Normandie 2014 sera l’année du 70e anniversaire du Débarquement des forces alliées dans la région. Retour sur un événement à travers des sites témoignant aujourd’hui de cet épisode historique, dont allait dépendre l’issue de la Seconde Guerre mondiale.
2014 sera l’année de la célébration du 70e anniversaire du Débarquement, plus communément appelé le « Jour J ». C’est, en effet, le 6 juin 1944 que s’engage la Bataille de Normandie, l’une des plus grandes de la Seconde Guerre mondiale sur le théâtre européen. Cette journée décisive pour la suite des opérations sera marquée par le débarquement et le parachutage des premières troupes alliées sur et aux abords des plages de l’ouest du Calvados et de l’est du Cotentin (Manche) pour s’achever entre le 19 et 21 août, ouvrant la voie à la Libération de Paris le 25 août.
Aujourd’hui, sur les trois départements que sont la Manche, le Calvados et l’Orne, matérialisant l’Espace Historique de la Bataille de Normandie, de nombreux sites, musées et lieux de mémoire traitent du « Jour J » et de l’offensive qui suivit. Autant d’étapes chargées d’histoire permettant de suivre le déroulement des opérations, dont allait dépendre l’issue de la Seconde Guerre mondiale.
Plus de 1 200 bateaux de guerre, 736 navires de soutien, 864 cargos ainsi que 4 126 engins et péniches débarquent 20 000 véhicules et 156 000 hommes sur les plages de Normandie. Elles sont regroupées en cinq zones entre Saint-Martin-de-Varreville dans le Cotentin (Manche) à l’Ouest, et Ouistreham (Calvados) sur l’embouchure de l’Orne à l’Est.
Première d’entre elles: Utah Beach (Sainte-Marie-du-Mont – 50). C’est là qu’a ouvert le 6 juin 1962 (avant d’être rénové en 2012) le musée du Débarquement d’Utah Beach rendant hommage aux combattants. Sur 3 000 m2, et en dix séquences chronologiques sont évoqués l’occupation allemande, les forces en présence à la veille du Jour J, la stratégie alliée et le déroulement de la journée du 6 juin. En juin dernier a ouvert une salle consacrée au port artificiel d’Utah Beach. Trois écrans, l’un au sol, les deux autres au mur ont été installés. Une carte est projetée sur l’écran principal avec des zooms, alliant photos fixes et microfilms. Une mise en scène s’appuyant sur les nouvelles technologies. Quatre mois auparavant, un nouveau parcours de visite était mis en place en extérieur permettant de s’attarder sur les monuments et les lieux phares d’Utah Beach. D’une durée d’une heure, le circuit fait le tour du musée, des défenses allemandes aux blokhaus, en passant par la plage et les monuments américains pour finir par la crypte. Enfin, dans la ville même de Sainte-Marie-du-Mont se trouve le musée de la Libération. Occupant une grande maison historique, il rassemble une collection de matériels, d’objets américains et allemands authentiques: véhicules US, armement, mannequins,… Deuxième zone ciblée: Omaha Beach (Colleville-sur-Mer – 14), la plage la plus sanglante de l’histoire de la Bataille de Normandie, restée depuis le symbole du prix payé pour libérer l’Europe du joug hitlérien. Ici, le Visitor Center replace l’opération “Overlord” dans son contexte historique privilégiant une approche plus intime autour de trois thèmes universels: compétence, courage et sacrifice. Espace d’accueil et de contact, le Visitor Center constitue la porte d’entrée du cimetière américain, site de 70 hectares. C’est également à Colleville-sur-Mer qu’a ouvert au mois de juin dernier, à proximité immédiate du cimetière un nouveau site: l’Overlord Museum. Dédié au 6 juin 1944, il rassemble une collection de plus de 10 000 pièces retraçant l’histoire de la Bataille de Normandie jusqu’à la Libération de Paris. Des effets personnels de soldats jusqu’aux blindés de 50 tonnes, les six armées en présence dans la France occupée y sont présentées au travers de scènes reconstituées à échelle 1 mettant en œuvre plus de 35 véhicules, chars, canons,… De son côté, le musée Mémorial d’Omaha Beach (Saint-Laurent-sur-Mer – 14) est l’occasion de découvrir une importante collection d’uniformes, de véhicules ou encore d’objets personnels, retrouvés sur le site des opérations. Autre lieu témoin: le musée D-Day Omaha (Vierville-sur-Mer – 14), implanté sur la plage. À l’extérieur: des pièces exceptionnelles (notamment cinq ponts flottants). À l’intérieur: l’histoire du D-Day au travers des technologies du temps de guerre.
