Daimler plaide pour anticiper la révision des objectifs de flotte CO₂ ; mais il s’agit aussi de lier directement toute nouvelle ambition réglementaire au déploiement effectif des infrastructures de recharge.
Markus Ferber, député européen, s’est récemment rendu sur le site de Daimler Buses à Neu-Ulm. Ingénieur de formation, il a porté un intérêt tout particulier aux aspects technologiques et aux détails industriels des solutions présentées.
Très engagé sur les questions de mobilité et d’industrie au Parlement européen, Markus Ferber suit de près les dossiers liés aux véhicules commerciaux lourds, à la compétitivité industrielle européenne et à la transition vers des mobilités décarbonées. Son travail parlementaire l’amène notamment à intervenir sur les cadres réglementaires encadrant les objectifs CO₂, les conditions de déploiement des infrastructures et l’équilibre nécessaire entre ambition climatique et réalité économique.
Les bus occupent une place essentielle dans les transports publics et jouent un rôle majeur dans la société contemporaine. Très présents en milieu urbain, ils assurent également la liaison entre les territoires ruraux et les villes, tout en offrant aux voyageurs un mode de déplacement sûr, confortable et respectueux de l’environnement, a rappelé Till Oberwörder, PDG de Daimler Buses.
Avec l’essor des bus électriques à batterie et à hydrogène, à zéro émission, ce mode de transport est appelé à devenir encore plus durable. La transformation du secteur est désormais bien engagée et la demande en solutions de mobilité publique décarbonée ne cesse de croître. Dans ce contexte, Till Oberwörder se dit convaincu que nous entrons pleinement dans la « décennie du bus ».
Il a toutefois souligné que le déploiement à grande échelle des bus à zéro émission repose sur une coopération étroite entre constructeurs, décideurs publics, fournisseurs d’énergie et exploitants de réseaux. Un cadre réglementaire réaliste, associé à un développement concerté des infrastructures, est indispensable pour accompagner cette transition.
Les bus occupent une place essentielle dans les transports publics et jouent un rôle majeur dans la société contemporaine. Très présents en milieu urbain, ils assurent également la liaison entre les territoires ruraux et les villes, tout en offrant aux voyageurs un mode de déplacement sûr, confortable et respectueux de l’environnement, a rappelé Till Oberwörder.
Avec l’essor des bus électriques à batterie et à hydrogène, à zéro émission, ce mode de transport est appelé à devenir encore plus durable. La transformation du secteur est désormais bien engagée et la demande en solutions de mobilité publique décarbonée ne cesse de croître. Dans ce contexte, Till Oberwörder se dit convaincu que nous entrons pleinement dans la « décennie du bus ».
Il a toutefois souligné que le déploiement à grande échelle des bus à zéro émission repose sur une coopération étroite entre constructeurs, décideurs publics, fournisseurs d’énergie et exploitants de réseaux. Un cadre réglementaire réaliste, associé à un développement concerté des infrastructures, est indispensable pour accompagner cette transition.
Au-delà de la dimension juridique - et évidemment de la dimension technique, les échanges ont ainsi porté sur les conditions indispensables pour préserver la compétitivité de l’industrie européenne du bus et permettre une montée en puissance crédible et réaliste des autocars à zéro émission.
Si l’adoption rapide de l’amendement ciblé relatif aux véhicules commerciaux lourds est indispensable, notre position sur les objectifs européens de réduction des émissions de CO₂ pour ce segment demeure inchangée :
Une infrastructure de recharge dense et performante est un prérequis incontournablepour le succès de la mobilité électrique. Aujourd’hui, la capacité est largement insuffisante : l’Union européenne ne compte qu’environ 1 500 stations, alors que 35 000 points de recharge MCS seront nécessaires d’ici 2030. Le rythme de déploiement actuel reste trop lent.
Les besoins spécifiques du transport par autocar — notamment l’accès à des points de recharge à proximité des sites touristiques, des gares routières ou des hubs logistiques — doivent être pleinement intégrés dans la réglementation, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.
La proposition : anticiper la révision des objectifs de flotte CO₂ et lier directement toute nouvelle ambition réglementaire au déploiement effectif des infrastructures de recharge.