Menu

« IFTM Top Resa doit apporter de vrais solutions et services »

Rendez-vous | publié le : 01.09.2013 | Dernière Mise à jour : 01.09.2013

Auteur

  • Catherine Mautalent

Interview Malgré une conjoncture difficile, la sixième édition parisienne d’IFTM Top Resa s’annonce sous de bons auspices. Dans sa version 2013, le salon multiplie les initiatives pour attirer plus de visiteurs et d’acheteurs qualifiés. Et renforce son positionnement multi-cibles sur les secteurs du voyage d’affaires, du loisir et de l’événementiel. À quelques jours de son ouverture, Tourisme de Groupe fait le point avec Thomas Desplanques, son directeur.

C’était en juillet 2012. Thomas Desplanques succédait à Vincent Lhoste – promu directeur du développement du Groupe Reed Travel Exhibitions et installé depuis à Londres – à la direction d’IFTM Top Resa. Le salon, version 2012, fut dirigé de concert. Avant le passage de témoin en cette année 2013, avec pour le nouveau directeur, la même volonté que celle affichée par son prédécesseur: faire d’ IFTM Top Resa un « salon au positionnement multi-cibles, fédérant et rassemblant tous les acteurs du voyage dans les secteurs du loisir, des affaires et de l’événementiel ».

En co-dirigeant l’édition avec Vincent Lhoste, Thomas Desplanques souligne « avoir beaucoup appris », lui permettant « de mieux appréhender en direct les rouages de la manifestation professionnelle, même si lors de mon arrivée déjà 90 % du travail avait été fait. Mais, de vivre le salon en binôme m’a fait gagner du temps et de l’expérience ». Et de poursuivre: « Ce nouveau métier est très enrichissant, car il donne une vision globale de tous les marchés. J’ai beaucoup occupé le terrain et tissé des liens depuis ma prise de fonction, dans un souci de mieux me faire connaître auprès des professionnels avec cette nouvelle casquette de directeur d’IFTM Top Resa ». Des professionnels qui étaient dans une autre vie de Thomas Desplanques ses fournisseurs, lorsqu’il travaillait alors au sein de Carrefour Voyages… Une année qu’il juge « très riche et dense », boostée par une « nécessaire remise en question de soi face à ce nouveau challenge ».

Une expérience, des rencontres et des échanges que Thomas Desplanques a mis à profit dans la préparation de l’édition 2013, qui se tiendra du 24 au 27 septembre prochains à Paris, porte de Versailles. Tout en développant parallèlement de nouvelles initiatives. Le point avec Thomas Desplanques lors d’un interview accordé à Tourisme de Groupe en juillet dernier.

La 6e édition parisienne du salon marquera le 35e anniversaire de la manifestation. L’événement sera-t-il célébré?

C’est en effet une date à marquer d’une pierre blanche, et un anniversaire qui sera fort logiquement célébré. Cette trente cinquième année pour une édition 2013 qui affiche clairement sa volonté de poursuivre un positionnement multi-cibles, la construction d’un grand salon du tourisme français, comme de renforcer la transmission d’expertises, innover, surprendre… tout en conservant l’esprit convivial du secteur. Concrètement, cet anniversaire sera célébré dès le premier jour, donc le mardi, vers 19 heures avec l’organisation d’une soirée événementielle sur site, soit précisément dans une salle totalement relookée baptisée « Electric » offrant une vue imprenable sur Paris. Nous y inviterons 1 200 personnes, à la fois exposants et visiteurs. Ce sera évidemment un quota d’invitations fort au regard du nombre total des participants à IFTM Top Resa. La soirée sera scindée en deux parties, avec d’abord 300 personnes, puis les 900 autres. Nous préparons tout cela minutieusement en partenariat avec l’Ile de La Réunion, sponsor de l’événement, ainsi que les sept partenaires habituels* d’IFTM Top Resa. Cette soirée, qui sera l’occasion de faire une rétrospective comme une prospective du salon, réservera également quelques belles surprises…

Comment se présente cette édition 2013? Le salon est-il en ligne avec ses objectifs?

