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Entretien avec Lucas Schmitter, directeur des Ventes, CroisiEurope

Bus & Car - Tourisme de Groupe | Croisière | publié le : 16.11.2021 | Dernière Mise à jour : 16.11.2021

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Auteur

  • Bruno Courtin

Dixième tour-opérateur français par son volume d'activité, CroisiEurope témoigne de la dynamique de reprise et la nécessaire adaptation de l'offre aux réactions du marché cet été. Si l'activité 2020 et 2021 a fortement souffert de la pandémie, les carnets de commande se remplissent à un rythme soutenu.

Quelques semaines après la clôture du salon IFTM Top Resa, pouvez-vous tirer le bilan de votre présence et l’état d’esprit du marché ?

Il faut dire en préambule que nous avons hésité à prendre un stand, persuadés que le marché était encore trop atone. Heureusement que nous avons opté pour notre présence, car en huit années d’expérience, c’est sans doute l’un des salons les plus dynamiques que j’ai connu. Au-delà du plaisir à se retrouver après une si longue absence, il y avait un réel enthousiasme pour reprendre les relations d’affaires et sortir de cette crise. Nous avons concrètement monté des opérations avec nos partenaires traditionnels, pris des contacts efficaces avec de nouveaux partenaires. On a parlé programmation, allotement, opérations spéciales.

On avait pourtant des doutes sur une reprise rapide du marché des groupes ?

Je ne peux pas parler pour tous mes confrères, croisiéristes ou autres, mais en ce qui nous concerne nos clients autocaristes et agents de voyages ont des groupes en portefeuille qui veulent effectuer des voyages, et à court terme. Tout a commencé cet été avec des mois très dynamique, un fléchissement à la énième vague de contamination début de l’automne, et un redémarrage évident pour la fin d’année, notamment les marchés de Noël. Nous sommes à ce jour sur un rythme d’activité proche de celui de 2019.

On oublie le passé ?

Alors je veux tempérer mon enthousiasme car l’année 2021 sera encore une année fortement en retrait, avec un démarrage autorisé de notre activité au 30 juin et une absence de longs courriers qui est très impactant. Je me félicite d’une dynamique retrouvée qui n’effacera pas les pertes de début d’année car nous restons quand même à moins de 50% du CA de 2019.

Tous les secteurs connaissent-ils la même tendance ?

Les croisières qui ont le mieux fonctionné dès l’été sont celles sur le Douro au Portugal, sur les fleuves de France, également sur le Rhin et le Danube. Seuls deux navires sont restés à quai par manque de clients sur l’Elbe et sur le Rhin. La reprise est générale même si elle s’est décalée parfois comme Venise ou l’Andalousie. Nous avons été particulièrement satisfaits des croisières maritimes avec la Belle de l’Adriatique en Croatie et la Belle des Océans, positionnée tout l’été pour des tours de Corse.

Allez-vous revoir vos plans pour 2022 en fonction de ces résultats ?

Comme vous le savez, la Belle des Océans devait se positionner sur le Saint-Laurent au Canada mais nous allons capitaliser sur le succès corse de 2021 et laisser le bateau l’an prochain sur l’île de Beauté. Et ce n’est pas si mal qu’il soit proche de nous plutôt qu’à 5 000 km.

Sur le marché français, quel a été l’accueil de vos croisières en péniche à capacité plus réduite ?

C’est effectivement un produit destiné au marché français, habituellement réservé par la clientèle anglo-saxonne, et qui nous a ouvert des horizons nouveaux. C’est une alternative qui a été très appréciée par rapport à l’offre de la concurrence, plutôt très exclusive Luxe. Nos péniches d’une douzaine de cabines constituent une offre haut de gamme plus accessible, plus flexible également avec des itinéraires plus courts, qui correspondaient bien à la demande. Même si la clientèle internationale revient en force en 2022, nous nous réservons quelques dates de départ pour la clientèle française que nous avons gagné avec ces péniches.

Finiriez-vous par avoir des problèmes de riches avec trop de clientèles à satisfaire ?

Loin s’en faut, la situation n’est pas rose même si nous insistons sur l’aspect positif de la reprise et les perspectives de 2022. Il va falloir digérer les centaines de millions de manque à gagner sur ces deux dernières années et tout ne sera pas simple.

Parlez-nous des programmations de vos deux navires maritimes qui ont été des fers de lance 2021 ?

La Belle de l’Adriatique va prendre ses quartiers d’hiver sur la mer Rouge avec une nouvelle programmation. Nous avons remplacé Israël, encore difficile d’accès, par les destinations mer Rouge où nous voulions retourner depuis 10 ans. Elles offrent une belle combinaison entre le culturel, le balnéaire, la température, la distance. La nouveauté 2022, c’est un retour en Grèce pendant trois mois au départ d’Athènes vers les Cyclades. La Croatie reste programmée mais d’avril à juin et ensuite d’octobre à novembre. Quant à la Belle des Océans, elle part pour les Canaries pendant l’hiver et donc à nouveau la Corse dès le début de l’été.

Seriez-vous tenté par l’acquisition d’un troisième navire maritime ?

Laissez-nous le temps de digérer nos pertes et nos investissements avant de réclamer de nouvelles annonces. Mais à moyen terme, évidemment, c’est un axe de développement. Notre vision du maritime, avec des bateaux à taille humaine, des croisières côtières et la prestation CroisiEurope, rencontre un franc succès.

Que faites-vous en direction de la distribution pour entretenir cette tendance positive ?

Sur les deux destinations de l’hiver, en maritime, la mer Rouge et les Canaries, nous avons lancé un challenge auprès de la distribution sur plusieurs mois avec des récompenses assez magiques pour les lauréats, comme une croisière pour deux en Afrique australe.

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