D’où que l’on arrive, par le train ou l’avion, Bergen éblouit par la majesté de son implantation, entre fjord et îles, mer et montagne. Grâce à son téléphérique ou sinon son funiculaire qui, à travers rhodendrons et forêt, part à l’assaut d’un des sommets qui dominent la deuxième ville de Norvège, il est possible à tout un chacun de jouir d’une vue spectaculaire sur la cité classée au patrimoine mondial de l’Humanité. Le port, tête de ligne de l’Express côtier, a fait la richesse de la cité. Il accueille encore aujourd’hui pas moins de 450 000 croisiéristes par an. Ancien comptoir hanséatique, la cité, dont plusieurs quartiers ont plus d’une fois fini en cendres, a conservé ses maisons de bois, adossées les unes aux autres, penchant les unes sur les autres, dans un enchevêtrement soigneusement entretenu. Ici les Allemands faisaient leur apprentissage du commerce. Poissons séchés, huile de foie de morue, les accaparaient tant et plus pendant plusieurs années de formation, de vie spartiate et de célibat forcé.
Aujourd’hui, les marchés aux poissons, l’un en plein air, l’autre protégé, à proximité de l’office de tourisme, présentent un achalandage appétissant, à tel point qu’il est difficile de ne pas vouloir goûter sur place aux produits fraichement péchés. S’il y pleut souvent -250 jours par an- la ville n’a pas renoncé au soleil pour autant comme en atteste le cadran solaire qui décore une façade. La ville natale du compositeur Edvard Grieg a aussi développé quantité d’attractions culturelles à même de divertir ses habitants et les visiteurs. Elle constitue en outre un point de départ idéal pour découvrir les fjords du sud ou les reliefs impressionnants de beauté de son arrière-pays.
http://