OT. L’inscription au Patrimoine mondial de l’Unesco du bassin minier du Nord/Pas-de-Calais, puis l’ouverture du Louvre-Lens, l’an passé, ont apporté à la région de Béthune-Bruay de nouvelles opportunités touristiques. Des opportunités, qui combinées à l’offre existante, viennent en cette année 2013 enrichir la palette des prestations groupes.
Au cœur du Nord/Pas-de-Calais, et à cheval entre les collines de l’Artois et la plaine de la Lys: la région de Béthune-Bruay, issue de la communauté d’agglomération de l’Artois qui réunit 59 communes sur un territoire de quelque 386 km2. Sa particularité? Elle s’articule autour de deux villes phares avec Béthune, bien sûr, constituant la porte d’entrée du territoire, mais aussi Bruay-La-Buissière, et ce dans un ensemble au caractère rural très marqué, en bordure de l’ancien bassin minier du Nord/Pas-de-Calais. Un bassin minier classé au Patrimoine mondial de l’Unesco en juin 2012.
Et dans la région, plusieurs sites témoignent de ce passé: la Cité des Electriciens (ancienne cité minière qui a servi de décor au film Bienvenue chez les Ch’tis) ou encore le musée de la Mine, tous deux basés à Bruay-La-Buissière, Auchel a également son musée de la Mine; Marles-les-Mines, elle, dispose d’un chevalement haut de 25 m (structure servant à descendre et monter les mineurs),…
Détruite à 90 % en mai 1918, Béthune fut reconstruite dans les années 20. À cette époque, l’Art Déco caractérisé par des lignes géométriques et des décors floraux, était en vogue. “C’est pour cela que ce style architectural est très présent dans notre région, relève Cécile Parent, chargée de développement et responsable du service groupes à l’office de tourisme de Béthune-Bruay. L’Art déco se retrouve sur les façades de la Grand’Place de Béthune, à l’intérieur de l’hôtel de ville, dans certaines églises ou encore sur les bâtiments publics”.
Reconstruite également l’église Saint-Vaast dont la richesse des vitraux, le buffet d’orgue et le statuaire ne manquent pas d’intérêt. Seul, le beffroi du XIVe siècle trônant au milieu de la Grand’Place témoigne de l’histoire béthunoise passée. Bruy-La-Buissière, elle, est tout aussi marquée par l’Art Déco, à l’exemple de son hôtel de ville et de la piscine de son Stade-Parc. Tandis que la Tour des Lambres et le Donjon constituent les uniques vestiges de son passé.
Autour de ces deux villes majeures, le territoire déploie – bien sûr – nombre d’autres lieux, entre châteaux, chartreuse, églises, fermes, manoirs,… sans oublier des croisières fluviales sur le canal d’Aire avec passage d’écluse. Une offre que la structure institutionnelle propose à travers des visites à la carte, en excursions journées et en séjours à destination de la clientèle groupes. Elle est disponible en brochure depuis 2006, et accessible en ligne depuis 2011.
L’office de tourisme de la région Béthune-Bruay – nom acquis en 2009 – a toujours opéré sur ce marché groupes. “Au début, il s’agissait de répondre à des demandes ponctuelles, en particulier issues des milieux associatifs et scolaires, confie Cécile Parent. Toutefois, nous disposions de quelques fiches produits sur lesquelles nous suggérions une sélection de visites à la carte ainsi que des idées de programmes d’une journée. La première brochure dédiée et regroupant à la fois une offre adultes et jeunes
La brochure Spécial groupes 2013 est d’ores et déjà disponible. Au sommaire: des visites à la carte, des journées, des courts séjours, des activités de loisirs (sports et nature) ou encore les événements. Un contenu généralement repris tel quel, même s’il reste évidemment modifiable selon les besoins. “Notre offre séjours (deux jours maximum, ndlr) est assez récente, et s’est installée dans notre production parce que nous avions de plus en plus de demandes”, relève Cécile Parent. Une offre s’appuyant sur des hébergements concentrés sur Béthune et Bruay-La-Buissière, et permettant de rayonner sur l’ensemble du territoire sans avoir à parcourir de longues distances chaque jour. Aujourd’hui, l’office de tourisme de la région Béthune-Bruay adresse sa brochure tant aux associations qu’aux autocaristes basés en région Nord/Pas-de-Calais, mais aussi en Picardie, en couronne nord de Paris et en Haute Normandie. “Les tarifs appliqués à partir de 20 pax et mentionnés en brochure, sont les mêmes pour tous, indique Cécile Parent. Et, nous ne commissions pas les professionnels. Mais, il peut nous arriver de faire des gestes commerciaux, au cas par cas, selon le nombre de groupes réalisés chaque année”. En revanche est appliquée systématiquement la gratuité pour le conducteur, “et une supplémentaire qui peut se négocier”, ajoute-t-elle.
