Hôtels Circuits France Le 21 juillet dernier, l’hôtel Le Petit Dru à Morzine, en Haute Savoie, accueillait des clients de l’entreprise Sabardu Tourisme, en provenance de Marseille et de La Verdière (Var). Tourisme de Groupe les a accompagnés. Au programme: découvertes savoyardes et suisses sur cinq jours.
Dimanche 21 juillet. Parti depuis 6h30 du matin de La Verdière (Var), et de 8h de Marseille à bord d’un autocar VDL Bova Magiq MHD 139 de 56 places affrété par l’entreprise Sabardu Tourisme
À l’arrivée du groupe, Christine, qui sera notre accompagnatrice tout au long de ces journées, monte dans le car – stationnant à « deux pas » de l’établissement – pour un mot de bienvenue. Puis place au personnel du Petit Drû pour décharger les bagages afin de les transporter jusqu’à la réception. Des rituels bien réglés. Encore quelques minutes de patience pour nos Varois et Marseillais, et c’est la remise des clés. Elizabeth est aux commandes. Installation dans les chambres. Et rendez-vous est fixé à 19h30 au bar. Premiers arrivants, premiers verres servis. Puis, c’est au tour d’Hervé de prendre les choses en main par un discours d’accueil sur le ton de l’humour, combinant informations pratiques et services hôteliers à disposition. Christine enchaîne « comme elle peut » (car ça bavarde, ça bavarde dans le groupe… pechère!) pour indiquer l’heure du départ du lendemain, et surtout convier chacun à se rendre au restaurant, où un apéritif est déjà servi. Premier dîner, première nuit avant de sillonner les routes savoyardes et suisses.
L’hôtel Le Petit Dru accueillait un groupe de 43 personnes, dont 20 formaient un groupe constitué (Le Club Saint Roch de La Verdière rassemblant 400 adhérents) et 23 autres voyageaient en GIR. Moyenne d’âge: 70 ans. Deux formules, donc deux types de clientèle, mais des participants qui ont misé sur la convivialité comme la bonne humeur, rassemblés dans un même objectif: un « séjour savoyard à Morzine », pour reprendre précisément l’intitulé du programme proposé en brochure par Sabardu Tourisme. En cinq jours et six nuits. Même si tout au long de ce séjour qu’ils allaient passer ensemble, le groupe constitué et les individuels ont fait bande à part, à bord de l’autocar durant les excursions (mais le placement dans le véhicule était ainsi fait dès le départ) et au moment des repas…
Tous les participants n’en étaient évidemment pas à leur premier séjour organisé en autocar. Mais, pour pour le Club Saint Roch, la montagne constituait une première, contrairement à la plupart des autres clients individuels. « Il est vrai qu’habituellement, nous ne voyageons pas à cette période de l’année, mais nous n’aurions pas fait le déplacement en hiver où les activités ne correspondent pas à nos attentes », confirme Muriel Le Briand, Présidente du Club, reconnaissant par ailleurs « la difficulté croissante à mobiliser plus de membres de l’association à s’inscrire à des voyages ». Le Club Saint Roch a fait le choix de miser cette année sur la France (trois ont déjà été réalisés depuis janvier, auxquels s’ajoutent traditionnellement une vingtaine de sorties journées dans l’année). Mais, qu’ils soient venus en groupe ou en individuels, tous les participants s’accordaient à reconnaître les avantages d’un séjour organisé, le qualifiant « d’idéal dans la mesure où nous n’avons rien à faire, nous sommes encadrés, nous avons juste à nous laisser guider,… et ce dans un budget raisonnable où tout est compris ». Même les nombreux kilomètres à parcourir pour arriver à destination n’ont pas été un obstacle « parce que les autocars aujourd’hui sont confortables et offrent la possibilité de s’arrêter à tout moment ». Autre aspect important sur lequel nos touristes ont insisté: le fait de passer un séjour dans un hôtel familial « où l’accueil n’a rien à voir avec des établissements standardisés. L’ambiance y est plus chaleureuse ». Tourisme de Groupe était du voyage. Reportage.
