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Manhattan sur Seine

Région | publié le : 01.09.2012 | Dernière Mise à jour : 01.09.2012

Auteur

  • Catherine Mautalent

Hauts-de-Seine Tourisme La structure institutionnelle a vu le jour en juin 2001. Cinq ans plus tard, elle se lance sur le marché groupes après avoir obtenu le précieux sésame pour commercialiser son offre. Les groupes accueillis en 2006 n’étaient que 30, ils sont passés à 205 en 2011.

Hauts-de-Seine Tourisme, basé à La Défense, a été le dernier comité départemental du tourisme (CDT) à voir le jour en Île-de-France. C’était le 1er juin 2001. “La création d’une telle structure était nécessaire pour promouvoir l’offre touristique du département, expliquait alors son directeur général, Alain Aubert, toujours en poste aujourd’hui. Les Hauts-de-Seine possèdent de nombreux atouts touristiques et culturels. Il s’agit de mieux les faire connaître, aussi bien auprès des clientèles étrangères que françaises”. Aussi, dès les premières années de fonctionnement du comité départemental du tourisme, il a fallu identifier les grands axes de développement, “et surtout mettre en place l’idée que le département pouvait trouver sa place dans le secteur du tourisme à travers une offre qualifiée”, se souvient Estelle Silliard, responsable de Hauts-de-Seine Réservation, le service groupes du CDT. L’une des premières et principales actions a été d’organiser un salon du tourisme rassemblant une cinquantaine de prestataires départementaux sur le parvis de La Défense. “Des prestataires qui ne se connaissaient pas forcément entre eux, ce qui a été aussi l’occasion de les fédérer”, poursuit-elle. Toutes les communes ont également été associées à cette opération qui s’est échelonnée de 2002 à 2004.?Suit l’élaboration d’un schéma départemental (couvrant la période 2005/2010) qui, lors des nombreux échanges avec les différents prestataires touristiques, mettra plus particulièrement à jour “une réelle volonté de mise en réseau, afin de lancer une activité de commercialisation uniquement sur le marché groupes”, révèle Estelle Silliard. Hauts-de-Seine Tourisme demande alors une autorisation de commercialiser, elle l’obtient fin 2005. Début 2006, le service groupes est créé. Il porte aujourd’hui le nom “Hauts-de-Seine Réservation”, et est animé par deux personnes.

2006: objectif groupes

Dans la foulée paraît une petite brochure, “très artisanale” reconnaît Estelle Silliard, rassemblant uniquement six produits d’une journée axés sur les sites phares du département. “Il faut rester réaliste, nous ne sommes pas une destination de séjours”, poursuit-elle. Exclusivement dédiée aux groupes constitués, cette brochure “était adressée aux associations, aux collectivités, ainsi qu’aux autocaristes. Nous nous limitions alors à Paris et à l’Île-de-France”, souligne Estelle Silliard. Au terme de cette première année d’activité sur ce marché, Hauts-de-Seine Réservation accueillera 30 groupes. Pas de chiffre record, mais “un début encourageant, surtout sur la base d’une offre aussi limitée”, commente t-elle. En 2007, nouvelle étape: la structure institutionnelle choisit d’adhérer à Destination Groupes de la Rn2d (ex-fédération nationale des comités départementaux du tourisme), lui donnant notamment l’opportunité de s’appuyer sur un réseau pour mieux faire connaître son offre auprès du plus grand nombre.

Cette année-là, Hauts-de-Seine Réservation totalisera 100 groupes… “Notre adhésion a fortement contribué à ce résultat”, reconnaît Estelle Silliard.

Au fil des ans, la brochure évolue, change de look et surtout, s’étoffe en produits journée ainsi qu’en demi-journée. La versio 2011 en dévoilait ainsi une trentaine. “C’est une édition dans laquelle nous avions inséré pour la première fois une offre dédiée aux minigroupes de 10 à 15 pax, mais que nous avons fait disparaître dans la version 2012, indique Estelle Silliard.C’est aujourd’hui une tendance forte, mais cette cible n’est pas à chercher au travers d’une brochure dédiée à des groupes constitués, mais plutôt auprès du grand public. On ne s’adresse pas à la même clientèle. Et dans ce cadre, internet constitue un outil incontournable pour la toucher. Ces minigroupes n’appartiennent pas forcément à une association ou à un club. Ce sont généralement des indépendants, donc des individuels, qui apprécient le fait de pouvoir de temps en temps effectuer des sorties ensemble”.

Une trentaine de produits packagés

Exit donc cette offre spécifique dans la version 2012 de la brochure groupes intitulée Laissez-vous surprendre… Place à 16 offres journées, complétées de 16 autres en demi-journées (accessibles également en ligne via l’onglet “Hauts-de-Seine Réservation” sur le site généraliste). Plusieurs nouveautés y ont été insérées, comme le Potager du Dauphin à Meudon restauré et transformé en atelier d’artisans d’art (luthier, relieur, doreur sur bois…), une croisière au départ de Sèvres vers la tour Eiffel effectuée à bord d’un bateau de Paris Canal, le vignoble de Suresnes, l’île Seguin à Boulogne-Billancourt avec l’expo-musée dédiée aux usines automobiles Renault, ou encore la possibilité de déjeuner dans un restaurant panoramique* lors d’une visite du quartier de La Défense. “C’est important de renouveler l’offre d’une année sur l’autre, commente Estelle Silliard. Nous avons une clientèle assez fidèle, et pour la garder, il nous faut rivaliser d’imagination pour trouver de nouvelles idées. Notre rôle est de défricher le terrain, et trouver des prestations que les groupes ne pourraient pas faire sans nous. En d’autres termes, faire des propositions exclusives. C’est notre valeur ajoutée. Par ailleurs, même si nous ne sommes qu’un petit territoire de 36 communes, le département reste dynamique en matière d’innovations culturelles, ce qui permet aussi de renouveler l’offre”.