Cette nouvelle édition se présente plutôt bien au regard d’un marché en difficulté. À mi-juillet, le taux de remplissage était déjà au-delà des 80 %. Nous sommes donc dans nos objectifs. Les 27 000 m2 de surface seront remplis, avec des exposants qui viendront en force sur la partie business travel au sein du Club Affaires, qui à la suite de sa première mise en place en 2012 a fait l’objet de bons retours. Il accueillera ainsi plus de compagnies aériennes, de loueurs, de travel managers companies, d’acteurs représentant les nouvelles technologies,… Au total, ce seront une trentaine d’exposants supplémentaires contre une dizaine l’an passé. De leurs côtés, les visiteurs ont commencé à se pré-inscrire depuis le mois de juin. Et ces inscriptions vont bon train, en avance de 15 % par rapport à juillet dernier. Les visiteurs se mobilisent tôt, c’est un signe encourageant. Par ailleurs, sur la cible loisirs, on relève déjà nombre d’inscriptions sur les workshops-formations intitulés « agents experts » organisés par 17 destinations que nous avons sélectionnées, une nouveauté pour cette édition 2013. À mi-juillet déjà, certains d’entre eux affichaient complets, à l’exemple du Canada et du Pérou. C’est une très bonne nouvelle, qui vient ainsi concrétiser des souhaits exprimés l’an passé aussi bien de la part des destinations que des agents de voyages, qui demandaient des rencontres organisées d’une manière plus professionnelle.

Combien d’exposants seront au rendez-vous? De stands? Et des destinations toujours aussi présentes?

On attend, comme les autres années, à peu près 1200 exposants répartis sur plus de 300 stands. Mais, nous devrions être en croissance par rapport à l’édition précédente, car depuis le début de la commercialisation, soit octobre 2012, nous enregistrons une hausse des demandes pour participer au salon. Avec cependant, il faut l’avouer, une légère diminution de la surface des stands (de 1 à 2 m2), en raison de budgets plus serrés face à un marché compliqué. Comme à chaque édition, les destinations – en particulier lointaines – seront au nombre de 160 à participer à ce rendez-vous annuel, avec une représentation forte des majeures. De nouveaux pays feront aussi leur entrée à l’exemple de Chypre, du Cap Vert, de l’Ethiopie ou encore de la Mongolie, une dernière destination qui n’a jamais participé à un salon en France. Il faut également mentionner le Cambodge, qui fait son retour. Aux côtés de destinations fidèles et très actives comme le Canada, la République dominicaine, les Dom Tom,…. Et des déceptions, comme Israël, exposant fidèle, mais qui ne viendra exceptionnellement pas cette année. Je dois, par ailleurs, souligner une initiative intéressante mise en place entre le Seto et l’Adonet, qui regroupe les offices de tourisme étrangers à Paris. Tous deux proposeront des rencontres durant chaque matinée lors d’un petit-déjeuner sur le stand du Seto entre les destinations partenaires de l’Adonet et les tour-opérateurs. L’objectif est de permettre aux seconds de tisser des liens plus importants avec les premières, de manière à créer du business, de monter des partenariats futurs, etc.

Qu’en est-il des destinations du bassin méditerannéen?

Elles continuent de croitre et de renforcer les liens avec les acteurs du btob. Il est essentiel pour ces pays de rassurer le marché français, d’expliquer. Ainsi, des destinations comme le Maroc, la Tunisie, la Turquie, l’Égypte,… seront présentes, en espérant que cette dernière maintiendra sa participation malgré les récents événements. La France constitue un marché important pour le Maghreb, il est essentiel pour ces pays de pérenniser les relations avec les professionnels du tourisme hexagonal.

Le positionnement du salon sur le voyage d’affaires, entamé en 2012, sera-t-il poursuivi cette année, voire renforcé?

La Journée internationale (et non plus européenne comme en 2012) du Voyage d’Affaires sera organisée le mercredi 25. Une journée que nous avons, en effet, choisi de renforcer, à travers un programme plus dense et plus varié. Des entretiens avec des grands patrons de renom sont prévus. Sur ce secteur du voyage d’affaires, ce sont environ 50 % d’exposants supplémentaires qui rejoindront cette édition 2013 d’IFTM Top Resa. Une situation encourageante pour le salon, qui vient de fait crédibiliser sa stratégie menée depuis l’an passé sur ce secteur d’activité. Par ailleurs, et pour la première fois, IFTM Top Resa organisera, en partenariat avec le groupe CityVision, un dîner sur un bateau parisien rassemblant 130 acheteurs de province invités, qui viendra clôturer cette Journée internationale du Voyage d’Affaires.

Dans le cadre de cette édition 2013, une nouvelle « Journée internationale » liée au voyage événementiel est lancée. En quoi consiste-t-elle?

