Ferries Quelles sont les conditions de réservation groupes mises en place par les compagnies? Quels avantages sont proposés aux professionnels? Tour d’horizon, compagnie par compagnie, au départ de la France sur la Manche et la Méditerranée. Revue de détails avec Tourisme de Groupe.
Le spécialiste des traversées maritimes en car-ferry, Viamare Cap Mer, représente plusieurs compagnies: Anek Superfast (Grèce), Superfast Ferries (Grèce), Minoan Lines (Grèce), Anek Lines (Venise, Patras, Corfou et Igoumenitsa), Blue Star Ferries (îles grecques), Grandi Navi Veloci (Méditerranée), Moby Lines (Méditerranée), Grimaldi Lines (Méditerranée), DFDS Seaways (Royaume-Uni et Scandinavie). Mais aussi, pour la Scandinavie, Stena Line, Color Line, Tallink Silja Line, TT Line et Finnlines. “Nous n’éditons pas de brochure groupes mais des documents complets et détaillés sur chaque compagnie, et donc sur chaque traversée maritime sont disponibles”, annonce Valérie Siegel Thery, responsable commerciale. Parallèlement sont réalisés ponctuellement des mailings pour informer les professionnels des offres spéciales. Selon les compagnies, les tarifs groupes sont appliqués à partir de 16 ou 20 pax, “et nous commissionnons les professionnels à hauteur de 8 %”, ajoute-t-elle. Généralement, une gratuité est appliquée pour le conducteur, qui bénéficie d’une cabine individuelle à bord pour les trajets de nuit. Certaines compagnies proposent la gratuité pour le guide ou l’accompagnateur (Anek Superfast, Superfast Ferries, Moby Lines…). Ou l’autocar gratuit (si 21 passagers payants pour Finnlines, par exemple). Au moment de la réservation, un acompte de 25 % est demandé, le solde un mois avant le départ. Enfin, les conditions d’annulation sont variables d’une compagnie à l’autre. Il y a toutefois un minimum de frais appliqués sur une annulation totale jusqu’à deux mois de la date de départ.
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Ne m’appelez plus jamais SeaFrance… Le "feuilleton" tenait en haleine depuis 2009. À l’époque, la filiale de la SNCF annonçait un plan prévoyant 650 suppressions d’emploi. Au même moment, Brittany Ferries et LD Lines faisaient part de leur intérêt pour une "reprise partielle" de la compagnie, qui assure la liaison Calais/Douvres. L’an passé, le suspense passe à la vitesse supérieure."L’avenir de SeaFrance suspendu à un fil", titrait ainsi Ouest-France dans son édition du 25 octobre. Et pour cause: la Commission européenne rejetait le plan de restructuration de la compagnie, alors placée en redressement judiciaire. Elle estimait que la solution proposée par la France, à savoir un prêt de 100 millions d’euros accordé par la SNCF, constituait une aide d’État injustifiée non conforme aux règles européennes de la concurrence. Entre-temps, Louis Dreyfus Armateurs et DFDS se positionnent pour une reprise de SeaFrance. Elle tombera à l’eau. Le 15 novembre, la compagnie suspend son trafic à la veille d’une décision cruciale sur son avenir au tribunal de commerce de Paris: une liquidation avec ou sans poursuite de l’activité, ou alors une reprise par les salariés (avec la création d’une Scop, Société coopérative et participative, projet présenté par la CFDT Maritime Nord) ou une société privée. Le 16, la liquidation judiciaire est prononcée, mais en maintenant l’activité jusqu’au 28 janvier 2012 et fixant un délai supplémentaire (jusqu’au 12 décembre 2011) pour de nouvelles offres de rachat. Tout en laissant parallèlement la porte ouverte à une reprise par les salariés. Nouveau rebondissement le 2 janvier: Nicolas Sarkozy s’implique personnellement dans le dossier en demandant à la SNCF d’apporter son aide au projet de la Scop, alors que jusque-là, le gouvernement s’était montré dubitatif sur cette initiative. Plus précisément, il propose d’utiliser les indemnités que percevraient les salariés en cas de cessation d’activité pour financer cette Scop, indemnités dont le montant serait compris entre 50 000 et 60 000 euros par salarié. La SNCF serait alors propriétaire des navires pour les relouer à la Scop. Deux jours plus tard, soit le 4, les porteurs du projet rejettent les propositions de Nicolas Sarkozy dans une lettre ouverte, qualifiant la solution "d’irréalisable". À la Scop, on penche plus pour un prêt de l’État qui serait remboursé par la vente d’un navire à une société d’économie mixte, que les salariés de SeaFrance pourraient ensuite louer. Le 4 janvier, toujours, un collectif de salariés non-syndiqués se crée. Objectif: ils veulent relancer les discussions avec la compagnie DFDS. Le lendemain, 5 janvier, la SNCF annonce qu’elle s’engage à reclasser les salariés de la compagnie, "sans une journée de chômage" et sous condition de mobilité géographique et de changement de métier pour la plupart. Refus du syndicat. Et pour ne rien arranger au dossier, un rapport de la Cour des comptes datant de 2009 ressurgit, et pointe de nombreux dysfonctionnements dans la gestion de SeaFrance depuis 2004. Pouvant expliquer le "naufrage programmé" de la compagnie. Fin du feuilleton le 9 janvier: le tribunal de commerce de Paris décide de prononcer la liquidation définitive avec cessation d’activité de SeaFrance, en estimant que l’offre de reprise par la Scop n’était pas "valable". Malgré un soutien de dernière minute apporté par Eurotunnel au projet de société coopérative. La SNCF avait également annoncé, peu avant, le versement "d’une somme d’un montant global estimé à 36 millions d’euros" afin d’indemniser les salariés licenciés. Le 11 janvier, la compagnie ferroviaire faisait 500 propositions d’emplois aux salariés de SeaFrance. Des emplois qui seront accompagnés "d’aides", notamment en matière de déménagement, qui pourront aller jusqu’à "10 000 euros en moyenne".