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Formation

Bachelor, Master, BTS... : le panorama 2016 des formations tourisme


Publié le : 19.02.2016 I Dernière Mise à jour : 19.02.2016
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I Crédit photo La première édition du Panorama des formations tourisme recense les Bac+3 à Bac+5 (bachelors, licences, masters, MBA...) et certains BTS ©Fotolia.com

Tour Hebdo référence l’ensemble des formations reconnues par l’État après un BAC +2 ou un BAC +3 en mettant en avant 9 critères. Un outil pour faire le bon choix le jour J.

À l’heure des inscriptions post-bac, des salons de l’étudiant et de l’orientation, des journées portes ouvertes et des concours d’entrée dans les écoles, le tourisme affiche un panel impressionnant de formations. Le secteur dispose même de son rendez-vous annuel avec le Salon Studyrama des formations tourisme & hôtellerie-restauration. Celui-ci promettait cette année pour sa 11e édition, qui se déroulait le 30 janvier, la découverte de plus de 200 formations de CAP à bac +5.

Tour Hebdo, dans ce dossier spécial et inédit, a choisi de se concentrer sur les formations post-bac +2 et bac +3, qui séduisent de plus en plus d’étudiants – souvent fraîchement diplômés du BTS tourisme – et dont les enseignements deviennent essentiels pour permettre aux futurs professionnels du secteur de pouvoir répondre à l’évolution des besoins en recrutement des entreprises.

Car si le BTS tourisme reste le point d’entrée dans l’apprentissage des métiers du tourisme, la FFTST (Fédération française des techniciens et scientifiques du tourisme) considère qu’actuellement 70 % des étudiants poursuivent leurs études après l’obtention de leur diplôme.

Pas de chiffres officiels

Il n’existe malheureusement pas de chiffres officiels sur la formation dans le tourisme ni d’études sectorielles spécifiques, mais on recense dans ce domaine plus d’une centaine de formations accessibles après un bac +2. Et il y a de tout ! Des enseignements dispensés dans des écoles de commerce, de gestion, de management appliqués au tourisme, des écoles spécialisées dans le secteur, hors contrat ou sous contrat avec l’État, des formations proposées au sein d’universités, d’IUT (institut universitaire de technologie) ou d’IAE (école universitaire de management), ou encore celles à vocation internationale avec des programmes dispensés uniquement en anglais… La diversité des appellations est aussi source de confusion : bachelor, licence, licence professionnelle, MBA, master, mastère (voir notre lexique ci-contre). Et le rythme proposé est aléatoire : en formation initiale avec des stages plus ou moins longs, en alternance pendant toute la durée de la formation ou seulement en dernière année...

Pour s’y retrouver dans ce flot d’informations et de propositions, nous avons décidé de ne sélectionner que les formations dont le diplôme est inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), ce qui signifie qu’il est reconnu par l’État, et celles directement délivrées par les universités françaises, qui fonctionnent, elles, par "crédits". Par exemple, pour décrocher une licence, un étudiant doit obtenir 180 crédits durant ses six semestres d’études. Ces crédits sont une unité de valeur commune à tous les pays européens appliquant le LMD (pour licence, master, doctorat), ce qui permet à l’étudiant d’effectuer également une partie de sa formation à l’étranger.

Pour une lecture directe, nous avons réparti les différentes formations dans deux tableaux distincts, l’un consacré aux diplômes bac +3 et l’autre dédié aux bac +5 (voir tableaux ci-dessous). Ces deux tableaux répertorient les formations selon le type de diplôme puis listent pour chacune les principaux critères aidant à la décision, parmi lesquels la spécialité, le coût, la durée des études, le niveau d’entrée et le lieu.

