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Verdun en première ligne

1914 | publié le : 01.07.2013 | Dernière Mise à jour : 01.07.2013

Auteur

  • Dominique Pourrias

Lorraine Terre de mémoire au passé chargé d’histoire, la région occupe une position stratégique à la frontière entre la France et l’Allemagne. Ici, le champ de bataille de Verdun, qui a vu s’affronter en 1916 avec une rare violence les soldats français et allemands, mais aussi américains, africains et européens, s’inscrit comme le symbole toujours « vivant » de toute l’intensité tragique de la Première Guerre mondiale.

Durant la Première Guerre mondiale, la Lorraine fut touchée dans sa chair par les combats. Le sol de la région vit alors s’affronter des soldats lorrains, sous des uniformes français ou allemands, selon leur nationalité respective. Car les Mosellans furent naturellement incorporés dans les troupes allemandes et se battirent pour l’Empire.

Dès le début de la guerre, plusieurs grandes batailles de mouvement se déroulent dans la région, comme la bataille de Lorraine puis la trouée de Charmes, les batailles du Grand Couronné, des hauts de Meuse et de Haute Meurthe.

Après la stabilisation du front, qui traversait la région du nord-ouest au sud-est, plusieurs affrontements importants ont lieu, à l’exemple de la bataille des Hautes-Vosges, les combats du Bois-le-Prêtre ou le saillant de Saint-Mihiel. La bataille de Verdun, qui se déroula en 1916, fût l’une des plus longues et les plus meurtrières de la guerre. Plusieurs villages, entièrement détruits, ne seront jamais reconstruits. Cette région dévastée, appelée « zone rouge », comporte d’importants mémoriaux, dont le plus fameux est l’Ossuaire de Douaumont.

Meuse: les champs de bataille de Verdun et la zone rouge

La Meuse est le département phare de la Première Guerre mondiale. De 1914 à 1918, de l’Argonne au Saillant de Saint-Mihiel, de Vauquois aux Eparges, tout le département a été en première ligne. À Verdun, la bataille a connu une telle ampleur qu’elle est considérée comme la « mère des grandes bataille du XXe siècle ».

Elle a duré de fin février à décembre 1916. Pendant cette période, 26 millions d’obus ont été tirés, plus de 300 000 hommes sont morts ou ont été portés disparus, et 400 000 soldats ont été blessés.

www.tourisme-meuse.com – www.groupes-tourisme-meuse.com

La Citadelle de Verdun était le centre logistique durant la bataille de Verdun. Aujourd’hui, un parcours en wagonnets dans les galeries souterraines, avec animations audiovisuelles et reconstitutions, retracent la vie quotidienne des soldats (les fameux Poilus).

Au terme de la visite, on assiste à la reconstitution de la scène du choix du soldat inconnu (c’était le 10 novembre 1920) qui repose aujourd’hui sous l’Arc de Triomphe à Paris.

www.citadelle-souterraine-verdun.fr

Le Mémorial de Verdun est un sanctuaire d’histoire et de mémoire présentant une riche collection à la fois de matériels,de véhicules, d’uniformes… À savoir: sa muséographie sera entièrement revue et agrandie pour le Centenaire de la Grande Guerre.

www.memorialverdun.fr

Le Centre Mondial de la Paix propose, dans le palais épiscopal de Verdun, des expositions, conférences et colloques sur les problématiques du monde contemporain et des activités liées au thème de la Grande Guerre.

À savoir: pour les scolaires, un service pédagogique accueille les groupes tout au long de l’année. La mise à disposition de salles est également possible.

www.centremondialdelapaix.eu

Le Fort de Douaumont est le plus important ouvrage de la place forte de Verdun, il a été occupé pendant huit mois par l’armée allemande. À savoir: un guide multimédia permet aux visiteurs de mieux comprendre l’histoire des grands forts de la région.

www.verdun-meuse.fr

L’Ossuaire de Douaumont réunit les restes de 130 000 soldats inconnus. Sur place: un musée, une nécropole et la projection du film Verdun des hommes de boue (il dure vingt minutes).

www.verdun-douaumont.com

Le Fort de Vaux est le symbole de l’héroïsme français, il ne se livra qu’après sept jours de résistance héroïque.

À savoir: visites groupes sur réservation uniquement.

www.verdun-meuse.fr

Site remarquable, dominant la plaine de la Woëvre, le Saillant de Saint-Mihiel conserve les stigmates des terribles combats qui s’y sont déroulés, tout spécialement en 1915.

À savoir: visite libre ou sur réservation.

http://otsisaintmihiel.e-monsite.com

L’association Histoires de France a reconstitué une tranchée du modèle de 1915 et un bivouac de soldats à la Tranchée de Mogeville.