Alors que les Américains débarquent à Utah et Omaha, les Britanniques, eux, investissent Gold Beach, nom de code de la troisième des cinq plages du débarquement située entre Asnelles (14) et Ver-sur-Mer (14) où se trouve le musée… Gold Beach. Il comprend deux espaces, l’un est consacré à la poste aérienne, l’autre aborde les grands aspects du débarquement britannique sur le secteur, depuis sa préparation minutieuse et la reconnaissance des plages jusqu’au débarquement du « Jour J » de la 50e division d’infanterie britannique. Cet espace historique décrit tout particulièrement l’action de la 69e brigade à Ver-sur-Mer.
Britanniques toujours, mais venant cette fois soutenir les Canadiens opérant en force, eux, sur Juno Beach, entre Saint-Aubin-sur-Mer (14) et Courseulles-sur-Mer (14), comme en témoigne aujourd’hui le Centre Juno Beach, le seul musée canadien installé sur les plages du débarquement. Son fondateur: un jeune lieutenant qui y a débarqué un certain 6 juin… Le site présente sur les lieux mêmes du « Jour J » le rôle du Canada dans la Seconde Guerre mondiale (son entrée dans le conflit, les campagnes, le quotidien dans la Bataille de Normandie,…), et aborde d’une façon générale la culture canadienne. Des expositions temporaires y sont organisées. Il est également possible de suivre une visite commentée du Parc Juno et des vestiges du Mur de l’Atlantique, dont le bunker situé face au musée. À l’occasion de ses dix ans cette année, le Centre Juno Beach présente un nouveau film: Dans leurs pas.
Utah, Omaha, Gold, Juno, et enfin Sword Beach (d’Ouistreham à Lion-sur-Mer dans le Calvados) où débarquèrent là encore les Britanniques face à une redoutable fortification de l’armée de terre allemande du Mur de l’Atlantique: la Batterie de Merville (Merville-Franceville – 14), batterie dite “aveugle” car située à deux kilomètres de la côte. Sur ce site historique resté en l’état depuis 1944, un parcours permet de découvrir son histoire en cheminant entre les différents blockhaus. Particularité du lieu: vivre – à raison de trois fois par heure – une “immersion globale” durant laquelle sons, lumières, fumées et odeurs plongent les visiteurs pendant quelques minutes dans l’enfer que furent le bombardement et la neutralisation de la Batterie de Merville.
À ces cinq zones de Débarquement, il faut aussi y ajouter La Pointe du Hoc à l’Ouest d’Omaha (Cricqueville-en-Bessin – 14). Symbole de courage des soldats américains, elle était l’un des points forts des fortifications allemandes, mais fut prise d’assaut le matin du 6 juin par les Rangers du colonel Rudder. Ce site plein d’émotion a été réaménagé en totalité, et son aspect très impressionnant (un sol avec de gigantesques cratères) témoigne de l’intensité des combats, laissant imaginer les conditions extrêmes dans lesquelles les Rangers ont gravi la falaise sous les tirs des soldats allemands embusqués au sommet. Le site est accessible gratuitement toute l’année, et d’ici la fin de cette saison estivale, l’espace visiteurs rouvrira ses portes, après rénovation et agrandissement.
Le débarquement a véritablement commencé dans la nuit du 5 au 6 juin vers minuit, au moment où les premiers parachutistes américains sont largués sur Sainte-Mère-Église et ses environs (50). À 4 h 30 du matin, elle sera la première ville libérée de France. Son église – dont un mannequin accroché à son clocher pendant la saison touristique rappelle la mésaventure du parachustiste John Steele – offre deux vitraux ayant pour thème les parachutages et le débarquement, tandis qu’au-dessus du portail un vitrail représente parachutistes et avions autour de la Vierge Marie. Sainte-Mère-Église (où commença à l’été 1961 le tournage du film Le jour le plus long) a son musée: Airborne. Il entraîne dans les combats auxquels ont participé les paras américains des 82e et 101e divisions aéroportées. Tout au long du parcours de visite: plus d’une centaine de mannequins en uniformes d’époque, des documents, des armes, des équipements ainsi que des souvenirs et des effets personnels offerts par des vétérans et leurs familles. Aux côtés d’un planeur Waco CG-4A (unique en France), un avion Douglas C-47 Skytrain, une reconstitution d’une scène grandeur nature de la phase d’embarquement de parachutistes, un film d’archives,… En vue du 70e anniversaire, le musée Airborne sera agrandi (l’inauguration est annoncée pour le 6 juin 2014). Le 4 mai dernier a été la posée la première pierre de cette extension, autour d’une centaine d’invités dont Michael Reagan, fils de l’ancien Président des États-Unis et Président de la Reagan legacy foundation. Un nouveau bâtiment de 1 200 m2 en forme d’aile d’avion offrira notamment 550 m2 de salles immersives (embarquement dans un C-47, plongée dans les combats autour de la place de l’église,…) et 410 m2 de hall d’exposition. La scénographie s’inscrira dans une suite chronologique et didactique.
