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Cocorico! Viva turista francês

Rendez-vous | publié le : 01.05.2012 | Dernière Mise à jour : 01.05.2012

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Cocorico! Viva turista francês

Crédit photo Jean-François Bélanger

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  • Jean-François Bélanger

Portugal La 24e édition de la Bolsa de Turismo Lisboa (BTL) a joué les prolongations du 29 février au 4 mars! Preuve que le tsunami du Printemps arabe sur certaines destinations a propulsé Lisbonne sur la vague du bonheur, vendue alors par les TO comme un remède anticrise, une alternative idéale, ensoleillée, tranquille et bon marché.

INAUGURÉE par le ministre de l’Économie et de l’Emploi, Alvaro Santos Pereira, accompagné de la Secrétaire d’État au Tourisme, Cecilia Meireles, la 24e édition de la BTL a fait le plein avec 5 000 exposants, et près de 50 000 professionnels du tourisme réunis, confirmant la tendance amorcée depuis quelque temps sur ce salon, puisque l’édition de l’an dernier avait déjà enregistré une croissance de 7 % du nombre de ses visiteurs. Une fréquentation qui salue un exercice 2011, lui aussi, flamboyant. Au niveau international, le nombre de nuitées s’élève à plus de 23 millions pour l’ensemble du territoire, soit un bond de plus de 10 % par rapport à l’année 2010! Et le marché français en profite pour signer au passage une nouvelle année de référence avec un nombre des nuitées qui monte de 1 619 416 en 2010 à 1 925 349 en 2011, soit une hausse de 18,9 %. Avec la meilleure progression du Top Five, la France conforte ainsi son 5e rang dans la hiérarchie internationale, derrière le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Allemagne et la Hollande, et devant le Brésil, dont la bonne santé économique fait galoper la fréquentation, passant devant l’Italie. “Chez nous, le Brésil, c’est 30 % de progression chaque année depuis quatre ans!”, se réjouit Laurent Zenier, directeur commercial au Portugal du groupe Accor. Seul bémol dans cette partition, le tourisme domestique portugais, qui subit une légère érosion, témoignant ainsi des difficultés économiques du pays. Le nombre de ses nuitées passe de 13 783 084 à 13 518 944 (− 1,9 %).

La vague de l’effet report

Cette performance à l’international s’explique en priorité par la désaffection momentanée qu’ont rencontrée certaines destinations: “3 900 000 Français par an se rendaient en Tunisie, au Maroc et en Égypte, nous avons bénéficié d’un effet de report”, concède Jean-Pierre Pinheiro, directeur de l’Office national du tourisme du Portugal à Paris. “Incontestablement, nous avons organisé des groupes de tourisme d’affaires sur le Portugal, parce que ce pays bénéficie d’un rapport qualité prix intéressant, et que le Printemps arabe a éloigné la clientèle de certains pays”, confirme Christine Laurent, responsable groupes et incentive de l’agence Kuoni, à Nice. De nouvelles orientations qui s’appuient aussi sur une évolution qualitative de la destination, question hébergement. Ou encore sur son excellente offre en matière de golfs, avec plus de 85 parcours répertoriés sur l’ensemble du pays. “Nous organisions traditionnellement des voyages pour les travailleurs portugais vivant en France, nous avons profité de la situation pour proposer des packages à destination de groupes de touristes, que ce soit en avion ou en autocar”, poursuit Zita Morgado, de MZ Voyages à Montgeron, en région parisienne. Même sensation pour une agence de tourisme en groupe classique: “Aujourd’hui, avec la hausse du prix du carburant, le transport aérien représente une part toujours plus importante du prix des forfaits. Le Portugal est proche, il est bien desservi, que ce soit par avion ou par autocar”, relève Cristina d’Ignazio, de Phocéens Voyages, à Nice. D’autant que l’arrivée de nouveaux établissements de qualité dans les catégories intermédiaires, toujours propices aux groupes, continue sur sa lancée. Accor, qui figure parmi les spécialistes mondiaux de ce secteur, annonce plusieurs ouvertures: “Nous allons ouvrir fin mars, un Ibis-Budget de 95 chambres, à Porto, puis ensuite un Mercure de 125 chambres à Braga, ce qui nous fera une trentaine d’implantations dans le pays”, précise Laurent Zenier.

Le Portugal tire son épingle du jeu pour l’avenir

En dehors de cet effet d’aubaine, le Portugal ne souhaite pas en rester là. “Nous avons pour objectif de réaliser 4 % de progression cette année, mais les premiers chiffres que nous obtenons en ce début d’année me permettent d’envisager le double”, commente Jean-Pierre Pinheiro. Ce qui explique l’engouement de cette édition de la BTL auprès de la délégation française avec, cette année, la présence d’une trentaine d’agents de voyages et tour-opérateurs invités par l’office du tourisme du Portugal et la compagnie aérienne Tap Portugal. Et ce n’est pas Laurent Bidet de Voyages Girardot (Chalon-sur-Saône) qui contredira Jean-Pierre Pinheiro: “Pour 2012, nous avons déjà signé une demi-douzaine de groupes sur le Portugal, ce qui est, à époque identique, bien supérieur à ce que nous avions fait l’an dernier”, avoue-t-il.

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