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Pourquoi le Brexit va semer la pagaille dans les transports


Publié le : 15.10.2018 I Dernière Mise à jour : 15.10.2018
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Les activités d'Eurostar se poursuivront-elles après le Brexit ? I Crédit photo David Bleja / Adobe Stock

Auteur

  • Manon Gayet

Les ultimes négociations entre le gouvernement de Teresa May et l’Union européenne se font dans la douleur. Parmi les points d'achoppement, le secteur des transports est en première ligne. Explications.

Tic tac, tic tac... L'échéance du 29 mars 2019, date programmée du Brexit, arrive à grands pas. Mais hier soir, Londres et Bruxelles ne sont toujours pas parvenus à un accord sur les derniers points de blocage, dont la question de l'Irlande du Nord... et des transports. Les deux parties doivent en effet tracer les contours de la future relation commerciale entre l’UE et le Royaume-Uni. Et les acteurs des transports s’inquiètent, à commencer par les compagnies aériennes.

En septembre dernier, le directeur général de l'IATA (Association internationale du transport aérien), Alexandre de Juniac, soulevait la question de l'avenir des liaisons aériennes entre l'Union européenne et la Grande-Bretagne en cas d'échec des négociations du Brexit.

"Bien que nous espérons toujours un accord global entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, il est beaucoup trop risqué de croire que "tout ira bien du jour au lendemain", a déclaré l’ancien patron d’Air France-KLM dans un communiqué. "Il ne s’agit pas seulement d’autoriser les vols à décoller et à atterrir", a-t-il précisé, ajoutant que "tout, des licences de pilotes aux dispositions en matière de sécurité, doit faire l’objet d’un accord." L’IATA regroupe 290 compagnies aériennes.

L'activité d'Eurostar suspendue en mars prochain ?

La situation est aussi tendue sur les rails. Dans les derniers documents d’urgence publiés par le gouvernement britannique, il apparaît que les services ferroviaires pourraient être suspendus sans accords spécifiques entre le Royaume-Uni, la France et la Belgique. Les opérateurs ferroviaires qui ne détiennent qu’une licence britannique à ce jour, à l’image de la compagnie Eurostar, devront en effet demander de nouvelles autorisations de circulations auprès d’un régulateur ferroviaire de l’UE.

Des propos qui font écho à ceux de la ministre française chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, en septembre dernier. A la question "En cas de non accord sur le Brexit, les avions pourraient-ils ne plus décoller et les Eurostar, circuler ?", elle avait répondu : "C'est ce qui arriverait en cas de non accord et c'est pour ça qu'il faut se préparer."

Guillaume Pépy, patron de la SNCF, actionnaire d’Eurostar, se voulait pourtant bien plus optimiste le mois dernier : "Eurostar (...) fait maintenant partie de notre histoire et de notre vie quotidienne. Je ne peux donc même pas imaginer que le Brexit pourrait avoir un quelconque impact sur les opérations d'Eurostar." En cas d’accord, une période de transition s’amorcerait jusqu’en 2020. Pour le reste, un arrêt brutal de certaines activités est à craindre... à commencer dans les gares et les aéroports.

Pour l'heure, le Brexit a déjà fait ses premiers dégâts. D'avril à juin, le nombre de visiteurs étrangers, touristes et hommes d'affaires, a chuté de 7,7 % en grande-Bretagne, soit la baisse la plus importante depuis près de dix ans.

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