“Nous nous attachons à faire évoluer chaque année le contenu de la brochure, poursuit Cécile Parent. Si celle de 2013 met l’accent sur la patrimoine minier et le Louvre-Lens, en 2014, nous mettrons en avant le tourisme de mémoire dans le cadre de la commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale”. Parallèlement, comme chaque année, seront remaniés certains programmes, accompagnés également de nouvelles offres, via à la mise en place de partenariats avec des lieux situés hors du territoire de l’office de tourisme. Cette année, par exemple, on trouve ainsi programmé au côté du Louvre-Lens, la visite de la piscine de Roubaix ou encore celle du Centre historique minier de Lewarde.
Depuis 2011, l’offre de l’office de tourisme est mise en ligne sur son site généraliste, via un onglet “groupes” (avec des suggestions de forfaits hors brochure, avec en projet la création d’une newsletter). Avant d’y intégrer l’an passé, les “séminaires”. Une dernière niche sur laquelle la structure institutionnelle compte bien se positionner à court terme. Une première brochure dédiée à cette activité a d’ailleurs vu le jour en 2012.
L’offre dédiée aux groupes de jeunes et de scolaires fait l’objet depuis 2011 d’une brochure à part entière.
Dès les premières pages de la brochure Spécial groupes 2013, l’accent est mis sur l’ouverture du Louvre-Lens (décembre 2012), avec deux programmes d’une journée: “Béthune et le Louvre-Lens” (visites guidées de la ville et du musée), et “des jardins d’exception” (coup de projecteur sur l’aspect architectural et paysager du Louvre-Lens, visite libre du musée, puis découverte du Stade-Parc et de sa piscine à Bruay-la-Buissière). Un court séjour (deux jours) fait également son entrée: “nature et détente” incluant le marché de Béthune, la visite guidée de la ville, puis de celle de la chambre des Charitables de Saint-Eloi, une croisière déjeuner sur le canal d’Aire avec passage d’écluse ou encore la découverte du jardin de Géotopia à Mont-Bernenchon. L’hébergement est proposé au Tour Hôtel du Golf** à Béthune. Enfin, l’office de tourisme planche déjà sur la commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale. “Plusieurs expositions sont prévues, dont “Ligne de front” du 14 juin au 28 septembre 2014, annonce Cécile Parent, chargée de développement et responsable du service groupes de l’office de tourisme de Béthune-Bruay. Elle sera proposée sur dix communes de la région Béthune-Bruay. Nous mettrons également en place des circuits en partenariat avec Lens et Arras (respectivement à 28 et 35 km de Béthune, ndlr.) . Enfin, nous intégrerons dans notre brochure Spécial Groupes 2014, le circuit “ces sites de mémoire qui en disent long…”, entraînant de cimetières en lieux sacrés en passant par des jardins , un mémorial indien,…”.
En 2012, l’office de tourisme de Béthune-Bruay a réalisé un chiffre d’affaires de 50 000 euros, et accueilli 179 groupes (à parité adultes et jeune public). 80 % de cette clientèle est amenée par les associations et 20 % par les autocaristes. Ces groupes sont principalement issus de la région Nord/Pas-de-Calais, de Picardie et de Belgique. Enfin, le “top 3” des lieux les plus demandés par les groupes l’an passé: le château d’Olhain à Fresnicourt-Le-Dolmen (“un bel exemple de château fort des plaines du Nord de l’Europe”, souligne l’office de tourisme dans sa brochure), la visite guidée de Béthune à égalité avec la chambre de la confrérie des Charitables de Saint-Eloi (créée en 1188, elle assiste les pauvres, soigne les malades et inhume les morts sans distinction de religion ou d’opinion), et le beffroi de Béthune, inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco.