Office de tourisme En créant un service réceptif en 2007, avec pour objectif de professionnaliser son offre, Bar-le-Duc affichait sa volonté de développer son activité groupes. Une démarche, qui a porté ses fruits, puisque ce marché enregistre depuis une hausse constante.
Elle fut la capitale du Duché de Bar d’où elle tire son nom. Le chef-lieu du département de la Meuse, Bar-le-Duc, est aujourd’hui « ville d’art et d’histoire », comme en témoigne son riche patrimoine, et en particulier son quartier de la ville haute, classé secteur sauvegardé. Un quartier qui constitue « l’un des ensembles urbains renaissance les plus remarquables de France », dit-on. En effet, de nombreux hôtels particuliers (rue des Ducs de Bar et place Saint-Pierre notamment) dévoilent cette architecture caractéristique du XVIe siècle entre frontons sculptés, pilastres cannelés ou encore gargouilles en surplomb. C’est aussi Place Saint-Pierre qu’il faut franchir les portes de l’église Saint-Etienne, élégant édifice de style gothique flamboyant. À l’intérieur, quelques trésors dont le « Transi », un squelette, un décharné, un écorché, un corps en décomposition,… sculpté par Ligier Richier, artiste lorrain de la Renaissance. Saisissant. Seizième siècle toujours avec le Neuf-Castel, venu remplacer l’ancien château des ducs de Bar de la ville. Il abrite aujourd’hui le musée Barrois dont le circuit de visite entraîne de l’archéologie à l’art contemporain. De ce site part la promenade autour des remparts. La ville basse, elle, nichée dans une vallée, est traversée par l’Ornain et ses sept ponts, tandis que le Canal de la Marne au Rhin prend ses aises dans le parc de l’hôtel de ville. L’histoire de Bar-le-Duc est aussi liée à des savoir-faire. Deux sites incontournables en témoignent: l’usine Bergère de France où l’on découvre l’élaboration de fil à tricoter ou, dans un tout autre genre, l’entreprise « À La Lorraine », qui dévoile la spécialité gastronomique de la ville, la confiture de groseilles épépinées à la plume d’oie, surnommée le « caviar de bar ». Enfin, Bar-le-Duc est aussi le point de départ de la « Voie sacrée » qui, lors de la Première Guerre mondiale, permettait un accès à Verdun pour ravitailler les troupes françaises engagées dans les combats. « La ville peut se découvrir sous différents thèmes, comme « au temps de l’arrière-Front », « les jardins ouvriers », « les hôtels particuliers du XXe siècle », « la réforme et la contre-réforme » ou encore « les p’tites curiosités » qui invitent à la découverte de détails insolites », ajoute Anicée Vignot, directrice de l’office de tourisme. Bar-le-Duc peut aussi se combiner à d’autres étapes en pays Barrois
Une structure institutionnelle qui en 2006 change de statut. Avec le passage à l’intercommunalité dans le cadre de la réforme territoriale, est en effet créée la communauté de communes de Bar-le-Duc qui prend alors la compétence tourisme. L’office de tourisme et syndicat d’initiative laisse la place à l’office de tourisme intercommunal de Bar-le-Duc
Une nouvelle étape est franchie en 2007, lorsque « la structure fait le choix de se professionnaliser en obtenant l’autorisation de commercialiser pour développer en priorité son offre auprès du marché groupes », indique Anicée Vignot. Car, jusqu’alors l’office de tourisme répondait ponctuellement à des demandes, sans promotion particulière. Même si elle disposait toutefois d’offres matérialisées sur de simples feuillets. « Le fait de pouvoir commercialiser va nous permettre d’élaborer une vraie stratégie groupes, qui va passer par la mise en marché de forfaits clé en main », poursuit-elle. Dans cet objectif, un service réceptif au sein de l’office de tourisme est créé.
Et la toute première brochure voit le jour en 2008, « ce qui n’a pas forcément été simple à faire surtout sur le plan de la tarification, il fallait homogénéiser pour qu’il n’y est pas trop d’écart entre les différents sites », se souvient Anicée Vignot. Côté contenu, elle donnait une large place aux prestations sèches, complétées par quelques formules demi-journée et journée. Elle sera adressée aux autocaristes, aux agences de voyages et aux associations. C’est toujours le cas aujourd’hui, comme pour les régions prospectées « avec l’Île-de-France, la Champagne-Ardenne, la Bourgogne, la Lorraine, l’Alsace, la Belgique, le Luxembourg, complétées par des incursions dans le Nord/Pas-de-Calais », indique Anicée Vignot. La brochure paraîtra chaque année, suivant le même contenu, tout en conservant un nombre de pages identique, soit une vingtaine, « pour garder une certaine visibilité de notre offre, et aller à l’essentiel », justifie-t-elle. Éditée à 600 exemplaires, elle est envoyée « en priorité à nos contacts avec lesquels nous avons des relations privilégiées, explique-t-elle. En complément de la brochure, nous adressons également un feuillet « spécial exclusivités » qui met en avant un nouveau produit ou un coup de cœur ». Cette année, par exemple, était proposée une journée “sur les traces de Ligier Richier”.
Chaque année, le contenu de la brochure est « passé à la loupe », lance Anicée Vignot. Certains programmes peuvent disparaître, d’autres maintenus ou remaniés. Voire enrichis par de nouvelles prestations. « C’est important de renouveler notre programmation, aux côtés de nos fondamentaux, poursuit-elle. On a des acquis, mais cela fait partie de notre travail de prospecter, d’être attentif aux évolutions de l’offre de notre territoire ».
