur le marché des groupes constitués, les professionnels qualifient l’activité de « stable ». Il est, en effet, acquis que les groupes, contrairement aux individuels, constituent une valeur sûre. Cela ne signifie pas que les groupes constitués soient épargnés par la crise, ni par les événements politiques internationaux, car un seul responsable peut décider d’annuler pour tout un groupe. Pour les individuels, le problème est dilué. Sauf que ces groupes constitués ont du mal à se… constituer justement. Il est de plus en plus difficile d’atteindre le seuil de rentabilité en nombre de pax. C’est un fait: clubs, associations et comités d’entreprise réunissent de moins en moins de participants. La tendance est forte. « Face à ce phénomène, les autocaristes ne font cependant pas le choix d’annuler les voyages. Au contraire, ils ont fait l’effort de les maintenir même si le nombre n’était pas suffisant », commente Thierry Schidler. Autres phénomènes marquants: des budgets qui se réduisent (et en conséquence les marges aussi…), davantage de négociations sur les prix, des clients qui n’hésitent pas à mettre en concurrence les professionnels parfois à quelques euros près, auxquels s’ajoute la forte concurrence livrée par les compagnies aériennes sur les destinations européennes.

Qu’en est-il sur le terrain français? Ici, l’autocar ne souffre d’aucune concurrence pour transporter et emmener les groupes à la découverte des richesses du patrimoine hexagonal. Reste que cette théorie évidente se heurte dans la pratique à l’obstacle des tarifs. « La France reste une destination chère, il y a une difficulté à maîtriser les prix qui font preuve d’envolées inextricables », poursuit le président de la commission tourisme. Conséquence: la France est devenue une destination sérieusement concurrencée. « Et en termes de circuits ou de séjours en étoile, force est de constater que les autocaristes sont à la peine », relève Thierry Schidler. Aujourd’hui, la demande attend de petits prix pour des escapades de quelques jours. Autre point noir mentionné par le président de la commission tourisme: des saisons hivernales très difficiles en terme d’activité. « Les groupes scolaires vont moins au ski, pour les adultes c’est trop cher, dit-il. On a beaucoup perdu sur les séjours en Autriche par exemple ». En revanche, les formules hôtels-clubs sur le territoire hexagonal, semblent, elles, mieux se porter. D’autre part, le cadre réglementaire de la profession n’aide pas les choses. La France est le pays européen le plus rigoureux dans le respect de la réglementation et de la sécurité. Mais, il est aussi le plus transparent. De nombreux pays voisins ne suivent que leur réglementation nationale avec des fréquences plus nombreuses, des amplitudes plus longues.

« 2013 devrait être un bon cru pour le tourisme en autocar », conclut cependant Thierry Schidler. Une reprise qui laisse augurer pour la suite de meilleures années. À commencer par 2014 où seront commémorés le centenaire de la Première Guerre mondiale et le 70e anniversaire de la Bataille de Normandie. Des événements sur lesquels les autocaristes pourraient avoir une carte à jouer.

Institutionnels: activer d’autres marchés

Qu’en est-il du côté des acteurs touristiques territoriaux? Au 9 juillet toujours, ils prévoyaient une « saison estivale stable, avec une augmentation de touristes étrangers ». Reste à confirmer (ou non), mais à l’heure où nous écrivions ces lignes, les informations manquaient encore… Quelles sont cependant les tendances sur le marché groupes? En 2012, « l’activité a été bonne, relève Sylvain Gauthier, président du Club Groupes du réseau national des destinations départementales (Rn2D). Certes, elle a été variable selon les territoires, mais en dépit des disparités marquées par de légères hausses ou baisses, on peut dire qu’elle a globalement été bonne ». Les excursions journées ont conservé leur première place dans le choix des formules, et certaines agences départementales de réservation touristique révélaient avoir enregistré en 2012, une hausse du nombre des séjours. Augmentation également sur le segment tourisme d’affaires. Toutefois, à fin 2012, le début de l’année 2013 s’annonçait alors « très calme, face à des décisions qui se prennent de plus en plus tardivement », poursuit Sylvain Gauthier. Depuis, le bilan de ces derniers mois révèle que « les sorties groupes se concentrent sur le début du printemps, alors qu’auparavant on arrivait à étaler la saison », constate t-il. Quant à l’arrière-saison, septembre et octobre notamment, 2012 avait été caractérisée par une baisse de la clientèle groupes associative, « et 2013 affiche la même tendance, voire une baisse encore plus marquée », indique Sylvain Gauthier. Autre phénomène (cette fois plus encourageant): si en 2012, il y avait beaucoup de demandes sur de petits budgets, 2013 semble inverser cette tendance avec des négociations moins poussées. Une courbe qui se retrouve également en terme de nombre de participants avec une baisse en 2012 à 15/20 pax au lieu des 20/25 annoncés, et en 2013 des effectifs maintenus. « Nombre de départements français ont su tirer leur épingle du jeu l’an passé en choisissant de booster leurs offres auprès de la clientèle individuelle, poursuit Sylvain Gauthier, 2012 amorçait ses initiatives, 2013 les a confirmées ». D’autres ont particulièrement mis un accent sur les groupes scolaires, « et ne l’ont pas regretté, enregistrant des hausses de fréquentation cette année, d’autant que cette clientèle spécifique joue de plus en plus sur la proximité dans ses déplacements ». Pour Sylvain Gauthier, il y a « nécessité aujourd’hui pour les structures institutionnelles départementales d’activer d’autres marchés ». Tout en étant parallèlement très attentif et réactif face à une clientèle groupe traditionnelle qu’il juge « mutante ».

