Menu

Evreux en grand

Bons plans | publié le : 01.04.2013 | Dernière Mise à jour : 01.04.2013

Auteur

  • Karine Filhoulaud

Eure Si Evreux ne manque pas d’atouts touristiques, ils viennent se combiner avec nombre d’étapes situées aux alentours. Dévoilant ainsi une large palette d’offres à découvrir en groupe.

À 100 km de Paris et de Deauville: Evreux, où plus de vingt siècles ont structuré la ville autour de monuments, aujourd’hui incontournables. Il suffit de penser à la cathédrale Notre Dame et l’ancien évêché (devenu musée), le beffroi ou encore l’église Saint Taurin et sa châsse (“une merveille d’orfèvrerie”, glisse l’office de tourisme du Grand Evreux regroupant 37 communes). Du gallo-romain à l’art contemporain, les différents styles d’architecture sont représentés. Evreux, c’est aussi une “ville verte”, avec ses 450 hectares de forêt et de bois, prétextes à des parcours pédestres ou sportifs.

Au cœur d’une cité épiscopale

C’est par la visite guidée intitulée “Evreux au fil des siècles”, proposée par l’office de tourisme du Grand Evreux qu’il faut commencer la découverte de la ville. On longe les rives de l’Iton où quais et passerelles ont été aménagés pour offrir une agréable balade. Tout en apprenant. Car au gré de la promenade se dévoilent les monuments emblématiques de la cité épiscopale. À l’exemple des vestiges du rempart romain dont un tronçon a servi de soubassement au palais de l’évêché construit au XVe siècle; de la cathédrale romane et gothique des Xe et XIIIe siècles; du beffroi du XVe siècle (dernier beffroi normand classé monument historique,… et criblé d’impacts de balles datant de Mazarin ), de l’hôtel de ville et la fontaine construits à la fin du XIXe siècle ou encore datant de la même époque, un charmant petit théâtre à l’italienne au porche orné de statues et de mosaïque, actuellement fermé et qui devrait faire l’objet prochainement de travaux de restauration… Plus récentes, les maisons dont le style normand a été modernisé témoignant de la rapidité avec laquelle Evreux fut reconstruite après la Seconde Guerre mondiale. Une reconstruction qui a conservé le plan médiéval tout en mettant en valeur ses principaux monuments miraculeusement épargnés.

Arrêtons-nous justement sur certains de ses monuments. À commencer par la cathédrale Notre Dame, dont le parvis est actuellement en travaux. Elle réunit tous les grands courants de l’architecture religieuse. Si Chartres a son bleu, Evreux, elle, a son jaune…, celui des vitraux, bien sûr, datant des XIVe et XVe siècles. La cathédrale réserve d’autres découvertes. À l’extérieur, des gargouilles semblent être étonnamment protégées par un dais de pierre comme les statues de saints. Dans le cloître, avec leurs innombrables nervures, des voûtes flamboyantes sont du même style que l’une des façades de l’église superbement sculptée. À l’intérieur, la nef élancée et élégante est toute en verticalité. Le chœur concentre la décoration pour le moins chargée. Quant aux chapelles, elles sont fermées par d’originales clôtures en bois tout ajourées et sculptées. Mais l’édifice recèle un trésor: son orgue d’une construction classique mais s’inspirant des techniques d’un moine bénédictin du XVIIIe siècle, il fut inauguré en 2006,… (à partir de 1549 et durant quatre siècles, la cathédrale se dotera de différents orgues). Tout en hauteur, telle une fusée prête à s’envoler, seuls de fins pilotis le supportent. À sa base, le cône inversé prend des allures de réacteur que l’on imagine sans peine s’enflammer… renforcé par l’éclairage d’une lumière rouge. Juste au dessus, dissimulant la passerelle menant aux claviers, un voile métallique grisâtre rappelle la dense fumée qui s’élève lors d’un décollage… Au dessus encore, nombre de cylindres figurent le corps de la fusée. En ouvrant ses larges volets, décorés de multiples carrés bleutés, bruns, rougeâtres et mordorés, un peu comme une mosaïque, apparaît un halo de lumière jaune. Tandis que telle une auréole blanche, un réflecteur sonore renvoie les notes vers la nef, le surplombe. Il y a beaucoup à dire sur cet orgue, son histoire que l’un des organistes ne manque pas de raconter avant de jouer quelques morceaux choisis illustrant toute la puissance de l’instrument… La découverte de la cité épiscopale ne s’arrête pas là, et se poursuit au musée d’Art, d’Histoire et d’Archéologie, relié à la cathédrale par un cloître et installé dans l’ancien évêché. Ses vastes et sobres salles accueillent des collections d’art religieux du Moyen-âge à la Renaissance, des peintures allant du XVIIe au XXe siècles, des objets d’art décoratifs et d’autres datant du paléolithique jusqu’à l’époque gallo-romaine. Se côtoient ainsi des bustes, une armoire normande, une girouette en forme de coq, des tableaux d’Evreux aux temps anciens, des tapisseries, et bien d’autres curiosités encore.