Au soir du 6 juin, au prix de 11 000 tués et blessés, 200 000 hommes sont à pied d’œuvre. Le front allemand est perçé sur 50 km. Dès lors, le flot va devenir torrent…
Le 7 juin, les troupes britanniques débarquées sur Gold Beach libèrent Bayeux (14). Epargnée lors des combats de juin 1944, la ville a servi de refuge pour les blessés victimes des bombardements de la Bataille de Normandie. Elle est une des rares villes du Calvados restée intacte. Au Musée Mémorial sont évoqués le déroulement et les enjeux de la bataille à travers une scénographie relatant 85 jours d’intenses combats. Il offre un parcours chronologique des événements survenus au cours de l’été 44, enrichi d’espaces thématiques tels que la Résistance et De Gaulle, les correspondants de guerre, l’aviation alliée, la vie des civils,… l’ensemble étant illustré de nombreux matériels et objets d’époque. Y est également projeté le film Normandie 44: victoire décisive à l’Ouest.
Face à l’impossibilité de s’emparer d’un grand port dans les premiers jours du débarquement, les Alliés décident de créer deux ports artificiels sur les plages conquises: “Mulberry A” pour les Américains à Omaha, et “Mulberry B” pour les Anglo-Canadiens à Arromanches (14). Seul ce dernier sera opérationnel. Préfabriqués en huit mois en Grande-Bretagne, 115 caissons en béton de 3 000 à 6 000 tonnes ainsi que 17 vieux navires furent coulés pour servir de brise-lames et de digues sur huit kilomètres de long. Ainsi protégées de la houle, plusieurs plateformes flottantes en acier, coulissant sur des pilotis (jusqu’à 1 000 m2) furent mises en place. Reposant sur des flotteurs, quatre pontons les reliaient à la plage. En 12 jours, le port artificiel d’Arromanches devenait opérationnel, permettant ainsi de débarquer 400 000 véhicules et plus de trois tonnes de matériel. Toute l’histoire de cette prouesse technique est racontée au musée du Débarquement d’Arromanches, édifié à l’endroit même où fut construit le port artificiel (on peut encore en voir les vestiges à quelques mètres du rivage). Une collection d’environ 2 000 objets, un alignement de maquettes de 30 m linéaires, un diorama et un film d’archives viennent souligner l’ampleur de cet incroyable défi. Autre lieu à ne pas manquer: Arromanches 360, un cinéma circulaire qui, depuis février dernier, propose toutes les quarante minutes la projection en haute définition sur neuf écrans du nouveau film Les 100 jours de Normandie. Réalisé par les auteurs de la série Apocalypse, la Seconde Guerre mondiale, diffusée sur France Télévisions, il raconte par des images d’archives venues du monde entier ce que fut la Bataille de Normandie.