Des métiers complexes et techniques

La diversité des formations proposées reflète celle des métiers du tourisme. Le temps où l’on choisissait ce secteur par passion pour les voyages semble révolu. Désormais, les métiers sont complexes et techniques, et les professionnels du tourisme doivent être polyvalents, curieux et faire preuve d’adaptation. Les nouvelles habitudes de voyages des clients et la recherche d’économie des entreprises ont favorisé cette mutation, à laquelle doivent également s’adapter les écoles. "Les entreprises attendent des compétences dans la relation client, dans la data, dans les achats et dans le tourisme responsable. Le yield management, le community management, le data business sont des métiers en vogue", souligne Alice Dufour, directrice du développement et des programmes du groupe ESC Troyes, dont l’école supérieure propose un bachelor et un MBA spécialisés dans le tourisme.

Les métiers traditionnels d’agents de voyages et de chefs de produits chez un tour-opérateur sortent progressivement du périmètre au profit d’autres compétences recherchées aussi dans la technologie et le business travel et souvent portées par la nouvelle génération. "Nous la côtoyons au quotidien et elle nous pousse à évoluer. Nous sommes également en première ligne pour donner des clés aux recruteurs sur l’impact que les jeunes ont sur l’industrie", explique Marie Allantaz, directrice de l’Escaet. C’est notamment dans cette optique que l’école supérieure de commerce spécialisée dans le tourisme vient d’organiser ses premières "Journées des recruteurs", qui ont réuni, fin janvier, 32 entreprises participantes. "Il y a très peu de rencontres entre les directions des ressources humaines, or elles ont des problématiques communes. Les métiers du tourisme ont changé et il devient nécessaire que les entreprises parlent davantage entre elles pour rendre le marché plus lisible", indique-t-elle.

Les écoles, elles, ont du mal à le faire et ont plutôt tendance à se jeter dans une course à la surenchère. "Il y a de plus en plus d’offres mais il ne faut pas que tout le monde s’engouffre dans le secteur sous prétexte qu’il ne se porte pas si mal", note Alice Dufour. "Une dizaine de nouvelles formations sont créées chaque année et seulement deux ou trois ferment. Certaines filières ne comptent que cinq étudiants. On les garde car c’est beau dans le décor", ajoute de son côté Annette Masson, présidente de la FFTST. Des formations ultra-spécialisées dans différents domaines, comme le golf, l’écotourisme, l’œnotourisme, ont vu le jour ces dernières années et ont parfois eu une durée de vie limitée faute de débouchés professionnels. Que penser par exemple de la nouvelle licence professionnelle "tourismes alternatifs et médiations expérientielles" mise en place à la rentrée prochaine à l’université de Lyon ?

"Des formations apparaissent régulièrement en se fondant sur des effets de mode, particulièrement dans le tourisme durable. Or, sur cette notion même, il y a très peu de postes", relève Guillaume Cromer, directeur du cabinet ID-Tourism et président de l’association Acteurs du tourisme durable. Pour lui, la clé de la réussite est entre les mains des formateurs et des intervenants, "ceux qui ont un réseau qui permet d’accéder à de bons stages et à l’emploi". Une poignée d’écoles et d’universités commencent à intégrer dans leur formation les enjeux du tourisme durable de façon transversale, à l’image du changement de mentalité très progressif qui s’opère au sein des entreprises du tourisme dans ce domaine.

Des rapprochements entre écoles

Plus globalement, le système semble avancer à deux vitesses et pénaliser l’ensemble du secteur de la formation dans le tourisme. Quatre écoles de référence ont tenté un rapprochement il y a deux ans pour garantir le sérieux de leurs formations et redorer l’image de la profession, vue encore trop souvent à travers le prisme des petits boulots dans l’hôtellerie-restauration. En créant le Portail d’admission des écoles supérieures de tourisme, l’Escaet, l’ESC Troyes, l’IEFT et Sup de Co La Rochelle permettent désormais aux candidats aux concours d’entrée de ces écoles de passer l’ensemble des épreuves sur une seule session. "Il s’agit surtout d’une simplification administrative, relativise Marie Allantaz deux ans plus tard, car nos contenus sont très différents et le dénominateur commun s’avère difficile à trouver."

