La cabinet Zalis prend en main le TO afin d’en assurer la restructuration et le redressement.
Changement de cap chez Fram : Georges Colson et sa demi-sœur Marie-Christine Chaubet, qui détiennent chacun quelque 40% du capital, enterrent la hache de guerre, alors que le groupe est en proie depuis plusieurs exercices à d’importantes difficultés financières.
Lors d’une assemblée générale ordinaire du groupe Fram qui s’est tenu vendredi au siège toulousain du groupe, un nouveau Conseil de surveillance a d’abord été mis en place marqué par le retour de Marie-Christine Chaubet et l’entrée de sa fille Maire-Odile Chaubet Fonrouge. "L’équilibre de l’actionnariat" a été assuré par les nominations de membres de la famille : Nicole Colson, l’épouse de Georges Colson également présent, mais aussi leur fils Thierry Colson et Fabien Fonrouge, mari de Marie-Odile Chaubet.
Après la démission d’Alain Faveau, la présidence du Conseil de surveillance a été confiée à Claire Dreyfus-Cloarec, énarque, spécialiste du transport puisqu’elle a été notamment présidente de SNCF Participations, directrice financières d’Air France, directrice générale de Servair, et actuellement présidente du Conseil de surveillance de l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry. La vice-présidence sera assurée par Jean-Pierre Charpentier, président du directoire de la Financière Un jour ailleurs, qui a dirigé France Loisirs et redressé l’enseigne Jacadi.
Georges Colson a, comme convenu récemment, lâché les rênes de Fram, avec la nomination au poste de président du Directoire de Daniel Cohen, également président du cabinet Zalis spécialisé dans le redressement d’entreprises. Il sera épaulé dans cette mission par son directeur administratif et financier Jean-François Habert qui est notamment intervenu dans d’épineux dossiers hôteliers dont celui du Royal Monceau en 2007-2008.
Avec comme feuille de route la restructuration et le redressement de Fram, Zalis devrait permettre à terme l’entrée de nouveaux actionnaires, voire la vente du TO par Georges Colson et Marie-Christine Chaubet. En attendant, le voyagiste aurait trouvé auprès des banques les crédits nécessaires à sa survie que Georges Colson estimait il y a trois mois à 15 millions d’euros.
S.J.