Pros et non-pros constituent toujours la cible de Hauts-de-Seine Réservation, sauf que sa zone de prospection a été depuis élargie en région Centre, à la Normandie, en Picardie, au Nord, vers l’Est… Les prix appliqués sont donc les mêmes pour tous. “Nous commissionnons les autocaristes entre 4 et 6 %, dit Estelle Silliard, mais cette commission n’est pas systématique. Elle dépend du produit ou elle se négocie au cas par cas”. Parallèlement est appliquée une gratuité pour le conducteur à partir de 20 payants, une autre pour l’accompagnateur à partir de 40.

2012: la crise impacte la fréquentation groupes

En 2011, Hauts-de-Seine Réservation a accueilli 205 groupes. Estelle Silliard est moins optimiste pour 2012. “L’année passée, nous avons réalisé notre meilleur chiffre, dit-elle. Il n’en sera malheureusement pas de même en 2012, une année marquée par une augmentation de nos ventes en visites sèches et en demi-journées, au détriment des excursions journées”. Au 20 juin, 137 réservations étaient fermes, mais en baisse de 20 % par rapport à la même période de 2011. Une situation que la responsable de Hauts-de-Seine Réservation explique par “les effets de la crise”. De plus, faute de participants, la structure institutionnelle a dû faire face à de nombreuses annulations, “quand ce n’était pas des groupes de 30 pax qui, au final, étaient moins de 20… et nous avons fait le nécessaire pour les maintenir à tout prix, ajoute t-elle. Dans ce contexte, nous souhaitons nous tourner vers d’autres marchés, comme les groupes affaires et les comités d’entreprise auxquels elle propose depuis cette année une offre spécifique axée – entre autres – autour de l’événementiel”.

Quant à la brochure groupes 2013, elle sera disponible à la fin de ce mois de septembre. Elle dévoilera plusieurs nouveautés, comme le site des Apprentis d’Auteuil, dont les bâtiments de style néo-gothique datent de la fin du XIXe siècle et sont situés dans un parc paysager de 14 hectares (la visite comprendra le prieuré, l’ancien orphelinat, la chapelle et l’espace horticole); le musée de Suresnes, consacré à l’histoire sociale et urbaine de la ville, ou encore un circuit sur Neuilly-sur-Seine incluant la visite d’un hôtel particulier.

Il s’agit d’un restaurant dédié aux salariés de plusieurs entreprises, situé au 26é étage de la tour Manhattan.

En chiffres

– L’an passé, Hauts-de-Seine Réservation a accueilli 205 groupes, soit 6379 pax (157 en 2010) et réalisé un volume d’affaires de plus de 193 000 euros (144 000 euros en 2010).

– L’effectif moyen est de 31 pax.

– Les excursions en demi-journée ont été privilégiées par 35 % de ces groupes, idem pour les excursions à la journée, tandis que 28 % ont acheté des visites sèches. À savoir: 52 % des contrats correspondent à des circuits packagés, 48 % à des produits sur mesure.

– La clientèle est issue à 64 % des associations et des clubs, à 15 % des mairies et des collectivités, à 6 % des autocaristes et des tour-opérateurs, à 6 % également des scolaires, à 3 % des entreprises, des groupes affinitaires…, à 2 % des offices de tourisme et enfin à 1 % des comités d’entreprise et des caisses d’œuvres sociales (COS).

– 83 % des groupes sont d’origine francilienne.

– Les sites les plus visités: le quartier de La Défense, la Cité de la Céramique à Sèvres, Rueil-Malmaison (son centre-ville, son château et celui de la Petite Malmaison), le Domaine de Sceaux et l’arboretum de la Vallée-aux-Loups à Chatenay-Malabry.

Une offre thématique et… insolite

Quels sont les atouts touristiques des Hauts-de-Seine? Au côté de l’incontournable (et le plus visité) quartier de La Défense, quatre thématiques constituent les points forts du département:

– "Napoléon et l’Empire": château de Malmaison à Rueil-Malmaison, domaine national de Saint-Cloud, bibliothèque Marmottan à Boulogne-Billancourt…

– "Les jardins": arboretum de la Vallée-aux-Loups à Chatenay-Malabry, domaine de Sceaux, domaine national de Saint-Cloud, jardins d’Albert-Kahn à Boulogne-Billancourt, parc Edmond de Rothschild à Boulogne-Billancourt…

– "Les Impressionnistes": île de la Jatte, les berges de Seine, Ville-d’Avray (lieu de villégiature de nombreux peintres)…

– "Les grands hommes": Gambetta à Sèvres, Rodin à Méridon, Chateaubriand à Chatenay-Malabry, Victor Hugo à Bièvres, Paul Belmondo à Boulogne-Billancourt…

Quelques étapes insolites sont à mentionner: le vignoble de Suresnes (le plus important d’Île-de-France) situé sur le flanc du Mont-Valérien, le musée du Régiment des Cosaques de la Garde Impériale russe à Courbevoie, le cimetière des Chiens à Asnières, les infrastructures du port de Gennevilliers ou encore le musée de la Carte à Jouer à Issy-les-Moulineaux.

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