C’était autrefois une pension de jeunes filles (chalet « Bernadette »), avant que Claudius et Denise Baud (parents d’Annick, d’Elizabeth, de Christine et d’Hervé) ne le rachètent, et le rebaptise Hôtel Le Petit Dru en 1957, du nom d’un des deux pics d’une montagne dominant Montenvers sur la commune de Chamonix-Mont-Blanc. En 1978, « L’idée était de proposer un accueil en formule tout compris comme le faisait depuis plusieurs années le Club Med, mais avec une entreprise familiale », a raconté dans un livre Claudius Baud, aujourd’hui disparu et qui fut maire de Morzine pendant un mandat. Dès l’année suivante, l’hôtel Le Petit Dru participe au Mitcar en compagnie de l’hôtel Gergovia (Super Besse) tenu alors par Bernard Baudou pour se faire connaître auprès des autocaristes. C’est également durant cette période que les deux hôteliers créent le réseau « Hôtels clubs de France et de montagne » qui deviendra Hôtels Circuits France…
Situé au pied des montagnes à quelques pas du village de Morzine (calme garanti!), Le Petit Dru comptait 35 chambres en 1978, avant d’être agrandi dix ans plus tard par 40 chambres supplémentaires. Cet hiver, « de nouveaux travaux seront entrepris pour créer trois suites junior », annonce Hervé, indiquant par ailleurs qu’en « raison du nouveau classement hôtelier, Le Petit Dru est passé cet été de catégorie trois à quatre étoiles ». Les 75 chambres (avec vues sur la montagne ou le village, et accessibles par ascenseur) sont conçues à partir de mobilier en pin, des montants des lits à l’armoire, en passant par le bureau et la table de nuit. S’y ajoute une salle de bains (baignoire et douche) intégrant les toilettes. À savoir: seules quatre chambres n’ont pas de balcon. Le Petit Dru dispose d’un bar, d’un vaste espace de détente (fauteuils et canapés autour de tables basses) avec salon TV écran géant, d’un autre consacré aux jeux (billard et baby-foot), d’une salle de réunion, d’un amphithéâtre de 100 places et d’une piscine non couverte. En 2012, un sauna, un hammam, un jacuzzi (accessibles gratuitement) ainsi que des salles de massage (payant) sont venus compléter les équipements.
Tous les repas – petit-déjeuner, déjeuner et dîner – ont lieu dans la salle du restaurant située en dessous de l’hôtel (quelques marches seulement à descendre, à moins de préférer l’ascenseur). Les menus du jour sont affichés chaque matin. Meublée de mobilier en pin, spacieuse et dotée de larges baies vitrées, la salle peut accueillir 220 couverts répartis en deux espaces (130 places pour l’un, 90 pour l’autre). Des tables de huit à dix personnes sont dressées pour le groupe, avec nappes et serviettes en tissu. Le petit-déjeuner est proposé en buffet (pains, viennoiseries, jus de fruits, fromages, confitures, céréales,…). Au déjeuner, l’entrée et le plat principal sont servis à table, les fromages et les desserts (gâteaux, fruits, glaces, compotes,…) sont en buffet. Quant au dîner, même principe, mais deux choix possibles pour le plat principal (viande ou poisson). Les boissons – à volonté – sont incluses (vins rouge et rosé en pichet, eau et seulement le midi le café).
Dans les assiettes: de la cuisine traditionnelle, travaillée et bien présentée. Avec pendant le séjour, un plat typique servi: une fondue savoyarde. Sans oublier le traditionnel dîner de gala aux chandelles le dernier soir: inventif et copieux. Original également: le barbecue organisé un midi par l’hôtel au bord du lac des Gaillands face au Mont-Blanc, avec notamment un large choix d’entrées et de viandes grillées.
Durant le séjour, et en soirée, sont proposées des animations (sauf le jour de l’arrivée du groupe). Au programme: pas de danses sur des airs classiques et modernes joués par deux musiciens, faisant également office de chanteurs, projection d’un film sur la faune et la flore, défilé et concert de l’harmonie municipale de Morzine dans les rues du village ainsi que jeux de bois.
