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Transport

On a testé le trajet Pékin-Shanghai en TGV


Publié le : 02.02.2016 I Dernière Mise à jour : 02.02.2016
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I Crédit photo La rame affiche une livrée d’un blanc immaculé souligné d’un liseré bleu. ©Wikipedia

La Chine du Nord au Sud à grande vitesse.

Les 1 318 kilomètres séparant Pékin de Shanghai sont parcourus en cinq heures. C’est une des plus longues distances au monde en train à grande vitesse. Cette traversée de la Chine du nord au sud a été ouverte d’un seul tronçon en 2011, dans un pays où il ne faut pas dix ans pour ouvrir une ligne nouvelle.

Billetterie

Surtout, ne pas tenter d’acheter son billet à la gare. Le résultat n’est pas certain et l’attente de guichet en guichet, elle, est garantie. L’achat sur Internet est possible, à condition de maîtriser la langue chinoise, mais il n’est pas prévu d’imprimer son ticket ou de le transférer sur un smartphone. Il sera nécessaire de le retirer à un guichet. Il est donc préférable de faire appel à une agence de voyages ou de se rendre en ville dans une des nombreuses agences des China Railways. Dans un hôtel, la commission peut être importante.

Enregistrement et embarquement

Les gares chinoises du CRH – 200 ont été construites récemment – ressemblent à des aéroports avec un gigantesque hall et des salles d’embarquement. Pour accéder au train, il faut passer un tourniquet où titre de transport et identité sont vérifiés. Donc pas de fraude, ni de trafic de billet. A bord, un autre contrôle permet de vérifier que la place occupée est bien celle réservée. Des escaliers mécaniques donnent accès aux quais en sous-sol mais on peut aussi emprunter des ascenseurs avec ses bagages. Une hôtesse accueille les passagers dans chaque voiture et les accompagne pendant le voyage.

La rame affiche une livrée d’un blanc immaculé souligné d’un liseré bleu.

Confort

Les CRH (China Railways Highspeed) utilisent sur Pékin-Shanghai une nouvelle génération de rames made in China et non plus construites comme pour les autres lignes sous licence du japonais Kawasaki (Shinkansen) ou de l’allemand Siemens (ICE) comme les précédentes. Le train, composé de deux rames, compte 16 voitures et plus de 500 places.

La rame roule sans bruit excessif, ni coup de raquette notable. On peut donc se déplacer dans l’allée sans s’accrocher aux sièges.

Dans les voitures de seconde classe, les sièges, larges de 33 cm, sont disposés 2-3 en 17 rangées, soit 85 places. A l’entrée, un espace est prévu pour les bagages volumineux. Tous les sièges, inclinables, disposent d’une prise de courant multiformat. Pas de liseuse individuelle. Les sièges sont tous orientés dans le sens de la marche du train. Une simple pression sur une pédale permet de les retourner et de créer des espaces conviviaux à quatre ou six personnes. Redoutable quand les Chinois jouent aux cartes… Des écrans vidéo centraux diffusent les consignes de bord et des publicités. En première, la disposition est 2-2. Une classe affaires propose aussi cinq sièges-lits comparables à ceux des avions. La climatisation est bien réglée.

Gastronomie

Le personnel passe régulièrement avec des chariots de boissons, de plateaux de fruits, de snacks froids et chauds. Ces ventes à bord sont proposées à des tarifs raisonnables. Dans chaque voiture, une fontaine distribue de l’eau chaude, très appréciée des passagers locaux. Pas de bar, mais une boutique en voiture 13. Un employé s’occupe en permanence du nettoyage de la rame, y compris les toilettes, qui sont impeccables. Conséquence : trente minutes après l’arrivée à Shanghai, le CRH est reparti en sens inverse pour Pékin avec d’autres passagers.

Divertissements

Pas d’Internet à bord. Il n’est pas interdit de téléphoner dans les voitures et les Chinois ne s’en privent pas.

La vidéo individuelle existe mais uniquement en première classe.

Sur un panneau lumineux s’affiche sporadiquement la vitesse qui dépasse parfois 300 km/h.

La campagne chinoise défile, assez monotone avec de rares reliefs. L’habitat rural, uniforme et tracé au cordeau, n’a guère de cachet. A mi-parcours, les rizières remplacent les champs de maïs.

Tarifs

Un aller Pékin-Shanghai revient à 553 yuans, environ 70 euros, ce qui n’est pas cher compte tenu de la distance et de la qualité de service. Le tarif fluctue en fonction de la vitesse moyenne du train, moins cher si la rame s’arrête souvent.

Testé par Thierry Vigoureux, le 4 septembre par le train G11, départ 8h00 (5h05 de voyage avec quatre arrêts).

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