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Pourquoi l'UFC-Que Choisir attaque Lastminute en justice


Publié le : 27.01.2020 I Dernière Mise à jour : 27.01.2020
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L'UFC Que Choisir dénonce un piège "simple mais terriblement efficace". I Crédit photo Adobe Stock

Auteur

  • Céline Perronnet

L'association de consommateurs assigne l’agence en ligne pour pratiques commerciales illicites, agressives et trompeuses.

Deux mois après avoir remporté une manche contre Ryanair, Lastminute se retrouve en mauvaise posture face à l’UFC-Que Choisir. Alertée par plusieurs internautes, l’association vient en effet d’annoncer qu’elle attaquait l’opérateur devant le Tribunal Judiciaire de Paris pour « pratiques commerciales illicites, agressives et trompeuses ».

En cause, selon l’UFC-Que Choisir, le fait que "depuis quelques mois, alors que les consommateurs ne choisissent pas initialement d'assurance, le voyagiste fait apparaître, après la validation du moyen de paiement, une fenêtre pop-up qui détourne l'attention des consommateurs et leur fait souscrire l'assurance la plus chère sans s'en rendre compte".

Plusieurs témoignages de consommateurs, recueillis par l’association, vont dans ce sens. L’un d'entre eux, en date du 23 septembre 2019, indique que "Une fois le paiement validé qu'elle ne fut pas ma surprise de voir que j'avais également payé une assurance pour mon vol dont je n'avait absolument pas besoin. Tout est fait pour piéger le client au moment de l'achat, la vente n'est pas loyale je ne recommande pas ce site".

Pas de délai de rétractation

Cette pratique est interdite par la loi. "Le Code Civil dans son article 1127-2, dit que le contrat n'est valable que si le consommateur a pu valider le détail de sa commande et son prix total", détaille Raphael Bartlomé, responsable juridique à l'UFC-Que Choisir. Il est donc interdit d'ajouter des services facturés une fois le récapitulatif de commande et le paiement validé.

De plus, le consommateur est coincé et obligé de payer car le délai de rétractation ne s'applique pas dans le cadre d'une assurance voyage.

En attendant la décision du tribunal dans plusieurs mois, l’association recommande aux consommateurs "la plus grande prudence et vigilance s’ils devaient utiliser ce site".

Selon l’UFC, qui se base sur un article du Times du 2 novembre 2019, cette pratique pourrait faire gagner à l'agence en ligne plus de 7 millions d’euros par an si un quart des clients de Lastminute, qui vend plus d'un million de vols et de séjours par an au Royaume-Uni, souscrit, volontairement ou non, aux assurances proposées.

 

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