Le 28 juin 1914, un étudiant serbe, militant nationaliste, assassine à Sarajevo l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche-Hongrie et sa femme, la duchesse de Hohenberg. Cet attentat a servi de détonateur dans un contexte déjà passablement à vif. La volonté de vengeance à l’encontre de la Serbie et le jeu des alliances à l’échelle de l’Europe ont eu raison de la paix sur le Vieux continent. Ce n’est donc pas sans raison que les manifestations du Centenaire de la Première Guerre mondiale prennent dans la capitale bosniaque une tournure particulière.
Le programme « Sarajevo, cœur de l’Europe » a été concocté par la ville en partenariat avec la Mission du centenaire. L’objectif est de faire le lien entre le passé et le présent, de passer de la guerre à « la paix retrouvée » en faisant converger toutes les cultures d’une « Europe réconciliée » vers Sarajevo.
L’essentiel des commémorations dans la capitale de Bosnie se déroulera du 21 au 28 juin 2014. « Des expositions et concerts seront organisés dans plusieurs villes de Bosnie-Herzégovine, ainsi que des colloques historiques et scientifiques, un Grand prix cycliste sous le patronage du Tour de France et la rénovation du bâtiment emblématique du Musée olympique de Sarajevo », indiquent les organisateurs de ces commémorations.
Des commémorations qui se veulent aussi bien historiques, que culturelles, scientifiques ou sportives. Les acteurs locaux, comme le Festival du film de Sarajevo, le Jazz Fest Sarajevo, le musée d’art contemporain Ars Aevi et le Centre André-Malraux seront impliqués, ainsi que le British Council et le Goethe Institut, dans l’organisation des événements qui doivent ponctuer le souvenir cent ans après de cette tragique semaine de 1914. Autant de symboles pour la paix dans une région aux équilibres géopolitiques toujours fragiles.