Le musée de l’Automobile de Turin
L’automobile, dans ce musée riche de la diversité de ses 200 modèles, devient facteur de transformations sociales et expression de ces évolutions. À l’image de la 2 CV très « Peace & Love », peinte façon hippie, qui colle à ces libertés insouciantes conquises par la génération de mai 68 sur les convenances qui prévalaient jusqu’alors, y compris dans l’automobile. Le musée de l’Automobile de Turin visite également les mythes, comme celui de la Citroën DS, décortiquée, disséquée, symbole d’un futur où l’imagination deviendrait réalité. Des images des années de Gaulle défilent en arrière-plan, tandis que glisse, fluide et souple, l’incroyable voiture à suspension hydropneumatique, objet volant quasiment.
Les véhicules présentés viennent de sept pays d’Europe et des États-Unis, mais l’Italie occupe néanmoins une place importante dans ce musée inauguré le 19 mars 2011 au Lingotto, quartier des usines Fiat. Et c’est aussi toute l’histoire de la péninsule italienne qui défile en toile de fond, en photographie ou en vidéo, des coups de menton de Mussolini aux chaînes de montage piémontaises. La mise en scène plonge les visiteurs dans le son et le décor d’un garage au temps du grand essor de l’automobile, mécano compris, ou les transporte dans la folie des accidents de la route. Ils circulent devant une forêt de panneaux de circulation du monde entier ou découvrent par quelques clins d’œil tous les détournements possibles de l’automobile.
Si le contexte historique et social resitue les véhicules dans leurs multiples usages et fonctions, l’automobile n’en demeure pas moins l’objet central des expositions du musée turinois.
Depuis la réplique du Fardier à vapeur de Cugnot (1769, France) jusqu’aux concepts cars du XXIe siècle, ce défilé de voitures mérite qu’on lui consacre deux bonnes heures au moins. Les passionnés pourraient y passer la journée, tant il y a de richesses et de détails à explorer, de thèmes à aborder, à l’instar du design automobile.
Une Peugeot Type 3 de 1892 qui pouvait monter jusqu’à 35 km/h, une Lancia Aprilia de 1948, dont la vitesse de pointe atteignait 125 km/h, une Isotta Fraschini de 1929 capable d’aller à 140 km/h, des Alfa Roméo à profusion, des Fiat de toutes les époques, des Ferrari, de course ou non, sont autant d’étapes captivantes, pour qui aime les moteurs ou les carosseries ou, encore mieux, les deux associés…
Musée national de l’Automobile de Turin (Museo nazionale dell’automobile di Torino).
Les groupes à partir de 15 pax bénéficient d’un tarif avantageux, encore plus s’il s’agit d’un groupe scolaire. Des visites guidées sont possibles tout comme des activités pédagogiques. La dépose en autocar s’effectue juste devant l’entrée du musée. Le stationnement est également possible à proximité.
http://
Difficile de passer à Turin sans faire étape gastronomique. Les groupes pourront se restaurer ou s’approvisionner en spécialités italiennes à Eataly, qui réunit , sous une même enseigne, à 10 mn à pied du musée, épicerie fine et restauration variée ou chacun peut déjeuner selon ses goûts et les principes du « slow food ». Les crèmes de noisette et de chocolat sont une autre spécialité locale, qu’on peut savourer en glaces, en crèmes ou en bouchées au Caffè Fiorio, ou chez les chocolatiers du centre-ville.