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Bilan satisfaisant de la saison estivale 2021, mais des perspectives incertaines

Bus & Car - Tourisme de Groupe | Institutions | publié le : 27.08.2021 | Dernière Mise à jour : 27.08.2021

<p>Touristes en Morbihan</p>

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Via ses adhérents et l’utilisation des outils de mesure des flux en temps réel d’Orange, ADN Tourisme présente un bilan estival plutôt favorable, en progression par rapport à 2020, mais toujours en retrait par rapport à 2019.

Les premières tendances annoncent une fréquentation meilleure qu’en 2020 sur la majorité du territoire métropolitain (Ile de France, Corse, PACA, Occitanie, Savoie, Nouvelle-Aquitaine…). Toutefois, cet optimisme est à nuancer car la fréquentation reste en deçà de 2019. Il semblerait que la très bonne fréquentation de la clientèle française, comme en 2020, n’ait pas réussi à combler totalement le recul des clientèles étrangères dans la grande majorité des territoires.

Juin 2021 a été bien meilleur que juin 2020 jugé très décevant, mais reste en dessous de 2019. Juillet est en progression, malgré un 14 juillet en milieu de semaine n’ayant pas généré le pic habituel de fréquentation. Au moment de l’enquête, août était annoncé majoritairement stable par rapport à 2020, une tendance à confirmer car certains territoires soulignent une tendance à l’allongement de la saison.

La situation est plus critique à la Réunion et, plus généralement, dans les outremers en raison d’un contexte sanitaire tendu ayant écourté la saison.

Besoin d’évasion

Interrogés mi-juin sur leurs projets de vacances, 6 Français sur 10 prévoyaient de partir en vacances entre juin et septembre. 59 % des Français sont bel et bien partis en vacances et / ou week-end au cours des mois de juillet et août alors qu’ils n’étaient que 53 % l’an passé. Comme à l’accoutumé, c’est en Ile-de-France que le taux de départ est le plus important avec près de 70 % de partants. Ce sont également les Franciliens qui réalisent le plus de séjours, avec en moyenne 2 séjours au cours de l’été contre 1,8 au niveau national.

Près de 9 séjours sur 10 se sont déroulés en France (94% en 2020). Les destinations de proximité ont été privilégiées par 54 % des partants, tout comme, cette année encore, les espaces moins fréquentés (58 % des partants).

D’après l’échantillon de 12 territoires représentatifs observé grâce à la téléphonie mobile, la fréquentation touristique française a été supérieure à 2020 et dépasse même 2019 sur juillet et août (Cf. graph ci-dessous)

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Le littoral reste plébiscité à cette période de l’année (près de 4 séjours sur 10), suivi par la campagne (30 % des séjours) qui, déjà en hausse en 2020, continue à progresser. Les espaces urbains, fortement boudés l’an passé, ont retrouvé un peu d’attractivité (19 % des séjours contre 18 % l’an passé), avec notamment une fréquentation en hausse à Paris par rapport à 2020 (mais qui reste très en retrait par rapport à 2019), ou encore en Auvergne-Rhône-Alpes où « le tourisme urbain reprend des couleurs ».

Fréquentation étrangère en recul

Si un tiers des répondants notent une augmentation des marchés européens par rapport à 2020 (Île-de-France, Nouvelle Aquitaine, Occitanie, Vendée, …), la fréquentation des touristes étrangers reste en recul et en deçà d’un niveau classique. Les marchés lointains sont toujours absents, même si les Américains ont effectué un retour timide sur certains territoires notamment en Provence-Alpes-Côte d’Azur, mais le grand retour attendu, notamment à Paris, n’a pas eu lieu du fait de l’inscription de la France en « zone rouge ».

Pour les marchés de proximité, les Britanniques sont les grands absents et les Italiens semblent en recul. Déjà bien présents en 2020, les Belges et Néerlandais sont en progression dans de nombreux territoires. Les Suisses et les Allemands semblent également avoir été bien présents.

Succès des locations

L’an passé, les modalités de séjours avaient été fortement impactées par les conséquences du confinement : le besoin de revoir ses proches se faisait sentir et plus du tiers des séjours avaient eu lieu chez les parents et les amis. En 2021, la situation s’avère quelque peu différente. Seuls 24 % des séjours ont eu lieu chez les parents et amis. Les séjours en hôtels sont, quant à eux, plus nombreux (26 % des séjours contre 18 % en 2020). Les locations de vacances auront accueilli 20 % des séjours, comme l’an passé.

Dans les trois quarts des territoires, la location de vacances est en effet en hausse, une tendance amorcée depuis le début de la crise et qui se confirme. On note également des tendances positives pour l’hôtellerie (Corse, Gironde, Côtes d’Armor, Hérault…) et les campings (Vendée, Cher, Béarn Pays basque, Charentes, Lot et Garonne, réservations record en Occitanie…), notamment dans le haut de gamme.

Réservations de dernière minute

Les réservations de dernière minute sont pour leur part toujours d’actualité. Les Français suivent l’évolution de la pandémie, des règlementations mais aussi de la météo pour réserver dans les meilleures conditions.

Bonne nouvelle pour les professionnels : les Français n’ont réduit ni leur budget, ni la durée de leur séjour. Il semble même que cette dernière se soit allongée.

Des excursions à la journée

Au-delà des départs en vacances, 93 % des Français ont réalisé des excursions, balades, visites à la journée à proximité de leur domicile. Ils n’étaient que 89 % à l’avoir fait l’été dernier. Au programme principalement, des activités en plein air : journées plage/baignade, visite d’espaces naturels ou randonnées pédestres… Les activités couvertes ou à forte densité restent moins plébiscitées qu’avant la pandémie, notamment les marchés, foires et brocantes, ou encore les sites de loisirs, parcs à thèmes, sites patrimoniaux.

Beaucoup de territoires notent que la mise en place du pass sanitaire dès juillet a provoqué un ralentissement de la fréquentation sur les sites de visite couverts et a généré un peu d’animosité de la part des clientèles. La météo capricieuse a également entraîné un ralentissement de la fréquentation pour les sites de visites en plein air et les activités sportives et de loisirs.

Perspectives incertaines

Si les territoires s’attendent principalement à un recul ou une stabilité pour fin août, septembre et octobre, c’est le mot « incertitude » qui revient le plus souvent. En effet, les perspectives pour la suite de la saison sont très incertaines, du fait des réservations de « dernière minute », de la météo, des éventuelles annonces gouvernementales, de la possibilité de maintenir les événements (notamment professionnels) et du niveau de la reprise du tourisme d’affaires et de groupes.

Toutefois, ces perspectives peuvent être nuancées par les intentions de départ des Français : plus de 2 Français sur 5 ont prévu de partir en vacances et / ou week-end au mois de septembre et autant au mois d’octobre.

Christian Mourisard, président d'ADN Tourisme : « Les craintes concernant la saison estivale ont été dissipées par le formidable désir de partir des Français et la mobilisation de tous les professionnels. On peut se réjouir, par conséquent, que la fréquentation ait été plutôt bonne, même si le recul, voire l'absence, des clientèles étrangères a pénalisé certaines destinations. »

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