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Transport

2017 est une année record pour le transport aérien européen


Publié le : 11.01.2018 I Dernière Mise à jour : 11.01.2018
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Le groupe allemand Lufthansa est redevenu le premier transporteur aérien européen en 2017. I Crédit photo Lufthansa

Auteur

  • Didier Forray

Plusieurs compagnies aériennes européennes affichent des chiffres records pour 2017. Pourquoi un tel rebond ? Explications.

Le ciel est-il en train de se dégager pour l'industrie du transport aérien en Europe ? Ce début d'année est en tout cas marqué par une avalanche de résultats positifs. Le groupe Lufthansa annonce aujourd'hui avoir battu tous ses records en transportant environ 130 millions de passagers en 2017, soit 18,6% de plus qu'en 2016. Au passage, Lufthansa reprend son titre de premier transporteur aérien européen, titre que Ryanair lui avait ravi en 2016. Mais Ryanair a réalisé elle aussi une excellente année : la low cost irlandaise affirme avoir totalisé 129 millions de passagers l'an dernier, soit 10% de plus qu'en 2016. Nouveau record !

IAG aussi bat ses meilleurs scores : la maison mère de British Airways, Iberia, Aer Lingus, Vueling et Level totalise 104,8 millions de passagers en 2017, 4,1% de mieux qu'en 2016.

Autre record battu : Norwegian annonce avoir transporté 33 millions de passagers l'an dernier, en progression de près de 13% par rapport à 2016. De bons résultats que la compagnie norvégienne met à l'actif de l'ouverture de 54 nouvelles lignes l'an dernier, principalement entre l'Europe et les États-Unis.

Le trafic aérien va doubler d’ici 20 ans

Air France-KLM n'est pas en reste : dans un communiqué publié mardi, le groupe affiche un total de 98,7 millions de passagers pour 2017, en cumulant Air France-KLM, HOP! et Transavia, en hausse de 5,6% par rapport à 2016.

A signaler aussi le record réalisé par la compagnie grecque Aegean Airlines, qui a enregistré 13 millions de passagers l'an dernier, soit 6% de plus qu'en 2016.

Comment expliquer ces chiffres en nette hausse ? D'abord le marché est porteur et la demande continue à se développer, conformément aux prévisions de IATA. En octobre dernier, l'Association internationale du transport aérien affirmait que le trafic aérien mondial allait quasiment doubler d’ici 2036, approchant la barre des 8 milliards de voyageurs.

IATA s'appuie notamment sur le taux de croissance annuel qui s'élève à 3,6%. "Tous les indicateurs annoncent un accroissement de la demande de connectivité mondiale", confirme Alexandre de Juniac, DG de IATA.

Et l'année 2018 s'annonce tout aussi positive. Redevenue première compagnie européenne, Lufthansa a annoncé l'embauche de 8 000 personnes cette année, dont 4 000 stewards et hôtesses de l'air. Le groupe allemand entend notamment développer sa filiale low cost long-courrier Eurowings. Air France pourra, de son côté, compter sur sa nouvelle compagnie Joon, dont les opérations ont commencé en décembre, tandis qu'easyJet communique dès à présent sur une hausse de son trafic, annonçant un objectif de 90 millions de passagers en 2018 contre 80 millions l'an dernier. De nouveaux records en vue !

La faillite d’Air Berlin a profité à Lufthansa

Les bons résultats des grandes compagnies européennes en 2017 ont aussi un lien avec les faillites de plusieurs compagnies plus petites. L'année 2017 aura en effet vu l'arrêt de 4 compagnies européennes : l'allemande Air Berlin, la britannique Monarch Airlines, l'autrichienne Niki et la suisse Darwin.

Dans une interview accordée au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, le président du directoire de Lufthansa, Carsten Spohr, reconnaît d'ailleurs ouvertement que la faillite d'Air Berlin a pesé de façon positive sur le chiffre d'affaires de Lufthansa. ECarsten Spohr chiffre cet impact à 150 millions d'euros de chiffre d'affaires supplémentaires sur le quatrième trimestre.

Concernant Niki, Lufthansa y laissera quand même quelques plumes sur le plan financier puisqu'elle ne devrait pas revoir les 70 millions d'euros qu'elle lui avait prêté… D’ailleurs, après le nombre record de défaillances de compagnies aériennes en 2017, ECTAA appelle les décideurs de l'Union européenne à introduire une législation européenne spécifique établissant un mécanisme obligatoire supporté par les transporteurs aériens pour protéger les passagers contre les défaillances des compagnies aériennes, dont le coût serait inclus dans le prix du billet.

Au total plus d’un million de passagers ont été touchés par la faillite de Monarch Airlines, Air Berlin et Niki.

 

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