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Aérien

Pourquoi les départements d'Île-de-France veulent entrer au capital d'ADP


Publié le : 06.03.2019 I Dernière Mise à jour : 06.03.2019
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Les 7 départements franciliens (Hauts-de-Seine, Paris, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis, Val-d'Oise, Val-de-Marne, Yvelines) veulent peser sur le développement à venir des aéroports parisiens, dont Roissy, la principale plate-forme. I Crédit photo Google Maps

Auteur

  • Didier Forray

Les sept départements franciliens annoncent leur candidature surprise au rachat d'une partie des parts de l'État dans Aéroports de Paris (ADP). Voici ce qu'il faut en attendre si le projet aboutit.

Une semaine après l'arrivée surprise de l'État néerlandais au capital d'Air France-KLM, voici un nouveau coup de théâtre financier dans l'aérien : les 7 départements d'Île-de-France ont annoncé leur intention de se porter candidat à une entrée dans le capital d'ADP, aux côtés du fonds d'investissement français Ardian.

Une décision motivée par le précédent hollandais. "Cette prise de participation démontre à quel point il est difficile d'anticiper les évolutions futures de l'actionnariat d'une société cotée", justifient Katayoune Panahi et Yves Cabana, responsables des services des Hauts-de-Seine et des Yvelines, dans les colonnes du quotidien économique français Les Échos.

Les départements franciliens (Hauts-de-Seine, Paris, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis, Val-d'Oise, Val-de-Marne et Yvelines) marquent ainsi leur opposition au projet du gouvernement de privatiser ADP tout en proposant une autre voie. L'État compte aujourd'hui 50,6% des parts d'ADP et le montant de la quote-part à verser par les départements s'élèveraient alors à 3 milliards d'euros.

Peser sur le CDG Express... et créer une nouvelle source de recettes

Si l'initiative aboutit, les 7 départements auront désormais leur mot à dire dans le développement d'ADP et dans les projets d'aménagements des plateformes parisiennes. Un point décisif alors que le projet de liaison CDG Express suscite toujours la polémique, que ce soit en matière de modalités, de tracé, de conduite des travaux ou de financement.

Les départements ont aussi une arrière pensée financière. En entrant au capital du groupe ADP, ils pourront compter sur les dividendes versés par le gestionnaire. Une nouvelle manne qui pourrait être directement réinvestie dans l'amélioration des transports publics de la région.

Pas d'offre si l'État se désengage complètement

L'opération se veut enfin stratégique pour le territoire : une entrée des départements dans le capital d'ADP permettra de constituer une minorité de blocage, évitant toute prise de contrôle hostile. Les 7 départements français souhaiteraient détenir 29,9% tandis que l'État conserverait une part réduite à 5%. Un bon moyen de maîtriser l'avenir des aéroports parisiens et leur impact sur le dynamisme de la région.

Reste à savoir si les départements franciliens pourront mener à bien leur projet. Le groupe ADP n'a pas été informé, précise l'AFP, et Les Échos ajoutent que les départements ne déposeront pas d'offre si l'Etat venait à vendre la totalité de ses parts, sans intention de rester au capital. Le feuilleton ADP pourrait donc connaître d'autres rebondissements…

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