À savoir: visites groupes sur réservation uniquement.

http://histoires.de.france.free.fr

Pour la butte de Vauquois, l’Argonne est le site emblématique de la guerre des mines.

À savoir: pour les groupes, visites guidées sur rendez-vous toute l’année.

www.butte-vauquois.fr

Le musée de La Voie Sacrée a été créé dans le QG des généraux Pétain, Guillaumat, Nivelle, Hirschauer et Pershing. La Voie Sacrée était la route stratégique qui reliait Bar-le-Duc à Verdun.

À savoir: possibilité de visites guidées sur demande.

www.voie-sacree.com

À ne pas manquer: l’ouvrage de la Falouse (Dugny-sur-Meuse), le fort historique de Troyon (Sain-Mihiel), le musée 14-18 (Marbotte), le Kaiser Tunnel (Lachalade), le mémorial américain de la butte de Montsec, le musée informel sur la vie quotidienne du soldat de la Grande Guerre Romagne 14-18 (Romagne-sous-Montfaucon), le cimetière militaire américain Meuse-Argonne (Romagne-sous-Montfaucon), le monument américain de Montfaucon (Montfaucon-d’Argonne), la tranchée des Baïonnettes (champ de bataille de Verdun), les villages détruits et non reconstruits comme Beaumont-en-Verdunois, Bezonvaux, Fleuri-devant-Douaumont.

La Grande Guerre en Meurthe-et-Moselle

Située entre les plaines de la Meuse et le massif forestier des Vosges, la Meurthe-et-Moselle garde de très nombreuses traces de la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui, trois sites du département ont été retenus pour être inscrits sur la liste du patrimoine mondial par l’Unesco.

www.tourisme-meurtheetmoselle.fr

La Forêt du Bois-le-Prêtre est un massif forestier de 800 hectares au nord-ouest de Pont-à-Mousson qui domine à l’est le Saillant de Saint-Mihiel.

À savoir: il a été le théâtre de combats acharnés, avec 130 actions d’octobre 1914 à mai 1915.

www.tourismeloisirs-perehilarion.fr

Sur la Colline du Léomont, butte de 337 m, une table d’orientation permet aux visiteurs d’observer et de comprendre les paysages alentour. Puis, il est possible de visiter l’espace muséal et pédagogique Chaubet (du nom d’un soldat mort lors de la bataille du Léomont), et la nécropole nationale de Friscati-Mouton Noir.

À savoir: les trois sites sont reliés par un chemin carrossable.

www.ot-lunevillois.com

Au Col de la Chapelotte, à la limite entre la Meurthe-et-Moselle et les Vosges, de nombreux vestiges sont encore visibles comme une fontaine construite par des soldats français, la « grotte des Poilus ».

À savoir: une chapelle y a aussi été édifiée par la famille Cartier-Bresson.

www.ot-lunevillois.com

À ne pas manquer: le musée du Costume Militaire (Thiaucourt-Regniéville), la nécropole nationale du Pétant (Montauville), le cimetière militaire de Champenoux, le village détruit de Fey-en Haye, l’abri du Kronprinz (Embermenil), les entonnoirs de Leintrey, les forts de Villey-le-Sec et du Vieux Canton (Villey-Saint-Etienne)…

Vosges: une guerre de montagne

De 1914 à 1918 dans le massif des Vosges, les Français et les Allemands se sont affrontés dans des combats d’une nature particulière, déterminés par les contraintes du climat et du relief. Une guerre de montagne, très meurtrière, qui a continué jusqu’à l’armistice.

www.tourismevosges.fr

Le front s’est fixé sur la colline de la Fontenelle dès le 12 septembre 1914, avec les Français au sommet et les Allemands accrochés sur les flancs. On y visite les secteurs allemands, français et américains, la nécropole de la Fontenelle, les trois hameaux du Ban-de Sapt (non reconstruits). Et le sentier de mémoire des lignes de front permet de découvrir des vestiges parfaitement bien conservés.

À savoir: circuit libre de 28 km ou visite guidée à réserver auprès de la communauté de communes de la Vallée du Hure. Pour personnes valides uniquement.

http://valduhure.com

À ne pas manquer: dans le massif des Vosges, le col de la Chapelotte qui illustre la guerre des mines; le Petit et le Grand Donon pour le Sentiers des Bunkers qui relie le col du Donon au col de l’Engin (tranchées et abris bétonnés bien conservés)…

L’observatoire de la Roche Mère-Henry, au-dessus de la vallée du Rabodeau, domine le village de Senones. Durant toute la Grande Guerre, ce site a été le théâtre de violents combats. On y découvre les différences entre les fortifications (bunkers, abris, galeries souterraines…) allemandes et françaises. À savoir: circuit libre de deux heures ou visite guidée à réserver auprès de l’office de tourisme du Pays des Abbayes. Pour personnes valides uniquement.

www.paysdesabbayes.com

Cap sur la Moselle, la ligne Maginot

Conséquence directe de la Première Guerre mondiale, la France a construit à partir du début des années 1930 la plus importante fortification linéaire au monde après la muraille de Chine: la ligne Maginot. Elle s’étend sur de 1 500 km. Et c’est en Moselle que l’on retrouve les éléments les plus denses et les plus intéressants du dispositif.