Des animations qui n’ont cependant pas fait le plein… Pourtant, à en croire les participants, ce type de prestation est apprécié. Nombre d’entre eux ont plutôt privilégié la lecture au salon, le repos en chambre ou encore les parties de cartes au bar. Il faut dire aussi que les journées étaient bien remplies…
Morzine dont Jean Vuarnet, le médaillé d’or en descente aux Jeux Olympiques de 1960 assura le développement, le Swiss Vapeur Parc pour embarquer sur des trains miniatures et le barrage d’Emosson (une prouesse technique) en Suisse, Evian-les-Bains et son eau, Chamonix à bord d’un petit train, une mini-randonnée au lac des Mines d’Or, Yvoire la médiévale, la fromagerie l’Alpage, le cirque de Fer à Cheval (grandiose!), Samoëns et son jardin botanique alpin (tout en altitude!)…
Autant d’excursions programmées, toujours accompagnées par Christine qui n’était pas avare en commentaires! Sans oublier quelques arrêts sur le parcours et du temps libre. Et des routes de montagne traversant des paysages à couper le souffle…, que les clients retenaient aussi lorsque Marius, le conducteur de l’autocar, devait parfois faire preuve d’agilité et de maîtrise! Avec succès.
Le véhicule appartient à la société Autocars Sabardu, qui fait partie du Groupe Sud Cars Midi depuis 1992, filiale de Transdev. L’activité tourisme est aux mains de l’entreprise familiale Sabardu Tourisme.
Quelle est l’actualité de la chaîne Hôtels Circuits France?
– La chaîne, spécialiste de l’accueil des groupes sur le territoire hexagonal, regroupe à ce jour 25 hôtels indépendants de catégories deux, trois et quatre étoiles. Elle fêtera ses vingt ansd’existence en 2014. Tout au long de ces années, elle a développé une production commercialisée sur la base d’un concept de séjour tout compris. Et c’est ce que nous proposons à nouveau dans notre brochure 2014 parue en juillet dernier (en fait, deux brochures sont éditées, l’une avec tarifs, l’autre sans, ndlr). La maquette a été renouvelée, offrant un contenu plus aéré, de nombreuses illustrations, une mise en page fonctionnelle,… Par ailleurs, une nouvelle destination fait son entrée, le Périgord-Dordogne avec l’Hôtel-auberge de la Petite Reine à Siorac-en-Périgord, établissement de catégorie deux étoiles. Il faut savoir également que chaque programme mentionné inclut une nouveauté ou une excursion spécifique. La brochure 2014 fait aussi la part belle aux séjours thématiques ou encore aux week-ends actifs. Enfin, la chaîne sera présente à IFTM Top Resa, à travers quatre de ses hôteliers, et nous serons, cette fois tous, au rendez-vous du MAP Pro en octobre où nous convions les professionnels à venir partager le verre de l’amitié sur notre stand à l’occasion des 20 ans de la chaîne.
Comment s’est comporté le marché groupes en cette année 2013 pour l’ensemble des établissements de la chaîne?
– En 2012, nous avons accueilli 835 groupes, soit un total de 38 000 pax, un chiffre stable par rapport à 2011 (les autocaristes représentent 85 % des partenaires d’Hôtels Circuits France, ndlr). L’année 2013 ne devrait pas être différente et afficher toujours cette même stabilité. Crise oblige, on resserre les budgets. À cela s’est ajoutée cette année une mauvaise météo qui n’a pas incité à voyager. Nous restons cependant optimistes pour 2014 au regard des demandes déjà bien avancées. À plus long terme, nous espérons compter aussi sur celles des professionnels étrangers (Allemands, Suisses, Belges, Espagnols, Italiens,..), auxquels nous nous sommes plus particulièrement intéressés cette année, à travers l’envoi d’e-mailings suggérant des séjours en b & b ou en demi-pension, car les produits packagés ne sont pas faciles à vendre sur ces marchés européens.
Y a-t-il aujourd’hui une réflexion à mener quant à la conception des produits groupes?
– Certainement, et d’autant plus face à un marché en constante évolution, avec notamment les nouvelles clientèles que sont les seniors et les minigroupes. C’est un gros travail qu’il nous faut mener. Aujourd’hui, le principe est de combiner dans tout programme un savant cocktail de prestations permettant d’intéresser le plus grand nombre. En d’autres termes, il s’agit de trouver un bon équilibre. La difficulté réside, bien évidemment, à séduire des groupes présentant un profil différent, d’où l’intérêt de proposer à la base une offre assez large et variée. Avec au final, une nécessaire personnalisation du programme qui fera toute la différence.