L’an dernier, nous avions commencé les prémices d’un partenariat avec l’ANaé. En 2013, on accélère fortement notre stratégie sur ce secteur de l’événementiel. À la fois de manière à avoir un discours plus clair pour les visiteurs, et renforcer notre stratégie. Cela se traduit par un petit-déjeuner avec le club des prestataires de l’ANaé dès le vendredi matin, puis un "speed-dating" organisé de 10 h à midi durant lequel les chefs de projet des agences événementielles vont rencontrer les exposants spécialisés sur la partie Mice, qui auront de nouveaux produits à proposer. Quant à l’après-midi, nous organisons, toujours en collaboration avec l’ANaé plusieurs forums. Cette journée sera clôturée par un best-of des meilleurs projets événementiels de l’année pour valoriser le travail et l’expertise de ces métiers. Il ne s’agit pas d’un concours, ni d’un challenge, mais de mettre en avant ces projets réalisés tout au long de l’année. Ce travail sera mené par un groupe d’étudiants de l’Escaet (l’Ecole supérieure de commerce spécialisée tourisme,ndlr), et un organisme de presse spécialisé.

Cette journée se tiendra le dernier jour d’IFTM Top Resa, une manière de retenir les visiteurs? Exit donc l’après-midi du vendredi qui était traditionnellement consacrée aux étudiants?

Plusieurs raisons expliquent la mise en place de cette Journée internationale du Voyage Evénementiel. La principale d’entre elles est notre volonté à densifier ce secteur pour apporter une vraie réponse aux visiteurs et aux exposants. Cette dernière journée a pour objectif de créer de la plus-value au salon, et a fortiori en même temps du trafic. Ce vendredi 27, dernière journée jugée plutôt calme, le salon fermera à 17 h 30 au lieu de 16 h 30. Néanmoins, nous continuons notre partenariat avec la Fédération française des Techniciens et Scientifiques du Tourisme (FFTST) par le biais de l’organisation de forums dans l’après-midi de cette journée du vendredi pour cette cible estudiantine. C’est important car le marché du tourisme évolue, la profession aussi, et il faut apporter des réponses à ces étudiants, comme les préparer. L’Escaet va même exposer cette année sur le salon, ce qui n’était pas le cas en 2012. De plus sera mis en avant un forum sur l’emploi en partenariat avec le quotidien Tour Mag et la FFTST afin de sensibiliser les étudiants au marché du travail. Ce vendredi sera donc très complet, structuré et organisé.

Trois réseaux étaient présents l’an passé dans "leur" village. Seront-ils rejoints par d’autres lors de l’édition prochaine?

L’an dernier, nous avions effectivement trois réseaux exposants au salon sur le secteur loisir. Pour mémoire, il s’agissait d’Afat/Selectour, du centre d’études des indépendants du voyage (Cediv) et de Carrefour Voyages. Nous avons continué cette année à solliciter d’autres réseaux à venir participer. Une démarche qui a porté ses fruits puisqu’en 2013, le « village des réseaux » s’agrandit avec le retour de TUI/Nouvelles Frontières et l’arrivée de Prêt à Partir, portant ainsi leur nombre à cinq. Pour tous ces réseaux, IFTM Top Resa constitue un « beau terrain de jeu » dans une optique évidemment stratégique pour recruter de nouveaux adhérents. Ce sera également l’occasion pour eux d’organiser des événements internes et des séances de formation pour l’ensemble de leurs collaborateurs. De leurs côtés, les équipes de TourCom ou de Carlson Wagonlits Travel se rendront au salon en tant que visiteurs. Quant à Manor, le réseau sera présent sur la partie affaires (comme bon nombre de Travel Management Companies), ainsi qu’Afat Affaires.

Et qu’en est-il du « village des TO »?

À mi-juillet, le « village des TO » est rempli! Et nous avons même encore une liste d’attente… Il devrait accueillir cette année une vingtaine de marques, au côté du Seto, sur un espace de 700 m2, avec pour maire Guillaume Linton, directeur commercial d’Asia. Trois nouveaux s’y installeront: FTI Voyages, Camping No 1 ainsi que Pierre & Vacances/Maeva. Mais, il y aura aussi beaucoup d’autres tour-opérateurs hors village, dont trois nouveaux, et ce malgré les réelles difficultés rencontrées par certains d’entre eux. Et pour donner un seul exemple, je citerai Fram qui a choisi d’être présent. Nous pérennisons, par ailleurs, le « speed-dating pro », soit des entretiens de dix minutes entre tour-opérateurs et agents de voyages. Avec en nouveauté cette année, la possibilité pour ces derniers de repartir avec une présentation de l’offre des tour-opérateurs sur une clé USB. Sans oublier le rendez-vous festif du jeudi soir « l’after d’IFTM Top Resa » organisé à l’initiative du « village des TO ».

