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Aérien

Pourquoi la fin du changement d'heure va semer la pagaille chez les compagnies aériennes


Publié le : 30.10.2018 I Dernière Mise à jour : 30.10.2018
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Selon les compagnies aériennes, l'arrêt du changement d'heure désorganisera le système actuel des slots dans les aéroports. I Crédit photo Adobe Stock

Auteur

  • Didier Forray

Alors que l'Union européenne prône l'abandon de l'heure d'hiver, laissant chaque Etat membre décider de l'horaire qu'il compte suivre, les compagnies aériennes montent au créneau.

La fin programmée de l'heure d'hiver donne des vapeurs à l'industrie du transport aérien européen. Quatre grandes associations du secteur ont adopté une résolution commune. Airlines for Europe (A4E), Airlines International Representation in Europe (AIRE), European Regions Airline Association (ERA) et IATA s'engagent pour réclamer le maintien de la situation actuelle. Les associations parlent "d'un impact significatif sur l'industrie du transport aérien, aussi bien au niveau européen qu'au niveau mondial" et évoquent 3 grands dangers.

 

1/ Une remise en cause de tous les slots

Les transporteurs aériens partagent aujourd'hui leur année entre une saison été et une saison hiver, calquées sur le changement d'heure. Avec une heure unique, il faudrait alors remettre à plat la totalité de l'une des deux saisons. Une opération pas si aisée d'après les transporteurs, compte tenu de la congestion des aéroports européens et du fait que tout changement de référence de temps a une incidence sur les slots (créneaux horaires) qui, eux, sont attribués en heure locale. La question se pose particulièrement pour les vols qui sont en tout début ou en toute fin de journée : "Il y a beaucoup d'aéroports européens qui imposent des couvre-feux et des interdictions de vol de nuit", souligne les associations. "Il faut alors que les horaires soient réalignés de telle sorte que les vols soient toujours réalisables."

 

2/ Une rupture dans la connectivité internationale

Les compagnies aériennes mettent ensuite en avant les conséquences de l'abolition de l'heure d'hiver sur l'organisation de leur réseau. Le fait d'adapter les vols de la saison hivernale à l'heure d'été "obligera la reprogrammation des vols à travers le monde entier afin de garder la cohérence des réseaux établis", selon les signataires. "Une procédure qui pourrait prendre des années compte tenu du manque de disponibilité de slots dans les aéroports." Surtout, les compagnies aériennes insistent sur le fait que plusieurs correspondances ne pourraient plus être assurées.

 

3/ Des conséquences sur le déploiement des flottes

Les transporteurs insistent enfin sur le fait que "les horaires des compagnies aériennes ne sont pas isolées entre deux villes" mais que "les horaires sont mis en place pour utiliser les appareils de façon efficace afin de faciliter le réseau de la compagnie aérienne". Un changement du système actuel réduirait alors le temps d'utilisation de l'appareil, touchant tous les autres horaires de la journée.

 

Les compagnies aériennes sentent toutefois que le combat contre l'abolition de l'heure d'hiver est perdu d'avance. Et les représentants du secteur livrent d'emblée 3 garde-fous, plaidant d'abord pour que le choix de l'horaire permanent dans l'Union européenne suive l'heure d'été.

Les compagnies aériennes exhortent ensuite tous les pays membres de l'Union européenne à adopter la même position vis-à-vis de l'arrêt du changement d'heure. "Sans synchronisation complète de la décision définitive, l'aviation plongerait dans le chaos", préviennent les signataires.

Enfin, les compagnies aériennes demandent un délai supplémentaire pour l'abolition de l'heure d'hiver. Chez Air France, on explique que "les programmes de vols sont construits 12 à 18 mois à l’avance". "Si le changement d’heure était abandonné, il nous faudrait le temps de nous organiser avec les directions d’aviation civile, les aéroports et nos compagnies partenaires afin de sécuriser et synchroniser nos créneaux de décollage et d’atterrissage".

A4E, AIRE, ERA et IATA demandent quant à elles un report au 28 mars 2021. Une date qui semble également plus réaliste pour les ministres européens des Transports, réunis hier en Autriche pour discuter du projet. Ils ont ainsi averti Bruxelles : l'abolition du changement d'heure est impossible en 2019. A moins de créer le chaos. Le compte à rebours est lancé.

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