Dans l’histoire du débarquement, la ville de Carentan (50) a joué un rôle important. Sa libération, le 12 juin 1944, après six jours d’une bataille meurtrière, a permis la jonction entre Utah Beach et Omaha Beach. Aujourd’hui, un “circuit historique 44”, sur les traces de la 101e Airborne Division, mis en place par l’office de tourisme matérialise cet épisode. Long de 40 km, rythmé par 13 panneaux, l’itinéraire permet aux visiteurs de comprendre la progression de cette division dans tout le secteur de Carentan. Et des arrêts plus longs sont à prévoir. Par exemple à Saint-Côme-du-Mont (50) avec la visite du Centre historique des parachutistes du Jour J installé dans le poste de commandement des paras allemands. Il témoigne des combats dans une ambiance où chaque objet exposé s’attache à l’histoire particulière d’un homme… À Méautis (50) pour le manoir de Donville qui fut le témoin d’un terrible affrontement entre soldats américains et allemands. Le champ de bataille alentour est resté quasiment intact depuis 1944. Ou encore à Catz (50) où a ouvert en juin dernier le Normandy Tank Museum A-10 Airfield. Il est entièrement consacré à des véhicules de l’opération “Cobra” (nom de code de l’offensive américaine menée fin juillet 44 dans le Cotentin afin d’ouvrir la route de la Bretagne et d’enfoncer les lignes de défense allemandes). À l’initiative de collectionneurs privés sont ainsi désormais présentés au public une trentaine de véhicules et deux avions sur quatre hectares, dont plus de 2 000 m2 d’exposition. La présentation des blindés est chronologique: depuis leur débarquement à Utah Beach et Omaha Beach jusqu’aux Ardennes. Patrick Bunel, ancien directeur du musée Airborne de Sainte-Mère-Église en assure la direction.
Le but des Alliés est de conquérir le plus rapidement Cherbourg (50) pour disposer d’un port en eaux profondes. La réussite du débarquement à Utah et de la jonction avec les troupes débarquées plus à l’Est, permettent alors aux unités américaines d’avancer vers l’Ouest et le Nord du Cotentin. Onze jours après le débarquement, le 17 juin, les Américains atteignent la côte ouest à Barneville-Carteret (50), isolant les troupes allemandes du nord Cotentin et de Cherbourg du reste du front allemand. Le général Collins lance l’assaut sur la ville et le port le 22 juin. Malgré une vive résistance et de nombreuses pertes alliées, Cherbourg est libérée le 26 juin. Le port, en partie détruit, est rapidement remis en état pour accueillir des navires de gros tonnage transportant des troupes et du matériel. Témoin de cet épisode: le musée de la Libération, qui se dresse fièrement au sommet de la montagne du Roule dominant la ville, à 117 m au-dessus du niveau de la mer. Il est aménagé dans un ancien fort du Second Empire, occupé par l’armée allemande au cours de la Seconde Guerre mondiale. Sa reprise par les troupes alliées est l’un des symboles de la libération cherbourgeoise. Le musée retrace le rôle joué par la ville lors du conflit mondial, en mettant l’accent sur le quotidien des civils et des militaires. Jusqu’au 30 novembre 2013, le musée présente l’exposition “des années folles aux années noires: Cherbourg dans l’entre-deux-guerres”. À voir également: les Galeries 117, nom donné aux souterrains creusés dans la montagne du Roule. Sur un total de 700 m, dans lesquels viennent s’insérer quatre batteries et un poste de commandement, elles présentent une scénographie avec projections vidéo, bandes sons et jeux de lumières pour reconstituer l’histoire du fort, partie intégrante du Mur de l’Atlantique.
Supposant que Caen est la position-clé de la bataille, Montgomery, le Britannique, y mène trois assauts entre le 7 juin et le 1er juillet avant que la ville ne soit encerclée et bombardée le 7 juillet . Trois jours plus tard, Caen (14) est libérée. Pour suivre les traces des libérateurs, en souvenir de la vie dans la ville en juin et juillet 44, l’office de tourisme a mis en place un circuit guidé: “la bataille de Caen”. Un parcours pour comprendre les jours décisifs pendant lesquels s’est joué le destin d’une ville et de ses habitants. Un itinéraire urbain à compléter avec le Mémorial de Caen, incontournable. Le lieu est consacré à l’histoire du XXe siècle, de la Seconde Guerre mondiale à la fin de la Guerre Froide. Cette année, il propose un espace entièrement renouvelé dédié au « Jour J » et à la Bataille de Normandie traitée dans son intégralité. De nouveaux parcours sont aussi proposés dans les espaces “Guerre mondiale, guerre totale” et “l’actualité du monde à travers le dessin de presse”. Autre nouveauté: l’ouverture le 26 juillet prochain du bunker souterrain du général Richter. Ce poste de commandement a joué un rôle de premier plan sous l’Occupation et durant la Bataille de Normandie. La nouvelle scénographie présente les aspects militaires de l’Occupation allemande, ainsi que l’histoire du Mur de l’Atlantique, de sa construction à son rôle lors du débarquement.
