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Aérien

Pourquoi vos clients vont payer plus cher leurs billets d'avion en 2019


Publié le : 29.11.2018 I Dernière Mise à jour : 29.11.2018
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Plusieurs facteurs vont entraîner une hausse des prix des billets d'avion l'an prochain. I Crédit photo Adobe Stock

Auteur

  • Didier Forray

L'année 2019 n'a pas encore commencé qu'une mauvaise nouvelle attend déjà les voyageurs : 5 éléments vont entraîner une hausse inéluctable du prix des billets d'avion…

1/ La hausse des redevances aéroportuaires

A partir du 1er avril 2019, le groupe ADP entend augmenter de près de 3% le montant des redevances aéroportuaires à Roissy-CDG et Orly par rapport à 2018. Objectif : financer les prochains développements estimés à 800 millions d'euros l'année prochaine, après 700 millions d'euros investis cette année.

La Chambre syndicale du transport aérien et la Chambre syndicale de l'assistance en escale, membres de la Fédération nationale de l'aviation marchande (Fnam), ont immédiatement répliqué en affirmant que "les compagnies aériennes françaises et étrangères viennent de rejeter à l'unanimité la proposition tarifaire d'ADP". Reste à savoir si l'État suivra ou non la proposition d'ADP alors que la privatisation du groupe se profile … Réponse dans les prochaines semaines.

En attendant, la Fnam insiste sur le fait que "les charges aéroportuaires, conjuguées à l'inflation, ont augmenté plus que le trafic, avec +130% depuis 2000, soit +5,7% par an en moyenne, là où le trafic a augmenté en moyenne de 3% par an". Au total, le secteur relève plus de 20 taxes, redevances et prélèvements spécifiques au transport aérien, pour un total qui a représenté 4,8 milliards d’euros en 2017. "Les taxes représentent aujourd'hui 54% du prix moyen d'un billet d'avion entre Paris et Nice", fait observer la Fnam.

 

2/ L'évolution incertaine du prix du pétrole

L'évolution du prix du baril de pétrole restera lui aussi à surveiller l'année prochaine, sur fond de tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Même si le prix du baril de brut est passé de plus de 70 $ à 50 $ en un mois, il reste largement au-dessus de son niveau du début de l'année 2016, et d'un plus bas à près de 27 $. La facture de carburant reste lourde pour les compagnies aériennes. A titre d'exemple, Air France-KLM a ainsi enregistré une hausse de 150 millions d'euros de sa facture pétrolière pour 2018.

 

3/ Le renforcement du dollar face à l'euro

Autre sujet d'inquiétude pour les compagnies aériennes : la remontée du dollar face à l'euro. Mardi, l'euro est passé sous le seuil de 1,13 $, une première depuis 15 jours. La banque centrale européenne maintient en effet ses taux directeurs au plus bas alors que la réserve fédérale américaine orchestre une remontée progressive de ses taux directeurs. Or un dollar fort ne fait pas les affaires des compagnies, les achats de carburant et d'appareils étant facturés en devise américaine.

 

4/ L'augmentation du coût de la sécurité

Outre l'augmentation des redevances aéroportuaires, la Fnam pointe une flambée des coûts de sûreté aérienne, inclus dans la taxe d'aéroport. Ces coûts ont été multipliés par 6 depuis 2000, atteignant plus de 1,1 milliard d'euros. La Fnam insiste au passage sur le fait qu'en France "ces coûts sont entièrement financés par les compagnies françaises", contrairement à ce qui se passe aux États-Unis ou en Italie. Or la Fnam s'attend à une "hausse conséquente" des coûts de sûreté aérienne dans les années à venir. Les aéroports français prévoient en effet l'adoption des nouveaux tomographes de standard 3, qui remplaceront les anciens tunnels à rayons X. Le coût du déploiement est évalué à 800 millions d'euros sur 5 ans.

 

5/ L'alourdissement de la fiscalité écologique

Alors que le président Emmanuel Macron a annoncé une série de mesures en faveur de la transition écologique, maintenant le principe d'une hausse des taxes sur le carburant, l'ancien ministre de l'écologie Nicolas Hulot a relancé jeudi l'idée d'une taxation du kérozène. La ministre des transports Elisabeth Borne et le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin se sont d'ores et déjà prononcés en faveur de cette taxation, à condition que cela se fasse à l'échelon européen.

Or les compagnies aériennes rappellent qu'elles mettent d'ores et déjà la main au porte-monnaie via une taxe carbone. "Depuis 2013, les compagnies aériennes françaises contribuent au titre du Système d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre mis en place par l'Union Européenne (EU-ETS), pour tous les vols intra-Europe", souligne la Fnam, qui estime le poids de la taxe carbone à plusieurs millions d'euros.

La taxation écologique pourrait d'ailleurs peser plus fortement sur les compagnies européennes avec l'entrée en vigueur, l'année prochaine, du premier volet du Corsia, le programme de réduction et de compensation des émissions de dioxyde de carbone dans l'aviation internationale. Un programme adopté en 2016 par 73 pays représentant 90% de l'activité aérienne. Ce système devrait se substituer au système européen mais la Fnam craint que "le coût soit beaucoup plus cher".

 

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