Parmi ces écoles, Sup de Co La Rochelle se revendique même comme "la première école de tourisme française à disposer de la certification TedQual, délivrée par l’Organisation mondiale du tourisme, sous l’égide des Nations unies". Une reconnaissance que certains jugent en décalage par rapport à la réalité du marché car elle impose un nombre d’heures d’enseignement dispensé par des titulaires d’un doctorat. Or de nombreuses formations mettent en avant l’immersion en entreprise et l’enseignement par des professionnels du tourisme comme les principaux facteurs de réussite. Certaines allant même jusqu’à ne proposer que des formations en alternance, à l’image de l’Infa, dont les quatre formations longues dédiées au tourisme (trois licences et un master) se font exclusivement en apprentissage depuis 2003. "L’alternance favorise l’intégration professionnelle car les étudiants ont déjà un pied dans l’emploi. Nous avons spécialisé nos licences dans le tourisme d’affaires, l’événementiel et le tourisme territorial, domaines dans lesquels il y a une vraie demande. Nous interrogeons régulièrement les professionnels du tourisme pour enrichir nos contenus et étudions d’autres ouvertures de section pour être en adéquation avec l’évolution du secteur, en particulier sur le numérique", indique Emmanuelle Roisin Rogie, directrice du développement et du marketing à l’Infa.

Une école pilotée par les pros

À plus court terme, la rentrée 2016 devrait voir la création d’une nouvelle école entièrement dédiée aux métiers de l’événement et pilotée par les professionnels du secteur. Accessible après un bac +3, elle recrutera des profils variés issus des secteurs de la communication, du commerce, des ressources humaines, de l’art, de l’hôtellerie-restauration, de l’audiovisuel et du sport, et proposera en seconde année une triple spécialisation : chef de projet, directeur de production ou venue manager (en charge de la gestion d’espaces).

Ceux qui ont davantage la fibre entrepreneuriale pourront tenter leur chance pour intégrer la licence professionnelle "chef de projet et créateur d’entreprise touristique" développée par le Cnam (Conservatoire national des arts et métiers) et le Welcome City Lab, qui mettent à l’honneur les projets innovants de création ou de reprise dans le tourisme. L’appel à candidatures sera bientôt lancé.

Céline Perronnet

De nouvelles formations d’excellence dans le tourisme

Le secteur attise les convoitises et se renforce dans la formation supérieure et dans la recherche.

• Le 3 novembre dernier, Matthias Fekl, secrétaire d’État en charge notamment de la Promotion du tourisme, a inauguré l’école Ferrières, en Seine-et-Marne, qui a accueilli sa première promotion à la rentrée 2015. L’établissement, tourné vers l’international, ambitionne de devenir l’une des premières grandes écoles dans les domaines de la gastronomie, de l’hôtellerie et de l’industrie du luxe.

• Dès l’été 2016, l’école Le Cordon Bleu lui emboîtera le pas. Le nouveau campus de 4 000 m2, situé à Paris face à la Seine, formera plus d’un millier d’étudiants aux arts culinaires et au management des métiers du vin, de l'hôtellerie et de la restauration.

• Inédite également, la première Summer School de l’association French University of Tourism- AsTRES se déroulera du 25 juin au 23 juillet 2016 à Nice, Toulouse, Angers et Paris. Elle réunira 13 établissements du supérieur qui proposent des programmes pédagogiques d'excellence ainsi que de la recherche en tourisme. À la clé, la délivrance d'un diplôme interuniversitaire (DIU).

• Lors de la conférence annuelle du tourisme à Paris, le 8 octobre dernier, Laurent Fabius, l'ancien ministre des Affaires étrangères, a évoqué la création dès 2016 d’une chaire d’enseignement supérieur et de recherche consacrée au tourisme, financée sur fonds privés, et ayant pour mission de valoriser l’offre de formations existant dans le tourisme.

• Dans un objectif de visibilité nationale et internationale des formations d’excellence en gastronomie, hôtellerie et tourisme, il souhaite créer une Conférence des formations d’excellence du tourisme. Ses deux missions principales : accorder le statut de membre de la Conférence aux établissements dispensant ce type de formations dans le tourisme, puis mettre en réseau et promouvoir ceux retenus en France et à l’étranger, notamment via un site Web dédié et traduit en plusieurs langues.

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