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Aérien

Le transport aérien ne redécollera (réellement) qu'en 2022


Publié le : 16.07.2020 I Dernière Mise à jour : 16.07.2020
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Les compagnies aériennes prévoient d'importants plans de licenciements partout dans le monde, avec pour objectif de survivre à la crise et connaître un véritable redémarrage en 2022. I Crédit photo Adobe Stock

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  • Manon Gayet (avec AFP)

Selon une étude de Coface, les acteurs mondiaux des transports aérien, maritime et ferroviaire seront durablement et significativement affectés durant plusieurs années. Les plans de licenciements se succèdent chez les transporteurs.

Sans surprise, le transport aérien est le secteur « le plus touché » par cette crise liée au coronavirus, d’après l’étude menée par la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (Coface). Le chiffre d’affaires mondial des transporteurs aériens devrait baisser entre 51 et 57% en 2020, en fonction des scénarios. Au global, en cas de deuxième vague de Covid-19, le chiffre d’affaires des sociétés du secteur des transports dans le monde chuterait au dernier trimestre 2021 de 27% par rapport à la même période en 2019. Sans deuxième vague, Coface prévoit que cette baisse sera de 5% seulement.

De son côté, l’Association internationale du transport aérien (Iata) estime les pertes du secteur seront de 84 milliards de dollars en 2020 et de 15,8 milliards en 2021. La chute du trafic aérien passagers, victime de la fermeture des frontières, a contribué à celle de l'activité cargo, le fret étant, pour une large part, transporté dans les soutes des avions transportant des passagers. En avril, le volume de fret transporté par voie aérienne a ainsi baissé de 27,7% quand la capacité offerte a sombré de 42%, rappelle la Coface.

Le trafic aérien commercial a par exemple atteint au mois de juin 6,8% du niveau d’il y a un an dans les aéroports parisiens. Le trafic de Paris Aéroport est donc en baisse de 93,2% par rapport au mois de juin 2019 avec 677 899 passagers accueillis, indique le gestionnaire dans un communiqué. Néanmoins, les chiffres remontent. Les aéroports d’Orly, rouvert à la fin du mois de mai, et de Roissy-Charles-de-Gaulle, ont enregistré trois fois plus de passagers qu’en mai. Ils n'étaient que 204 402 passagers en mai.

Les vols domestiques sont en baisse de 84,4% sur juin et les vols intra-européens de 95%. Les pays de l'espace Schengen ont levé les restrictions de circulation entre États membres à compter du 15 juin. Le trafic international (hors Europe) a lui aussi été fortement affecté en juin, avec une chute de 94,5% par rapport à l'an passé. Le trafic avec les territoires outre-mer, où des liaisons sont maintenues au nom de la continuité territoriale, a été en baisse de 80,8%.

Licenciements en masse dans les compagnies aériennes du monde entier

Depuis le début de l'année, le trafic du Groupe ADP est en baisse de 57,5 % avec un total de 48,2 millions de passagers accueillis. Le trafic total du Groupe ADP est en baisse de 87,9 % par rapport à juin 2019, avec 2,8 millions de passagers accueillis dans l'ensemble du réseau de plus d'une vingtaine d'aéroports gérés par le groupe dans le monde.

En France, Groupe ADP a décidé d'engager des négociations avec les syndicats pour s'adapter à une activité réduite dans les prochaines années en raison de la crise due au coronavirus, avec pour objectif d'éviter tout départ contraint. De nombreuses compagnies aériennes ont d’ailleurs aussi décidé de licencier pour traverser l’une des crises les plus importantes jamais connues par le secteur. Hier, la compagnie aérienne American Airlines a annoncé qu'elle pourrait congédier jusqu'à 25 000 salariés en octobre, gonflant ainsi la vague de licenciements qui devrait submerger à l'automne un secteur durement touché par la chute du transport aérien depuis le début de la pandémie.

L'entreprise pensait initialement que le trafic se serait redressé à cette date mais « cela n'a malheureusement pas été le cas », écrivent le PDG de l'entreprise Doug Parker et le responsable des opérations Robert Isom dans une lettre adressée aux employés et consultée par l'AFP. Pour rappel, l'ensemble des compagnies aériennes américaines ont bénéficié d'une enveloppe de 25 milliards de dollars versés par le gouvernement pour les aider à faire face au plongeon brutal des achats de billets d'avion depuis le début de la propagation du Covid-19. Elles s'étaient engagées en échange à ne pas supprimer d'emplois jusqu'au 30 septembre.

Mais de nombreuses autorités imposent encore des restrictions, et les passagers sont toujours réticents à se serrer dans un espace confiné. Les programmes de départs volontaires proposés par toutes les grandes compagnies aériennes ne suffisent pas. United Airlines a prévenu la semaine dernière qu'elle pourrait licencier jusqu'à 36.000 salariés. Et le patron de Southwest Airlines a averti lundi ses salariés qu'il faudrait tripler le nombre de ses passagers d'ici la fin de l'année pour éviter des licenciements. En France, la compagnie nationale prévoit également plusieurs milliers de suppressions de postes.

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