Russie Face à l’engouement que suscite Saint-Pétersbourg, Moscou peine à soutenir la comparaison sur le marché groupes en Russie. L’arrivée d’hôtels dans les catégories intermédiaires pourrait parvenir à rééquilibrer la situation. D’autant que Moscou "l’extravagante" reste l’une des capitales mondiales les plus branchées.
JUSQU’À la chute du bloc soviétique, le tourisme existait déjà, toujours organisé en groupes. C’était l’époque des hôtels de très grande capacité (plusieurs milliers de chambres), certes, d’une qualité moyenne, mais souvent bien situés dans la capitale avec des prix accessibles au plus grand nombre, propices donc aux voyages en groupe. Depuis 1991, la situation a changé. La plupart de ces unités ont été transformées en hôtellerie de luxe, principalement à vocation business. C’est pour cela qu’aujourd’hui, avec toutes les enseignes internationales, Moscou affiche une collection d’hôtels 5 étoiles assez impressionnante. Cette situation en a fait l’une des villes les plus chères du monde. Construit par un architecte français pour les Jeux olympiques de 1980, il ne reste pratiquement plus que le Cosmos et ses 1 770 chambres pour perpétrer cette tradition d’hôtels à grande capacité. Le Leninskaya s’est transformé en Hilton, le Moskva en Four Seasons, et le Russia offrira bientôt un autre visage… Environ 80 % des capitaux de la Russie trouvent une domiciliation moscovite. Un phénomène économique et financier qui explique cette vague d’investissements mais une évolution aussi qui, en matière touristique, a fait le jeu de la grande rivale de Moscou, Saint-Pétersbourg. Une ville porteuse d’un patrimoine culturel et historique avec une soif de reconnaissance. “Aujourd’hui, sur 110 000 visas touristiques délivrés aux Français chaque année par l’ambassade de Russie, 60 % concernent Saint-Pétersbourg, 30 % Moscou et le reste d’autres régions”, confirme Nicolaï Bodarenko, responsable pour le marché français à l’agence réceptive Intourist.
Reste que la nouvelle équipe municipale moscovite, installée à la tête de la capitale en 2010, a pris conscience de l’intérêt d’offrir une hôtellerie plus diversifiée, un souhait qui n’était resté qu’au stade des vœux pieux pour l’ancienne municipalité. Et le groupe Accor est bien disposé à emboîter le pas de cette diversification. Novotel, Adagio, Ibis sont des enseignes déjà présentes… et d’autres projets foisonnent pour la capitale russe. Sur l’ensemble de ce gigantesque territoire, il est question que le groupe français ouvre cinq nouveaux établissements par an. Ces nouvelles chambres dans des catégories aux tarifs plus accessibles devraient apporter d’autres opportunités aux prescripteurs. “Même si Saint-Pétersbourg, en étant une ville plus resserrée, présente une densité culturelle supérieure, Moscou mérite incontestablement une meilleure place sur le marché français”, ajoute Nicolaï Bodarenko. Des adresses comme le cirque de Moscou, la réouverture du théâtre du Bolchoï… tout comme un calendrier d’animation particulièrement riche confèrent à Moscou une attractivité incontestable. Ici, la vie nocturne est trépidante, avec une population cosmopolite et débridée. Les excursions à proximité immédiate peuvent agrémenter de façon intéressante un séjour urbain. Que ce soit la Cité des Étoiles, retraçant l’épopée spatiale de l’Union soviétique ou le bunker de Staline, site impressionnant, et privatisable pour des groupes. Une évolution de la situation qui devrait profiter au marché hexagonal. Derrière la Chine et la Finlande (qui sont dispensées de l’obtention de visa), la France arrive en cinquième position, après l’Allemagne et les États-Unis. Restera ensuite à faciliter l’obtention du visa, une démarche qui, par-delà son coût, reste rédhibitoire par beaucoup.
Festival international du film de Moscou (depuis 1959), prix décernés par un jury international.
Summer ballet festival, du répertoire classique au moderne, au théâtre musical Natalya Sats.
Salon international de l’automobile au Crocus expo international centre.
– Marathon international de la paix de Moscou, départ depuis la place Rouge;
– salon d’Art contemporain, sculpture, vidéo, photo, peinture à la Maison centrale des artistes.
– Kremlin Cup, le plus important tournoi de tennis ATP de Russie au stade olympique.
– New european theatre festival, théâtre moderne, au centre Meyerhold et d’autres lieux.
– Fashion week, l’une des dix plus importantes au monde au World trade center.
December nights, représentations classiques au musée des Beaux-Arts Pouchkine.
– Art November, festival pluridisciplinaire dans différents lieux.
– Festival du vin de Russie: dégustation, initiation, démonstration au Crocus expo international centre;
– Festival de Gorlitsa, concerts donnés le jour de la Fête des mères en Russie au State Darwin museum.
Festival de sculpture sur glace Vyugovey, durant deux mois, au Musée mémorial de la cosmonautique.
Après le référencement obtenu auprès du réseau AS Voyages, à l’automne dernier, Eastpak, voyagiste spécialisé sur les pays de l’Est et du Nord de l’Europe, va adapter ses structures pour absorber la croissance de ses activités.
La société lyonnaise Eastpak, créée en 1990 par Serge Uramek, spécialisée dans la production de voyages à destination des pays de l’Est et du Nord de l’Europe, s’apprête sans doute à franchir la plus importante étape de sa carrière. "Jusqu’alors, nous disposions d’un périmètre de distribution d’environ 1 500 agences de voyages, constitué des agences Thomas Cook, auprès de qui nous sommes référencés depuis 2008, et des agences de voyages de Rhône-Alpes où nous sommes historiquement présents. Aujourd’hui, grâce à AS Voyages, nous doublons quasiment ce chiffre", se réjouit Martine Dobez, responsable commerciale d’Eastpak. Le voyagiste vient donc de prendre plusieurs mesures qui vont être peu à peu applicables. "L’effectif de notre service de réservation et de back-office va passer de 7 à 12 personnes. Nous venons de recruter Valérie Bellon comme déléguée commerciale pour les régions du centre-est de la France, à Lyon, et nous en engagerons un(e) autre à Nice, pour le sud-est", annonce Martine Dobez.
Deux nouveaux postes qui passeront sous sa responsabilité, alors qu’elle prendra aussi en charge l’animation commerciale des agences d’Île-de-France, du nord et de l’est de la France.
Des efforts supplémentaires seront mis au service d’une production appelée à se développer. Aujourd’hui, la brochure, annuelle depuis quelques années, propose une vingtaine de pays, sur 116 pages. "Avec huit pages de plus, l’édition 2012 qui vient d’être livrée en agences depuis la fin de l’année voit l’arrivée de deux nouveaux produits Transsibérien et d’autres produits combinés: Prague-Dresde, Riga-Tallinn-Helsinki", confirme Martine Dobez. Comme avant, les transports sont conclus au départ d’une douzaine de villes de France, Belgique, Luxembourg, Suisse avec des compagnies régulières: Air France, Austrian, Lufthansa, Swiss… "Nous ne faisons appel à des charters qu’en cas d’importantes demandes de groupe", précise Martine Dobez. Même si celle-ci se refuse à annoncer des objectifs précis, "ce quasi doublement de la puissance de distribution doit contribuer à dynamiser de façon significative l’activité: l’objectif est, à terme, de doubler notre activité." L’an dernier, Eastpak a réalisé un chiffre d’affaires de 8 millions d’euros, pour 15 000 passagers (70 % d’individuels et 30 % en groupe), dont 8 000 rien que sur la Russie.