À découvrir: l’ouvrage du Hackenberg, le plus important jamais construit dans lequel les visiteurs circulent en chemin de fer souterrain; le fort aux Fresques à Hestroff où les peintres-soldats ont laissé s’exprimer leurs talents artistiques; l’ouvrage du Simserhof qui permet de s’immerger dans l’atmosphère de la « Drôle de Guerre » grâce à une mise en scène muséographique originale, plusieurs ouvrages et casemates qui résistèrent sans démériter en juin 1940 au cours de la Bataille de France, la zone inondable connue sous le terme de ligne Maginot aquatique.

www.moselle-tourisme.com

Trois questions à…
ÉLODIE GIANNINI, chargée de promotion au comité départemental du tourisme de la Meuse

– Au cours de la Grande Guerre, comment s’inscrit la Meuse en termes stratégique, géographique et humain?

Par son positionnement stratégique, la Meuse, frontière lorraine en 1914 avec l’Allemagne et la Belgique, était en première ligne. Ici, la bataille de Verdun en 1916 résonne avec force. Sur la zone rouge, le champ de bataille en Meuse constitue aujourd’hui un conservatoire de vestiges authentiques de 1914-1918 qui invite à comprendre l’histoire, garder le souvenir de ceux qui l’ont vécue, porter un message de paix universelle.

– À l’occasion du Centenaire de la Grande Guerre, que proposez-vous aux opérateurs du tourisme de groupe, et tout particulièrement aux autocaristes, pour les inciter à organiser des séjours dans le département?

Le CDT Meuse a engagé une démarche de promotion innovante susceptible d’inciter un large public à visiter les sites de mémoire: une exposition itinérante d’images d’archives de la Grande Guerre en 3D et grand format, annonçant une grande exposition au Centre Mondial de la Paix à Verdun de 2014 à 2018. Visible sur les salons touristiques de Lille, Lyon, Toulouse, Paris, Strasbourg en 2014, cette exposition 3D sera accompagnée d’actions vers les professionnels du tourisme, journalistes, professeurs et militaires afin de les sensibiliser au tourisme de mémoire tout en offrant une ouverture sur les séjours en Meuse. Avec ses partenaires: CRT Lorraine, offices de tourisme, prestataires meusiens, association Tourisme et Mémoire de la Grande Guerre, le CDT souhaite faciliter les démarches des prescripteurs pour découvrir la destination et la programmer. Un portail internet « Meuse Grande Guerre », un guide professionnel et des documents d’accueil sont en cours d’élaboration.

– Quels seront les moments forts qui viendront ponctuer les célébrations du Centenaire de la Première Guerre mondiale?

Pour maintenir l’attention jusqu’en 2018, la Mission Histoire construit un programme événementiel par année associant faits historiques et nations impliquées en Meuse. À voir: expositions, spectacles, évocations historiques notamment avec Connaissance de la Meuse qui organise « Des flammes…à la lumière » , le plus grand son et lumière d’Europe sur la Grande Guerre chaque été à Verdun… Parmi les temps forts: inauguration de la nouvelle muséographie du mémorial, découvertes originales du champ de bataille avec l’ONF dans une forêt d’exception…

À savoir

Meurthe & Moselle Tourisme a édité une brochure intitulée La Grande Guerre 1914-1918 en Meurthe-et-Moselle qui présente les sites de mémoires de cette période dans le département.

Le CDT Meuse, avec l’appui du conseil général, propose « La Grande Guerre en 3D », une exposition itinérante à dimension nationale et à caractère universel. À découvrir gratuitement au Centre Mondial de la Paix à Verdun jusqu’à fin 2013.

Musée Lorrain de Nancy: exposition sur les débuts de la guerre en Lorraine et la bataille du Grand Couronnée de septembre 1914. Du 15 février au 15 septembre 2014.

www.tourisme-lorraine.fr

http://pro.tourisme-lorraine.fr/club-lortour

Le saviez-vous?

La région nancéenne a fait partie des premiers secteurs touchés par les combats après la déclaration de guerre en août 1914. Ici, aux alentours de Nancy, la bataille du Grand Couronné a joué un rôle clé dans la défense du territoire, permettant la victoire de la célèbre bataille de la Marne.

ww.nancy-tourisme.fr

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