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Transport

Après Air France, la SNCF et Airbus appellent aussi l’Etat en renfort


Publié le : 04.05.2020 I Dernière Mise à jour : 05.05.2020
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Le déconfinement, fixé au 11 mai, sera un soulagement modeste pour la SNCF, qui va devoir réduire drastiquement ses capacités pour faire respecter les mesures de distanciation.  I Crédit photo Adobe Stock

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  • Céline Perronnet

Alors qu’Air France vient d’obtenir le feu vert de Bruxelles pour bénéficier d’un prêt de 7 milliards d’euros, la SNCF et Airbus sont elles aussi dans une situation économique très tendue et demandent de l’aide à l’Etat.

L’aide accordée à Air France va-t-elle faire des émules ? La Commission européenne vient en effet d’autoriser la France à octroyer un soutien de 7 milliards d'euros à la compagnie aérienne pour affronter les conséquences de la crise du coronavirus. Les prêts français se décomposeront en 4 milliards de prêts bancaires garantis à 90% par l'Etat et 3 milliards de prêt direct de l'Etat, avec en contrepartie des engagements sur l'amélioration de sa rentabilité et sur la réduction de ses émissions de CO2.

La Commission a notamment estimé "qu'en l'absence du soutien public, Air France serait sans doute exposée au risque de faillite à la suite de l'érosion de ses activités".

Une perte de près de 500 millions d’euros pour Airbus au premier trimestre

En sera-t-il de même pour Airbus et la SNCF ? Les deux entreprises ont fait savoir le week-end dernier qu’elles demandaient, elles aussi, l’aide de l’Etat pour passer le cap. En cas de besoin, l'Etat "sera là pour Airbus", a assuré dimanche le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, sans donner de précisions sur le type d'aide que l'avionneur pourrait recevoir. 

Confronté à la quasi mise à l'arrêt du transport aérien en raison de la pandémie, le constructeur européen, qui a vu ses ventes chuter au premier trimestre, a déjà ralenti sa production et pris des mesures de chômage partiel. Le 29 avril, l'avionneur européen a en effet publié des résultats en forte baisse. De janvier à mars, il a accusé une perte nette de 481 millions d'euros contre un bénéfice de 40 millions d’euros un an plus tôt. Le chiffre d'affaires a, lui aussi, affiché une baisse de 15,2 % sur les trois premiers mois de l'année, à 10,6 milliards d'euros.

Malgré ces mauvais résultats, Gérald Darmanin a estimé diamche que l'Etat ne doit intervenir "que lorsque vraiment c'est extrêmement nécessaire". Airbus disposant, selon lui, d'une trésorerie suffisante "pour passer cette date du 11 mai". "Il n'y a pas d'intervention particulière de l'Etat à avoir pour l'instant, si ce n'est ce que nous faisons déjà", a-t-il indiqué, à savoir "les prêts garantis par l'Etat, les reports de charges, les aides directes aux compagnies aériennes".

Un manque à gagner de 2 milliards d’euros pour la SNCF

Et du côté de la SNCF ? La réponse est à peu près identique. Si l'Etat s'est montré dimanche ouvert à l'idée d'une aide éventuelle, il juge pour l’heure prématuré d'en discuter à ce stade. 

"Tant que nous n'avons pas une vision extrêmement précise du coût qu'aura porté le coronavirus sur la SNCF, d'ailleurs tant que nous ne connaissons pas non plus la dynamique de reprise, notamment de l'offre TGV, nous n'avons pas une vision suffisamment précise pour rentrer dans ce type de discussion avec la SNCF", a expliqué Jean-Baptiste Djebarri, secrétaire d’Etat en charge des Transports, dimanche sur la chaîne France 3.

Mais Gérald Darmanin est ensuite allé plus loin, interrogé sur Radio J, en ouvrant la porte à une aide ultérieure. "L'Etat a toujours été au rendez-vous pour soutenir d'abord des grandes entreprises nationales, c'est le cas d'Air France, et encore plus quand ça lui appartient, comme c'est le cas de la SNCF".

"Nous verrons bien comment évolue la situation et nous aiderons la SNCF. Après, chacun devra faire des efforts (...) car l'Etat ne peut pas tout compenser à l'euro près pour tout le monde", a-t-il ajouté, en soulignant que "l'Etat aide déjà beaucoup la SNCF puisque que plus de 100 000 agents de la SNCF sont en chômage partiel payé par l'Etat".

La veille, le PDG du groupe ferroviaire Jean-Pierre Farandou avait évoqué un manque à gagner, à date, de deux milliards d'euros pour la SNCF en raison de la crise sanitaire, auquel s'ajoute un milliard d'euros de trou lié à la grève des transports en décembre-janvier.

Craignant que la situation financière de la SNCF - qui cumulait une dette de 35 milliards d'euros début 2020 - ne s'aggrave, il en a appelé à l'Etat actionnaire.  "La notion d'un plan d'aides à la SNCF ne me paraît pas déraisonnable", a-t-il déclaré.

Le déconfinement, fixé au 11 mai, sera un soulagement modeste pour la SNCF, qui va devoir réduire drastiquement ses capacités pour faire respecter les mesures de distanciation. 

Si les trains de la vie quotidienne (TER, Transiliens) sont censés voir leur circulation revenir à la normale début juin, avec une montée en cadence tout au long du mois de mai, en revanche peu de TGV circuleront, dans la lignée des consignes gouvernementales limitant les déplacements à plus de 100 km de son domicile.

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