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Transport ferroviaire : la concurrence rebat les cartes

Bus & Car - Tourisme de Groupe | Actualités | publié le : 14.01.2026 | Dernière Mise à jour : 19.01.2026

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Auteur

  • Eric Ritter

La SNCF cesse symboliquement d’être perçue comme un service public au sens traditionnel du terme conformément à une conception historiquement ancrée en France et partagée par les six États fondateurs de la CEE

 

Avec la définition de service public dans les transports à partir des obligations imposées à l’opérateur historique. Les lignes à grande vitesse relèvent en effet désormais pleinement d’activités commerciales.

 

Cette évolution doit toutefois être nuancée : la SNCF Voyageurs demeure largement dominante sur l’ensemble des lignes à graver vitesse et l’ensemble du réseau et ses concurrents restent, à ce stade, donc marginaux.

En revanche, sur l’axe Paris–Lyon, particulièrement rentable et plus largement sur l’axe Sud-Est, la concurrence commence à produire des effets tangibles.

Le débat ne se limite plus aux seules questions de concurrence ou d’aménagement du territoire — ni même à l’alternative au transport aérien — mais révèle une transformation des attentes des usagers, désormais considérés avant tout comme des clients.

 

Dans ce contexte, les offres premium se multiplient. Avec Optimum+, la SNCF cherche à se positionner face à Trenitalia, qui a su anticiper et capter de nouvelles attentes. On les appelle « premium, exclusives », etc.

 

Reste alors à s’interroger sur le sens et les implications de cette transformation. Par exemple : avec Optimum+, la SNCF s’inscrit dans une stratégie d’adaptation : elle cherche à monter en gamme pour répondre à la concurrence sur les axes rentables, sans rompre totalement avec son héritage de service public.

Avec sa classe Executive , Trenitalia relève d’une logique fondatrice : dès l’origine, la grande vitesse italienne assume une segmentation premium forte, pensée comme un produit distinct et statutaire. Ni l’une ni l’autre ne vise spécifiquement une clientèle pro, considérée plus exigeante et pressée. La « business » compte ses jours si elle n’a pas déjà disparue.

La clientèle internationale - et c’est probablement pour elle que la compétition va s’accroître - se dirige plus facilement vers une telle offre premium ; elle est aussi moins dépendante du réseau de distribution de la SNCF que la clientèle nationale

Enfin, SNCF Connect ne distribue pas les titres de la compagnie italienne, et celle-ci n’a pas pour le moment de politique d’abonnement

 

 

 

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