Le 18 juillet, à 18 heures, les Américains entrent dans Saint-Lô (50). La ville restera sous le feu de l’artillerie ennemie jusqu’au 24 juillet, faisant près de 500 victimes et une cité détruite à 97 %. D’où son surnom: “la capitale des ruines”. En souvenir des combats qui ont libéré la ville, 15 lieux de mémoire font aujourd’hui l’objet d’un “itinéraire de la libération”. Quinze sites à découvrir en parcourant la ville dont la Chapelle de la Madeleine (mémorial des 29e et 35e divisions US rassemblant photos, plaques commémoratives, tableaux , drapeaux et objets de vétérans américains), le Carré des victimes civiles au cimetière, l’église Notre-Dame qui, profondément marquée par les bombardements, a conservé dans sa restauration les stigmates de la guerre (un obus est toujours fiché dans la pierre du mur nord),… pour ne citer qu’eux. Cet “itinéraire de la libération” (et de la reconstruction de St-Lô) est proposé par l’office de tourisme.
Le 25 juillet, les alliés décident d’engager l’opération “Cobra”. Menée par l’Américain Patton, elle a pour objectif d’atteindre Avranches (50) en longeant la côte afin d’ouvrir le front sur l’Ouest pour libérer la Bretagne, contournant ainsi par le sud les troupes allemandes, et préparant la prise en tenaille dans la poche de Falaise (14). Les sites des batailles du Mont Castre (50), de la Chapelle-en-Juger (50) où l’on peut aussi voir un cimetière allemand et de Roncey (50) montrent l’extrême difficulté rencontrée par les combattants. Ce n’est que le 31 juillet que les Américains libèrent Avranches où place Patton l’obélisque rappelle l’épisode décisif que fut la percée. À Nehou (50), l’Expo Patton évoque la vie du général américain, de sa naissance jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, tandis qu’un cimetière allemand se trouve à Orglandes (50). Enfin, à Marigny (50), le Mémorial Cobra rassemble – entre autres – plus de 600 photos et 350 documents écrits permettant de comprendre le pourquoi de l’opération “Cobra”, tout en mettant en lumière les villages dans la tourmente et la grande percée.
La poche de Falaise (14) ou poche de Chambois-Montormel fut le théâtre de la dernière opération de la Bataille de Normandie. Elle se déroula du 12 au 21 août dans une zone située entre les quatre villes ornaises de Trun, Argentan, Vimoutiers et Chambois pour s’achever près de Falaise. Situé entre ces deux dernières villes et dominant la vallée de la Dives, le Mémorial de Montormel (61) retrace cet épisode de la poche de Falaise-Chambois où s’illustrèrent les soldats des troupes alliées face aux attaques simultanées et désespérées des troupes allemandes encerclées. Animation sons et lumières, objets provenant du champ de bataille (que l’on peut voir du Mémorial) et projection d’images d’archives ponctuent le parcours de visite. Le 22 août, L’Aigle (61) est libérée. Le musée Juin 44 y a ouvert ses portes en 1953 à l’initiative de la Maréchale Leclerc de Hautclocque dans les dépendances d’un château. De l’appel du 18 juin 1940 à la défaite des Allemands lors de la bataille de la poche de Falaise, 13 scènes reconstituées de personnages de cire, sonorisées avec les voix authentiques des principaux acteurs de cette période troublée sont proposées. Une carte de 36 m2 explique la Bataille de Normandie.
Une bataille qui ne mettra pas fin au conflit. Il faudra encore neuf mois de combat pour obtenir la capitulation du Reich. Soit le 8 mai 1945.
