Mer, soleil, culture Le combiné est garanti à Chypre, donnant à tout visiteur la possibilité d’y trouver son compte ou de goûter à tout. Allemands et Anglais, Russes aussi, le savent. Qu’attendent les Français?
Au carrefour de l’Orient et de l’Occident, de la préhistoire et du monde moderne, de la mer et des montagnes, Chypre présente une diversité de paysages et de points d’intérêt à même d’intéresser les touristes qui ne veulent pas mettre tous leurs œufs dans le même panier. Et il y en a du coup pour tous les goûts.
Tout ce qu’il y a de plus moderne, moins touchée par la crise que sa grande sœur hellène, l’île regorge de sites archéologiques magnifiques, témoins d’une brillante culture au carrefour des civilisations. Limassol (Lemesos), où il est pratique de s’installer pour rayonner, n’est pas la mieux servie de ce point de vue, même si, ici ou là, quelques vestiges subsistent, comme la nécropole d’Amathous, à 11 km sur la route d’Aphrodite, dont une jarre est exposée au musée du Louvre, comme bien des objets découverts à Chypre. Courant février, la grande cité balnéaire vibre aux joies du carnaval, l’un des plus impressionnants organisés dans l’ïle.
À 20 kilomètres plus à l’Ouest se trouve le magnifique théâtre antique de Kourion, face à la baie d’Episkopi, intensément bleue, dominant des prairies que le printemps a peintes dans un vert lumineux. D’une capacité de 3 500 personnes, il est admirablement conservé, même si plus de 2 200 ans nous séparent. Les touristes qui bavardent ne se rendent pas toujours compte de l’excellence accoustique du lieu, mais manifestement ils sont impressionnés et prennent le temps de découvrir le site pierre par pierre. Zoé Anastasiou, guide francophone, aurait tant à dire. Elle préfère nous livrer l’essentiel, car dans ce lieu voué au culte de Dyonisos, le touriste est vite ivre de péripéties antiques. Nous n’avons guère retenu qu’ici des tragédies ont été jouées, écrites par des auteurs qui, par exemple, ont adressé un “ode à la chèvre”, qui était sacrifiée pendant le festival de Dyonisos. Plus tard, les Romains ont développé un autre sens du tragique en y organisant des “jeux du cirque” avec fauves… Autour de l’amphithéâtre, des villas privées ont été mises à jour, présentant des sols en mosaïques de grand intérêt.
Une ville s’impose tant pour ses vestiges, son charme, sa culture que sa côte et ses plages: Paphos. Elle a été classée au patrimoine mondial de l’Humanité et très vite on comprend pourquoi. Les férus d’histoire antique sont à la fête. Le site archéologique est d’un immense intérêt. Des mosaïques datant du IIe au Ve siècle de notre ère, très bien restaurées, racontent tant des croyances et des mœurs de l’Antiquité grecque que la visite rend vivante les cours d’histoire largement oubliés. À travers les maisons de Dyonisos, où la vie du dieu du vin nous est contée, de Thésée, où l’on combat le Minotaure, d’Aion et d’Orphée, c’est toute la mythologie grecque qui défile sous nos yeux ébahis par la richesse graphique et picturale des mosaïques.
En juillet, un festival de théâtre antique, auquel participent des troupes du monde entier, est organisé à l’Odéon de Paphos, un des nombreux monuments encore présentés sur le site de Kato Paphos. La cité recèle des charmes plus récents, comme cette forteresse ottomane veillant sur le port ou ces églises et basiliques, ainsi que la colonne de saint Paul, dont on dit qu’il fut flagellé ici avant de se convertir au Christianisme…
Une autre légende est née dans les environs, en même temps qu’Aphrodite sortant des eaux. La Pierre du Grec marque ce berceau, à quelques dizaines de kilomètres au sud de Paphos. Aphrodite, toujours très présente dans l’île, a aussi sa fontaine, à 48 km de Paphos, au nord cette fois, dans la péninsule d’Akamas, une réserve naturelle protégée. C’est en prenant son bain ici qu’elle rencontra Adonis. S’il est interdit de s’y tremper aujourd’hui, rien n’empêche de rêver à la magie des lieux.