Pour la première fois cette année a été lancée la « Travel Agents Cup ». Que s’est-il passé depuis la clôture des inscriptions le 13 mai dernier?

Pour cette première opération, lancée en mars, nous avons eu un total de 300 inscriptions, tous réseaux confondus et un panel d’inscrits très divers. Les 20 meilleurs ont été sélectionnés à travers un questionnaire propre à leur métier. Ils ont ensuite été réunis le 18 juin à Paris, en partenariat avec le Groupe CityVision, à l’occasion d’une demie-finale, avec à la clé un programme très complet et dense. Chacun d’entre eux avait cinq minutes pour faire « voyager » et « rêver » un jury sur une destination tirée au sort. Ce jury avait pour mission d’analyser et d’évaluer leur capacité à vendre une destination. Les candidats étaient très motivés, passionnés et passionnants. Ce fut également une expérience formatrice pour eux, mais aussi valorisante pour leur métier. Certains ont affiché des difficultés, et reconnaissait que cela leur avait néanmoins permis de se remettre en question. Et pour bien mettre à profit cette journée, il était également organisé en partenariat avec Air France, SNCF , Avis, Dubaï, La Réunion, l’Inde, les Bahamas et le Canada des rencontres informatives. À partir de cette demie-finale ont été sélectionnés cinq finalistes. Leurs noms seront annoncés vendredi matin dans l’espace Agora du salon. Ils devront à nouveau concourir devant un jury, toujours en cinq minutes et sur une destination tirée au sort. Le vainqueur remportera un voyage à Dubaï pour deux personnes d’une valeur de 10 000 euros. Les quatre autres finalistes seront également récompensés, par un séjour pour deux personnes offert par les Bahamas, le Canada, l’Inde et La Réunion. Cette opération « Travel Agents Cup » sera renouvelée en 2014.

Initiée en 2011, reconduite en 2012, la Journée internationale du Tourisme Culturel sera-t-elle organisée cette année?

Cette journée ne sera pas renouvelée lors d’IFTM Top Resa 2013. Force est de reconnaître, en effet, qu’elle n’a pas eu lors de ces deux éditions précédentes, le succès escompté. Exposants et visiteurs n’y trouvaient pas leur compte, il a donc fallu prendre cette décision, faire ce choix. Mais la culture est, bien évidemment, un des thèmes largement développés dans l’offre des exposants. Il faut savoir, par ailleurs, qu’un workshop-formation est mis en place sur la thématique culturelle.

Un objectif quant au nombre de visiteurs attendus?

On n’est pas là pour faire la course au chiffre. Notre souci premier est d’apporter du qualitatif en termes de services et d’événements, en ayant notamment mis en place cette année de nouvelles actions destinées à répondre aux attentes des professionnels, qu’ils soient exposants et visiteurs. Et parmi celles-ci, je voudrais d’ailleurs ajouter l’organisation d’une table-ronde ministérielle et économique, qui rassemblera autour de Sylvia Pinel, ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme, une douzaine de représentants du Snav, du Seto, de l’APST, de l’ANCV, d’Air France, de Mondial Assistance, d’Amadeus, de la SNCF, d’Avis, d’Atout France,… pour parler de l’activité des professionnels du tourisme, du « business en France ».

La négociation quant au rachat envisagé du MAP Pro par Reed Expositions France est-elle définitivement enterrée?

C’est un fait, la négociation a malheureusement échoué entre les deux directions des salons, faute d’entente sur l’aspect financier. Malheureusement, car tant pour les dirigeants de ces deux événements que pour l’ensemble des acteurs du tourisme, tous étaient favorables au principe d’un regroupement. Nous sommes, pour l’instant, en mode stand-by. Par ailleurs, je voudrai ajouter avoir été surpris – et je ne pense pas être le seul – par l’annonce de la mise en place d’un grand salon du tourisme à Marseille en février 2014. Je ne sais pas si c’est vraiment une très bonne idée, car il viendra se positionner en concurrence au Ditex. Démultiplier les salons aujourd’hui n’est à mon avis pas une bonne solution. J’estime qu’il est plutôt nécessaire de concentrer l’investissement et les énergies sur quelques événements. Faute de quoi, le marché pourrait s’en trouver fragilisé.

AFTM (association française des Travel Managers), Air France, Amadeus, Avis, Mondial Assistance, Snav, et SNCF.

Div qui contient le message d'alerte

Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire

Mot de passe oublié

Déjà abonné ? Créez vos identifiants

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ? Remplissez les informations et un courriel vous sera envoyé.

Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format