Menu

Il était une fois…? Rivau

Bons plans | publié le : 01.10.2012 | Dernière Mise à jour : 01.10.2012

Auteur

  • Catherine Mautalent

Indre-et-Loire Le château du Rivau est une forteresse médiévale entourée de jardins thématiques, où le merveilleux et le fantastique se croisent. Un parcours à la fois historique et bucolique dans l’univers des contes et des légendes. Promenade guidée.

Amboise, Blois, Chenonceau, Chambord,… des villes célèbres pour leur château. Mais, le Val de Loire, et la Touraine en particulier, recèle d’autres trésors insoupçonnés. Le château du Rivau est de ceux-là. Situé à Lémeré, en pleine campagne, loin de la vie urbaine trépidante, et à seulement dix kilomètres de Chinon, l’édifice offre une double particularité. Il est à la fois forteresse médiévale avec son donjon, son pont-levis, ses douves et son mâchicoulis, et logis seigneurial où il faisait bon vivre. Jeanne d’Arc y fit étape.?C’était en 1429, vers la fin de la Guerre de Cent ans. Elle vint y chercher des chevaux d’équipage (le Rivau était alors un lieu reconnu pour la qualité de ses étalons). À la Renaissance, Rabelais citait le château dans son célèbre roman Gargantua…

Aujourd’hui demeure privée, Rivau fut acquis en 1992 par Éric et Patricia Laigneau. « Il était encore habité, mais il n’était pas entretenu », confie Jérôme André, responsable touristique en charge de la clientèle groupes. Cinq ans plus tard, les nouveaux propriétaires achètent les communs et les écuries, qui jusqu’alors servaient de ferme, et qu’un mur séparait de l’édifice médiéval. Après plusieurs années de travaux, Rivau ouvre ses portes au public en 2000. Aujourd’hui, le site de Lémeré propose une visite en trois temps: les jardins thématiques, l’intérieur du château et les écuries royales. Découverte guidée.

Jardins de contes de fées

Après avoir franchi l’entrée du site, espace occupé par la boutique, les groupes prennent place devant le potager de Gargantua, face au château. Premiers regards et déjà la sensation d’être dans un lieu hors du temps présent face à un édifice qui semble sortir d’un livre d’histoire où dès les premières lignes est dit « il était une fois… un prince et une princesse »… Une histoire qui commence au XVe siècle « pour faire aujourd’hui du château l’un des ensembles les plus cohérents et les mieux conservés de cette époque en France », souligne Jérôme André, qui fait aussi office de guide, en alternance avec Patricia Laigneau, la maîtresse des lieux. Les premiers commentaires sont consacrés à la construction du château, son évolution au cours des siècles. Son origine remonterait au XIIIe siècle… Jusqu’à l’acquisition et sa restauration par les propriétaires actuels. Puis, c’est au tour des communs et des écuries royales de faire l’objet de toutes les attentions historiques. Accompagné non loin de là par quelques canards s’ébattant à l’aise et bercé par l’eau qui coule de la fontaine…

Quelques pas à faire… Commence alors la découverte d’étonnants jardins thématiques (ils sont au nombre de 14!), à la fois créatifs, ludiques, parfumés… et classés « jardin remarquable ». Des espaces qui eux aussi racontent des histoires, celles de contes et de légendes. Le « jardin enchanté » avec ses nains aux visages bien particuliers, placés ici et là près de maisons en forme de champignons, ouvre le parcours qui s’étendra sur 500 m environ. Passé le « jardin haut » habité par des sculptures monumentales et l’allée d’arbres taillés en forme de serpent, le labyrinthe d’Alice aux pays des merveilles représentant la tête de chat du Cheshire, un des personnages du célèbre conte de Lewis Carroll, invite à se perdre. Et à rencontrer le valet de cœur, le lapin blanc ou la tortue… Pour ceux qui trouveront la sortie (!), la promenade se poursuit par la tour belvédère offrant une vue imprenable sur le château. Au détour d’une allée, observés par des gardiens faits de bois de chêne: la « volière du Phénix », en référence au mythe de cet oiseau combatif qui renaît toujours de ses cendres. Elle est habitée par des faisans cendrés de Chine (des vrais!), indifférents aux cinq ruches situées non loin de là, où s’affairent les abeilles. Une étape qui est l’occasion d’évoquer l’apiculture, avant de rejoindre la « cabane de l’ogre ». Mais pas d’inquiétude, elle a été bâtie par une tempête en 1999, qui a donné une forme étrange à un saule, et l’ogre n’est pas au rendez-vous. Contrairement à la « famille pots de fleur » représentée par des épouvantails, qui attend les visiteurs sur le grand échiquier d’Alice, tout près du « bois amoureux » avec ses arbres habillés de blanc. Après avoir longé « la forêt qui court » où se dressent des jambes géantes pour rappeler Gargantua de Rabelais, des arbres aux chaussettes faites de lierre et une truffière s’ouvre « l’allée des fées ». Une haie de rosiers, de dahlias, de laurier,… propice à la détente et à la méditation (des bancs y sont installés). À peine dérangés par un ballet de papillons se reflétant dans un miroir situé non loin de là, où parfois l’on peut croiser un paon (un vrai!), qui lui demande peut-être « qui est le plus beau »? Mais déjà se profile la forteresse… Auparavant, le « jardin des Philtres d’amour » aura dévoilé le secret des potions magiques et des plantes, tandis que le « jardin de la princesse Raiponce », racontera la légende de celle qui fait tomber ses longs cheveux de la tour du château…

