Art, design, architecture, tout est dédié au vin, classé AOC, et aux plaisirs des sens dans les trois régions de la Rioja. Et tout y est exceptionnel. Les prestations gastronomiques et hôtelières y sont d’un niveau remarquable. Derrière chaque pied de vigne, le touriste, choyé et enivré, découvre un enchantement.
En Haute Rioja, l’influence atlantique se fait sentir, non sans impact sur la viticulture. Mais pour tout comprendre de cet art, la visite du musée et des caves Vivanco Dinastía, à Briones, est un passage obligé que personne ne regrettera.
Cinq générations de Vivanco s’y sont succédé, transformant la vigne en fortune, leur permettant d’amasser des œuvres d’art savamment disposées et de collectionner tous les objets, à travers le monde, se rapportant à la vigne et au vin, des plus insolites (4 000 tire-bouchons!) aux plus anciennes, des Romains à nos jours. Le musée, d’une exceptionnelle richesse, reçoit 150 000 visiteurs par an et constitue la première destination touristique de la province de La Rioja. Les caves, immenses et sciemment pensées, font aussi partie de la visite, avec guide français s’il vous plaît.
Mais il ne manque pas de caves plus petites en Haute Rioja, à même d’accueillir des groupes. Chez Miguel Merino à Briones, la famille produit un vin très soigné, des rouges tempranillo, mazuelo, graciano… qui fournissent 40 000 bouteilles par an, après sévère sélection. Le père et le fils ont chacun leurs recettes, le premier laissant vieillir plus longuement en tonneau sa production, le second préférant l’embouteiller plus vite. Tout le jeu consiste à savoir quelle génération le palais du dégustateur préfère…
Le village d’à côté, San Vicente de la Sonsierra, est connu pour sa procession de pénitents qui se flagellent au sang durant la semaine sainte en partant de l’église du XVIe siècle, perchée sur la colline. Dans le village, les caves d’Abel Mendoza accueillent avec simplicité et générosité les visiteurs curieux de découvrir des vins variés et rares, notamment des blancs qui ne sont pas si courant en Rioja (8 % de la production). Maïte Fernandez Mendoza ne tarit pas d’explications sur la production (70 000 bouteilles par an) et surtout le travail que cela représente. Dans la famille Mendoza, mari et femme, on aime l’authenticité et la tradition.
En retournant en ville, à Haro, on ne quitte pas pour autant la viticulture. Ici, des vignerons français, fuyant le phylloxéra ont trouvé à poursuivre leur activité, acheminant même leur matériel par la voie ferrée. Nombre de caves se sont d’ailleurs installées autour de la gare. Les caves Roda ou encore Bilbainas, par exemple, immenses encore, avec une architecture ancienne rénovée et adaptée peuvent accueillir des groupes de touristes et leur expliquer comment vieilles vignes et technologie moderne peuvent faire bon vin.
Pour dormir en pleine région vinicole, l’hôtel Los Agustinos, à Haro, ne manque pas de cachet. Ancien couvent du XIVe siècle, il propose des chambres agréables et confortables aménagées dans les anciennes cellules.
En ville, à Logroño, capitale de la Rioja, l’hôtel F & G à, au bord de l’Ebre est tout indiqué, notamment pour des excursions en étoile à travers les vignobles. À la fois fonctionnel et moderne, il dispose de 72 chambres disposées autour d’un patio, d’un spa pour ses clients et de salles de conférence.
Côté restauration, il y a aussi d’excellents choix, des restaurants à tapas plein le centre-ville de Haro ou encore la Vieja Bodega, qui sert des spécialités locales dans un cadre vaste et campagnard, à Casalarreina.
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