Étapes alentours

Dans son offre groupes, l’office de tourisme du Grand Evreux dévoile d’autres étapes alentours. Au Gisacum, par exemple, à sept kilomètres du centre-ville est proposée une visite guidée qui permet de porter un autre regard sur le site. Tout commence dans une vaste salle avec maquettes, photos aériennes, images de synthèses, fouilles du site… On apprend ainsi que Gisacum était une ville sanctuaire: les temples monumentaux étaient rassemblés au milieu et tout autour, à distance, se trouvaient les habitations, ateliers, boutiques, pour bien séparer le laïque du religieux. La visite se poursuit à l’extérieur où la découverte se focalise sur les thermes dont le plan est concrétisé par des palissades de bois. L’occasion d’évoquer son vestiaire, par exemple, où un esclave était toujours présent pour garder ses affaires. Bon à savoir: une “journée gallo-romaine” est proposée par l’office de tourisme.

C’est aussi à sept kilomètres d’Evreux que se trouve un autre site à ne pas manquer: les Jardins et la roseraie de Miserey, qui s’étendent tout autour du joli château éponyme, et de sa grande chapelle datant du XIIe siècle. Dans sa partie contemporaine, le site dévoile la vraie nature du purgatoire, de l’enfer et de l’Eden… au travers de plantes et fleurs très judicieusement choisies, tels des rosiers sans épines, des arbustes agrippants ou urticants, et de nombreuses autres essences surprenantes.

Surprenante, la pomme du Clos Cerisey ne l’est pas moins. Sa découverte ressemble à un tour de magie: un verger pour scène, un agriculteur jouant l’illusionniste, et un public composé de visiteurs. Le tour consiste à couper une belle pomme en deux pour en faire apparaître… une chair rouge vif! Cette ferme, située à moins de dix kilomètres d’Evreux, est une des rares exploitations françaises à cultiver et créer des produits dérivés à base de cette espèce ancienne et presque disparue appelée “Geneva”. Et Stéphane Van Thornout, son propriétaire, en est fier. Il explique l’histoire de sa famille, la production de la pomme et des produits qui en découlent, la récolte automatisée, l’exploitation de ses 25 000 pommiers, la taille éreintante à la tronçonneuse, les engrais, les abeilles, l’analyse électrique des sols pour optimiser l’exploitation… Une dégustation termine la visite, avec jus de fruit, cidre, mais aussi amuse-bouches et mignardises originaux intégrant de la pomme rouge bien sûr.

Le Barkleys, un restaurant vraiment normand

Malgré son nom, le restaurant Le Barkleys à Evreux affiche son appartenance au terroir, côté décoration en tous les cas! Sur les murs de sa plus vaste salle toute équipée (115 couverts), le bocage normand, un cheval dans son box, des pans de bois et des murets de briques rouges… ont été peints en une longue fresque. Au dessus, sous une superbe charpente apparente, la seconde salle (115 couverts) est plus authentique, intimiste aussi avec ses sous-pentes et ses chaudes couleurs, bois et bordeaux. Dans ce qui fut une écurie et une réserve à grains pour l’armée sont servis des plats de qualité dépassant les frontières de la Normandie. Espace privatisable, climatisation et chauffage cachés derrière des reproductions de célèbres tableaux, sonorisation modulable, insonorisation et éclairage soignés, piste en parquet, cuisine d’appoint pour les deux salles, places de stationnement pour trois cars juste à côté,… “Nous avons essayé de penser à tout pour les groupes et les autocaristes”, conclut Franck Willi, le propriétaire. On le croit.

www.lebarkleys.fr

À savoir

La brochure Groupes et affaires 2013 de l’office de tourisme est disponible. Elle rassemble une offre de forfaits journées, un choix de visites guidées et une sélection de prestations à la carte. Huit restaurants se sont positionnés sur l’accueil des groupes, quant à l’hébergement, la capacité est de 1 300 lits. L’an passé, la ville a accueilli 86 groupes.

Div qui contient le message d'alerte

Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire

Mot de passe oublié

Déjà abonné ? Créez vos identifiants

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ? Remplissez les informations et un courriel vous sera envoyé.

Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format