Agences, TO, la France en demi-teinte

De janvier à juillet 2013, l’activité des agences de voyages sur la France montre de nombreuses disparités en termes de réservations et de départs (voir tableaux), et pour résumer affiche plutôt un bilan mi-figue mi-raisin. À noter cependant, le « carton » réalisé sur l’Hexagone sur le seul mois d’août 2013: les départs vers la France métropolitaine sont en progression de + 9 % en nombre de passagers et de + 11 % en volume d’affaires. Par ailleurs, la tendance à la hausse des réservations vers la France est en revanche générale, qu’il s’agisse de la France métropolitaine, à + 12 % en nombre de passagers et de + 10 % en volume d’affaires, ou plus encore des Antilles, de la Polynésie Française et surtout de La Réunion. Sur l’année 2012, les ventes tourisme en France effectuées par les agences de voyages affichaient un nombre de clients en baisse de − 3,9 %, et un volume d’affaires en légère hausse de 2,2 %.

Et côté comportements de la clientèle: une accentuation des réservations de dernière-minute, une augmentation de la part relative des courts séjours venant confirmer l’incidence du facteur budgétaire ou encore un attentisme face aux conditions météorologiques et économiques. Quant à l’activité tour-operating, notons que sur la période de novembre 2012 à avril 2013, les tour-opérateurs membres du Seto ont fait voyager un total de 483 329 clients (+ 0,7 %) comparé à la même période précédente), réalisé un volume d’affaires de 207 592 euros (− 8,2 %) pour une recette unitaire de 430 euros (+ 0,7 %). À l’heure où nous bouclions ce numéro, le Seto n’avait pas encore dévoilé ses chiffres sur la période de mai à août 2013.

« L’activité globale des groupistes continue à se maintenir, il n’y a ni forte hausse, ni forte baisse, indique pour sa part Sylvain Lament, président du conseil exécutif des producteurs au Snav. Cette stabilité dure depuis trois ans maintenant. Toutefois, on note cette année une petite reprise laissant augurer une année 2014 meilleure ». .

Les hauts et les bas de l’hôtellerie

Comment s’est comporté le secteur de l’hôtellerie française? L’Insee a dévoilé les chiffres du deuxième trimestre 2013. ainsi, dans les hôtels, la fréquentation s’est tassée (− 0,6 %) par rapport à la même période de 2012, « confirmant la tendance du trimestre précédent », souligne l’institut. La nette diminution de la fréquentation des touristes français (− 3,4 %) n’est que partiellement compensée par la hausse des nuitées en provenance de l’étranger (+ 4,5 %).

Dans les campings, sur la période de mai et juin, les nuitées ont progressé de 6,4 % grâce à l’afflux des touristes français (+ 5,4 %) comme étrangers (+ 7,9%). Avec 14 % de nuitées supplémentaires, les emplacements locatifs dotés d’un hébergement (bungalows, chalets ») ont été plébiscités par les touristes, quelle que soit leur provenance. La fréquentation des touristes a été stable (− 0,2 %) dans les autres hébergements collectifs. En effet, la progression de 1,8 % dans les résidences de tourisme ou résidences hôtelières de chaîne, qui concentrent 73 % des nuitées, a été compensée par le repli de 5,2 % dans les autres hébergements (villages de vacances, auberges de jeunesse). Le mois d’avril a été particulièrement en baisse, comparé au même mois de l’année précédente, dans les hôtels (− 6,3 %) comme dans les autres hébergements (− 11,56 %). « Cette baisse a concerné aussi bien les clientèles française qu’étrangère », note l’Insee. En revanche, le mois de mai a bénéficié de ponts importants, et affiche + 4,3 % dans les hôtels, + 16 % dans les campings et + 14 % dans les autres hébergements. « Les étrangers ont largement contribué à cette embellie », souligne l’institut. Leur fréquentation a notamment progressé de 27 % dans les campings en mai 2013 par rapport à mai 2012. Au total toutefois, la fréquentation hôtelière cumulée sur les mois d’avril et mai 2013 est en deçà de celle observée en 2012, le mois de mai ne compensant pas les mauvais résultats du mois d’avril. Enfin, juin a été stable dans les hôtels et les campings, la progression des nuités étrangères compensant la baisse des nuitées françaises.

Réaction
JEAN-PIERRE NADIR, Président et fondateur d’Easyvoyage

« Le tourisme français, grand oublié des politiques? Si la ministre du Tourisme Sylvia Pinel, tente d’atténuer les mauvais chiffres de la saison touristique estivale, il semble que la situation soit suffisant alarmante pour que le gouvernement s’en saisisse… François Hollande, président de la République déclarait que « le tourisme doit être érigé en grande cause nationale ». Simple effet d’annonce ou véritable prise de conscience? […]. Le dernier projet touristique mené en France, Disneyland Paris, remonte à 1992… Hors, les chantiers sont nombreux et urgents: construction de nouveaux sites d’accueil et d’hébergements, baisse de la TVA,… […]. La France connaît un vrai problème de relance touristique. Aucune vraie politique n’est définie, aucun démontré, mais le pire, aucun objectif n’est clairement affiché. Alors que l’Espagne affiche un PIB de 1,4 milliard d’euros et un « chiffre d’affaires tourisme » de 60 milliards d’euros, la France dont le PIB atteint deux milliards d’euros ne réalise qu’un « chiffre d’affaires tourisme » de 50 milliards. […] L’Espagne, contrairement à la France, ne s’endort pas sur ses lauriers, le pays a monté en gamme et doublé le nombre de chambres d’hôtels de quatre et cinq étoiles, et cela ne l’empêche pas pour autant que leurs chambres sont en moyenne 14 % moins chères qu’en France. […]. Les Espagnols sont parvenus à augmenter leurs capacités avec plus de 680 000 chambres d’hôtels contre 580 000 en France! Même l’Allemagne fait mieux. Cet autre voisin français génère 1240 euros par visiteur contre 647 pour la France… »

Renforcer l’attractivité de la France

Sylvia Pinel, ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme, a signé fin juillet le contrat de destination Alsace sur le tourisme d’affaires, après avoir signé celui du Tarn et Garonne sur le tourisme d’itinérance, réunissant de nombreux acteurs publics et privés (État, collectivités locales, acteurs locaux et partenaires privés) pour créer une offre touristique locale, ciblée et attractive sur le marché national et international. Ce nouveau dispositif permet de fédérer les acteurs publics et privés d’un même territoire autour de thématiques identifiées, pour créer une offre touristique cohérente et lisible, en France et à l’international, en prenant en compte l’ensemble des besoins et la volonté des acteurs locaux. "La mise en place de ce nouvel outil était nécessaire pour permettre à tous les acteurs qui concourent à la politique touristique de se rassembler et de travailler ensemble à la définition de projets communs. L’objectif aujourd’hui est de développer les "contrats de destination" dans l’ensemble des territoires de France", a rappelé la ministre.

Le contrat de destination Alsace a pour objectif de développer le tourisme d’affaires, en mutualisant les moyens humains, techniques et financiers des différents acteurs pendant trois ans autour d’un plan d’action coordonné. Il a vocation à favoriser l’accueil de congrès, de conventions, de séminaires et d’événements d’entreprise, nationaux et internationaux, afin de développer l’activité économique des professionnels (hébergements, structures d’accueil, agences réceptives et événementielles, aéroports, transporteurs…). Quant au contrat de destination Tarn et Garonne, il a pour objectif de développer le tourisme d’itinérance, notamment par la structuration d’une offre de parcours touristiques à dimension européenne, la mise en place d’un réseau de sites et de services de qualité, accueillants et solidaires, l’organisation du réceptif et de l’information autour de produits numériques innovants, ou encore par la promotion des nouvelles offres.

De nouveaux contrats sont en cours d’élaboration, notamment en Bourgogne sur "l’œnotourisme", "les patrimoines naturels et culturels" et "l’itinérance", ou encore sur la partie française de la ligne de front occidentale de la Grande Guerre, autour du "tourisme de mémoire" à l’occasion du Centenaire de la guerre 14-18. "Ces "contrats de destination" doivent permettre de renforcer la compétitivité et l’attractivité touristique de la France, en créant des offres innovantes et adaptées qui fassent rayonner les richesses de nos territoires dans le monde entier. Le tourisme participe ainsi au redressement économique et à la création d’emplois", conclut Sylvia Pinel.

Le tourisme français de moins en moins compétitif

En mars dernier, le Forum économique mondial dévoilait dans un rapport bi-annuel (Travel & Tourism Competitiveness Report) que « la France a perdu de son attractivité en matière de tourisme ». Elle est, en effet, classée à la septième place des pays (sur 140) offrant au secteur les meilleures conditions de développement. « La France continue à attirer de nombreux touristes grâce à son riche patrimoine culturel, accueille de nombreuses foires et expositions internationales, dispose de bonnes infrastructures de transport, souligne le rapport. Toutefois, le cadre réglementaire global n’est pas suffisamment favorable au développement du secteur, et la place du tourisme a baissé cette année parmi les secteurs économiques prioritaires du pays. En outre, l’évaluation a légèrement fléchi en termes de qualité et de disponibilité de la main-d’œuvre qualifiée ». Par ailleurs, la France est avec les États-unis, le seul pays où le « tourisme contribue moins à la création de richesse que la moyenne de l’économie nationale ». L’économie touristique française aurait généré 196,2 milliards d’euros de richesse en 2012, soit 9,3 % du PIB, pour un total de 2,78 millions d’emplois.

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