La brochure 2013 devrait être disponible ce mois de décembre, et fera la part belle à l’événement « Renaissance » initié par la ville de Nancy, mais durant lequel la ville de Bar-le-Duc sera partie prenante à travers une offre dédiée commune (voir notre encadré). « Nancy s’est rapprochée de nous car nous disposons d’un patrimoine architectural bâti remarquable datant de cette période, explique Anicée Vignot. Nancy, pour sa part, marquera l’événement par des animations, à travers notamment la mise en place d’expositions majeures ».
Les tarifs mentionnés en brochure (base de 15 pax) sont les mêmes pour tous, professionnels ou non. « Dans notre stratégie groupes, nous n’avons pas encore abordé cet aspect, révèle la directrice de l’office de tourisme. Dans un premier temps, nous avons souhaité nous concentrer sur l’aspect qualitatif de notre offre, en mettant en place par exemple des questionnaires de satisfaction auprès des groupes ». Mais, Anicée Vignot n’exclut pas de faire la distinction entre ces deux cibles en matière de stratégie tarifaire. Mais pour l’instant, « ce n’est pas à l’ordre du jour » dit-elle, tout en soulignant par ailleurs « que des gestes commerciaux se font aujourd’hui au cas par cas, selon le nombre de groupes réalisé chaque année, voire même sur la réalisation d’un premier déplacement d’un groupe sur Bar-le-Duc et ses environs ». En revanche, la gratuité est systématique pour le conducteur.
Côté programmes, tous ne sont pas repris tels quels, et « le sur mesure prime », relève Anicée Vignot. Sauf pour la journée “Bar-le-Duc en toute indiscrétion”, qui fait l’unanimité auprès des groupes! « Elle allie des étapes à la fois culturelle (la visite du quartier Renaissance), gastronomique (un fabricant de confiture de groseilles) et technique avec la découverte de l’usine Bergère de France », détaille-t-elle. Une journée proposée sur deux gammes de prix, en fonction du déjeuner choisi, soit dans un restaurant, soit en pique-nique.
« Entre les années 2007 et 2011, nous avons enregistré une augmentation de + 47 % du nombre de groupes accueillis via notre service réceptif, tient à souligner Anicée Vignot. Cette année 2012 devrait afficher des résultats en hausse ». Et il y a fort à parier que la courbe n’est pas prête de s’inverser en 2013 avec l’événement “Renaissance”, qui selon la directrice de l’office de tourisme, fait déjà l’objet de nombreuses demandes.
Le pays Barrois rassemble sept communautés de communes et un syndicat mixte.
La communauté de communes de Bar-le-Duc regroupe 15 communes situées dans un périmètre d’une dizaine de kilomètres autour de la ville.
L’office de tourisme intercommunal de Bar-le-Duc et ses environs est membre du Club LorTour créé par le comité régional du tourisme de Lorraine. Ce Club a pour objectif de faire vivre l’offre groupes, de la fédérer et de la porter au-delà de la Lorraine auprès des professionnels autocaristes, TO, grossistes, réseaux d’agences de voyages, etc. Il rassemble à ce jour 46 membres, tous habilités à commercialiser des produits touristiques groupes.
L’an prochain, Nancy mettra à l’honneur l’époque Renaissance, âge d’or de la Lorraine. À cette occasion, l’office de tourisme a conçu deux forfaits. Ils comprennent des étapes en pays Barrois et à Bar-le-Duc, dont le quartier de la « ville haute » dissimule de précieux témoignages de cette architecture caractéristique du XVIe siècle.
Il s’agit de:
→ « Nancy/Bar-le-Duc Renaissance » (trois jours – hébergement à Nancy): découverte de la "ville-vieille" à Nancy et de l’exposition « l’automne de la Renaissance » au musée des Beaux-Arts, visite du quartier Renaissance de Bar-le-Duc, animation confiture de groseille épépinées à la plume d’oie, visite de l’entreprise Bergère de France, découverte de la "ville-neuve" à Nancy, exposition "un nouveau monde" au musée Lorrain,…
→ « Coup de cœur en Lorraine: la Renaissance dans toute sa splendeur » (deux jours – hébergement à Heudicourt): visite de Saint-Mihiel (ville natale du sculpteur Ligier Richier), circuit en autocar à travers la Vallée de la Saulx et arrêt au château La Varenne de style renaissance à Haironville, visite du quartier renaissance de Bar-le-Duc,…
→ À découvrir aussi dans la brochure groupes de l’office de tourisme intercommunal de Bar-le-Duc et ses environs: « Élégante Renaissance » (quartier de la ville haute, église Saint-Étienne et musée barrois);
« Le jardin renaissance de la Lorraine champenoise » (circuit en autocar en vallée de la Saulx, château de la Varenne à Haironville ou parc et jardins Gilles de Trèves à Ville-sur-Saulx, quartier de la ville haute à Bar-le-Duc) ou encore
« Sur les traces de Ligier Richier » (quartier de la ville haute de Bar-le-Duc, église Saint-Étienne, Saint-Mihiel). Enfin, l’office de tourisme proposera des spectacles de rues itinérants orchestrés par la compagnie « les Balabars », axés sur la période renaissance.
→ CA 2011: 25 000 euros (au 30 septembre 2012, le chiffre d’affaires s’établit à 28 000 euros).
→ Nombre de pax en groupe réalisé en 2011: 3 767 (au 30 septembre 2012, ce nombre est de 3 106).
→ 65 % des groupes sont issus des associations.
→ 56 % des groupes proviennent de Lorraine, 23,5 % de Champagne-Ardenne, 13,5 % des autres régions françaises (et principalement d’Île-de-France) et 7 % sont étrangers (et principalement de Belgique).
→ Top 5 des visites guidées groupes: usine Bergère de France (23 visites), quartier Renaissance de la ville haute (22), entreprise « À la Lorraine », fabricant de confitures de groseilles (16), entreprise Evobus France (8) et entreprise Demée, pâtissier (3).