• MUSÉE DU DÉBRAQUEMENT D’UTAH BEACH
Sainte-Marie-du Mont
• MUSÉE DE LA LIBÉRATION
Sainte-Marie-du-Mont
• VISITOR CENTER / CIMETIÈRE AMÉRICAIN DE NORMANDIE
Omaha Beach, Colleville-sur-Mer
• OVERLORD MUSEUM
Colleville-sur-Mer
• MUSÉE MÉMORIAL D’OMAHA BEACH
Saint-Laurent-sur-Mer
• MUSÉE D-DAY OMAHA
Vierville-sur-Mer
• MUSÉE GOLD BEACH
Ver-sur-Mer
• CENTRE JUNO BEACH
Courseulles-sur-Mer
• MUSÉE DE LA BATTERIE DE MERVILLE (
Merville-Franceville
• LA POINTE DU HOC
Cricqueville-en-Bessin
• MUSÉE AIRBORNE
Sainte-Mère-Église
• MUSÉE DU DÉBARQUEMENT
Arromanches
• ARROMANCHES 360
Arromanches
• MUSÉE MÉMORIAL DE LA BATAILLE DE NORMANDIE
Bayeux
• CIRCUIT HISTORIQUE 44
Carentan
• CENTRE HISTORIQUE DES PARACHUTISTES DU JOUR J
Saint-Côme-du-Mont
• MANOIR DE DONVILLE
Méautis
• NORMANDY TANK MUSÉUM A-10 AIRFIELD
Catz
• MUSÉE DE LA LIBÉRATION
Cherbourg-Octeville
• GALERIES 117
Cherbourg-Octeville
• OFFICE DE TOURISME DE CAEN
• MÉMORIAL DE CAEN
MANCHE
• BATTERIE D’AZEVILLE
• MUSÉE DE LA BATTERIE DE CRISBECQ
Saint-Marcouf-de-l’Isle
• MÉMORIAL DE LA LIBÉRTÉ RETROUVÉE
Quinéville
• HANGAR À DIRIGEABLES D’ECAUSSEVILLE
CALVADOS
• BATTERIES DU MONT CANISY
Blonville-sur-Mer
• SITE HILLMAN
Colleville-Montgomery
• MUSÉE RADAR DE DOUVRES
Douvres-la-Délivrande
• BATTERIE DE MAISY
Grandcamp-Maisy
• BATTERIE DE LONGUES-SUR-MER
• MUSÉE DU MUR DE L’ATLANTIQUE
Ouistreham
• MÉMORIAL PEGASUS
Ranville
• MUSÉE DES RANGERS
Grandcamp-Maisy
• MUSÉE No 4 COMMANDO
Ouistreham
• MUSÉE DE LA PERCÉE DU BOCAGE
Saint-Martin-des-Besaces
• MUSÉE DE LA BATAILLE DE TILLY-SUR-SEULLES
• MUSÉE DES ÉPAVES SOUS-MARINES DU DÉBARQUEMENT
Port-en-Bessin –
• COMITÉ RÉGIONAL DU TOURISME DE NORMANDIE
• ASSOCIATION NORMANDIE MÉMOIRE
• COMITÉ DÉPARTEMENTAL DU TOURISME DU CALVADOS
• COMITÉ DÉPARTEMENTAL DU TOURISME DE LA MANCHE
• COMITÉ DÉPARTEMENTAL DU TOURISME DE L’ORNE
• OFFICE DE TOURISME DE SAINT-LÔ AGGLOMÉRATION
En 2014, pour le 70e anniversaire de la Bataille de Normandie, la région tout entière se mobilisera pour honorer les derniers vétérans. Le calendrier des différentes manifestations (prévues entre le 1er mars et le 31 août) sera disponible – au plus tard – à partir du mois d’octobre prochain. Mais, d’ores et déjà, quelques initiatives sont à relever. Ainsi, six offices de tourisme du Calvados et de la Manche* ont lancé une nouvelle destination touristique: "le secteur mythique des plages du Débarquement", pour "aller au-delà du 70e anniversaire". Elle compte quatre des cinq plages du Débarquement: Utah, Omaha, Gold et Juno. Les initiateurs justifient cette démarche en partant d’un constat: une fréquentation touristique qui tend à se focaliser sur un secteur allant d’Utah Beach à Courseulles-sur-Mer. S’y concentrent ainsi 85 % des 4,5 millions de visites annuelles sur l’ensemble de l’Espace Historique de la Bataille de Normandie. Les excursionnistes qui proposent des visites organisées des plages du Débarquement n’inscrivent pour la plupart à leurs programmes que des sites issus de ce secteur. Conséquence: il faut profiter de cette concentration naturelle pour construire des outils de développement permettant de faire croître à nouveau la fréquentation. L’organisation du D-Day Festival autour du 6 juin fait ainsi partie des premières actions concrètes. Mobilisation également du côté de Saint-Lô dans la Manche où l’association Saint-Lô 1944-2014 devrait être créée. Objectif: accompagner des projets divers liés au 70e anniversaire. Elle entend ainsi jouer un rôle actif dans les commémorations et l’accueil des vétérans.
(*) Bayeux-Bessin, Bessin-Seulles et Mer (Courseulles-sur-Mer), Isigny-Grandcamp-Intercom, Omaha Beach, Marais de Carentan et Sainte-Mère-Église.
• EXPO PATTON
Nehou
• MÉMORIAL COBRA
Marigny
• MÉMORIAL DE MONTORMEL
• MUSÉE « JUIN 44 »
L’Aigle