Un château médiéval et renaissance

Après les jardins, le château. Il fut édifié par Pierre de Beauvau, proche compagnon du Roi Charles VII. C’est par le pont-levis (en fonctionnement) que les visiteurs accèdent à l’intérieur de la forteresse,… qui n’en est plus une, dès que l’on franchit la porte du logis seigneurial. Elle devient château d’agrément. Quelques marches d’un escalier à vis à gravir, voici la « salle Beauvau ». Peut-être l’ancienne salle des gardes… D’où sans doute un accueil par un homme en armure. La monumentale cheminée, le sol d’origine, la poutre vieille de 800 ans et pesant plus de deux tonnes au plafond agrémentés par une vitrine de céramiques de Blois et de Nevers (issue de la collection personnelle de Patricia Laigneau) donne à cette pièce un certain cachet. On y découvre aussi le cabinet de travail du seigneur de Beauvau, reconstitué. Juste à côté: la « salle du grand Logis », là où on organisait des banquets et où le seigneur rendait justice. Insolite: le mur décoré de nombreux trophées de chasse. Dans la « salle du festin », accueillis par des chansons de trouvères et cliquetis de vaisselle, l’épisode biblique du Festin de Balthazar, peint à la Renaissance par un maître hollandais, trône au-dessus de la grande cheminée. Au plafond, une fresque – œuvre d’un maître italien – évoque les quatre saisons de la vigne. Au centre, la table n’attend plus que les invités. À l’étage supérieur: la « salle des Dames ». C’est le moment de profiter des « coussièges » devant les fenêtres à meneaux pourvues de coussins pour s’asseoir et contempler les jardins… Et admirer aussi une très belle tapisserie de Bruxelles du XVIe siècle ou encore un coffre de mariage datant de la même période, et s’étonner devant la couronne de Gargantua. Reste une dernière salle. Elle est consacrée à Jeanne d’Arc à travers une importante (et étonnante) collection de bronze, de biscuits, d’assiettes et de gravures dédiés au culte de la Pucelle d’Orléans. Les visiteurs pourront même y découvrir « sa chambre » reconstituée avec son lit à baldaquin. Tout près, Jeanne priant…

Le parcours de visite se termine par les écuries royales (classées Monument Historique), construites en 1510. C’est là où étaient élevés les chevaux de combat pour les Rois de France. Un lieu à découvrir librement à travers un parcours audiovisuel en deux parties: l’une est consacrée au passé équestre de Rivau, l’autre à l’imaginaire du cheval. Art équestre au Moyen-âge et à la Renaissance, univers de la chevalerie, épopée de Jeanne d’Arc, cavaliers de l’apocalypse, chevaux de Lascaux,… Dernières pages avant de refermer le livre de l’histoire du château du Rivau.

Pratique

Ouvert toute l’année sur réservation.

• Deux tarifications (base 20 pax) selon la formule choisie: l’une propose la visite guidée du château et des jardins (comptez 1 h 30), avec l’autre s’ajoute la visite libre des écuries royales (parcours audiovisuel d’une durée de 30 mn). Gratuité conducteur (entrée + repas). Une salle avec boissons fraîches (offertes) est à sa disposition.

Restauration sur place à « la table des fées » dans les communs du château (uniquement en déjeuner). La salle aux murs de pierre, décorée de végétaux et dotée de larges baies vitrées peut accueillir 70 personnes. Des paniers pique-nique en osier sont mis à disposition à chaque place où sont installés assiette, couverts et verre. Les tables et les chaises en fer forgé disposées sur un sol de gravillons et des nappes à carreaux créent une atmosphère campagnarde.

Au menu: salade, viande accompagnée de légumes, fromage et tarte, le tout accompagné d’un quart de vin (ou d’un jus de pomme). Sans oublier le café. L’apéritif (Chardonnet au sirop de rose) est en supplément.

Autres prestations: dégustations de vin de Loire par un viticulteur du réseau « Vignobles & Découvertes »; dégustations de fromage de chèvre de St Maure de Touraine par un maître chevrier.

Stationnement de l’autocar à une vingtaine de mètres de l’entrée du site.

Tél.: 02 47 95 77 47 (www.chateaudurivau.com)

Nouvelles offres

Depuis 2000, date de l’ouverture du château du Rivau, entre 30 et 40 000 visiteurs sont accueillis chaque année, et 10 % d’entre eux sont des groupes. Une dernière clientèle qui fait l’objet depuis l’an passé d’une attention toute particulière, avec notamment une première participation au MAP Pro. « Nous venions de terminer de longs travaux de rénovation sur le site, avec l’ouverture de deux salles consacrées à Jeanne d’Arc, explique Caroline Laigneau, fille des propriétaires. Parallèlement, nous avions créé un parcours audiovisuel sur le thème des chevaux et des tournois de légende. Nous souhaitions à l’occasion de ce salon mieux faire connaître le site auprès des autocaristes*, auxquels nous apportions parallèlement une offre adaptée, en termes d’accueil, de visite et de restauration ». Une offre qui s’enrichira en 2013 par un produit « bal musette au château » combinant déjeuner et après-midi dansant dans la salle de la Toison d’Or. « Nous avons, par ailleurs, édité cette année à l’attention des professionnels un document rassemblant différents sites à découvrir autour du château du Rivau », indique Caroline Laigneau. Ils sont au nombre de six: château d’Azay-le-Rideau, forteresse royale de Chinon, château et parc de Langeais, château et jardins de Villandry, château de l’Aulée (domaine viticole basé à Azay-le-Rideau) et le chai Pierre et Bertrand Couly à Chinon.

Sur demande, le château du Rivau accueille les professionnels souhaitant découvrir le site.

Div qui contient le message d'alerte

Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire

Mot de passe oublié

Déjà abonné ? Créez vos identifiants

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ? Remplissez les informations et un courriel vous sera envoyé.

Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format