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Hébergement

Les 5 menaces qui pèsent sur Airbnb


Publié le : 20.07.2018 I Dernière Mise à jour : 20.07.2018
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L'Assemblée nationale souhaite limiter la location touristique d'une résidence principale à 120 jours. I Crédit photo Adobe Stock

Auteur

  • Didier Forray

Dix ans après son lancement, Airbnb est malmené partout dans le monde. La plateforme doit aujourd'hui faire face aux pressions de la Commission européenne, du Japon, de la ville de New York et de l'Assemblée nationale française.

1- Plus de transparence demandée par la Commission européenne

Premier chantier urgent pour Airbnb : la Commission européenne a fixé un ultimatum jusqu'à fin août pour que la plate-forme mette ses conditions d'utilisation en conformité avec les règles européennes en matière de protection des consommateurs. La Commission demande d'abord à Airbnb d'afficher des prix offrant une "information complète et adéquate".

"Le prix qui est présenté au consommateur sur la page de recherche n'inclut pas les frais de service obligatoires d'Airbnb et les taxes locales qui sont collectées par Airbnb dans certaines destinations", pointe la Commission. "Les frais de service, normalement compris entre 6 et 12% du prix par nuit, et les taxes locales sont ajoutés seulement une fois que le consommateur est sur la page de réservation."

La Commission demande également au site d'adopter des règles plus claires concernant les conditions d'annulation d'une location et une indication plus explicite du statut du loueur, qu'il soit particulier ou professionnel. L'Europe relève aussi des irrégularités dans les conditions d'utilisation du site. Rendez-vous fin août !

2- L'organisation de la collecte de la taxe de séjour en France

Depuis le 1er juillet 2018, Airbnb assure désormais la collecte de la taxe de séjour dans les 23 000 communes françaises qui l'appliquent. Un fonctionnement calqué sur le système mis en place à Paris et Chamonix en 2015 et qui a été étendu à 19 grandes villes françaises en 2016, puis 50 villes en 2017.

Airbnb précise dans un communiqué qu'un total de 13,5 millions d'euros a été collecté l'an dernier et que les nouvelles villes sont principalement des communes de taille moyenne ou petite. Un changement important en tout cas pour le site puisque, jusqu'à présent, c'était aux hôtes de collecter la taxe.

 

3- La mise en place d'un plafond de 120 jours en France

L'Assemblée nationale a adopté mardi en première lecture le projet de loi sur le logement Elan (Évolution du logement, de l'aménagement et du numérique). Un texte qui renforce la réglementation encadrant les plateformes de location saisonnière. Principale mesure : les députés souhaitent instaurer un plafond légal de 120 jours pendant lesquels une résidence principale pourra être louée à des fins touristiques.

Le texte prévoit également que les loueurs adressent à leur commune un décompte du nombre de nuitées ayant fait l'objet d'une location pendant l'année. Et gare à ceux qui ne respecteront pas les obligations légales : les loueurs pris en défaut pourront se voir infliger des amendes allant de 5 000 à 10 000 euros alors que des amendes de 10 000 à 50 000 euros sont prévues pour les plateformes fautives.

Les plates-formes de location saisonnière, dont Airbnb, ont en tout cas pris les devants dès mercredi : dans un texte signé en présence du secrétaire d'État à la Cohésion des territoires Julien Denormandie, l'Union nationale pour la promotion de la location de vacances (UNPLV) a annoncé la mise en place d'un blocage automatique d'ici fin 2018. "Cette limitation ne concerne pas les chambres au sein d'une résidence principale", précise toutefois l'UNPLV.

 

4- L'inscription des logements devient obligatoire au Japon

Depuis le 15 juin, le Japon a adopté une nouvelle loi destinée à encadrer les locations de courte durée entre particuliers. Celle-ci demande aux loueurs saisonniers d'enregistrer leur logement auprès des autorités. Or l'entrée en vigueur a été chaotique pour Airbnb, contraint d'annuler de nombreux séjours et de suspendre une grande majorité de ses 60 000 annonces, les propriétaires n'ayant pas eu le temps de décrocher leur immatriculation.

Pour Hiro Kishi, professeur à l'université Keio de Tokyo, cité par l'AFP, "les règles font que la loi bride de facto le développement de la location saisonnière au Japon, en raison de la procédure bureaucratique très lourde, des nombreuses restrictions sur la durée de location ou la condition de surface, et la possibilité pour les autorités locales de durcir encore les règles".

 

5- La ville de New York veut les noms des propriétaires

Alors que l'Etat de New York a mis en place depuis 2010 des conditions très restrictives concernant les locations saisonnières, le conseil municipal de New York a adopté une nouvelle loi qui oblige Airbnb à divulguer les noms et adresses des propriétaires qui louent leur appartement sur la plateforme. La mairie de New York souhaite ainsi s'assurer que les locations respectent bien le cadre de 2010. La loi interdit en effet la location d'un appartement entier pour moins de 30 jours, sauf si l'appartement se trouve dans un immeuble de moins de 3 appartements, un cas rare dans le centre de New York.

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