Avec tous ces trésors, la région de Paphos est celle où les Français préfèrent se rendre parmi les 30 000 qui fréquentent l’île chaque année, loin derrière les Allemands, les Russes et les Britanniques. Ces derniers ont encore des attaches et des bases militaires dans cette île que les Ottomans leur ont cédée en 1878 et à laquelle ils n’ont accordé l’indépendance qu’en 1960. On sait depuis ce qu’il advint. À l’issue de querelles politiques intercommunautaires, la Turquie a brutalement envahi l’île en 1974, ce qui a abouti à la séparation de l’île en deux parties, l’une au Nord, sous domination turque, l’autre au sud, indépendante et ancrée dans l’Union européenne, dont elle assume d’ailleurs la présidence au second semestre 2012. Un mur de démarcation surveillée par les Casques bleus traverse aujourd’hui l’île et sa capitale, Nicosie (Lefkosia). Difficile de passer de l’autre côté, dans un territoire non reconnu par les Nations-Unies où les assureurs ne garantissent rien. Il n’empêche que la partie turque recèle aussi de précieux vestiges, notamment tout à l’est, à proximité de Famagouste, les ruines de Salamis. Quant à Nicosie, défigurée par le mur et une architecture plutôt quelconque, il lui reste néanmoins des musées de grand intérêt, comme celui de l’Archéologie où des pièces, outils œuvres et objets rares sont exposés de manière un peu surannée. Il n’empêche qu’il recèle des pièces rares et exceptionnelles, à commencer par cette armée de statuettes datant du VIIe siècle avt JC, disposées comme une fresque contant la vie quotidienne ou la statue de Septime le Sévère, de taille remarquable. C’est un passage obligé, surtout en se faisant accompagné d’un guide à même de désigner l’essentiel tant la collection est riche.
À travers les montagnes des Troodos, dont les sommets, jusqu’à 1951 m d’altitude, sont encore enneigés à la mi-mars, la route conduit vers des villages pittoresques, à l’image d’Omodhos, avec ses boutiques d’art et d’artisanat, sa place harmonieuse, ses maisons de pierres et son monastère orthodoxe de Sainte-Croix, riche du décorum religieux orné d’ors et de peintures qui sied à ce culte. Dans les Trodoos mêmes, nombre d’églises byzantines figurent aussi sur la la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.
Mais il ne faudrait pas croire que Chypre n’est que vestiges et histoire ancienne. Il y a là de charmants villages, des festivals, notamment liés aux vendanges (30 août-9 septembre 2012) ou aux plantes médicinales, de l’agro-tourisme, des spécialités succulentes comme les fruits confits de Katerina ou des vins offerts à la dégustation. Quand on vous dit que Chypre s’offre à tous les goûts!
À LIMASSOL, l’hôtel Amathus, situé à l’est de la ville le 3long de la promenade d’une quinzaine de kilomètres qui conduit vers le centre en longeant le rivage. Ce 5 étoiles de 259 chambres, entièrement rénové en 2008-2009, a adopté un design moderne et discret. Support ipod, wifi, piscine couverte, spa, salle de gymnastique, jacuzzi, espace de sports aquatiques, prise en charge des enfants, les prestations de cet établissement sont reconnues par le label « The leading hotels of the world ». Quant aux restaurants de l’hôtel, ils méritent aussi une mention spéciale, tant pour leur gastronomie que pour la qualité du service. En été un restaurant de poissons en plein air est ouvert sur la plage. L’Amathus Hotel est particulièrement bien adapté aux incentives ou aux groupes exigeants.
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À PAPHOS, au bord de la mer, le Louis Phaeton Beach **** est parfait pour les groupes et les familles avec ses 422 chambres à proximité immédiate de la plage et de la mer et sa formule tout inclus. Les Français représentent un tiers de la clientèle de ce vaste établissement doté de tout le confort d’aujourd’hui. Des animations y sont proposées aux enfants et aux adultes, y compris le soir. Cet établissement est ouvert toute l’année.
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Avec Cyprus Airways, tous les jours sauf le mardi. Avec Transavia, depuis Nantes, via Paris. Avec TUI Fly, depuis Bâle-Mulhouse.
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À PROXIMITÉ DE PAPHOS, l’Intercontinental Aphrodite Hills est un vaste resort doté d’un golf 18 trous qui part à l’assaut des collines. Il compte 290 chambres et suites, de belle taille, plusieurs restaurants servant de succulents plats locaux notamment et un spa plaisant. Les prestations sont à la hauteur et l’équipement des chambres parfait. Les salles de bain sont vastes et la douche est facilement accessible. À réserver aussi à des groupes recherchant du haut de gamme et un confort garanti tout en bénéficiant de l’animation d’un resort.
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Dans un cadre de rêve, à PISOURI, grand luxe encore au Beach Resort Columbia qui se fond dans le décor et prend des allures de village de charme à lui tout seul, avec ses petits bâtiments serrés les uns contre les autres et sa chapelle de tous les saints décorée de fresques colorées. Des mariages peuvent y être organisés. La cuisine est légère et savoureuse, talentueuse même. Les prestations à la hauteur du raffinement de ce resort avec parc, plage et mer à volonté.
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