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Transport

aérien - Crash du Concorde : deux avocats demandent l'annulation du procès


Publié le : 01.02.2010 I Dernière Mise à jour : 01.02.2010
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I Crédit photo Les Concorde ont définitivement cessé de voler en 2003. ©DR

Les avocats de Continental Airlines et d'un ancien cadre de la DGAC demandent la nullité de la procédure.

Plus de dix ans après le crash du Concorde d'Air France qui a coûté la vie à 113 personnes, le tribunal correctionnel de Pontoise (Val-d'Oise) devrait enfin désigner les responsables du drame. Le procès qui s'ouvre demain va se dérouler sur quatre mois. Outre la compagnie Continental Airlines, cinq personnes physiques seront sur le banc des prévenus  : deux employés de la compagnie – John Taylor et Stanley Ford – ainsi que Henri Perrier, directeur du programme Concorde de 1978 à 1994, Claude Frantzen, ex-responsable du programme à la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), et Jacques Hérubel, ingénieur en chef Concorde au sein d'Aérospatiale de 1993 à 1995.

Mais pour les avocats de Continental Airlines et de l'ancien cadre de la DGAC, leurs clients ne devraient pas être là. Contestant les conclusions de l'enquête menée par le BEA et les experts judiciaires, ils vont plaider dès demain la nullité de la procédure.

Selon les enquêteurs, le 25 juillet 2000, le Concorde d'Air France a roulé sur une lamelle en titane tombée d'un DC-10 de Continental Airlines quelques minutes avant sur la piste de Roissy-CDG. Un pneu a alors éclaté ; ses projections ont percé le réservoir, provoquant une fuite de carburant qui s'est enflammé. L'appareil a décollé pour s'écraser deux minutes après sur l'Hôtelissimo de la Patte-d'Oie, à Gonesse.

Mais selon Continental, le Concorde a pris feu avant de rouler sur la lamelle de titane. "Plusieurs témoins déclarent avoir vu l'incendie avant la rencontre avec cette pièce", a éclaré à l'AFP Me Olivier Metzner, l'avocat de la compagnie américaine. Une thèse que défend également Me Daniel Soulez Larivière, l'avocat de l'ancien cadre de la DGAC. Les deux hommes contesteront donc demain la validité de l'ordonnance de renvoi. Ce document rédigé par le juge d'instruction est censé répertorier les éléments à charge et à décharge concernant les prévenus. Or, "ce n'est pas le cas de l'ordonnance en question", estime Me Daniel Soulez Larivière, interrogé par l'AFP, estimant que "l'article 184 du Code de procédure pénale n'a pas été respecté".

Reste à savoir si le juge tranchera immédiatement sur la validité de la procédure ou préférera joindre la forme au fond pour se prononcer au terme des quatre mois d'audience.

D.B.

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